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21 novembre 2017 2 21 /11 /novembre /2017 23:54

L'Evêque Jean de Saint Denis

- Volume 1 -

LE SERVITEUR de l'Orthodoxie Occidentale

Par Marie-France Guillaud Tanazacq

Exilé de Russie, l’évêque Jean de Saint–Denis, doté  d’une personnalité charismatique enflammante aux multiples richesses, homme de prière, écrivain sacré, pasteur incomparable, fut un génie en  théologie, apostolat, liturgie, iconographie.

Au milieu du XX° siècle et d’innombrables écueils, il restaura l’«Église Catholique  Orthodoxe de France», son chef-d’œuvre.

Il sut unir en Elle la magnificence de l’Ancien Rite des Gaules des   4°-9°s. retrouvé, et ses racines chrétiennes occidentales toujours vivaces- avec l'intégrité des Églises orthodoxes orientales, gardiennes de la Vraie Foi.

Moderne et modeste Père de l’Eglise, il fut un nouveau Saint Rémi, offrant un baptême d’eau et d’Esprit.

En fin de fresque, l’ouvrage propose un arrêt sur image, icône de la jeune Église pourvue aujourd’hui de trois évêques.

http://eglise-orthodoxe-de-france.fr/

Elle reflète fidèlement l’œuvre immense de son bienfaiteur l’évêque Jean, et prépare sa canonisation.

Vous pouvez l'acheter sur Lulu.com ou en cliquant sur le lien suivant: 

 

Il coûte 21€ ( 16€80 avec remise 20%), plus les frais de port (entre 4€-éco et 15€-express  pour 1 livre), plus la TVA (5.5%). 

Il faut compter entre 3 et 5 jours pour l'impression, puis 1 à 4 jours pour l'envoi en fonction du délai choisi. 

Commander le livre

Galerie de photos et vidéos sur Mgr Jean

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22 octobre 2017 7 22 /10 /octobre /2017 22:58

Parution bilingue Franco-Russe du magnifique ouvrage "SIGNES DE LUMIÈRE" du Frère JEAN aux Editions ART SACRÉ, 

Ce recueil poétique et photographique témoigne, par une écriture de lumière, du quotidien d’un moine orthodoxe qui demeure émerveillé par la majesté du simple. les 50 poèmes et l'article du frère Jean sont traduits en russe par Anna Davidenkoff.

Toutes les photographies ont été prises à l'intérieur de la clôture du monastère,  elles montrent le même lieu à différents moments de la journée ou de l'année afin de montrer que chaque instant est unique
et que, pour celui qui sait regarder, chaque feuille, chaque brin d'herbe sont uniques.

Le jardin du skite Sainte Foy se situe dans le sud de la France, dans les collines du Parc National des Cévennes, à Saint-Julien-des-Points. 

P+ Gérasime


"SIGNES DE LUMIÈRE"
144 pages, vendu en librairie 20€, parution en décembre 2017

Extraits
Signes de Lumière

14. Moine

Le moine n’est pas un parfait.
C’est, au contraire, celui qui se reconnaît pécheur, qui mesure dans les larmes la distance intérieure qui le sépare de Dieu.
Le moine ne fuit pas le monde, sinon il se fuirait lui-même.
Un jour de grande liberté,
il entrouvre le voile du temple de son âme,
où il entrevoit l’éclat de la Lumière thaborique.
Cette brûlure qui n’a rien d’imaginaire lui laisse une empreinte, une nostalgie qu’aucun plaisir du monde ne saurait combler.
Dans l’enceinte de son monastère
le moine n’est pas en dehors du monde mais dans le cœur du monde ;
hors du temps horizontal,
il s’enracine dans un éternel présent.
Libre de partir, il choisit de rester, libre de dormir, il veille par amour,
il voit sans yeux, écoute le silence. Ivre de Dieu, il n’a qu’un seul désir :
que son corps devienne le réceptacle vivant de l’Esprit-Saint.
L’ascèse, la louange, la révélation des pensées
sont les moyens qu’il utilise pour purifier son être.
L’obéissance, la pauvreté, la chasteté dans l’esprit
sont les trois vœux qu’il prononce à sa prise d’habit.

Signes de Lumière

36. Contemplation

Nous n’avons pas à penser la nature, nous avons à la contempler.
Penser la nature, c’est être malade des yeux.
Croire que la vie peut être enfermée dans la forme donne le pouvoir à l’illusion.
Une de nos plus grandes richesses est de communier.
L’homme se découvre sacramentel, son cœur est assez grand pour unir
dans un seul mouvement le ciel et la terre.
Nous ne sommes pas une parcelle du tout mais identiques au tout
dans une globalité en germe.
La sagesse indicible se révèle par analogie dans nos vérités éphémères.
Durant le pèlerinage de notre existence,
restons émerveillés par la majesté du simple !

Signes de Lumière

35. Pourquoi ? Comment?

Le jeune citadin féru d’écologie spirituelle rencontre l’Ancien.
Il lui demande dans une explosion de questions:
« Comment tenir le feu avec des doigts de terre ?
Comment recevoir la Présence avec un cœur de pierre ?
Comment s’élever en s’enfonçant dans l’abîme ?
Comment communier avec le Souffle?
Comment évoluer quand toutes nos passions nous font tomber ? »
L’Ancien semble se recueillir dans une prière secrète,
puis dans un murmure amusé lui répond :
«Le silence nourrit, la parole rassure!»

Signes de Lumière

37. Sois le Jardinier de mon cœur

Les ronces, sur le bord du chemin,
servent de barrières naturelles.
Leurs épines, l’acidité de leur venin
empêchent les prédateurs de les traverser.
Limaces, escargots, lapins, taupes…
arrivent difficilement à franchir ce barbelé végétal.
S’il n’y a pas de jardinier, les ronces
envahissent les champs, stérilisant le sol.
« Seigneur, comme je suis le jardinier de Ta création,
sois le Jardinier de mon cœur »,
demande l’Ancien au Christ.

Signes de Lumière

33. Le Tout Autre

Ce n’est pas ton œil
qui peut voir Dieu car Il est L’invisible Tout Autre.
Ce n’est pas ton oreille
qui peut entendre Dieu car Il est ineffable.
Ce ne sont pas tes mains
qui peuvent Le saisir,
Il est sans forme. Immense,
Il se laisse contenir
par un cœur humble et droit.
Si l’âme pacifiée accueille le Souffle de Vie,
elle ne pourra jamais Le retenir.
N’enfermons pas la Présence.
La Trinité consubstantielle et indivisible se multiplie dans des terres vierges
sans jamais se diviser, ni se figer.
Aucune vérité
ne pourra la cristalliser.

Signes de Lumière
Signes de Lumière
Signes de Lumière
Editions Art Sacré - Le Verdier - 48160 - Saint-Julien-des-Points - France
Frère Jean est prêtre, il dépend canoniquement de l’Archevêché russe en Europe occidentale dans l’obédience du Patriarcat œcuménique de Constantinople.
Email : skite.saintefoy@wanadoo.fr ou par téléphone au : 00 33 (0)4 66 45 42 93
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9 août 2017 3 09 /08 /août /2017 22:57
Le Maître de la terre

« J'ai l'idée d'un livre si vaste que je n'ose y penser, écrit Hugh Benson en 1905. L'Antéchrist commence à m'obséder. Si jamais je l'écris, quel livre ce sera ! ».

Un an plus tard, paraît Le Maître de la terre.

Véritable fresque de la fin des temps, ce récit contient la vision d'un monde totalitaire qui trouve l'unité dans la négation de la transcendance et dans la persécution des chrétiens.

Ce passionnant roman d'anticipation décrit une situation qui rejoint les antagonismes spirituels et idéologiques de notre monde contemporain ; prophétie de la venue de l'Antéchrist, il constitue une profonde réflexion sur les dérives actuelles de la pensée unique et de la paix sans Dieu.

L'auteur est né en 1871, au sein d'une famille anglicane (son père deviendra archevêque de Cantorbéry).

Sa quête de la vérité le conduira à la conversion et à être ordonné prêtre dans l'Église catholique.

Il meurt en 1914, au début d'une guerre qu'il pressentait déjà lorsqu'il rédigeait Le Maître de la terre.

« Le Maître de la terre est une de mes lectures préférées. »
« En le lisant, vous comprendrez le drame de la colonisation idéologique. »

(Pape François)

« La lecture du Maître de la terre fut pour moi un fait de grande importance. »
(Benoît XVI)

Le Maître de la terre

En juin 1906 à Londres, Robert-Hugh Benson écrit un roman d’anticipation au succès immédiat, The Lord of the Word. C’est le pape François qui a attiré mon attention sur cet ouvrage oublié, en conseillant explicitement aux journalistes de le lire pour « comprendre le drame de la colonisation idéologique », lors de sa conférence de presse aérienne du 19 janvier dernier. Ce livre, il en a parlé à plusieurs reprises, comme une œuvre prophétique décrivant l’apostasie de la Modernité.

À LA FIN du XIXe siècle, Robert Benson est un jeune pasteur anglican londonien, ordonné par son propre père, l’archevêque de Cantorbéry, numéro deux de la High Church après le prince régnant. L’abbé Benson est passionné de littérature, mais surtout épris de vérité. Comme beaucoup de ses coreligionnaires, il décide, après une réflexion profonde sur l’unité de l’église et la racine de sa foi, de se convertir au catholicisme. Il est reçu dans l’église romaine en 1903.

Mais sa quête ne s’arrête pas là. L’abbé Benson a des intuitions. Il écrit beaucoup et il écrit bien. Il se passionne pour la fin des temps, l’Apocalypse, et l’Antéchrist, au point de dire, en 1905 : « L’Antéchrist commence à m’obséder. Si jamais je l’écrit, quel livre ce sera ! » Ce sera le Maître de la Terre, un roman passionnant qui raconte les derniers temps, la lutte de l’Église, cernée de toute part, et donc les dernières heures de ce monde, sous l’angle de la lutte eschatologique acharnée du bien et du mal, où la terre des hommes, portée par un humanitarisme sans Dieu, devient une préfiguration des enfers.

Seuls résistent les catholiques

L’Adversaire emporte des victoires en trompe-l’œil. L'ennemi qui lui résiste est l’Église, insoumise à l'ordre politique. Par leur seule présence, les catholiques, dont certains tombent dans le piège de la violence ou celui du reniement, s’opposent à l’idolâtrie du pouvoir politique infini, à la chosification de l'homme, à la suppression des frontières, au culte de la technique et du progrès liberticide…

Et tandis que monte l’unification du monde parfait et le mythe de la paix perpétuelle, dans une étrange convergence du marxisme et de la maçonnerie, les victimes s’accumulent : la foule en délire massacre les empêcheurs d’euthanasier en boucle, le peuple des saints restés fidèles à la vérité qui protège la liberté, au Christ dans les tourments.

Le héros est un prêtre catholique anglais, Percy, qui ressemble comme deux gouttes d’eau à Julien Felsenburgh, un faux messie, homme politique adulé par des peuples du monde entier en des termes dont l’Église n’use que pour parler de Dieu. Le roman atteint son point culminant lors de la rencontre inéluctable entre les deux hommes, image rencontre entre la vie et la mort, le bien et le mal, la vérité et le mensonge, l'amour et la haine, le Christ et Satan :

« [Percy] voyait devant lui, s’offrant à son choix, les deux cités de saint Augustin. L’une était celle d’un monde né de soi-même, s’organisant soi-même et se suffisant à soi-même, d’un monde interprété par des forces socialistes, matérialistes, hédonistes, et se résumant enfin dans Felsenburgh. Et quant à l’autre monde, Percy le voyait déployé sous ses yeux, lui parlant d’un Créateur, d’une création, d’un but divin, d’une rédemption, d’une réalité transcendante et éternelle, dont tout avait jailli et où tout aboutissait. L’un de ces deux hommes était le vicaire de Dieu, et l’autre un imposteur, l’ennemi de Dieu… » (p. 173).

Le mépris et l’ignorance

La troisième figure du roman est un homme politique anglais, Olivier, fidèle aux idées socialistes et relativement indifférent aux appels de sa conscience quand il s’agit de prévenir la violence des masses dressées contre les minorités chrétiennes. On pense naturellement aux chrétiens aujourd’hui, persécutés dans le monde entier comme aux premières heures du christianisme, et dont la seule évocation en Occident passe pour un acte militant.

L’idéal d’Olivier se nourrit de contradictions que sa femme Mabel, avec une apparente naïveté, soulève au fil du roman. Mais le succès politique est la seule mesure de ses actes. Si sa brillante médiocrité suscite la pitié plus que la haine, son rôle n’en est pas moins tristement décisif car ses prérogatives d’élu l’aide à soutenir le pouvoir destructeur de Julien Felsenburgh.

Olivier méprise les chrétiens, sans bien connaître leur religion. Il ne voit dans l’Église qu’une instance politique résistant aux projets anthropologiques du Pouvoir. Sa destruction était donc inéluctable :

« C’était un acte de châtiment judiciaire, regrettable, mais inévitable. Dans les circonstances présentes, la paix ne pouvait être assurée que par l’emploi de procédés de guerre — ou plutôt, toute guerre ayant désormais disparu, par des procédés de rigoureuse justice expéditive. Les catholiques s’étaient montrés les ennemis déclarés de la société ; celle-ci avait le devoir de se défendre et de garantir, à tout prix, la sainteté de l’existence humaine. Olivier avait écouté tout cela sans rien dire » (p. 255).

Trompeuse philanthropie

Quant à cette fameuse « colonisation idéologique » dont parle le pape François, comment ne pas faire le rapprochement entre l’exemple qu’il donne de cette école qui, il y a vingt ans, ne put recevoir des fonds que contre l’emploi d’un manuel enseignant la théorie du genre, avec la générosité philanthropiques des loges maçonniques évoquées dans le roman :

« Ce soir-là, au dîner des prêtres, il y eut un grand entretien sur l’expansion extraordinaire de la franc-maçonnerie. Cette expansion durait depuis déjà bien des années, et les catholiques avaient toujours parfaitement reconnu ses dangers. C’avait été, d’abord, au début du vingtième siècle, l’assaut organisé par les francs-maçons contre l’Église de France ; et ce que l’on avait soupçonné était devenu une certitude, lorsque, en 1918, le père Jérôme, ex-francs-maçons devenus moine dominicain, avait fait ses révélations sur les secrets de la maçonnerie. Mais, ensuite, le père Jérôme était mort, tout naturellement, dans son lit : et ce fait avait beaucoup contribué à rassurer l’opinion publique. Puis s’étaient produites les splendides donations faites par des francs-maçons, en France et en Italie, à des hôpitaux, des orphelinats, et autres institutions charitables ; et ainsi, une fois de plus, les soupçons avaient commencé à se dissiper. De nouveau, la majorité des esprits “raisonnables” avaient eu l’impression que la franc-maçonnerie n’était rien qu’une grande société philanthropique » (p. 59-60).

 Comprenne qui pourra

Il ne s’agit que d’un roman, mais si le pape en conseille la lecture, c’est pour saisir un processus, exposé à travers un exemple. Comprenne qui pourra…

De ce roman d’anticipation lu dans la foi, d’une étrange actualité — la première étape de ce gouvernement mondial de la perfection pensé en 1907 est l’Europe politique — se dégage pourtant une espérance comme « désespoir surmonté ». La vérité romanesque de Benson n’est pas politique, mais spirituelle et morale. Ses hommes d’Église persécutés appartiennent au Royaume des cieux, ils gardent la paix parce qu’ils ne sont pas du monde. Dans l’épreuve, car ils sont dans le monde, leurs cœurs ne vibrent qu’aux promesses d’un amour éternel.

Axel Rokvam

En savoir plus :
Le pape François explique la colonisation idéologique (vidéo)

maitre-de-la-terre

Robert Hugh Benson
Le Maître de la terre
Traduit de l’anglais par T. de Wyzewa
 1e édition, Perrin, 1910

 

Disponible en français aux éditions Téqui :

Benson-Téqui

Le Maître de la terre
La crise des derniers temps
Texte intégral
Editions Téqui
15 €
Commande en ligne

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