Vous trouverez ici des textes extraits de mes écoutes et lectures "spirituelles". Si un mot, une phrase, une
pensée, touche votre coeur c'est que Dieu vous a fait signe par les mots de ceux qu'Il inspire.
Des racines, un tronc et des branches ne suffisent pas : un arbre n’est véritablement un arbre qu’à partir du moment où l’esprit universel travaille sur lui pour qu’il produise des feuilles, des fleurs et des fruits.
Il en est de même pour nous, les humains.
Nous possédons un estomac, des poumons, un cerveau, mais cela suffit-il pour dire que nous sommes des êtres pleinement développés ?
Non, comme les racines, le tronc et les branches de l’arbre, nos organes ne sont que des supports matériels sur lesquels l’esprit doit travailler pour faire naître les feuilles, les fleurs et les fruits.
Symboliquement, les feuilles représentent l’activité de l’estomac, les fleurs celle des poumons et les fruits celle du cerveau.
La descente de l’esprit en l’homme est comparable à l’arrivée du printemps, qui donne à l’arbre la possibilité d’exprimer toutes les richesses qu’il porte en lui.
Omraam Mikhaël Aïvanhov
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Patrick Chamoiseau, qui vient de publier "Frères Migrants" (Ed. Seuil), explique "Migrants ne correspond à aucune catégorie juridique", comme "demandeurs d'asile" ou "réfugiés". Résultat : "Quand on regarde l'histoire de l'humanité, on réalise qu"on ne peut comprendre le développement du processus d'hominisation sans des phénomènes migratoires absolument intenses"
"Il n'y a pas une seule culture (...) un seul ADN qui ne témoigne de migrations incessantes"
L'écrivain Patrick Chamoiseau est l'invité d'Ali Baddou. (fichier audio de 7')
Romancier (Prix Goncourt pour Texaco), poète, conteur, publie deux textes invitant à la résistance : «L'intraitable beauté du monde : adresse à Barack Obama» (éd.Galaad) co-signé avec Edouard Glissant, et « Les neuf consciences du Malfini », où l'on retrouve la veine des contes créoles, qui deviennent contes cruels destinés aux adultes...ou considérés comme tels. Dans cette geste épique aux accents de fable naturaliste, sur fond de méditation philosophique, s'élabore une défense et illustration de l'imaginaire de la diversité, une poétique du vivant qui elle aussi appelle à la prise de conscience, à de nouveaux modes de résistance. Un nouveau versant de l'oeuvre du Marqueur de Paroles, célébrant la force de l'écriture en « pays dominé »...
L'écrivain martiniquais Patrick Chamoiseau a lancé ce jeudi un appel de solidarité avec les migrants du monde. Une "Déclaration des poètes" comme invitation à la résistance devant l'intolér...
La poésie n’est au service de rien, rien n’est à son service. Elle ne donne pas d’ordre et elle n’en reçoit pas. Elle ne résiste pas, elle existe -- c’est ainsi qu’elle s’oppose, ou mieux : qu’elle s’appose et signale tout ce qui est contraire à la dignité, à la décence.
À tout ce qui est contraire aux beautés relationnelles du vivant. Quand un inacceptable surgissait quelque part, Edouard Glissant m’appelait pour me dire : « On ne peut pas laisser passer cela ! » Il appuyait sur le « on ne peut pas ».
C’était pour moi toujours étrange. Nous ne disposions d’aucun pouvoir. Nous n’étions reliés à aucune puissance. Nous n’avions que la ferveur de nos indignations.
C’est pourtant sur cette fragilité, pour le moins tremblante, qu’il fondait son droit et son devoir d’intervention. Il se réclamait de cette instance où se tiennent les poètes et les beaux êtres humains.
Je ne suis pas poète, mais, face à la situation faite aux migrants sur toutes les rives du monde, j’ai imaginé qu’Edouard Glissant m’avait appelé, comme m’ont appelé quelques amies très vigilantes.
Cette déclaration ne saurait agir sur la barbarie des frontières et sur les crimes qui s’y commettent.
Elle ne sert qu’à esquisser en nous la voie d’un autre imaginaire du monde.
Ce n’est pas grand-chose. C’est juste une lueur destinée aux hygiènes de l’esprit.
Peut-être, une de ces lucioles pour la moindre desquelles Pier Paolo Pasolini aurait donné sa vie.
La poésie n'est au service de rien, rien n'est à son service. Elle ne donne pas d'ordre et elle n'en reçoit pas. Elle ne résiste pas, elle existe -- c'est ainsi qu'elle s'oppose, ou mieux : qu'...
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Ce n'est pas un adversaire extérieur à nous que nous avons à redouter : L'ennemi est en nous, il mène quotidiennement contre nous une guerre intérieure.
Lui, vaincu, toutes les oppositions venant de l'extérieur seront sans force; tout sera pacifié et soumis en celui qui est soldat du Christ.
Il n'y a plus à craindre un adversaire ... si à l'intérieur l'ennemi est vaincu et soumis à l'esprit.
Aussi le jeûne corporel ne suffit pas ... Il faut y joindre le jeûne de l'âme ...
Notre âme a elle aussi ses nourritures nocives.
Le dénigrement en est une et on s'y complait volontiers; la colère en est une autre, la jalousie une autre encore, la vaine gloire enfin.
Toute passion et toute divagation du cœur est une forme d'aliment qui nourrit l'âme de mets nocifs.
Jean Cassien Moine Ve siècle Sources Chrétiennes.
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