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25 mars 2022 5 25 /03 /mars /2022 20:30

Comme il m'est aisé de vivre avec Toi, Seigneur !
Comme il m'est aisé de croire en Toi !

Quand mon intelligence s'écarte stupéfiée
ou se décourage,
quand les plus intelligents
ne voient pas plus loin que ce soir
et ignorent ce qu'il faut faire demain

Tu m'envoies la claire certitude
que Tu es
et que tu prendras soin
que toutes les voies du bien ne restent pas bouchées.

Parvenu à la crête de la gloire humaine,
je me retourne avec étonnement sur le chemin parcouru
à travers la désespérance à ce point
d'où j'ai pu renvoyer à l'humanité
un reflet de Tes rayons.

Et tant qu'il sera nécessaire
que je les reflète encore
Tu me donneras de le faire.
Quant à ce que je n'aurais pas le temps d'accomplir –
C'est que tu l'auras imparti à d'autres.

Alexandre Soljenitsyne (traduction de Daniel Struve)

Mais Soljenitsyne n’en était pas moins conscients des nuages qui s’amoncelaient à l’horizon... 

Il avait perçu la perte continue de toute conscience et l’impudence à l’origine de grands dégâts dans les âmes, et l'intensité destructrice des passions autour de la question russo-ukrainienne. Déjà en 2006, il avait qualifié de particulièrement brutale la  persécution et la répression fanatique de la langue russe.

Et le prix Nobel ne doutait pas qu'à travers les « révolutions de couleur », un encerclement complet de la Russie se préparait, aboutissant la perte de sa souveraineté. Ces pensées avaient été exprimées dans un de ses derniers entretiens. En voici un extrait :

« Ce qui se passe en Ukraine, même d'après la formulation faussement construite pour le référendum de 1991 (j'ai déjà écrit et parlé à ce sujet), constitue mon amertume et ma douleur constantes. 

La répression fanatique et la persécution de la langue russe (qui, dans les sondages précédents, était reconnue comme la langue principale par plus de 60 % de la population ukrainienne) est simplement une mesure brutale et dirigée contre la perspective culturelle de l'Ukraine elle-même. - D'immenses étendues qui n'ont jamais appartenu à l'Ukraine historique, comme Novorossiya, la Crimée et tout le Territoire du Sud-Est, sont insérées de force dans la composition de l'État ukrainien actuel et dans sa politique d'entrée avidement souhaitée dans l'OTAN. 

Pendant tout le temps d'Eltsine, pas une seule rencontre avec les présidents ukrainiens n'a été sans capitulations et concessions de sa part. L'éradication de la flotte de la mer Noire de Sébastopol (jamais cédée à la RSS d'Ukraine, même sous Khrouchtchev) est un outrage malveillant contre toute l'histoire russe des XIXème et XXème siècles ».

Or, se plaisait-il à souligner, en remémorant l’histoire commune des Russes, Ukrainiens et Biélorusses :

« Notre peuple n’a été, du reste, séparé en trois branches que par le terrible malheur de l’invasion mongole et de la colonisation polonaise.

C’est une imposture de fabrication récente qui fait remonter presque jusqu’au IXe siècle l’existence d’un peuple ukrainien distinct, parlant une langue différente du russe.

Nous sommes tous issus de la précieuse ville de Kiev « d’où la terre russe tire son origine », comme le dit la Chronique* de Nestor, et d’où nous est venue la lumière du christianisme. (…)

C’est le peuple de la « Rous » de Kiev qui a créé l’État de Moscovie. Englobés dans la Lituanie et la Pologne, Blancs-Russiens et Petits-Russiens restèrent conscients de leur identité russe et luttèrent pour n’être ni polonisés ni catholicisés. Le retour de ces terres dans le sein de la Russie fut senti par tout le monde, à l’époque, comme une 
Réunification ».
(…)
« Nous avons traversé ensemble les souffrances de la période soviétique : précipités ensemble dans cette fosse, c’est ensemble que nous en sortirons. (…)

La voie doit être ouverte toute grande à la culture ukrainienne et biélorusse non seulement sur le territoire de l’Ukraine et de la Russie Blanche, mais aussi, cordialement et joyeusement, sur celui de la Grande-Russie.

Pas de russification forcée (mais pas non plus d’ukrainisation forcée, comme on en a connu à la fin des années vingt), un développement sans entraves de nos cultures parallèles, et la classe faite dans l’une ou l’autre langue au choix des parents ».

Soljenitsyne dénonça la « répression et la persécution fanatiques » par les autorités ukrainiennes de la langue russe, privée du statut de deuxième langue officielle d’Etat, déclassée en langue étrangère ou facultative, bannie des médias et du système scolaire, alors que « plus de 60% de la population la reconnaissent comme leur langue principale ».

« L’erreur oppressive de l’Ukraine, déclara encore le prix Nobel, consiste précisément dans l’agrandissement à outrance sur des terres qui ne lui avaient jamais appartenu avant Lénine, à savoir les deux oblasts de Donetsk, toute la ceinture sud de la Novorossie (Melitopol-Kherson-Odessa) et la Crimée.

Accepter le cadeau de Khrouchtchev (de Crimée, en 1954, ndlr) n’était pour le moins pas très consciencieux. La concession méprisante de Sébastopol, sans même mentionner les victimes russes, les documents juridiques soviétiques, n’est rien de plus qu’un vol d’État. »

Il entrevit dès ce temps-là le jeu pervers des Etats-Unis dans ce positionnement anti-russe de l’Ukraine :

« La position anti-russe de l’Ukraine est exactement ce dont les États-Unis ont besoin. Les autorités ukrainiennes sont heureuses de soutenir l’objectif américain d’affaiblissement de la Russie ».

Et il prophétisa ce qui se déroule aujourd’hui sous nos yeux :
« En aucune circonstance, la Russie n’osera en aucun cas trahir les plusieurs millions de Russes qui peuplent l’Ukraine, renoncer à notre unité avec eux ».

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24 mars 2022 4 24 /03 /mars /2022 20:31

De Ton Feu Lumineux d’Amour,

tu m’as embrasé toute entière,

esprit âme corps.

 

Tu as brûlé le vide que j’étais,

pour m’emplir de Toi.

Tu m’as libéré de la mort,

en me faisant renaître

de Ton Amour Lumineux.

 

Sous tes doigts ardents,

je deviens une pâte à modeler

que Tu façonnes à Ta ressemblance.

 

Calcinant le passé,

sans dévoiler le futur,

Tu me fais respirer au présent.

 

De Ton feu dévorant,

Tu vis avec moi les douleurs

de mon corps, envahit par la maladie,

et les souffrances qui me traversent.

Tu me donnes la force de les dépasser

de vivre de Toi en joie.

 

De Tes flammes de Vie

Tu fleuris mes lèvres de Ton Sourire.

 

De l’Amour brûlant de Ton regard,

Tu me fais voir

toutes les vies qui m’entourent.

 

De Ton Souffle incandescent

Tu m’enveloppes et me réchauffe de Toi.

De la chaleur de Ta Présence,

jamais plus, le froid de la solitude

ne m’enferme.

 

Me consumant de Toi,

Jésus Amour Vivant,

je vis en Toi,

Toi qui vis en moi.

Ensemble, nous sommes

dans le brasier d’une

communion d’Être à être

 

Dans le Feu de Ton Amour, JÉSUS,

je veux témoigner,

de ma vie avec Toi,

en Ta Présence réelle.

 

Je t’aime Seigneur.

Lydiel le 07.03.2022

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23 mars 2022 3 23 /03 /mars /2022 23:17

Le pape François va consacrer ce vendredi 25 mars la Russie et l’Ukraine au Cœur immaculé de Marie lors d’une cérémonie pénitentielle au Vatican. Voici le texte de l’acte de consécration.

Alors que la guerre bat son plein en Ukraine, le pape François consacrera la Russie et l’Ukraine au Cœur immaculé de Marie, durant une célébration pénitentielle le 25 mars 2022 dans la basilique Saint-Pierre. Voici le texte de l’acte de consécration que tous les prêtres et évêques du monde sont appelés à réciter en union avec lui.

 

Ô Marie, Mère de Dieu et notre Mère, en cette heure de tribulation nous avons recours à toi. Tu es Mère, tu nous aimes et tu nous connais : rien de tout ce à quoi nous tenons ne t’est caché.

Mère de miséricorde, nous avons tant de fois fait l’expérience de ta tendresse providentielle, de ta présence qui ramène la paix, car tu nous guides toujours vers Jésus, Prince de la paix.

Mais nous avons perdu le chemin de la paix. Nous avons oublié la leçon des tragédies du siècle passé, le sacrifice de millions de morts des guerres mondiales.

Nous avons enfreint les engagements pris en tant que Communauté des Nations et nous sommes en train de trahir les rêves de paix des peuples, et les espérances des jeunes.

Nous sommes tombés malades d’avidité, nous nous sommes enfermés dans des intérêts nationalistes, nous nous sommes laissés dessécher par l’indifférence et paralyser par l’égoïsme.

Nous avons préféré ignorer Dieu, vivre avec nos faussetés, nourrir l’agressivité, supprimer des vies et accumuler des armes, en oubliant que nous sommes les gardiens de notre prochain et de la maison commune.

Nous avons mutilé par la guerre le jardin de la Terre, nous avons blessé par le péché le cœur de notre Père qui nous veut frères et sœurs.

Nous sommes devenus indifférents à tous et à tout, sauf à nous-mêmes. Et avec honte nous disons : pardonne-nous, Seigneur !

Dans la misère du péché, dans nos fatigues et nos fragilités, dans le mystère d’iniquité du mal et de la guerre, toi, Mère sainte, tu nous rappelles que Dieu ne nous abandonne pas et qu’il continue à nous regarder avec amour, désireux de nous pardonner et de nous relever.

C’est Lui qui t’a donnée à nous et qui a fait de ton Cœur immaculé un refuge pour l’Église et pour l’humanité. Par bonté divine, tu es avec nous, et tu nous conduis avec tendresse, même dans les tournants les plus resserrés de l’histoire.

Nous recourons donc à toi, nous frappons à la porte de ton Cœur, nous, tes chers enfants qu’en tout temps tu ne te lasses pas de visiter et d’inviter à la conversion.

En cette heure sombre, viens nous secourir et nous consoler. Répète à chacun d’entre nous : “Ne suis-je pas ici, moi qui suis ta Mère?” Tu sais comment défaire les nœuds de notre cœur et de notre temps.

Nous mettons notre confiance en toi. Nous sommes certains que tu ne méprises pas nos supplications et que tu viens à notre aide, en particulier au moment de l’épreuve.

C’est ce que tu as fait à Cana de Galilée, quand tu as hâté l’heure de l’intervention de Jésus et as introduit son premier signe dans le monde. Quand la fête était devenue triste, tu lui as dit : « Ils n’ont pas de vin » (Jn 2, 3).

Répète-le encore à Dieu, ô Mère, car aujourd’hui nous avons épuisé le vin de l’espérance, la joie s’est dissipée, la fraternité s’est édulcorée. Nous avons perdu l’humanité, nous avons gâché la paix.

Nous sommes devenus capables de toute violence et de toute destruction. Nous avons un besoin urgent de ton intervention maternelle.

Reçois donc, ô Mère, notre supplique.

Toi, étoile de la mer, ne nous laisse pas sombrer dans la tempête de la guerre.

Toi, arche de la nouvelle alliance, inspire des projets et des voies de réconciliation.

Toi, “terre du Ciel”, ramène la concorde de Dieu dans le monde.

Éteins la haine, apaise la vengeance, enseigne-nous le pardon.

Libère-nous de la guerre, préserve le monde de la menace nucléaire.

Reine du Rosaire, réveille en nous le besoin de prier et d’aimer.

Reine de la famille humaine, montre aux peuples la voie de la fraternité.

Reine de la paix, obtiens la paix pour le monde.

Que tes pleurs, ô Mère, émeuvent nos cœurs endurcis.

Que les larmes que tu as versées pour nous fassent refleurir cette vallée que notre haine a asséchée.

Et, alors que ne se tait le bruit des armes, que ta prière nous dispose à la paix.

Que tes mains maternelles caressent ceux qui souffrent et qui fuient sous le poids des bombes.

Que ton étreinte maternelle console ceux qui sont contraints de quitter leurs maisons et leur pays.

Que ton Coeur affligé nous entraîne à la compassion et nous pousse à ouvrir les portes et à prendre soin de l’humanité blessée et rejetée.

Sainte Mère de Dieu, lorsque tu étais sous la croix, Jésus, en voyant le disciple à tes côtés, t’a dit : « Voici ton fils » (Jn 19, 26).

Il t’a ainsi confié chacun d’entre nous. Puis au disciple, à chacun de nous, il a dit : « Voici ta mère » (v. 27).

Mère, nous désirons t’accueillir maintenant dans notre vie et dans notre histoire.

En cette heure, l’humanité, épuisée et bouleversée, est sous la croix avec toi.

Et elle a besoin de se confier à toi, de se consacrer au Christ à travers toi.

Le peuple ukrainien et le peuple russe, qui te vénèrent avec amour, recourent à toi, tandis que ton Cœur bat pour eux et pour tous les peuples fauchés par la guerre, la faim, l’injustice et la misère.

Mère de Dieu et notre Mère, nous confions et consacrons solennellement à ton Cœur immaculé nous-mêmes, l’Église et l’humanité tout entière, en particulier la Russie et l’Ukraine.

Accueille cet acte que nous accomplissons avec confiance et amour, fais que cesse la guerre, assure au monde la paix.

Le “oui” qui a jailli de ton Cœur a ouvert les portes de l’histoire au Prince de la paix ; nous espérons que la paix viendra encore par ton Cœur.

Nous te consacrons l’avenir de toute la famille humaine, les nécessités et les attentes des peuples, les angoisses et les espérances du monde.

Qu’à travers toi, la Miséricorde divine se déverse sur la terre et que la douce palpitation de la paix recommence à rythmer nos journées.

Femme du “oui”, sur qui l’Esprit Saint est descendu, ramène parmi nous l’harmonie de Dieu.

Désaltère l’aridité de nos cœurs, toi qui es “source vive d’espérance”.

Tu as tissé l’humanité de Jésus, fais de nous des artisans de communion.

Tu as marché sur nos routes, guide-nous sur les chemins de la paix.

Amen.

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