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14 mai 2021 5 14 /05 /mai /2021 19:30
LA DATE DE PAQUES

Les chrétiens d'occident et d'orient ne fêtent pas toujours la résurrection du Christ, Pâques, à la même date. C'est pourtant l'élément fondateur de notre croyance : la révélation d'une promesse en une vie éternelle que nous annonce Dieu incarné sur terre.

Il est surprenant que cette date aussi importante diffère dans les 2 hémisphères du monde, et encore plus surprenant dans le monde occidental dans lequel ces 2 dates qui se vivent en décalé pour une même célébration génèrent de fortes incompréhension.

On peut imaginer que le futur, proche ou lointain,  verra la décision d'une date commune, mais aujourd'hui le poids des traditions, la peur de l'église du changement en relation avec une méconnaissance de la part des fidèles qui leur ferait rejeter ce changement, font que cela n'est pas à l'ordre du jour.

Une approche différente dans la croyance en est également une raison, l'occident portant un poids important sur la vérité scientifique, là ou l'orient porte un poids important sur l'immuabilité et le respect de la tradition.

Alors essayons de comprendre à partir de 2 analyses l'une écrite et l'autre télévisée:

  • Analyse proposée par Vladimir Golovanow (référence : Vladimir Golovanow, page facebook du 26 mars 2021) :

"L'un des objectifs du Concile de 325 fut de régler les controverses pascales qui, dès le IIe siècle, se cristallisent autour de la date de Pâques, et empoisonnent la vie de l’Eglise.
A cette date, deux observances pascales s’opposent : l’une, suivie par toute l’Asie proconsulaire, célèbre la fête chrétienne de Pâques le même jour que l’échéance de la fête juive, le soir du 14e jour du mois de nisan, d’où son nom d’observance quartodécimane. Le célèbre évêque de Smyrne et martyr saint Polycarpe suivait cette pratique.

L’autre, se basant sur le fait que le Sauveur est ressuscité un dimanche, exige que la fête de Pâques soit célébrée le dimanche qui suit le 14 nisan : c’est l’usage qui prévaut à Rome, tel qu’il est attesté sous le règne du pape Xyste, au premier quart du IIe siècle.

Peu à peu les choses s’enveniment, et Rome voit d’un œil de moins en moins favorable ceux qu’elle nomme les Quartodécimans, car la controverse pascale n’accuse pas seulement une divergence sur la date de la fête, mais aussi une différence en ce qui concerne le jeûne préparatoire à Pâques.

Dans le courant du IIIe siècle, dans le monde latin, des cycles pascals sont calculés afin de prévoir la date de Pâques plusieurs années à l’avance : ils reposent sur le calendrier solaire, et non lunaire, afin de se démarquer davantage du peuple juif dont le calendrier fait intervenir les cycles de la lune. Les écarts de date n’en deviennent que plus grands.

L’usage se répand ainsi à Rome de célébrer Pâques le dimanche après la pleine lune qui suit l’équinoxe de printemps : dès lors, Pâques tombe au plus tôt le 22 mars, et au plus tard le 25 avril.

En 314, au concile d’Arles, il est statué que tous les chrétiens devront célébrer la fête de Pâques le même jour, et que le pape, par une circulaire, en annoncerait la date chaque année.

Quelques années plus tard, le concile de Nicée répudie la manière en cours en orient de fixer Pâques « selon la coutume des Juifs », et fixe que tous les chrétiens devront suivre l’usage pascal auquel se conforment « la ville de Rome, l’Italie, et l’Afrique entière, les Espagnes, les Gaules, les Bretagnes, toute la Libye, la Grèce, le diocèse d’Asie, celui du Pont et de la Cilicie ».

Il faudra encore deux siècles pour que les dispositions du concile de Nicée soient acceptées par tous, et qu’on se mette d’accord sur la façon de calculer : par exemple, la fixation de la date de l’équinoxe, qui diffère alors entre Rome et Alexandrie…

Avec l’adoption du calendrier grégorien en occident à la fin du XVIe siècle, qui vise à recaler le calendrier julien qui a dérivé astronomiquement après plusieurs siècles, le problème rebondit, car les Latins et les Grecs n'utilisent plus le même calendrier et ne célèbrent plus la fête de Pâques à la même date.

 La conférence panorthodoxe convoquée par le patriarche de Constantinople en 1923 proposa un "NOUVEAU CALENDRIER" (appelé aussi calendrier julien réformé ou calendrier grec…), amalgame entre un calendrier grégorien "amélioré" pour les fêtes fixes (il supprimera 1 jour en 2800 qui ne sera pas une année bissextile contrairement au calendrier grégorien classique…) et le comput Alexandrin pour ce qui concerne Pâques et les fêtes mobiles. Si ce calendrier est suivi par la majorité des Églises orthodoxes... il refusé par une grande partie des fidèles puisque les Églises de Jérusalem, Russie, Serbie et Géorgie ainsi que les monastères du mont Athos ne le suivent pas.

L'église russe quant à elle ne participa pas à cette conférence mais le saint patriarche Tikhon tenta d'instaurer ce Nouveau Calendrier et fut obligé de reculer devant le refus de la majorité des croyants. Des schismes "Vétéro-calendaristes" se produisirent dans les Églises des Balkans qui l'instaurèrent (Grèce, Bulgarie, Roumanie…). Aujourd'hui la diaspora orthodoxe est divisée, des paroisses orthodoxes voisines célébrant selon des calendriers différents… 

Le débat rebondit dans le cadre du processus préconciliaire. Le document proposé à la commission préparatoire en 1982 énonçait: "actuellement, selon l’opinion des savants astronomes, le nouveau calendrier est plus juste que l’ancien. Il en résulte que le meilleur moyen de résoudre la question du calendrier et de la pascalie est la reconnaissance par toutes les Églises orthodoxes du nouveau calendrier, tant en ce qui concerne les fêtes fixes que pour la pascalie…" .

Mais les délégués des Églises russe, serbe et de Jérusalem s'y opposèrent en arguant de difficultés pastorales et le document finalement adopté, se limitait à constater que «actuellement, le passage de toutes les Églises locales au calendrier julien rectifié s’avère impossible». Le patriarche de Moscou Cyrille ferma le débat fin 2015 en déclarant: "Le thème «de la fixation d’une date de Pâques plus exacte» n’est absolument pas d’actualité pour l’Église orthodoxe et ne peut que semer le trouble parmi de nombreux fidèles".

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13 mai 2021 4 13 /05 /mai /2021 19:30

Le  Notre Père n’est pas une prière comme les autres : c’est la prière que l’Evangile nous transmet. Elle vient de Jésus lui-même.

Notre Père

Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.

Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. Et ne nous soumets pas à la tentation, mais délivre-nous du Mal.

L’origine  du Notre Père

C’est Jésus lui-même qui nous l’a enseigné. Non pas en nous donnant une liste de formules à apprendre par coeur, mais par son exemple. Luc et Matthieu présentent cette prière, chacun à leur manière. Matthieu l’inclut dans l’enseignement du « Sermon sur la montagne », juste après deux avertissements : « Ne priez pas comme les hypocrites », et « Ne rabâchez par comme les païens ». Luc raconte que les disciples, impressionnés par l’attitude de Jésus en prière, lui ont demandé : « Apprends-nous à prier ». Le Notre Père est aussi un texte tissé d’expressions bibliques, qui rappelle le Kaddish, une très ancienne prière juive de sanctification du Nom du Seigneur.

Comment le Notre Père est-il arrivé jusqu’à nous ?

Jésus l’a prononcé dans sa langue, l’araméen. Puis les évangiles de Luc et de Matthieu ont été rédigés en grec. Le Pater Noster, sa traduction en latin, a été longtemps utilisé à la messe. A la suite du Concile Vatican II, le Notre Père actuel a été écrit, à partir du texte grec, en collaboration avec les chrétiens orthodoxes et protestants. C’est alors que l’acclamation :
« car c’est à toi qu’appartiennent le règne, la puissance et la gloire », utilisée dès le IIe siècle en Orient, mais tombée dans l’oubli en Occident, a été ajoutée.

Le Notre Père a d’abord été prié en privé. Les nouveaux baptisés n’étaient autorisés à l’apprendre que peu de temps avant leur baptême. Ce n’est qu’au IVe siècle qu’il a été intégré à la liturgie eucharistique : l’évêque de Carthage, Cyprien, s’étonnait : « Nous prions au pluriel, donc pas chacun pour
soi ! ». Ainsi, sur la voie tracée par Jésus, voie de liberté, le Notre Père, prière chrétienne par excellence, n’a cessé de trouver des mots nouveaux.

Que contient  cette prière ?

C’est une prière de demande en deux parties inséparables. D’abord les « grands désirs », l’appel  à  Dieu :  le  nommer,  souhaiter  son  règne,  lui  faire  confiance.  Puis  la  cause  de l’homme : ses besoins essentiels, sa faiblesse, sa libération. Dieu et l’homme sont ainsi inséparables. La prière d’aujourd’hui contient en tout sept demandes, selon le texte de Matthieu. La version de Luc, plus synthétique, n’en présente que cinq.

Cette prière nous apporte cette nouveauté : Dieu est notre Père. Nous « osons le dire », nous adresser à lui en termes familiers, comme à un Père qui nous aime, et qui a la tendresse d’une mère. Nous sommes alors enfants de Dieu.

Cette prière nous sort de notre isolement : nous sommes avec le peuple de Dieu.

Dire le Notre Père est une aventure qui nous renvoie sans cesse à l’Evangile, Bonne Nouvelle de confiance et de libération. Le Notre Père, modèle de la prière chrétienne, s’adapte aux possibilités et aux limites de chacun dans sa relation à Dieu qui est toujours à l’écoute.

Il se divise en 3 grandes parties :

la louange de Dieu « Notre Père qui es au cieux »
les vœux « que ton nom soit sanctifié, que ton Règne, que ta volonté… »
les demandes « donne-nous aujourd’hui, pardonne-nous, ne nous soumets pas, délivre- nous ».

Découverte pas à pas

NOTRE PERE :
Dieu est comme un père qui aime ses enfants. Comme un père, il donne vie, nous accompagne, Il nous guide sur le chemin de la vie…
Il nous donne ce qui est bon pour nous.
Il est un peu comme un papa qui s’allonge sans rien dire auprès de son enfant juste pour lui dire : » Tu n’es pas seul, je suis avec toi… »

QUI ES AUX CIEUX :
Aux cieux
C’est une façon de dire : « Notre père qui est Dieu ». S’il n’est pas un père de famille, il n’est pas pour autant loin de nous. Présent partout, il ne se laisse pas enfermer dans le monde. Il l’enveloppe comme le ciel enveloppe la terre.

Bien sûr, il ne vit pas dans le ciel !  Etre aux cieux, c’est être plus grand que tout, dépasser tout ce que l’on peut imaginer. Mais je sais que  son Amour est plus grand, plus haut, plus fort, que tout l’amour que je pourrai rencontrer ou mettre sur terre.
Il est un peu comme le ciel, il dépasse tout, il est infini.

QUE TON NOM SOIT SANCTIFIÉ :
Sanctifié
Dieu seul est saint. Il doit être reconnu comme tel, car il est le seul qui aime jusqu’au bout. Nos actes et nos paroles doivent en être les témoins, les signes de la sainteté de Dieu.

«Sanctifier = Dire de quelqu’un qu’il est saint.»
Que Ton Nom soit sanctifié signifie = que tous sachent que tu es Saint !
Mais pour que tout le monde sache que Dieu est saint, ça ne se fera pas tout seul, il faut que je le dise autour de moi.

QUE TON REGNE VIENNE :
Ton règne
Amour, justice et liberté sont notre espérance. Ce règne de paix est annoncé par la Bonne Nouvelle, qui appelle les hommes à vivre d’accueil et de partage, pour que ce règne de justice et de liberté se réalise dans le monde.

De même, le Règne de Dieu ne tombera pas du ciel comme ça. Et pour que cet amour de Dieu rayonne sur le monde, on peut déjà commencer à faire fleurir un peu de ce règne en semant des petites graines d’amour dans nos petits groupes : en famille, au caté, à l’école, au travail… Ne jamais oublier que sur ce chemin nous ne sommes jamais seuls.

Le Règne de Dieu, c’est l’amour et la paix. « Que ton Règne vienne » est un appel de Dieu à laisser grandir son Règne = son amour en nous et à l’éparpiller autour de soi.

QUE TA VOLONTE SOIT FAITE  SUR LA TERRE COMME AU CIEL :
«Que ta volonté soit faite», c’est une phrase difficile à dire…
Souvent, je préfère faire ma volonté… et aimer les gens que j’ai envie d’aimer… Lorsque je dis : « Que ta volonté soit faite », j’ai un peu peur de ce que Dieu va me demander, vers qui il va m’inviter à marcher ? Qui va t-il m’envoyer à aimer ?

Dire « que ta volonté soit faite », c’est se laisser conduire par Dieu sur le chemin. C’est dire aussi « que ta volonté soit faite en moi »
C’est laisser Dieu agir en nous, tout près, sur la terre où je vis, où je ris, où je pleure… pour que la volonté de Dieu sur la terre approche celle qui est dans les cieux.

DONNE-NOUS AUJOURD’HUI NOTRE PAIN DE CE JOUR :
Notre pain
Il ne s’agit pas seulement du pain de l’Eucharistie. Nous parlons en tant qu’hommes pour oser demander ce qui nous est vital. Dans le texte grec, c’est un cri. Autant que de pain, nous avons aussi faim et soif de justice : « Donne-nous de quoi nourrir notre espérance ».

Dieu donne ce qui est bon pour vivre : La patience, l’écoute, l’amour, le pardon, tendresse, écoute, chaleur, réconfort, générosité, miséricorde, paix, respect, tendresse, partage, don, service, confiance,…accompagnement…. Et cet Amour peut devenir notre pain quotidien, notre nourriture, c’est à dire ce qui est nécessaire pour que nous puissions vivre chaque jour notre vie d’enfant de Dieu. Il donne généreusement, inlassablement… Il donne  aujourd’hui : maintenant, là, en ce moment, en cet instant où nous vivons !

Le « pain » peut être différent pour chacun (Exemples : Aujourd’hui, je vais au caté ; on va me demander de partager : je vais demander à Dieu  la force de partager. Il y a un enfant dans le groupe que j’ai du mal à aimer : je vais demander à Dieu la force  de me rapprocher de  lui.  J’ai  toujours  envie  de  parler  de  moi ;  les  autres  ne  m’intéressent  pas :  je  vais demander à Dieu la force de  regarder vers l’autre et de  l’écouter…). Chacun cherchera quel
« pain » il est important pour lui de demander à Dieu.

« Donne-nous notre pain de ce jour », c’est demander à Dieu, chaque jour ce qui nous manque pour vivre de sa Vie d’Amour ! Ce pain peut aussi être celui de l’eucharistie. L’eucharistie peut nous aider à mieux aimer son prochain.

PARDONNE-NOUS NOS OFFENSES :
Pardonne-nous
Quoiqu’il arrive, Dieu nous pardonne. Il nous invite ainsi à pardonner. Il n’en fait pourtant pas une condition à son propre pardon, qui nous est toujours ouvert.

Prise toute seule, la phrase peut paraître curieuse… Comment douter un seul instant que Dieu puisse ne pas pardonner ? Cette phrase ne doit pas être séparée de la suivante…

Comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés :

Dieu nous demande de pardonner à notre prochain comme Dieu nous pardonne. Dieu nous pardonne toujours, il ne faut pas en douter : c’est ce que nous dit la seconde partie de la phrase.

Mais,   avant   d’arriver   devant   Dieu,   nous   avons   tout   un   chemin   à   parcourir. Et sur ce chemin, nous pouvons être freinés, arrêtés même, par notre lourd fardeau : Tous nos manques d’amour, nos manques de regard vers les autres, mais aussi ce poids pesant qu’est le refus de pardonner.

Car « notre » Père c’est aussi le Père de celui à qui je ne veux pas pardonner et ce n’est qu’ensemble et dans la paix que nous marcherons vers Lui.

Mais comment pardonner ? Parfois, c’est vraiment très difficile ! Peut-être pouvons-nous déjà commencer par reconnaître nos manques, notre pauvreté, notre dénuement… Les faiblesses des autres sont aussi les nôtres…

Ensuite, ne pas désespérer. Se tourner vers Dieu qui est toujours là et qui nous donne le pain utile pour ce jour… Pourquoi ne pas lui demander la force du pardon ?

Cette phrase est en fait une demande à Notre Père, de nous aider à pardonner, à pardonner à ceux qui m’ont offensé, à aimer mes ennemis,

ET NE NOUS SOUMETS PAS A LA TENTATION :
Ne nous soumets pas
Nous sommes tentés, tous les jours, de nous éloigner de Dieu.
Par exemple, en nous croyant intouchables, en étant fermés aux autres. C’est parfois plus confortable. Nous demandons à Dieu de nous éviter ce risque : « Ne m’engage pas dans la vie apparemment facile de ma destruction ».

Tous les jours, nous sommes tentés de ne pas aimer son prochain. C’est si facile de ne pas aimer l’autre, de le juger, de le mépriser, de l’écraser, de le blesser avec des mots méchants, avec des gestes, ou tout simplement en étant indifférent, en l’ignorant.

Mais attention,  ce n’est pas Dieu qui nous soumet. Au contraire, sur le chemin qui mène à Lui, nous sommes libres : libre de dire « oui », « non », « oui, mais…», « non, sauf si…»  Nous éprouvons la tentation de fuir, de faire demi-tour, de s’arrêter, de se replier, de vivre sa vie pour soi, de regarder certains mais pas d’autres.

Dire « ne nous soumets pas à la tentation » c’est, demander à Dieu de nous aider à combattre cette tentation de ne pas aimer.

MAIS DELIVRE-NOUS DU MAL :

C’est demander à Dieu de nous  libérer de tous nos poids, de nos obscurités, de nos égoïsmes, et de nous faire entrer dans sa Lumière… Le Notre Père est une marche ; une marche aboutissant à un pays où il n’existe ni mal, ni haine, ni séparation… Mais où le Royaume est là… comme un nouveau jour qui se lèverait…

Dans Le Notre Père, nous émettons un grand et beau souhait : nous prions pour que le monde dise son « oui » à l’Amour de Dieu (Que Ton Nom soit sanctifié, que Ton Règne vienne, que Ta Volonté soit faite )… Nous sommes aussi conscients que la construction du Royaume ne se réalisera pas sans nous (d’où la difficulté, car nous sommes bien faibles d’amour). Mais nous savons aussi que Dieu n’abandonne pas l’homme. Alors, nous Lui demandons le Pain (générosité, douceur, patience,…), la force du pardon, le courage de ne pas abandonner et de toujours persévérer (aide-nous dans la tentation)…

Notre demande d’aide sera à renouveler chaque jour, tout simplement parce qu’un jour nous manquerons de patience, un autre d’écoute, un autre de mots, de compréhension…

Monique Jacquet (paroisse Saint Vincent en Lignon)

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29 avril 2021 4 29 /04 /avril /2021 19:11

 

Prières initiales

Au nom du Père, et du Fils, et du Saint- Esprit. Amen.

Gloire à toi, ô notre Dieu, gloire à toi. Roi céleste, Paraclet, Esprit de vérité, partout présent et remplissant tout, trésor de tous biens et dispensateur de vie, viens et demeure en nous, purifie-nous de toute souillure et sauve nos âmes, toi qui es bon.

Saint, Dieu. Saint, Fort. Saint, Immortel. Aie pitié de nous. (3 fois)

Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit, et maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.

Pendant tout le temps pascal, on remplace la prière Roi céleste et ce qui la suit jusqu’ici par une triple répétition du tropaire de Pâques :

Le Christ est ressuscité des morts, par sa mort il a terrassé la mort, et à ceux qui gisaient aux tombeaux, il a fait don de la vie.

Trinité toute sainte, aie pitié de nous ; Seigneur, purifie-nous de nos péchés ; Maître, pardonne nos iniquités ; Saint, visite-nous et guéris nos infirmités, à cause de ton Nom.

Kyrie eleison. (3 fois)

Gloire au Père et au Fils et au Saint- Esprit, et maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.

Notre Père qui es aux cieux, que ton Nom soit sanctifié, que ton Règne vienne, que ta volonté soit faite, sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain de chaque jour. Remets-nous nos dettes comme nous les remettons nous aussi à nos débiteurs, et ne nous laisse pas succomber à la tentation, mais délivre-nous du Malin.

Kyrie eleison. (12 fois)

Gloire au Père et au Fils et au Saint- Esprit, et maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.

Venez, adorons et prosternons-nous devant Dieu, notre Roi.

Venez, adorons et prosternons-nous devant le Christ, notre Roi et notre Dieu.

Venez, adorons et prosternons-nous devant le Christ lui-même, notre Roi et notre Dieu.

Psaume 142

Seigneur, exauce ma prière, prête l’oreille à ma supplication en ta vérité, exauce-moi en ta justice. Et n’entre pas en jugement avec ton serviteur, car nul vivant ne sera trouvé juste devant toi. Car l’ennemi a poursuivi mon âme, il a humilié ma vie jusqu’à terre. Il m’a fait habiter dans les ténèbres, comme les morts des jours anciens. Et en moi mon esprit a été saisi d’acédie, mon cœur a été troublé au-dedans de moi. Je me suis souvenu des jours d’autrefois, j’ai médité sur toutes tes œuvres, sur l’ouvrage de tes mains je méditais. J’ai étendu mes mains vers toi, mon âme est devant roi comme une terre sans eau. Hâte- roi, Seigneur, de m’exaucer, mon esprit défaille. Ne détourne pas de moi ta face, que je ne sois semblable à ceux qui descendent dans la fosse. Fais-moi entendre au matin ta miséricorde, parce que j’ai mis en toi mon espérance. Fais-moi connaître la voie où je dois marcher, car vers toi j’ai élevé mon âme. Délivre-moi de mes ennemis, Seigneur, auprès de toi j’ai cherché refuge. Apprends-moi à faire ta volonté, car tu es mon Dieu. Ton Esprit bon me conduira dans la terre de rectitude. A cause de ton Nom. Seigneur, tu me feras vivre ; en ta justice, tu tireras mon âme de la tribulation ; et dans ta miséricorde, tu détruiras mes ennemis ; tu feras périr tous ceux qui oppriment mon âme, car je suis ton serviteur.

Tropaires pénitentiels

Aie pitié de nous, Seigneur, aie pitié de nous. N’ayant aucune défense à te présenter, nous t’offrons cette supplication, pécheurs que nous sommes, à roi, notre Maître : aie pitié de nous.

Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit.

Seigneur, aie pitié de nous ; en toi nous avons mis toute notre confiance. Ne t’irrite pas contre nous jusqu’à l’extrême, ne te souviens pas de nos fautes. Mais jette encore les yeux sur nous dans ta miséricorde et délivre-nous de nos ennemis. Car tu es notre Dieu et nous sommes ton peuple, nous sommes tous l’œuvre de tes mains, et c’est ton Nom que nous invoquons.

Et maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.

Ouvre-nous la porte de la miséricorde, Mère bénie de Dieu. En espérant en toi nous ne nous égarerons pas. Que par ton intercession nous soyons délivrés de toute adversité, car tu es le salut du peuple chrétien.

Kyrie eleison. (12 fois)

Prière de saint Macaire le Grand

Dieu éternel et Roi de toute la création, qui as daigné me conduire jusqu’à cette heure, pardonne-moi les péchés que j’ai commis en ce jour, en action, en paroles ou en pensées, et purifie, Seigneur, mon âme misérable de toute souillure de la chair et de l’esprit. Accorde-moi, Seigneur, durant cette nuit, un sommeil paisible, afin que, lorsque je me relèverai de ma couche, je puisse célébrer ton Nom d’une manière qui te plaise et terrasser tous les ennemis qui m’assaillent dans mon corps et dans mes pensées. Délivre-moi, Seigneur, des pensées vaines et des mauvais désirs qui me souillent. Car à roi appartiennent la royauté, la puissance et la gloire, Père, Fils et Saint-Esprit, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.

Prière de saint Antiochus

Seigneur tout-puissant, Verbe du Père, Jésus-Christ, toi qui possèdes toute perfection, dans ta miséricorde infinie, ne me délaisse jamais, moi, ton serviteur, mais repose toujours en moi. O Jésus, bon pasteur de tes brebis, ne m’abandonne pas au serpent rebelle, et ne me laisse pas à la merci de Satan, car le germe de la corruption est en moi. C’est pourquoi, Seigneur Dieu à qui revient l’adoration, Roi très saint, Jésus-Christ, Source de la sainteté, protège-moi dans mon sommeil par ta divine lumière, ton Saint-Esprit, par qui tu as sanctifié tes disciples. À moi aussi, ton indigne serviteur, Seigneur, accorde le salut tandis que je me repose. Illumine mon esprit par la lumière de la compréhension de ton saint Evangile. Illumine mon âme par l’amour de ta croix. Illumine mon cœur par la pureté de ta parole. Illumine mon corps par le souvenir de ta passion. Que toutes mes pensées soient protégées par ton humilité ineffable. Puis, en temps opportun, relève-moi pour que je te glorifie. Car tu es glorifié au-dessus de tout, avec ton Père éternel et ton très-saint Esprit, dans tous les siècles. Amen.

Prières

Seigneur notre Dieu, dans ta bonté et ton amour des hommes, pardonne-moi tous les péchés que j’ai commis en ce jour, en paroles, en action ou en pensée, accorde-moi un sommeil paisible et calme ; envoie-moi ton ange gardien pour me garder et me protéger à l’abri de tout mal. Car tu es le gardien de nos âmes et de nos corps, et nous te rendons gloire, Père, Fils et Saint-Esprit, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.

notre Dieu, nous croyons en toi et c’est ton Nom seul que nous invoquons. Accorde-nous, à nous qui allons nous confier au sommeil, le repos du corps et de l’âme. Garde-nous de toute tentation et de tout plaisir venant de la puissance des ténèbres. Calme les élans des passions, éteins la flamme des désirs corporels. Accorde-nous la sagesse dans nos actes et nos paroles, afin que nous puissions vivre selon la perfection et ne pas perdre les biens que tu as promis. Car tu es béni dans les siècles. Amen.

Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, par l’intercession de ta très pure Mère et de tes anges incorporels, de ton prophète et précurseur Jean-Baptiste, des glorieux apôtres, des lumineux et victorieux martyrs, de nos saints pères théophores et de tous les saints, délivre-moi de la présence du démon. Oui, mon Seigneur et mon Créateur, toi qui ne veux pas la mort du pécheur mais qu’il se convertisse et qu’il vive, accorde-moi, misérable et indigne que je suis, la conversion. Arrache-moi à la gueule du serpent maudit, qui veut me dévorer et m’entraîner vivant en enfer. Oui, mon Seigneur, ma consolation, toi qui, à cause de moi as revêtu la chair corruptible, arrache-moi à ma misère et accorde le repos à mon âme misérable. Implante dans mon cœur le désir d’accomplir ta volonté, d’abandonner mes actions mauvaises et de recevoir ta joie bienheureuse. Sauve-moi, Seigneur, car j’ai mis en toi mon espérance. Amen.

Prière à la très sainte Mère de Dieu

Mère très bonne du Dieu de bonté, très pure et bénie Vierge Marie, répands la grâce de ton Fils, notre Dieu, sur mon âme pleine de passions, et, par tes prières, guide-moi dans l’accomplissement des bonnes œuvres, afin que j’achève sans reproche le reste de ma vie, et que je trouve par toi le paradis, ô Vierge Mère de Dieu, seule immaculée et bénie.

Prière à l’Ange gardien

Ange du Christ, mon saint gardien, protecteur de mon âme et de mon corps, pardonne-moi tous les péchés que j’ai commis en ce jour. Délivre-moi de toutes les ruses de l’ennemi, afin que je n’offense plus mon Dieu par aucun péché. Prie pour moi, pécheur et serviteur indigne que je suis, afin de me rendre digne des miséricordes et de la grâce de la Sainte Trinité, de la Mère de mon Seigneur Jésus-Christ et de tous les saints. Amen.

Prière au saint Patron

Prie pour moi, ô saint N., mon protecteur, car je recours à toi avec ferveur, comme à l’intercesseur assidu et au soutien de mon âme.

Prières à  la très sainte Mère de Dieu

Invincible conductrice de nos armées, à toi les accents de victoire. Délivrée du danger, moi, ta cité, je te dédie cette action de grâces, ô Mère de Dieu. Toi dont la puissance est irrésistible, délivre-moi de tout péril, afin que je te crie : Réjouis-toi, Épouse inépousée.

Toute-glorieuse, toujours Vierge, toute- bénie Mère de Dieu, présente notre prière à ton Fils et notre Dieu, et prie-le de sauver nos âmes, grâce à toi.

Toute mon espérance, je la place en toi, Mère de Dieu. Garde-moi sous ta protection.

Vierge Mère de Dieu, ne me méprise pas, pécheur que je suis, car j’ai besoin de ton aide et de ta protection, et aie pitié de moi, car mon âme espère en toi.

Prière  l’intercession

Seigneur ami des hommes, pardonne a ceux qui nous haïssent et qui nous ont offensés. nos bienfaiteurs, fais du bien. A nos parents, à nos proches, accorde les demandes qu’ils t’adressent pour leur salut et la vie éternelle. Visite les malades et accorde-leur la santé. Guide ceux qui sont en mer, accompagne ceux qui voyagent sur terre et dans les airs. Tiens-toi aux côtés des chrétiens orthodoxes dans leurs combats. À ceux qui nous rendent service et qui ont pitié de nous, accorde la rémission de leurs péchés. Aie pitié, dans ta grande miséricorde, de ceux qui nous ont demandé, tout indignes que nous sommes, de prier pour eux. Souviens- toi, Seigneur, de nos pères et de nos frères qui se sont endormis, et accorde- leur le repos là où brille la lumière de ta face. Souviens-toi, Seigneur, de nos frères emprisonnés, et délivre-les de toute épreuve. Souviens-toi, Seigneur, de ceux qui offrent des dons et font le bien dans tes saintes Églises, et donne-leur ce qu’ils te demandent pour leur salut et la vie éternelle. Souviens-toi aussi de nous. Seigneur, tes serviteurs pécheurs et indignes, illumine notre esprit de la lumière de ta connaissance et conduis-nous dans la voie de tes commandements, par l’intercession de notre Souveraine immaculée, la Mère de Dieu et toujours Vierge Marie, et de tous les saints, car tu es béni dans les siècles des siècles. Amen.

Confession quotidienne des pêchés

Mon Seigneur et mon Créateur, Dieu unique qui es adoré et glorifié dans la trinité des Personnes, Père, Fils et Saint- Esprit, je te confesse tous les péchés que j’ai commis chaque jour de ma vie, à chaque heure, dans le présent et dans le passe, de jour et de nuit, en pensée, en parole et en action : par gourmandise, intempérance, bavardage, découragement, indolence, négligence, esprit de contradiction, agressivité, amour- propre, désir d’amasser, vol, mensonge, malhonnêteté, souvenir des injures, haine, lâcheté, et par tous mes sens : vue, ouïe, odorat, goût, toucher. Je te confesse encore tous les autres péchés, spirituels et corporels, par lesquels je t’ai irrité, toi, mon Dieu et mon Créateur, et par lesquels j’ai porté préjudice à mon prochain. Rempli de regret, résolu à changer de vie, je me tiens comme un coupable devant toi, ô mon Dieu. Et maintenant, aide-moi, mon Seigneur et mon Dieu, je t’en supplie humblement et avec larmes. Dans ta miséricorde, pardonne-moi tous mes péchés passés, et efface tout ce que j’ai confessé en ta présence, car tu es bon et ami des hommes. Amen.

Prière de saint Jeun Damascène

Seigneur ami des hommes, cette couche sera-t-elle mon tombeau ou, pour mon âme misérable, feras-tu briller encore un jour ? Voici que la tombe se présente devant moi, et la mort s’offre à ma pensée. Je crains, Seigneur, ton jugement et les tourments sans fin, car je ne cesse de faire le mal. Mon Seigneur et mon Dieu, continuellement je t’offense, ainsi que ta Mère toute-pure, et les puissances célestes, et mon saint ange gardien. Je sais, mon Dieu, que je suis indigne de ton amour, et digne de la condamnation et de tous les tourments. Mais, Seigneur, que je le veuille ou que je ne le veuille pas, sauve-moi. Car moi, cendre que je suis, j’aime le péché, mais toi, le Dieu tout-puissant, empêche-moi de le commettre. En effet, si tu sauves le juste, il n’y a rien de grand à cela, et si tu as pitié du pur, ce n’est pas étonnant, car ils sont dignes de ta miséricorde. Mais montre combien ta compassion est merveilleuse en me l’accordant à moi, pécheur. Manifeste ton amour pour les hommes, en ne permettant pas à ma malice de l’emporter sur ta bonté indicible et sur la tendresse de ton cœur, car c’est à toi qu’est abandonné le pauvre. Et agis en moi selon ta volonté, car tu es béni dans les siècles des siècles. Amen.

Prière de saint Isaac le Syrien

Aie pitié, aie pitié, aie pitié, ô mon Christ, toi qui connais les cœurs. J’ai péché, ne me condamne pas. Reçois mes larmes jaillies de l’amertume de mon âme qu’a infectée, hélas, le venin du péché. Par ta passion, guéris les passions de mon âme. Par tes plaies, soigne les plaies de mon intelligence. Par ton sang, purifie mon sang, comme tu le sais. Mêle à mon corps le parfum de ton corps vivifiant. Que le fiel dont tu as été abreuvé par tes ennemis, ô Christ, rende à mon âme la douceur, en la libérant du venin du serpent. Que ton corps, étendu sur le bois de ta croix élève mon intelligence vers ta contemplation. Que ta tête, que tu as inclinée sur la croix, redresse ma tête contre mes ennemis. Que tes mains très pures, clouées sur la croix, me fassent remonter vers toi de l’abîme de la perdition. Que ton saint visage, souffleté et bafoué par les méchants, fasse resplendir mon visage souillé par le péché. Que ton esprit que, sur la croix, tu remis au Père, me conduise vers toi, par ta grâce, afin que je sois libéré de cette nourriture douce et amère dont les pourceaux, comme moi, font leurs délices, et que je sois jugé digne d’être nourri de toi, ô mon Christ, ô Volonté toute-sainte, maintenant et dans les siècles. Amen.

Prière de saint Syméon le Nouveau Théologien

Aie pitié de moi, Fils de Dieu, et ouvre les yeux de mon âme, afin que je voie la lumière du monde, c’est-à-dire toi- même, qui es Dieu, et que je devienne fils du jour divin, moi aussi. Ne me laisse pas, en m’en jugeant indigne, sans participation à ta divinité, Dieu bon. Montre-toi à moi, afin que je connaisse que tu m’as aimé, Seigneur, pour avoir gardé tes divins commandements. Envoie sur moi aussi, ô Miséricordieux, ton Paraclet, pour qu’il m’enseigne lui- même ta connaissance et m’annonce tes secrets, ô Dieu de toutes choses. Rayonne en moi la lumière véritable, ô Dieu riche en miséricorde, afin que je voie ta gloire, la gloire que tu avais avant que le monde fût, auprès de ton Père. Demeure, comme tu l’as promis, en moi, afin que je devienne digne à mon tour de demeurer en toi, et qu’alors j’entre consciemment en toi et que je te possède consciemment en moi.

Daigne, ô Invisible, prendre forme en moi, afin que, regardant ton incompréhensible beauté, je porte ton image, ô toi qui es au-dessus du ciel, et que j’oublie toutes les choses visibles. Donne-moi la gloire que t’a donnée ton Père, ô Miséricordieux, afin que je devienne semblable à toi comme tous tes serviteurs, Dieu selon la grâce, et que je sois sans interruption avec toi, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.

Prières au moment de se coucher

Illumine mes yeux, ô Christ notre Dieu, que dans la mort je ne m’endorme, que mon ennemi ne dise : « Je l’ai emporté sur lui ».

Gloire au Père et au Fils et au Saint- Esprit.

Sois le protecteur de mon âme, ô mon Dieu, car je marche au milieu d’embûches sans nombre ; délivre-moi et sauve- moi, Dieu bon, dans ton amour pour les hommes.

Et maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.

Chantons sans cesse la très glorieuse Mère de Dieu, plus sainte que les saints anges. Confessons de cœur et de bouche qu’elle est Mère de Dieu, car elle a véritablement enfanté le Dieu incarné pour nous, et elle prie sans cesse pour nos âmes.

Que Dieu se lève et que ses ennemis se dispersent ; que ceux qui le haïssent fuient devant sa face. Comme se dissipe la fumée, qu’ils se dissipent, et comme fond la cire en face du feu, que les démons disparaissent en présence de ceux qui aiment Dieu et qui se signent du signe de la croix en disant avec allégresse : Salut, très précieuse et vivifiante Croix du Seigneur, toi qui chasses les dénions par la puissance de notre Seigneur Jésus-Christ qui fut crucifié sur toi, qui est descendu aux enfers, qui a vaincu la puissance du démon et t’a donnée à nous, croix vénérable, pour repousser tous nos ennemis. O très précieuse et vivifiante Croix du Seigneur, secours-moi, avec notre sainte Souveraine, la Vierge Mère de Dieu, et de tous les saints, dans les siècles des siècles. Amen.

Entre tes mains, Seigneur, je remets mon esprit et mon corps. Bénis-moi, sauve- moi et accorde-moi la vie éternelle.

Prière de saint Joannice

Mon espérance, c’est le Père ; mon refuge, le Fils ; ma protection, le Saint- Esprit ; Trinité sainte, gloire à toi.

Toute mon espérance, je la place en toi, Mère de Dieu. Garde-moi sous ta protection.

Par les prières de nos saints Pères, Seigneur Jésus-Christ notre Dieu, aie pitié de nous. Amen.

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