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21 avril 2010 3 21 /04 /avril /2010 22:23

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Le Christ dit : « Qui vient à moi n'aura plus faim, qui croit en moi n'aura plus soif »... Et le psalmiste dit : « Le pain raffermit le coeur de l'homme » et « le vin réjouit le coeur de l'homme » (103,15). Pour ceux qui croient en lui, le Christ est nourriture et breuvage, pain et vin. Pain qui fortifie et raffermit..., breuvage et vin qui réjouit...  Tout ce qui en nous est fort et solide, joyeux et allègre pour accomplir les commandements de Dieu, supporter la souffrance, exécuter l'obéissance et défendre la justice, tout cela est force de ce pain et joie de ce vin. Bienheureux ceux qui agissent fortement et joyeusement ! Et comme personne ne le peut de lui-même, bienheureux ceux qui désirent avidement pratiquer ce qui est juste et honnête, et être en toutes choses fortifiés et réjouis par celui qui a dit : « Bienheureux ceux qui ont faim et soif de la justice » (Mt 5,6). Si le Christ est le pain et le breuvage qui assurent maintenant la force et la joie des justes, combien plus le sera-t-il au ciel, quand il se donnera aux justes sans mesure ?

Remarquons-le, dans les paroles du Christ..., cette nourriture qui demeure pour la vie éternelle est appelée pain du ciel, vrai pain, pain de Dieu, pain de vie... Pain de Dieu pour le distinguer du pain qui est fait et préparé par le boulanger...; pain de vie, pour le distinguer de ce pain périssable qui n'est pas la vie et ne la donne pas, mais la conserve à peine, difficilement et pour un temps. Celui-là au contraire est la vie, donne la vie, conserve une vie qui ne doit rien à la mort.

 

Baudoin de Ford (?-v. 1190), abbé cistercien
Le Sacrement de l'autel, II, 3 (trad. SC 93, p.255s.)

Extrait de http://www.levangileauquotidien.org/

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11 avril 2010 7 11 /04 /avril /2010 22:19

 forte.jpg« Pourquoi faut-il se confesser ? Pourquoi faut-il aller dire ses péchés à un prêtre et pourquoi ne peut-on pas le faire directement avec Dieu ? Le péché existe-t-il vraiment ou est-ce une invention des prêtres pour que nous restions sages ? s’interroge Mgr Forte.
A cette dernière question l’archevêque italien répond de manière catégorique : « Le péché existe, et il est non seulement mal, mais il fait mal ».
Mgr Forte invite à considérer le monde avec ses « violences, guerres, injustices, abus de pouvoir, égoïsmes, jalousies, vengeances ».
« Qui croit en l’amour de Dieu comprend que le péché est un amour replié sur soi, l’ingratitude de qui répond à l’amour par l’indifférence et le refus », un refus qui produit de véritables « structures de péché », telles que l’injustice sociale ou la faim dans le monde.

Mgr Forte insiste : «Précisément pour cette raison, il ne faut pas hésiter à souligner combien la tragédie du péché est grande et combien la perte du sens du péché affaiblit le cœur face au spectacle du mal et aux séductions de Satan, l’Adversaire qui cherche à nous séparer de Dieu».

L’expérience du pardon
Mgr Forte est convaincu que « le bien existe et est plus grand que le mal ». Ce qui lui fait penser cela est « l’expérience de la miséricorde de Dieu » qu’il fait lui-même et qu’il voit « resplendir chez tant de personnes humbles ».
L’archevêque italien explique que chaque fois que l’on se confesse « la joie naît du fait de se sentir aimé de façon nouvelle par Dieu ».
La confession n’est pas se sentir léger après avoir « vider son sac », explique-t-il, mais « la paix de se sentir bien ‘au-dedans’, d’avoir le cœur touché par un amour qui guérit, qui vient d’en haut et nous transforme ».

« Demander le pardon avec conviction, le recevoir avec reconnaissance et le donner avec générosité est source d’une paix inestimable : il est donc juste et beau de se confesser », affirme-t-il.

Pourquoi se confesser à un prêtre ?
Mgr Forte explique que « c’est Dieu lui-même » qui nous fait comprendre qu’il est nécessaire de confesser ses péchés devant un prêtre. « En choisissant d’envoyer Son Fils dans notre chair, il montre vouloir nous rencontrer à travers un contact direct qui passe par les signes et les langages de notre condition humaine », écrit-il.
« De même qu’Il est sorti de lui-même par amour pour nous et est venu nous ‘toucher’ par sa chair, nous sommes nous aussi appelés à sortir de nous-mêmes par amour pour Lui et à aller humblement et dans la foi vers celui qui peut nous donner le pardon en Son nom, par la parole et le geste ».
« Seule l’absolution des péchés donnée par le prêtre dans le sacrement peut nous transmettre la certitude intérieure d’être vraiment pardonné et accueilli dans les cieux, car le Christ a confié au ministère de l’Eglise le pouvoir de lier et délier, d’exclure et d’admettre dans la communauté de l’alliance », poursuit-il.
Mgr Forte explique qu’il y a une grande différence entre se confesser à un prêtre et se confesser « dans le secret de notre cœur ».
« Seul, tu ne sauras jamais vraiment si c’est la grâce de Dieu qui t’a touché ou ton émotion, si tu t’es pardonné toi-même ou si c’est Lui qui t’a pardonné à travers le chemin que Lui a choisi », affirme-t-il.
« Pardonné par celui que le Seigneur a choisi et envoyé comme ministre du pardon, tu pourras faire l’expérience de la liberté que seul Dieu donne et tu comprendras pourquoi se confesser est source de paix », ajoute Mgr Forte.

« Approche-toi de la confession avec un coeur humble et contrit et vit la avec foi: elle changera ta vie et donnera paix à ton cœur », affirme-t-il.

« Alors tes yeux s’ouvriront pour reconnaître les signes de la beauté de Dieu présents dans la création et dans l’histoire et de ton âme jaillira le chant de louange » conclut-il.

 

Monseigneur B. Forte, nommé archevêque en 2004, est reconnu comme l’un des grands théologiens italiens, estimé tant du Pape Jean-Paul II (il a prêché les exercices spirituels de Carême de la curie romaine en 2004), que du Pape Benoît XVI.

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8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 22:45

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Frères, réalisons ce qu'ont été les apparitions du Christ à ses disciples après sa résurrection. Elles ont d'autant plus d'importance qu'elles nous montrent qu'une communion de ce genre avec le Christ reste encore possible ; c'est ce genre de contact avec le Christ qui nous est donné actuellement. Dans cette période de quarante jours qui suivit la résurrection, Jésus a inauguré sa nouvelle relation avec l'Église, sa relation actuelle avec nous, le genre de présence qu'il a voulu manifester comme assurée.


      Après sa résurrection, comment le Christ était-il présent à son Église ? Il allait et venait librement ; rien ne s'opposait à sa venue, pas même les portes fermées. Mais lui présent, ses disciples ne réalisaient pas d'évidence qu'il était là... Les disciples d'Emmaüs n'eurent conscience de sa présence qu'après coup, en se rappelant quelle influence il avait exercée sur eux : « Notre coeur n'était-il pas brûlant ? »...

      Remarquons bien à quel moment leurs yeux s'ouvrirent...: à la fraction du pain. Telle est en effet la disposition actuelle de l'évangile. Si on reçoit la grâce de saisir la présence du Christ, on ne le reconnaît que plus tard ; ce n'est plus désormais que par la foi qu'on saisit sa présence. A la place de sa présence sensible, il laisse le mémorial de sa rédemption ; il se rend présent dans le sacrement. Quand s'est-il manifesté ? Lorsque, pour ainsi dire, il fait passer les siens d'une vision sans vraie connaissance à une authentique connaissance dans l'invisible de la foi.

 

Cardinal John Henry Newman (1801-1890), prêtre, fondateur de communauté religieuse, théologien
PPS 6, 10

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