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26 novembre 2006 7 26 /11 /novembre /2006 19:59

La génération qui porte l'avenir comprendra-t-elle ce qui est en jeu ?

Reconnaîtra-t-elle que nous entamons un âge nouveau et qu'après des siècles d'obscurité l'aube commence à poindre ?

Aura-t-elle le courage de laisser s'écrouler les temples où étaient vénérés les faux dieux qui obligeaient à voir dans le pouvoir une valeur plus grande que dans la maturité des âmes ?

Au moment où l'Être essentiel divin de toutes les choses devient une expérience intérieure, aura-t-elle le courage de lui accorder plus de confiance qu'à certaines façons de proclamer la vérité qu'elle ne comprend plus ?

Comprendra-t-elle qu'il ne s'agit pas seulement de libérer l'homme du dehors vers le divin, mais de libérer le divin dans l'homme ?

Saisira-t-elle que celui-ci est prisonnier du monde parce qu'il ne délivre pas Dieu en lui ?

Quelles que soient les puissances de destruction qui avancent aujourd'hui vers nous : bouleversements sociaux, effondrements économiques, destruction atomique de la terre, inaccessible à toutes les catastrophes l'ÊTRE divin attend d'être découvert en chaque homme comme son noyau indestructible.

Chaque fois qu'un homme s'éveille à l'Être essentiel et s'engage sur la voie, le germe de l'ÊTRE divin qui naît en une personne arrivée à sa maturité éclaire et transforme toute chose autour de lui et aucun désastre ne peut éteindre sa lumière.

Si s'accomplit, même chez un petit nombre, ce tournant authentique vers l'ère nouvelle, la redécouverte de l'Esprit Saint commencera. Lui ouvrir la porte en nous et dans le monde signifie : vivre la vie initiatique.

Méditer pourquoi et comment
vers la vie initiatique
Karlfried Von Dürckheim

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22 novembre 2006 3 22 /11 /novembre /2006 00:11

Dieu notre Père,
Conduis ton Eglise
Que dans ce monde,
Elle vive de plus en plus
dans la sainteté,
Dans l'unité,
Et dans l'amour.
Par Jésus le Christ, ton Fils
Et dans l'Esprit Saint.
Amen!

Saint Grégoire de Tours

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18 novembre 2006 6 18 /11 /novembre /2006 13:07

« C'est se condamner à ne comprendre rien aux hommes ni aux événements du Moyen Âge, a écrit Daniel Rops, que perdre de vue un seul instant que tout et tous n'existaient qu'en fonction de la foi chrétienne. Elle est la pierre angulaire de l'édifice. La religion s'impose aux esprits comme un absolu que nul ne discute. D'indifférence on ne voit trace; d'athéisme, moins encore. Du plus humble au plus grand, une société entière croit. »

Puissance, paix, calme infini. Du fond des âges, l'intérieur des églises romanes nous restitue ces richesses. Qu'un simple assemblage de pierres puisse en quelques secondes agir aussi invinciblement, voilà un prodige que rien n'explique si l'on s'en tient à la superficielle raison raisonnante, si l'on se refuse d'entrevoir ce qui semblait tout naturel aux chrétiens du Moyen Âge : que le visible et l'invisible jamais ne sont séparés, que le monde perceptible à nos sens n'est que représentation et symbole d'une autre réalité.


Au Portail des Orfèvres (de la cathédrale de Saint Jacques de Compostelle) est représentée la création d'Adam. Simplement deux personnages : Dieu et le premier homme. Debout côte à côte, semblables de forme, égaux en hauteur et en largeur. Le créateur a posé une main sur le cour d'Adam, l'autre sur son épaule; le geste est infiniment tendre.

Consentez à regarder ces figures un peu plus de deux minutes et vous commencerez à voir; vous distinguerez ce frémissement à peine perceptible - quelle habileté, et il s'agit d'une sculpture romane! - de tout le corps d'Adam, surtout vers le haut; le premier homme s'éveille à la vie, il vient d'ouvrir les yeux; mais ces yeux sont encore sans regard, ou plutôt le regard est encore intérieur, tourné vers cette vie mystérieusement naissante, vers ce coeur qui commence à battre sous la main de Dieu.

Quant au visage du Créateur, quelle gravité, quelle douceur! Quelle sollicitude maternelle! Les yeux, grands ouverts, bien tournés vers l'extérieur, ceux-ci pourtant ne fixent rien; rien du moins que nous puissions voir. L'oeil de Dieu créateur ne peut regarder qu'une Immensité qui nous échappe et qui est Lui-même.

Je trouve que cette scène si simple à deux personnages nous fait éprouver mieux que n'importe quel discours théologique que c'est de Lui-même, préexistant à tout, que Dieu a tiré l'homme, par amour, et l'a fait à Son image.

Georges Blond
L'homme ce pélerin
 

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