Vous trouverez ici des textes extraits de mes écoutes et lectures "spirituelles". Si un mot, une phrase, une
pensée, touche votre coeur c'est que Dieu vous a fait signe par les mots de ceux qu'Il inspire.
Ils aiguisent leur langue comme un serpent : ils ont sous leurs lèvres un venin d'aspic.
Psaume 140
Seigneur, délivre-moi des hommes méchants, préserve-moi des hommes violents,
Qui méditent de mauvais desseins dans leur cœur, qui sont toujours prêts à faire la guerre...
Que ma prière s'élève comme l'encens devant Toi, et l'élévation de mes mains comme le sacrifice vespéral. Seigneur, je crie vers Toi, exauce-moi, entends la voix de ma supplique quand je crie vers Toi.
Que ma prière s'élève comme l'encens devant Toi, et l'élévation de mes mains comme le sacrifice vespéral.
Mets, Seigneur, une garde à ma bouche, veille sur la porte de mes lèvres.
Ne laisse pas dévier mon cœur à des paroles malicieuses pour chercher des excuses aux œuvres d'iniquité.
Antienne
Or, le traître leur avait donné ce signe : Celui à qui je donnerai un baiser, c'est Lui, saisissez-Le.
Magnificat
Mon âme magnifie le Seigneur et mon esprit est ravi de joie en Dieu mon sauveur.
Parce qu'Il a regardé l'humilité de sa servante, voici que désormais toutes les générations m'appelleront bienheureuse.
Car Il a fait en moi de grandes choses, Celui qui est puissant, et son nom est saint.
Et sa miséricorde s'étend d'âge en âge
sur ceux qui le craignent.
Il a déployé la force de son bras,
Il a dispersé ceux qui avaient dans le cœur des pensées orgueilleuses.
Il a déposé les puissants de leur trône
et II a élevé les petits.
Il a rassasié de biens les affamés,
et Il a renvoyé les riches les mains vides.
Il a pris sous sa protection Israël son serviteur,
se ressouvenant de sa miséricorde.
Selon la parole qu'Il avait donnée à nos pères,
à Abraham et à sa race pour toujours.
2ième Nocturne du Vendredi Saint (anticipée au jeudi soir)
Homélie de saint Augustin, évêque d'Hippone.
La première femme fut formée du côté de l'homme endormi et fut appelée vie et mère des vivants.
Le second Adam, ayant incliné la tête, S'endormit sur la croix afin que de son sommeil, fût formée par Lui l'épouse qui s'épanche du côté de l'Endormi. O mort d'où les morts reviennent à la vie ! Quoi de plus pur que ce Sang, quoi de plus salutaire que cette blessure !
Le Sang du Christ est salut pour qui en veut, tourment pour qui n'en veut pas. Pourquoi hésites-tu, toi qui ne veux pas mourir, à être libéré plus tôt de la seconde mort ? Tu seras libéré de celle-ci, si tu veux porter ta croix et suivre le Seigneur, Lui qui porta la sienne et chercha le serviteur.
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Voici des extraits de la semaine sainte à Béthanie pour vous permettre de suivre les différents temps de la Passion et de la Résurrection de NS Jésus-Christ dans le rite orthodoxe occidental restauré par Mgr Jean de Saint-Denis (Eugraph Kovalesky)
Nocturnes anticipées du Jeudi Saint
1ère Nocturne
Antienne
Les rois de la terre se soulèvent, et les princes se liguent avec eux. /Contre le Seigneur et contre son Christ.
Psaume 2
Pourquoi ce tumulte parmi les nations / Ces vaines pensées parmi les peuples ?
Pourquoi les rois de la terre se soulèvent-ils, - et les princes se liguent-ils avec eux / Contre le Seigneur et contre son Christ.
Brisons leurs liens / Délivrons-nous de leurs chaînes.
Celui qui siège dans les cieux, rit / Le Seigneur se moque d’eux...
À côté du lecteur qui psalmodie les versets, un préchantre chante les lettres hébraïques (Aleph, Beth...).
ALEPH
Comment est-elle assise solitaire, la cité populeuse, Elle est devenue comme une veuve, celle qui était grande parmi les nations, La reine des provinces a été rendue tributaire.
BETH
Elle pleure amèrement durant la nuit, et les larmes couvrent ses joues. De tous ses amants, pas un ne la console, tous ses compagnons l’ont trahie, ils sont devenus ses ennemis.
GHIMEL
Juda s’en est allé en exil, misérable et condamné à un rude travail; il habite chez les nations sans trouver de repos ; ses persécuteurs l’on atteint dans d’étroits défilés.
DALETH
Les chemins de Sion sont dans le deuil, parce que nul ne vient plus à ses fêtes ; toutes ses portes sont en ruine : ses prêtres gémissent. Ses vierges se désolent, et elle-même est dans l’amertume.
HE
Ses oppresseurs ont le dessus, ses ennemis prospèrent car le Seigneur l’a affligée à cause de la multitude de ses offenses ; ses petits enfants s’en sont allés captifs devant l’oppresseur.
HETH
Jérusalem a multiplié ses péchés ; c’est pourquoi elle est devenue une chose souillée ; tous ceux qui l’honoraient la méprisent, car ils ont vu sa nudité ; elle-même gémit et détourne la tête.
TETH
Sa souillure apparaît sous les pans de sa robe ; elle ne songeait pas à sa fin, et elle est tombée d’une manière étrange, et nul ne la console. « Vois, Seigneur, ma misère, car l’ennemi triomphe ».
JOD
L’oppresseur a étendu la main sur tous ses trésors ; car elle a vu les nations entrer dans son sanctuaire, les nations au sujet desquelles Tu avais dit : « Elles n’entreront pas dans ton assemblée ».
CAPH
Tout son peuple gémit, ils cherchent du pain ; ils donnent leurs joyaux pour des aliments qui leur rendent la vie. « Vois, Seigneur, regarde l’abjection où je suis tombée ».
LAMED
Seriez-vous insensibles, vous tous qui passez par le chemin ? Regardez et voyez s’il y a une douleur comme qui m’accable. Moi que le Seigneur a frappée au jour de son ardente colère.
NUN
Sa main a lié le joug de mes iniquités ; unies en faisceau, elles pèsent sur mon cou ; il a fait chanceler ma force. Le Seigneur m’a livrée à des mains auxquelles je ne puis résister. Jérusalem...
Jérusalem, Jérusalem, convertis-toi au Seigneur ton Dieu !
C’est aujourd’hui que notre Seigneur Jésus-Christ a été livré pour nous. « Alors, dit l’Évangile, Judas s’en alla », non pas à l’invitation des prêtres, mais de son propre gré. Et il leur dit : « Que voulez-vous me donner et je vous Le livrerai ? »
Ô audace de cette parole coupable ! Est-ce pour cela que le Maître t’enseignait d’avoir à mépriser les richesses ?
Ô cruauté, dis-nous donc quel est le motif de cette trahison ? Peut-être est-ce parce qu’Il te donna le pouvoir sur les démons, parce qu’Il te donna de soulager les malades, parce qu’Il t’apprit à ressusciter les morts ? Ô parole d’orgueil absolu. Tu Le trahis, Celui qui tient tout dans l’existence, Celui qui commande aux démons auquel les flots obéissent, auquel sont soumises toutes les puissances.
Pendant que Judas s’occupe de sa trahison, les disciples disent : « Où veux-Tu que nous préparions la Pâque ? ». Considérez les disciples, considérez le disciple : ceux-là, affairés dans la préparation, celui-ci trafiquant du sang du Seigneur. Et tandis que les disciples préparaient cette Pâque qui était celle des Juifs, le Christ instituait la nôtre. « et Il dit : Ceci est Mon Corps qui sera livré pour vous ; ceci est Mon Sang qui sera versé pour un grand nombre ». Ô bonté infinie du Christ. Ô folie et fureur de Judas. Lui, il jouait à l’ami pour Le vendre ; le Christ lui offrait le Sang qu’il avait déjà vendu, pour qu’il obtienne rémission de ses fautes, s’il le voulait. Car Judas était présent ; il eut le privilège de communier au repas, et le Christ lui lava les pieds comme aux autres disciples en sorte qu’il ne lui restait aucune excuse.
Mais déjà, il est temps que nous participions nous-mêmes au redoutable festin. Approchez-en avec la révérence qu’il exige et la vigilance qu’il requiert. Que nul autre Judas n’y apparaisse, que nul ne s’approche professant de bouche ce que son cœur contredit. Que l’esprit soit pur, que la pensée soit pure ; car le repas est pur.
Notre Seigneur a consacré aujourd’hui le sacrement de son corps qu’Il allait enlever à nos regards et porter aux cieux ; afin que la victime éternelle vive dans notre mémoire et qu’Il nous reste toujours présent dans la grâce. Quand donc tu montes à l’autel saint, regarde avec foi le corps et le sang sacrés de ton Dieu, étonne-toi de l’honneur qui t’est fait ; appréhende-Le par l’esprit ; reçois-Le dans la main de ton cœur, et prends-Le par le goût intérieur.
Ils se rassemblent contre la vie du juste, ils condamnent le sang innocent, mais le Seigneur est ma retraite.
Psaume 94
Dieu des vengeances, Seigneur /Dieu des vengeances parait
Lèves-Toi, Juge de la terre / Rends aux superbes selon leurs œuvres.
Strophe
L’infinie Sagesse de Dieu, créatrice de l’univers et source de vie, S’est fait un temple corporel des entrailles d’une Mère qui ne connut point d’homme et Il S’est couvert de gloire éclatante, le Christ notre Dieu....
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Tout commence par un nigoun de la communauté hassidique de Sadigora en Ukraine, dont nombre de ses membres émigrent en Israël à la fin du XIXe siècle, avec, dans leurs bagages, l’entêtante mélodie.
Quant aux paroles, les versions divergent. Avraham Idelsohn, chantre et musicologue lituanien né en 1882, revendique la paternité du texte. Il s’intéresse au morceau dans le cadre de son audacieux recueil des airs classiques juifs : « Ayant eu besoin d’une mélodie populaire pour mon chœur de Jérusalem, j’ai choisi cet air sur lequel j’ai composé un texte vers 1915. En quelques semaines, tout le pays s’est mis à le chanter ! ».
Idelsohn s’est basé sur le psaume CXVIII, 24 : « Ce jour, consacrons-le par notre joie et notre allégresse » (« … Naguila venismecha bo »).
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