3 janvier 2010
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« Ramasse ton esprit, introduis-le — mais oui, ton esprit ! — dans tes narines; c'est par là que le souffle arrive au cœur. Pousse-le, contrains-le d'y descendre avec l'air inspiré...
Accoutume ton esprit à ne pas se hâter d'en sortir. Dans les débuts il n'aura pas trop de zèle, c'est peu dire, pour cette réclusion et cette constriction intérieures. Mais, l'habitude prise, il ne goûtera pas le moindre agrément à vaguer au dehors » (Nicéphore l'hésychaste, vers 1250).
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23 décembre 2009
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À tous, [...] répétons : Dieu vient Et dans notre voix passe, en ce moment, quelque chose de nouveau.
Une telle affirmation, à chaque minute au long de l'année nous pouvons la faire nôtre. Mais voici que nous sommes tous saisis, interpellés par la proximité de Noël, voici que nous prenons une conscience plus vive de la descente de Dieu au sein de la destinée humaine.
Si le grand écrivain et romancier Julien Green a pu dire d'une assemblée eucharistique : « Tout le monde croyait... mais personne ne criait d'étonnement, de bonheur ou d'effroi », en ce temps de l'Avent nous ne pouvons pas ne pas crier aux autres, sans effroi, et avec plus que de l'étonnement, avec l'émerveillement d'un bonheur tout neuf: Dieu vient.
Dieu vient parce que Dieu commence toujours.
Dans chacune de nos vies, l'initiative lui appartient [...]. Le Seigneur « se tient à la porte et il frappe » (cf. Ap 3,20).
Plutôt que de le chercher, il nous est demandé de le trouver, c'est-à-dire d'ouvrir cette porte qui sépare le visible de l'invisible, pour identifier alors Jésus comme le Maître de la vie, pour l'identifier ou, plus exactement, le reconnaître. Le Père Carré
« Demeurez en ma Parole » (Cerf 1980, p. 15-16)
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21 décembre 2009
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Comme le dit un terrible verset de l'Apocalypse, les hommes passent pour vivants (cf. Ap 3, 1), ils ont l'air éveillés, ils parlent, ils travaillent, ils font grand bruit. Mais en fait ils dorment.
Or ils n'ont plus le droit de dormir. Hier, avant-hier, peut-être avaient-ils des excuses. Maintenant il leur faut ouvrir les yeux, s'arracher aux rêves, bons ou mauvais. « La nuit est bientôt finie, explique saint Paul, le jour est tout proche. » Debout ! Voici le jour de Dieu, la lumière de Dieu. Car Dieu vient.
Des excuses ? Oui, ils se donnent des excuses. Certains mettent en avant (comme tout le monde peut le faire) l'accaparement des soucis, l'usure des tâches quotidiennes, l'engrenage où l'on se trouve pris du matin au soir, l'impossibilité de penser à l'essentiel.
D'autres s'abritent derrière cette existence bousculée, mais ce n'est qu'un alibi. Nous l'avons déjà remarqué, ils sont attachés à ce qui les distrait de Dieu, ils n'ont pas envie de voir le jour se lever, ils tiennent à leurs ténèbres, c'est-à-dire à leur tranquillité, à leurs petits bonheurs égoïstes.
Le père Carré
« Demeurez en ma Parole » (Cerf 1980, p. 14-15)
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