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26 janvier 2008 6 26 /01 /janvier /2008 11:09

Le premier ou le deuxième dimanche du mois de janvier, c’est l’Epiphanie et la tradition veut que l'on partage une galette des rois dans laquelle est cachée une fève

Avec l'Epiphanie (du grec phainô, «paraître, être évident»), les chrétiens célèbrent la manifestation du Christ devant les païens (les « Rois » mages), devant Israël (lors de son baptême au Jourdain) et devant ses disciples (aux noces de Cana). Il s'agissait, à l'origine, d'une fête païenne, « les saturnales », au cours de laquelle les soldats dégustaient un gâteau rond et doré comme le soleil, en l'honneur lu dieu Saturne. Ils tiraient au sort un esclave ou un condamné à mort qui devenait « roi », avant d'être exécuté, aussitôt la fête terminée.

La galette symbolise ainsi le retour de la lumière au cœur de l'hiver. Sa texture feuilletée rappelle les pages d'un livre à ouvrir et à parcourir. Pour rappeler les mages qui avaient apporté des présents, l’Epiphanie s'est toujours caractérisée par un geste de générosité. Il fut un temps où des écoliers pauvres étaient invités à déjeuner, et celui qui trouvait la fève recevait une bourse d'étude offerte par tous les convives. En Provence, on mange une brioche au sucre dans laquelle on incorpore un petit santon. Le plus souvent, on mange des galettes à la frangipane à base d'amande dont l'origine viendrait d'un parfumeur italien, Frangipani, qui aurait inventé à Paris, au XVIIe siècle, un parfum à base d'amandes amères.

Stéphanie Schwartzbrod

« Saveurs sacrées ».

Galette à la frangipane

Ingrédients :

• 2 disques de pâte feuilletée pur beurre,

• 100 g d'amandes en poudre

• 100 g de beurre ramolli,

• 80 g de sucre, • 20 g de farine,

• 1 œuf +1 jaune d'œuf,

• 2 cuil. à soupe de rhum,

• 1 cuil. à soupe de sucre glace,

• 1 cuil. à soupe de lait.

Dans un saladier, mélangez la poudre d'amandes I et le sucre. Ajoutez, en travaillant le tout à l'aide d'une fourchette, le beurre, l'œuf, le rhum et, au dernier moment, la farine. Étalez le premier disque de pâte feuilletée, étalez la frangipane, recouvrez avec le deuxième disque de pâte en collant les bords. Dans un bol, mélangez le jaune d'œuf avec le lait et le sucre glace, puis badigeonnez au pinceau le dessus de la galette. Avec une fourchette, faites des dessins. Mettez à cuire dans un four préchauffé (th 5-6) durant 35 mn.

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20 janvier 2008 7 20 /01 /janvier /2008 21:19

Sur quelles règles communes pourrait commencer notre dialogue des civilisations ?

Il existe une règle qui, si elle n'est pas au centre de tous les enseignements religieux, s'y retrouve pourtant C'est la règle d'or que Kant a placée au cœur de son éthique quand il a écrit : « Fais que la maxime de ton acte soit universalisable » et : « En chacun de tes actes considère autrui comme une fin et jamais comme un moyen. »

Cette règle d'or pourrait devenir la base de notre dialogue de frères enfin humains.

Ainsi, l'hindouisme brahmanique dit :

On ne doit pas se comporter envers les autres d'une manière qui nous répugne nous-même. Ceci est le cœur de toute morale. Tout le reste résulte d'une avidité intéressée.

Épopée du Mahâbharata, 114, 8, vers 400 avant J.-C.

Le confucianisme dit :

Voici certainement la maxime d'amour : ne pas faire aux autres ce que l'on ne veut pas qu'ils nous fassent.

Confucius, Analectes, 15,23.

Le bouddhisme dit :

Ne blesse pas les autres avec ce qui te fait souffrir toi-même.

Bouddha, SuttaPitaka, Udanavagga, 5,18.
 
Le judaïsme dit :

Ce que tu tiens pour haïssable, ne le fais pas à ton prochain. C'est là toute la Loi, le reste n'est que commentaire.

Hillel, Talmud, shabbat, 31-A.

Le christianisme dit :

Ainsi, tout ce que vous désirez que les autres fassent pour vous, faites-le de même pour eux : voilà la Loi et les Prophètes.

Jésus, Évangile selon saint Matthieu, VII, 12.

L'islam dit :

Nul de vous n'est un croyant s'il ne désire pour son frère ce qu'il désire pour lui-même.

Muhammad, 13e des 40 Hadiths de Nawawi.


Pourquoi nous sommes chrétiens
Didier Long
Le cherche midi

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9 janvier 2008 3 09 /01 /janvier /2008 21:13

Avant sa naissance, dit le Tamud, l'homme est un pur esprit et sait tout ; mais au moment où il voit le jour, un ange lui met un doigt sur le bouche et il oublie la Torah.

La petite rigole que nous avons entre le nez et la bouche est la trace du doigt que l'ange posa sur notre lèvre de nourrisson pour que nous taisions les secrets divins - et qui nous les fit oublier ...

Alix de Saint-André
Archives des anges

Talmud : Nida (16 a, par. 30 b)
Traité nida du Talmud de Babylone: traite des règles de pureté, en particulier féminines mais aussi de la filiation.

Le Talmud traité de Nida nous dit que le fœtus dans le ventre de sa mère a une lumière sur la tête. Grâce à cette lumière, il peut voir du début jusqu'à la fin du monde, et toute la Torah lui est enseignée. Au moment de la naissance, vient un ange qui fait oublier au bébé toute la Torah. Plusieurs questions se posent sur cette approche du texte talmudique :
- Pourquoi le fœtus a-t-il ce privilège d'avoir cette lumière qu'un adulte n'a pas en général ?
- Comment un fœtus peut-il apprendre toute la Torah ?
- Pourquoi fait-on oublier la Torah au bébé lors de sa naissance ?

Pour répondre à ces questions, il faut tout d'abord savoir que dans la tradition des cabalistes juifs, l'âme d'un juif est une parcelle de lumière divine, et que la Torah est également la lumière divine. Donc, l'âme de chaque juif est assimilée à la connaissance de la Torah. Le seul problème est qu'il n'y a pas de communication entre l'âme et le corps car autour de l'âme il y a une enveloppe appelée «ange du mal» ou encore « l'autre côté » qui se trouve dans chaque individu. Mais le Talmud traité Bera'hot nous enseigne que l'ange du mal ne pénètre l'individu qu'à la naissance et non pas au moment de la conception. Par ailleurs, les cabalistes nous enseignent que chez le fœtus, l'âme est essentiellement au-dessus de sa tête et non pas dans le corps. Grâce à cela, on comprend le Talmud traité Nida : que chez le fœtus l'âme peut communiquer avec le corps puisque « l'ange du mal » n'est pas présent autour de l'âme, et que la lumière qui permet de voir du début jusqu'à la fin du monde c'est l'âme du fœtus qui est une partie de la lumière divine. Cette même lumière est la connaissance de la Torah. Dès qu'il reçoit son âme (au moment de la conception), il aurait accès à la Torah, et au moment de la naissance, « l'ange du mal » rentre dans l'enfant, et c'est pour cela qu'il oublie la Torah.

Alors, voilà donc notre travail : Si pendant sa vie, un homme arrive à changer l'ange du mal en ange du bien, son âme lui permettra de voir du début du monde jusqu'à la fin, et également de connaître toute la Torah. Comme le signale le Midrash, de façon symbolique, ce fut le cas d'Abraham, qui connaissait la Torah sans que personne ne lui ait enseigné. Ce fut aussi le cas du peuple d'Israël lorsqu'il arriva devant le Mont Sinaï, et s'il n'avait pas fait la faute du veau d'or il serait resté ainsi. Ce fut le cas de Rabbi Meir, à propos duquel le Talmud traité Erouvine nous dit que le nom Meir n'est pas son nom original, mais le nom qui lui a été donné pas les rabbis de sa génération car il a éclairé le peuple d'Israël par sa Torah.

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