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13 décembre 2005 2 13 /12 /décembre /2005 00:00

Voici Noël qui vient détricoter patiemment le lourd manteau des ténèbres.

Voici Noël qui secrètement mûrit au ventre de l'humain le fruit de la Promesse.

Voici l'enfant de la Divine Espérance qui déjà tend les bras vers le berceau béant de toutes nos blessures.

Frêle lueur de Noël qui pointe à l'horizon de tant de déchirures.

Feu vacillant de Noël qui déjà engage l'ardent combat au gué des nuits obscures.
Noël, Dieu se fait vulnérable et vient naître sur la paille de nos fragilités.

Noël, Dieu s'immisce dans le précaire de nos vies pour, tendrement, mieux être « Notre Père ».
Oui, le voilà ce Dieu qui vient et qui ose se cogner le front à toutes nos portes closes.

Il est là, sur le seuil, il attend patiemment que l'Avent lui déverrouille enfin notre secret désir.

Bienheureux temps de l'attente, de la vacuité, du silence, de la sainte patience où Dieu peut tout, si nous le laissons faire.

Bienheureuse page blanche de l'Avent où notre vie en gestation s'ouvre soudain au Divin Possible, si nous le laissons naître !

Bienheureuse marche à l'étoile vers la nativité d'un Dieu qui, en devenant homme, nous ouvre à notre humanité.

Noël, voie enfin offerte à l'homme pour qu'il fasse de sa vie rien moins qu'une oeuvre d'art !

Noël, et voici qu'un enfant nous invite à devenir icône, trace, Sainte Face, visage enfin envisagé de l'Eternel au coeur du temps bouleversé des hommes !

Noël, et voici que le Très-Haut, à travers nous, se donne des mains, un coeur, un cri, un sourire, pour, au plus bas, au plus proche, apaiser un peu de la douleur du monde !

Il faut donc marcher pas à pas, résolument, fermement, doucement vers l'aube nouvelle et apaisée de la Nativité, non comme on se rendrait à une commémoration du souvenir mais comme on va, confiant et joyeux, vers son avenir !

Dieu n'est jamais moins Dieu que coincé dans les ornières des pieuses nostalgies : il n'est pas né d'hier, mais de demain.

Oui, cet enfant nu, blotti dans les bras de Marie réjouie, roule déjà la pierre des tombeaux de notre humaine - si humaine ! - condition.

Oui, déjà la sainte crèche brille des premiers éclats du grand brasier de Pâques.

Un tout-petit vient, d'en haut, nous murmurer, au plus bas, au plus près, le grand secret de l'Évangile : ton passé n'est pas encore écrit !

Dieu, en toi, reste à naître...

Lui, le Vulnérable, le Tout-proche, vient miséricordieusement, par sa première respiration de nouveau-né, te donner Souffle...

Alors, n'attends plus : sèche tes larmes, prépare ton coeur, habille-toi l'âme pour l'accueillir.

Laisse mûrir en toi le fruit savoureux de Noël...

Bertrand Révillon
Panorama N°416 décembre 2005

http://boutique.bayardweb.com/article/index.jsp?docId=49806

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12 décembre 2005 1 12 /12 /décembre /2005 00:00

.....On dit aussi que c’est une goutte du sang du Christ qui lors de la crucifixion tomba sur une fleur qui devint rouge

Des coquelicots présentent une croix noire que des traditions populaires rapportent à cette légende.

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11 décembre 2005 7 11 /12 /décembre /2005 00:00

Il y a très longtemps au commencement des temps, de petits oiseaux gris emplis d'amour, de compassion et tout plein de tendresse pour les êtres humains dont ils s'approchaient. volontiers sans aucune crainte.

Un jour, l'un de ces petits oiseaux, voyant un homme souffrir sur une croix, vola autour de lui pour le réconforter. De ses ailes il essuya les larmes du Christ ; de son bec il arracha les épines qui lui blessaient la tête, lorsqu'une goutte de sang tomba sur sa gorge, colorant à jamais son humble plumage.

C'était en fait le sang du Christ.Alors le petit oiseau devint rouge et gris et se nomma désormais Rouge Gorge et s'approcha chaque jour davantage des humains afin de leur rappeler le martyr de Jésus.....

De Jésus qui priait au jardin des Pardons, un petit oiseau s'approcha. Haut sur pattes fines comme aiguilles, la plume brunette un peu olive, l'œil rond comme un cassis, il s'en venait frisant le sol, sautillant et parfois s'arrêtant pour faire une révérence. Une brise lui avait dit que cet Homme-là était le cœur fait homme. Que voulait-il bien, ce petit passereau du monde ? Il désirait visiter le cœur du Fils. Alors souriant, Jésus lui ouvrit son cœur, et le petit oiseau entra dans la cage des côtes : il y fut pris d'amour, et battit des ailes au rythme des pulsations divines. En souvenir de cette visite, Jésus lui empreignit la lumière de son sang sur la poitrine. Désormais, l'oiseau était baptisé rougegorge.
Chaque jour, un rougegorge témoigne discrètement de cette sorte de légende sur la branche du temps.
Qu'il en tire profit, celui qui a des oreilles pour entendre.

Henri Pichette, Les Ditelis du rougegorge, Gallimard, 2005

http://www.oiseaux.net/dossiers/yves.thonnerieux/rougegorge.html

 

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