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9 mars 2018 5 09 /03 /mars /2018 23:51
Henri Le Saux

Swamiji, un voyage intérieur
Un film de Patrice Chagnard

Sous la forme de récit autobiographique, combinant les textes d'Henri Le Saux, souvent d'une grande beauté, et le souvenir de ses proches, l'itinéraire de ce moine bénédictin converti à l'hindouisme. Parti en Inde en 1948 pour y fonder un ashram, lieu de dialogue et de confrontation de la mystique chrétienne et des différentes traditions spirituelles de l'Inde, il choisit de se retirer dans la solitude, aux sources du Gange, dans l'Himalaya, et de mener là, jusqu'à sa mort, en 1973, l'existence d'un moine errant hindou, d'un sadou.

Une figure spirituelle

La trajectoire spirituelle d’Henri Le Saux (1910-1973) est exceptionnelle. Comme un signe précurseur, elle incarne une évolution majeure de l’Église catholique, trente ans avant que celle-ci en prenne conscience au concile Vatican II.

En Inde pendant 25 ans (1948-1973), le moine formé à l’abbaye bénédictine de Kergonan, en Bretagne, a vécu le dialogue interreligieux et l’inculturation avec une intensité stupéfiante. Henri naît dans une famille où l’on croit possible l’aventure : on y compte des marins pêcheurs et un missionnaire.

Très jeune, il désire être prêtre. À 17 ans, il écrit : «Ce qui m’a attiré [au monastère], c’est l’appel de trouver Dieu, plus près que nulle part ailleurs.»Moine, puis prêtre, il est passionné de liturgie mais aussi de prière personnelle. Il est bibliothécaire, cérémoniaire, il enseigne l’histoire de l’Église.

Dès 1934, à 24 ans, il est attiré par l’Inde et veut y implanter la vie monastique. Il s’y rend seulement en 1948, suite à un échange de lettres avec un pionnier qui l’a précédé, le père Jules Monchanin, prêtre du diocèse de Lyon. Enthousiastes, les deux hommes s’établissent au sud de l’Inde. Ils adoptent le régime végétarien et l’habit couleur safran des ascètes hindous, lisent les textes et fréquentent des spirituels. Peu à peu, Le Saux vit un retournement : «J’étais venu pour te faire connaître à eux, mais c’est eux qui m’ont appris à Te connaître.» Monchanin constate : «Je suis resté trop grec. Le Saux est allé plus loin dans le mystère de l’Inde.»

Le Saux ne se fait plus appeler que par son nom sanscrit Abhishiktananda (Celui qui met sa joie dans l’Oint du Seigneur). Il accueille le concile Vatican II avec enthousiasme. Mais il est écartelé : comment concilier la non-dualité, centrale dans l’hindouisme, avec la Trinité, la Création, l’Alliance, l’Incarnation ? Ses écrits gardent la trace de contradictions profondes. Pourtant, il célèbre la messe jusqu’à la fin de sa vie et trouve un équilibre qui ne renie pas ses racines bénédictines. 
Christophe Chaland.

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5 mars 2018 1 05 /03 /mars /2018 23:55
L'histoire de Dieu - 1 - La vie après la mort

 Bon c'est très américain dans le traitement du sujet c'est-à-dire plutôt basique mais les questions sont éternelles et le voyage est très dépaysant. La séquence vers la fin avec un robot met mal à l'aise mais pose la question actuelle de l'intelligence artificielle et de ce projet des technologues qui veulent nous faire vivre éternellement ici-bas. Ils veulent nous offrir ainsi l'enfer à domicile!

Si vous voulez voir d'autres documentaires de la série ils sont facilement retrouvables sur youtube ousinon vous me faites la demande via un commentaire. Il doit y en avoir 6 ou 7 de disponibles en français.

Lorsque National Geographic Channel aborde le religieux, la chaîne ne lésine pas sur les moyens. Pour cette série de documentaires, nommée rien moins que The Story of God(L’histoire de Dieu), dont le but est d'apporter des clés de compréhension sur les religions, la production a fait appel à l'acteur Morgan Freeman, l'un des monstres sacrés du cinéma américain.

Il a incarné, entre autres, Nelson Mandela dans Invictus de Clint Eastwood ou encore Ellis Boyd « Red » Redding dans Les Évadés, film culte de Frank Darabont. 

Ici, la star tient les rôles de narrateur et de compagnon de route. Avec lui, les spectateurs partent en quête de réponses aux grands mystères de la foi, de la Genèse à la fin des temps en passant par les miracles ou encore l'origine du mal.

Côté images, les petits plats ont été mis dans les grands. Plans sur des monuments de toute splendeur ou des métropoles colorées, reconstitutions historiques, time-lapse (animations en accéléré), montage rythmé... Une réalisation en rien minimaliste.

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27 février 2018 2 27 /02 /février /2018 22:08
Sur les écrans : Jésus l'enquête

Lee Strobel, journaliste d’investigation au Chicago Tribune et athée revendiqué, est confronté à la soudaine conversion de son épouse au christianisme. Afin de sauver son couple, il se met à enquêter sur la figure du Christ, avec l'ambition de prouver que celui-ci n'est jamais ressuscité...

Le livre dont s’inspire le film, The Case for Christ, a été un succès international, et pour cause, il s’agit d’une enquête menée par un homme intelligent et déterminé à prouver le mensonge sur lequel une partie de l’humanité se fonde depuis deux mille ans pour nourrir sa foi. Comment réfuter les preuves de la Résurrection ?

Lee se met à rencontrer des pointures de différentes spécialités, médecin, psychanalyste, pasteur, théologien, dans tout le pays, pourvu d’obtenir des réponses cartésiennes à ses interrogations. Les faits valent mieux qu’une possible illumination de la foi selon lui, basée sur un épisode pour le moins suspicieux rapporté dans la Bible par des témoins faillibles.

Mike Vogel dans le rôle de Lee, et Erika Christensen dans le rôle de Leslie, sont particulièrement convaincants. La mise en scène et la qualité photographique du film mènent le spectateur dans l’Amérique des années 80, et rivalisent avec les productions auxquelles le public est désormais habitué.

Le scénario est construit de telle sorte que la recherche d’indices se mêle à l’histoire plus intime du couple, ainsi qu’à une autre enquête menée par Lee pour son journal, qui le conduira à repenser ses pratiques et à toujours remettre en perspective ses convictions.

Ce film stimulera le public, lui donnera l’occasion de faire son propre voyage spirituel : « Par mon livre, je voulais atteindre les gens avec les preuves concrètes du christianisme, de la vérité, de la foi et de l’amour de Dieu. Mais les gens auront plus de facilité à regarder un film de quatre-vingt-dix minutes qu’à lire un livre de trois cents pages. Il ouvrira donc une nouvelle voie. »

En cela, il possède une réelle portée évangélique. Déjà, le livre avait eu un véritable impact sur les lecteurs. L’auteur raconte notamment qu’un homme atteint du cancer s’était converti sur son lit de mort après l’avoir lu, alors même que son frère essayait de l’y inciter depuis près de cinquante ans.

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