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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 22:25

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L’Esprit est l’absence d’ego, le vide infini, de Dieu. Elle (1) remplit tout de son vide et contient « toute la vérité ». Seul le vide peut contenir le tout. Revenant vers nous dans l’Esprit de vérité, en ami et en maître, Jésus peut donc être à la fois homme et Dieu, historique et cosmique, personnel et universel. Il est onde et particule, pleinement individué, capable d’être son moi individuel unique et d’être inséparable de toute chose. Ainsi sa mort, toute mort, acquiert un sens et une nécessité.

Dans l’évangile de Jean, la Résurrection et la descente de l’Esprit sont vues comme un seul événement. Le soir de Pâques, Jésus vint et se tint au milieu de ses disciples qui, terrorisés, s’étaient réfugiés dans une pièce fermée à clef. Son premier mot fut « shalom ». Ce mot hébreu d’une grande densité, qui signifie « paix », invoquait la bénédiction de l’harmonie qui règne entre tous les ordres d’existence. Shalom émane directement de l’harmonie divine qui est l’Esprit. La recevoir, c’est avoir part à cette paix au-delà de toute compréhension.

Ensuite, Jésus souffla sur eux en disant : « Recevez l’Esprit Saint. » Son souffle, véhicule de l’Esprit, portait ses paroles dans leurs intelligences et leurs cœurs attentifs. Puis il leur donna le pouvoir de pardonner les péchés. Ce pouvoir de pardonner… est un charisme de l’Esprit parce que le pardon lève le plus grand de tous les obstacles à la communication. Il guérit les blessures, confesse la vérité qui libère, console dans la douleur, apaise la colère, efface le ressentiment, parvient à réconcilier les ennemis. Quiconque connaît la vérité a le pouvoir de pardonner…

 

Nous apprenons, par l’effet qu’elle produit sur nous-mêmes, que l’Esprit est une amie qui ne fait pas de différence entre ses amis et qui libère la force d’aimer, de pardonner sans fin. On ne peut l’observer mais on la reconnaît aux traces silencieuses, éclairantes, réparatrices ou consolatrices de son passage.

 Laurence Freeman o.s.b., extrait de Jésus, le maître intérieur, « L’Esprit », Albin Michel, 2002, p. 235-236.

(1) L’auteur a mis l’Esprit au féminin.

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18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 22:20

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Quand Dieu.., jugea bon de révéler en moi son Fils... Paul aux Galates, 1,15-16.

L'appel de Dieu n'est pas un appel à Le servir de telle ou telle manière particulière; mais je puis, pour moi, l'interpréter ainsi.

 

Par mon contact avec Dieu, je me rends compte de ce que je voudrais faire pour Lui.

 

L'appel de Dieu en nous, c'est avant tout l'expression de ce qu'Il est. La manière dont je puis le servir, c'est l'expression de ce qu'il y a en moi. "

 

Quand Dieu jugea bon de révéler en moi son Fils, dit saint Paul, afin que je puisse l'annoncer... ", c'est-à-dire en somme exprimer le fait de Sa présence en moi.

Le service de Dieu n'est pas autre chose que l'amour et l'adoration assez abondants pour déborder et se répandre au dehors.

 

Mais, à dire vrai, Dieu ne nous appelle pas expressément à le servir; c'est une toute petite chose qui vient de moi, c'est l'effet naturel de ma vie transformée, Dieu me met en rapport avec Lui, de façon que je puisse comprendre son appel; alors, de moi-même, par amour pour Lui, je fais ce que je puis.

 

Servir Dieu est l'humble hommage d'un être à qui Dieu s'est révélé.

 

Quand il me communique quelque chose de Lui-même, cette énergie, qui est en moi comme en Lui, me permet d'agir avec Lui.

 

Le Fils de Dieu s'étant révélé en moi, je le sers donc tout naturellement dans tous les détails de ma vie.

www.LaBiblePDF.com

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17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 22:32

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Chers Amis,


Dans le Nouveau Testament, la naissance de la communauté primitive commence par la proclamation joyeuse des onze apôtres aux deux disciples d’Emmaüs de retour à Jérusalem : Le Seigneur est vraiment ressuscité et Il est apparu à Simon. Et eux, les disciples d’Emmaüs, racontèrent à leur tour comment précisément, à table avec le Christ ressuscité, le voile est tombé et que leurs yeux s’ouvrirent (Lc 24,31-34).


A partir de ce moment-là, tout change : la transformation, le renouvellement de la vie ou la victoire sur la mort, c’est en réalité, une relation vivante, intime, prolongée avec le Christ ressuscité, le Vivant par excellence. Voilà le noyau de la révélation du Nouveau Testament.


Quand, dans les récits de la Résurrection, Jésus se tient tout-à-coup au milieu des disciples, alors que toutes les portes sont verrouillées, cela signifie que sa Présence est désormais universelle, Il n’ouvre pas la porte, Il ne se déplace pas pour arriver d’un point à un autre : Il n’est donc plus lié à l’espace et au temps, Il est partout et toujours présent. Donc : à chaque moment et au cœur même de n’importe quelle circonstance de la vie, Il est là et nous pouvons entrer en relation avec Lui. La nouveauté pascale est telle qu’on peut dire que désormais l’espace et le temps, le « ici et maintenant » sont les lieux de rendez-vous avec Dieu en Jésus Christ, l’éternité est entrée dans le temps et l’infini dans le fini des choses.


Et tout d’abord dans notre propre corps. Lors des apparitions, quand Jésus montre toujours ses mains et ses pieds percés, Il nous signifie que la Résurrection est entrée dans notre propre corps, dans notre souffrance et nos blessures, donc dans notre mort elle-même. Jésus s’identifie à nous : sa Résurrection reste dans la logique de l’Incarnation. C’est grâce à l’Incarnation que la Résurrection du Christ illumine tout : « le ciel, la terre et l’enfer »…tous nos enfers, tout évènement. Jésus a introduit sa Pâque dans l’histoire des hommes. Désormais l’Evènement Pascal habite à l’intérieur de tout évènement. D’où l’extrême importance, c’est le sens même de notre vie et de notre liberté, de faire de chaque instant une relation vivante avec le Christ, à travers tout ce qui m’arrive, de Le chercher au-dedans de tout. Devenir disciple de la vie au lieu d’en être la victime et l’esclave !


Subir ou « adhérer »…


Il s’agit là d’un style de vie pascale, c’est une manière d’être dans le tissu même de notre vie banale et quotidienne. Quand les textes parlent du « soleil levant » au matin de Pâques, c’est vraiment l’inauguration d’une vie radicalement nouvelle pour celui qui veut commencer dès maintenant : Entre dans la Joie de ton Maître, dit Jésus. Les premiers chrétiens trouvaient là leur seul bonheur, dans la joie du Christ ressuscité !

L’un des textes-clés de cette vie de relation, c’est lorsque Marie-Madeleine rencontre Jésus ressuscité le matin de Pâques près du tombeau. Elle ne Le reconnaît pas et croit que c’est le jardinier. Jésus l’appelle par son nom : « Marie » et Marie lui répond : « Rabbouni ». Voilà le mystère extraordinaire, dans cet univers de mort, du tragique du tombeau, de la solitude et du désespoir, la relation vivante du face à face avec le Ressuscité, l’expérience d’être personnellement appelé, jette tout dans une immense Joie, transforme tout. Il appelle ici Marie-Madeleine d’une vie morte à une vie de resssucité tout comme Il a appelé Lazare hors du tombeau par son prénom : « Lazare , sors ! »


Mais notre travail à nous, c’est de reconnaître le visage du Christ ressuscité sous le visage du jardinier, de l’étranger, du voyageur, de n’importe qui sur notre chemin de tous les jours. Il nous appartient, et c’est notre véritable ascèse, de nous interroger : quelle est cette pierre qui recouvre mon cœur et en fait un tombeau, quelle est cette puanteur qui m’enveloppe et ces bandelettes qui me ligotent ? Est-ce que je perçois la voix du Christ qui m’appelle ?


Tant que nous ne travaillons pas à cela, en en faisant le vrai but de la vie, aucune transfiguration n’est à espérer, c’est trop évident. Ressusciter dès maintenant demande à ce que l’on investisse jusqu’à la dernière once de son énergie. Rien n’est possible à une volonté divisée ou à l’amateurisme.

Que Dieu nous en préserve et nous accorde la grâce d’une décision ferme qui oriente toute notre vie !
Avec toute notre affection, à bientôt !

Père Alphonse et Rachel

http://www.centre-bethanie.org

 

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