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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 22:59

angelus_silesius.jpg

L'Esprit qui se dirige vers Dieu en tout temps

Conçoit sans cesse en lui-même la lumière éternelle

 

Angelus Silesius

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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 22:32

moine_meditation_alpes.jpg

 

Nous sommes tous confrontés à un gros problème, décider de ce qui est vraiment important, et de ce qui est accessoire, dans notre vie, apprendre à faire la différence entre ce qui passe et ce qui demeure. Comme le notait Jean de Salisbury, un auteur anglais du Moyen Âge :

Il est impossible à une personne qui cherche la vérité de tout son cœur de cultiver ce qui est vide.

Voilà la difficulté pour chacun d’entre nous : ne pas cultiver ce qui est vide parce que nous cherchons la vérité, l’amour, de tout notre cœur.

La méditation est très importante parce que nous vivons dans une société qui risque réellement de perdre sa santé mentale. Un esprit humain en bonne santé demande à s’élargir. Nous avons tous besoin d’espace pour respirer, pour nous dilater, pour remplir notre vie de vérité, d’amour. Et si nous sommes en bonne santé, nous savons que nous devons traverser toutes les frontières pour aller au-delà.

L’esprit qui est en bonne santé est un esprit d’explorateur : il n’est pas effrayé par l’au-delà, il n’est pas trop fatigué pour chercher ce qui est devant lui. L’esprit qui est vraiment en bonne santé sait qu’il n’y pas d’avenir pour lui s’il ne s’y engage pas sans réserve.

La méditation est un simple moyen pour parvenir à cette santé fondamentale de l’esprit, un état où l’esprit a de la place pour respirer, où il n’est pas assailli et alourdi par des futilités ou des choses simplement matérielles, un état où, parce que nous sommes ouverts à la vérité suprême et à l’amour suprême, nous sommes appelés à dépasser tout ce qui est futile. Nous sommes appelés à vivre la vie non pour des choses superficielles, mais à sa source.

La frontière suprême que nous sommes tous appelés à traverser est celle de notre identité, la frontière, en d’autres termes, de nos limites. Pour être un avec tout, un avec le Tout. Pour mettre en pratique dans les profondeurs de notre être ce que Jésus nous appelle à faire : qui veut trouver sa vie doit la perdre.

La discipline du mot de prière et la discipline du retour quotidien à la prière n’est que cet engagement à se détourner de tout ce qui passe pour vivre depuis la source de tout être. C’est pourquoi nous devons abandonner toutes les images, toutes les pensées, toutes les idées et imaginations ; et nous devons être silencieux, aussi profondément silencieux que nous le pouvons, dans la présence de l’auteur de la vie, l’auteur de l’amour.

 

John Main osb, « La santé de l’esprit » extrait de Fully Alive, Meditatio Talk Series 2011-D, oct-déc, Londres, WCCM, 2011, p. 9-10.

 

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 23:15

diable_desert_christ.jpg

 

Aujourd'hui, si Satan ne fait pas partie de la profession de foi - le Credo des catholiques - il apparaît en revanche dans le Pater, le « Notre Père », la prière de tous les chrétiens, à la dernière phrase : Et ne nos inducas in tentationem, sed libéra nos a Malo, traduite de manière étonnante par « Et ne nous soumets pas à la tentation, mais délivre-nous du Mal », alors qu'elle signifie : « Ne nous laisse pas tomber dans la tentation, mais délivre-nous du Malin » puisque, dixit le catéchisme lui-même (1) : « Dans cette demande, le Mal n'est pas une abstraction, mais il désigne une personne, Satan, le Mauvais, l'ange qui s'oppose à Dieu »...

 

Le Mal affiche un air plus présentable, plus discret et plus rationnel que le Malin, ce vieux diable velu dont la représentation dantesque : gigantesque, tricéphale, avec deux grandes «ailes sans plumes ressemblant à celles de la chauve-souris », qui « pleure par six yeux sur trois mentons où gouttent ses pleurs et sa sanglante bave (2) » a fini par disparaître des églises après les directives de bon goût émises par le concile de Trente en 1563.


Alix de Saint-André
in Archives des anges Folio Gallimard

1. Catéchisme de l'Église catholique, par. 2851, PIon/Mame.
2. Dante, La Divine Comédie, « L'Enfer », chant XXXIV.

 

Ecouter Maxime Piolot

Où est-il passé le diable ?

 

Ecouter en ligne : cliquer la flèche verte

 

Ecouter en ligne (fonctionne sur Ipad et sur certains navigateurs)

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