28 août 2008
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L'homo technicus-economicus croit aussi, à sa manière, se suffire à lui-même. Arrogant, démiurge, autosatisfait, il se frotte les mains, dispose de tout ce qu'offre la planète, s'arroge tous les droits, ignore ses devoirs, coupe les liens qui le relient aux autres humains, à la nature, à l'histoire et au cosmos. Il pousse si loin l'émancipation qu'il court le risque de déchirer tous les fils et de décrocher, de se décrocher, de s'auto-expulser de la création.
Son idéologie est si simpliste que n'importe quel fondamentalisme religieux apparaît en comparaison subtil et pluriel. Un seul précepte, une seule loi, un seul paramètre, un seul étalon : le rendement !
Qui dit mieux dans la trivialité criminelle d'un ordre unique? Comment ne pas voir que chaque subside retiré à la culture et à l'éducation devra être multiplié par cent pour renflouer les services médicaux, l'aide sociale et la sécurité policière?
Car sans connaissances, sans vision et sans fertilité imaginaire, toute société sombre tôt ou tard dans le non-sens et l'agression.
Christiane Singer
N'oublie pas les chevaux écumants du passé
Albin Michel
24 août 2008
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Comment l'être se manifeste-t-il? Sous quelle forme s'exprime-t-il?
Quels sont les critères nous garantissant que ce que nous considérons comme étant des expressions de cet être, ne sont pas des illusions?
Un critère certain est le fait que notre être exige toujours de nous l'acceptation de la vie totale, telle qu'elle se présente, avec sa douleur et sa souffrance ; et que faisant fi de nos aspirations étroitement égoïstes, il ne tolère aucun repos, aucun arrêt ; bien au contraire, il exige que nous soyons toujours prêts à dépasser le devenu, et même prêts au lâcher-prise, à accepter la mort.
L'être tend au renoncement au moi et aux positions acquises.
Ainsi exige-t-il de nous la grande conversion et transformation : la métanoïa [...]
K. G. Durckheim, La percée de l'Ëtre ou mes étapes de la maturité, Le Courrier du Livre, Paris 1971
cité par Bruno Solt in Témoins spirituels, Le Relié
métanoïa : du grec qui littéralement veut dire "changement d'esprit" ou retournement ou conversion.
19 août 2008
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Tout enfant, Yitzhak Méir fut emmené une fois par sa mère chez le Maggid de Kosnitz. Quelqu'un s'amusa de l'enfant, lui disant : Mon petit Yitzhak, je te donne un florin si tu me dis où habite Dieu. Et moi, répondit-il, je t'en donne deux si tu me dis où il n'habite pas.