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19 août 2014 2 19 /08 /août /2014 22:57

doigt_dieu.jpg

La phrase courante « être touché par la grâce » signifie au fond être touché par le doigt de Dieu, être touché par Dieu. Saint Grégoire Palamas nous explique que la grâce est le rayonnement même de Dieu qui nous touche.

De même que le soleil nous atteint par ses rayons et sa chaleur, de même le Saint Esprit, comme le doigt de Dieu, vient nous toucher par son rayonnement. La grâce n'est pas quelque chose que Dieu provoque en nous, mais c'est sa lumière, sa chaleur qui vient jusqu'à nous et c'est pourquoi elle nous sauve.

C'est tout le sens de la foi chrétienne. Dieu s'est fait homme pour atteindre les hommes. Dieu envoie à la Pentecôte son Saint Esprit vers l'homme, manifestant ainsi son amour.

L'amour de Dieu s'exprime par le fait qu'Il vient vers nous. Il ne s'impose pas,

Il est d'une extraordinaire discrétion, nous pouvons Le refuser. On ne se sauve pas soi-même : c'est Lui qui nous fait passer de la mort à la vie, qui nous donne une vie nouvelle, mais c'est nous qui acceptons le don.

La part de l'homme est importante, mais nous ne faisons qu'accueillir et combien il est important d'accueillir et de demander !

Extrait du commentaire de Éph 2, 1-10 par Père Cyrille Argenti

http://perecyrille.net/node/758

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16 août 2014 6 16 /08 /août /2014 22:49

fenetre.gif

La foi est par excellence l'acte libre par lequel l'homme ouvre la fenêtre qui va faire entrer la lumière et éclairer toute la pièce.

Ce n'est pas notre œuvre si la pièce est éclairée, c'est celle de la lumière, mais celle-ci ne peut entrer que si nous ouvrons les volets.

Nous sommes un peu comme les conducteurs d'un train. Qui serait assez stupide pour s'imaginer que c'est lui qui, par sa propre force, tire le train ? C'est la puissance du courant électrique qui le fait avancer, de même que c'est la puissance de Dieu qui nous tire vers le Royaume céleste.

Cependant, si le conducteur du train n'appuie pas sur les bons boutons, s'il reste les bras croisés, le train n'avance pas. La collaboration du conducteur est tout à fait essentielle pour que le train avance.

Oui, Dieu dresse le plan, Dieu prépare d'avance les œuvres bonnes afin que nous nous y engagions. Mais encore faut-il que nous réalisions le plan de Dieu.

Nous n'avons aucun mérite si le train avance, si la lumière entre dans la pièce, mais nous pouvons nous fermer à la lumière, ne rien faire pour que le courant passe dans la locomotive.

Notre liberté est bel et bien engagée.

Extrait du commentaire de Éph 2, 1-10 par Père Cyrille Argenti

http://perecyrille.net/node/758

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13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 22:43

The-Harrowing-of-Hell1.jpg

C'est bien le Christ qui nous élève, qui nous change, qui nous prend la main, mais encore faut-il que nous attrapions cette main tendue !

La force vient de Dieu, mais Il ne fait rien sans notre adhésion. Si cette adhésion est sincère, alors Il va pouvoir bouleverser notre vie ! Ce qui compte est de savoir où se trouve notre cœur.

Nous devenons des morts, nous dit saint Paul, dès l'instant où nous sommes coupés de Dieu. À ce moment, c'est Dieu qui intervient, voilà le merveilleux.

Saint Paul exalte l'amour de Dieu en présence de l'homme mourant, rebelle contre Dieu, de l'homme qui devrait normalement être voué à la colère divine.

Confronté à un tel homme, le Dieu riche en miséricorde ne cesse pas de nous témoigner son grand amour et nous donne « la vie avec le Christ ». Cette magnifique action de Dieu est résumée par trois verbes : Il nous a « donné la vie avec le Christ », Il nous a « ressuscités avec le Christ », Il nous a « fait asseoir dans les Cieux avec le Christ ».

Ces trois verbes, « vivifier avec », « ressusciter avec », « faire asseoir avec », constitués chacun d'un seul mot dans le texte grec, résument tout le mystère du Christ.

Lorsque le Fils de Dieu se fait homme, c'est l'homme qu'Il vivifie ; lorsqu'Il ressuscite, c'est l'homme qu'Il ressuscite ; lorsqu'Il remonte à la droite du Père, c'est l'homme qu'Il fait asseoir dans les Cieux.

Voilà le mystère du salut de l'homme. Le mystère de l'Église est la participation de tous les croyants de tous les temps au mystère du Christ. C'est le fait que tous ceux qui croient en Jésus Christ sont vivifiés avec Lui, ressuscités avec Lui et vont s'asseoir dès maintenant à la droite du Père. C'est le mystère de la communion du Christ et de ses croyants, participation mystérieuse et réelle à la fois, car lorsque le Fils de Dieu s'est fait homme, il s'est vraiment passé quelque chose d'éternel, de permanent, un lien entre Dieu et l'homme.

Lorsque chacun de nous s'approprie cette union de Dieu à la nature de l'homme, alors il participe au mystère du Christ, il entre dans le mystère de l'Église.

Extrait du commentaire de Éph 2, 1-10 par Père Cyrille Argenti

http://perecyrille.net/node/758

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