Overblog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Traduire le blog - Translate into your language

27 octobre 2013 7 27 /10 /octobre /2013 23:21

dossier-jmc.jpg

le-pape-francois-10.jpg

 

1. « Malheur à ceux qui vivent bien tranquilles en Sion, et à ceux qui se croient en sécurité… couchés sur des lits d'ivoire » (Am 6, 1.4), ils mangent, ils boivent, ils se divertissent et ils ne s'occupent pas des problèmes des autres.

Paroles dures, que celles du prophète Amos, mais qui nous mettent en garde contre un danger que nous courons tous. Que dénonce ce messager de Dieu, qu'est-ce qu'il met sous les yeux de ses contemporains et aussi sous nos yeux aujourd'hui ? Le risque de se complaire, du confort, de la mondanité dans la vie et dans le cœur, d'avoir comme centre notre bien-être.

C'est l'expérience même du riche de l'Évangile, qui portait des vêtements de luxe et se donnait, chaque jour, à de copieux banquets ; cela était important pour lui. Et le pauvre qui était à sa porte et qui n'avait pas de quoi se nourrir ? Ce n'était pas son affaire, cela ne le regardait pas. Si les choses, l'argent, la mondanité deviennent le centre de la vie, ils nous saisissent, ils nous possèdent et nous perdons notre identité-même d'êtres humains : écoutez bien, le riche de l'Évangile n'a pas de nom, il est simplement « un riche ». Les choses, ce qu'il possède sont son visage, il n'en a pas d'autres.

Mais essayons de nous demander : comment se fait-il que cela arrive ? Comment se fait-il que les hommes, peut-être nous aussi, nous tombons dans le danger de nous renfermer, de mettre notre sécurité dans les choses, qui, au final, nous volent le visage, notre visage humain ?

Cela arrive quand nous perdons la mémoire de Dieu. « Malheur à ceux qui vivent bien tranquilles en Sion » disait le prophète. Si la mémoire de Dieu fait défaut, tout s'aplatit, tout va sur le moi, sur mon bien-être. La vie, le monde, les autres, perdent leur consistance, ils ne comptent pour rien, tout se réduit à une seule dimension : l'avoir.

 Si nous perdons la mémoire de Dieu, nous aussi nous perdons de notre consistance, nous nous vidons aussi, nous perdons notre visage comme le riche de l'Évangile ! Celui qui court derrière le néant devient lui-même nullité – comme le dit un autre grand prophète, Jérémie (cf. Jr 2, 5). Nous sommes faits à l'image et à la ressemblance de Dieu, non pas à l'image et à la ressemblance des choses, des idoles !

2. Alors, en vous regardant, je me demande : qui est le catéchiste ? C'est celui garde et alimente la mémoire de Dieu, la garde en lui-même et sait l'éveiller chez les autres.

C'est beau cela, faire mémoire de Dieu, comme la Vierge Marie qui, face à l'action merveilleuse de Dieu dans sa vie, ne pense pas à l'honneur, au prestige, aux richesses, elle ne s'enferme pas sur elle-même. Au contraire, après avoir accueilli l'annonce de l'Ange et après avoir conçu le Fils de Dieu, que fait-elle ? Elle part, elle va chez sa vieille parente Élisabeth, elle-aussi enceinte, pour l'aider ; et dans la rencontre avec elle, son premier acte est la mémoire de l'agir de Dieu, de la fidélité de Dieu dans sa vie, dans l'histoire de son peuple, dans notre histoire : « Mon âme exalte le Seigneur… Il s'est penché sur son humble servante… Son amour s'étend d'âge en âge » (Lc 1, 46.48.50). Marie a mémoire de Dieu.

Dans ce cantique de Marie il y a aussi la mémoire de son histoire personnelle, l'histoire de Dieu avec elle, sa propre expérience de foi.

Et c'est ainsi pour chacun de nous, pour chaque chrétien : la foi contient vraiment la mémoire de l'histoire de Dieu avec nous, la mémoire de la rencontre avec Dieu qui, le premier, se met en mouvement, qui crée et sauve, qui nous transforme ; la foi est mémoire de sa Parole qui réchauffe le cœur, de ses actions de salut par lesquelles il nous donne vie, nous purifie, prend soin de nous, nous nourrit.

Le catéchiste est vraiment un chrétien qui met cette mémoire au service de l'annonce ; non pas pour se faire voir, non pas pour parler de lui-même, mais pour parler de Dieu, de son amour, de sa fidélité. Dire et transmettre tout ce que Dieu a révélé, c'est-à-dire la doctrine dans sa totalité, sans retrancher ni ajouter.

Saint Paul recommande surtout une chose à son disciple et collaborateur Timothée : souviens-toi, souviens-toi de Jésus Christ, ressuscité d'entre les morts, que j'annonce et pour qui je souffre (cf. 2 Tm 2, 8-9). Mais l'Apôtre peut dire cela parce que lui, le premier, s'est souvenu du Christ qui l'a appelé quand il était persécuteur des chrétiens, l'a touché et transformé par sa Grâce.

Le catéchiste alors est un chrétien qui porte en lui la mémoire de Dieu, qui se laisse guider par la mémoire de Dieu dans toute sa vie, et qui sait l'éveiller dans le cœur des autres. C'est impératif cela ! ça engage toute la vie !

Le Catéchisme lui-même, qu'est-ce que c'est sinon la mémoire de Dieu, mémoire de son action dans l'histoire, du fait qu'il s'est fait proche de nous dans le Christ, présent dans sa Parole, dans les Sacrements, dans son Église, dans son amour ? Chers catéchistes, je vous demande : sommes-nous la mémoire de Dieu ? Sommes-nous vraiment comme des sentinelles qui éveillent chez les autres la mémoire de Dieu, qui réchauffe le cœur ?

3. « Malheur à ceux qui vivent bien tranquilles dans Jérusalem », dit le prophète. Quelle route parcourir pour ne pas être des personnes « bien tranquilles », qui mettent leur sécurité en elles-mêmes et dans les choses, mais des hommes et des femmes de la mémoire de Dieu ? Dans la deuxième lecture saint Paul, toujours en écrivant à Timothée, donne quelques indications qui peuvent marquer aussi le chemin du catéchiste, notre chemin : tendre à la justice, à la piété, à la foi, à la charité, à la patience, à la douceur (cf. 1 Tm 6, 11).

Le catéchiste est un homme de la mémoire de Dieu s'il a une relation constante et vitale avec Lui et avec son prochain ; s'il est un homme de foi, qui a vraiment confiance en Dieu et met en Lui sa sécurité ; s'il est un homme de charité, d'amour, qui considère chacun comme son frère ; s'il est un homme d'« hypomoné », de patience, de persévérance, qui sait affronter les difficultés, les épreuves, les échecs, avec sérénité et espérance dans le Seigneur ; s'il est un homme doux, capable de compréhension et de miséricorde.

Prions le Seigneur afin que nous soyons tous des hommes et des femmes qui gardent et alimentent la mémoire de Dieu dans notre vie, et qui savent l'éveiller dans le cœur des autres. Amen.

MESSE POUR LA JOURNÉE DES CATÉCHISTES EN L'ANNÉE DE LA FOI

HOMÉLIE DU PAPE FRANÇOIS

Place Saint-Pierre

Dimanche 29 septembre 2013

___________________________________________________________________________________________

277163 234956736553388 1210667500 qSi vous souhaitez recevoir chaque jour un texte spirituel choisi par le diacre Marc abonnez-vous à son blogue

http://ann.over-blog.com/blog-newsletter.php?ref=120238

Partager cet article
Repost0
26 octobre 2013 6 26 /10 /octobre /2013 22:43

geographie_pastorale_ecclesiocentree_s4-11dd8.jpg

Cartographie
1965 : La déclaration sur les relations de l’Église avec les religions non-chrétiennes du Concile Vatican II

L’Église catholique ne rejette rien de ce qui est vrai et saint dans [les] religions [non chrétiennes]. Elle considère avec un respect sincère ces manières d’agir et de vivre, ces règles et ces doctrines qui, tout en différant sous bien des aspects de ce qu’elle-même tient et propose, reflètent cependant souvent un rayon de la vérité qui illumine tous les hommes. Mais elle annonce sans cesse, et elle est tenue de le faire, le Christ qui est « la voie, la vérité et la vie » (Jn 14,6), en qui les hommes trouvent la plénitude de la vie religieuse et en qui Dieu s’est réconcilié toutes choses (2Co 5,18s).

Elle exhorte donc ses enfants pour que, avec prudence et charité, par le dialogue et par la collaboration avec ceux qui suivent d’autres religions, et tout en témoignant de la foi et de la vie chrétiennes, ils reconnaissent, préservent et fassent progresser les biens spirituels, éthiques et socio-culturels qui se trouvent chez eux. 

L’Église regarde avec estime les musulmans, qui adorent le Dieu unique, vivant et subsistant, miséricordieux et tout-puissant, créateur du ciel et de la terre, qui a parlé aux hommes. Ils cherchent à se soumettre de toute leur âme aux décrets de Dieu, même s’ils sont cachés, comme s’est soumis à Dieu Abraham, à qui la foi islamique se réfère volontiers. Bien qu’ils ne reconnaissent pas Jésus comme Dieu, ils le vénèrent comme prophète ; ils honorent sa mère virginale, Marie, et parfois même l’invoquent avec piété. De plus, ils attendent le jour du jugement, où Dieu rétribuera tous les hommes après les avoir ressuscités. C’est pourquoi ils accordent du prix à la vie morale et rendent un culte à Dieu, surtout par la prière, l’aumône et le jeûne. 

Même si, au cours des siècles, de nombreuses dissensions et inimitiés se sont manifestées entre les chrétiens et les musulmans, le saint Concile les exhorte tous à oublier le passé et à pratiquer sincèrement une compréhension mutuelle, ainsi qu’à protéger et à promouvoir ensemble, pour tous les hommes, la justice sociale, les valeurs morales, la paix et la liberté. 

Concile Vatican II 

Déclaration sur les relations de l’Église avec les religions non chrétiennes « Nostra Aetate », §2-3 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana) 

___________________________________________________________________________________________

277163 234956736553388 1210667500 qSi vous souhaitez recevoir chaque jour un texte spirituel choisi par le diacre Marc abonnez-vous à son blogue

http://ann.over-blog.com/blog-newsletter.php?ref=120238

Partager cet article
Repost0
24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 22:38

ange_gardien.jpg

Les anges gardiens sont-ils désuets ? font-ils partie du folklore catho, version pieuse de la bonne étoile ? Jésus lui-même est pourtant bien clair, qui parle de ces « anges dans les cieux qui voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux ».

La répétition nous avertit : il faut vraiment quitter la terre, sa logique, et passer au Ciel, pour bien contempler les réalités spirituelles qui le composent. Entrer dans le grand mystère du ciel et de la vie invisible, celle des anges, dont Jésus ne fait pas une option facultative.

Pourquoi, cependant, évoque-t-il l’existence des anges gardiens à propos des petits enfants, en précisant : « Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits, car, je vous le dis, leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face que mon Père » ?

Sans doute pour donner toute leur dignité spirituelle à ces enfants que le monde ancien valorisait peu, et révéler le prix personnel qu’ils ont aux yeux de Dieu, qui leur affecte un ange. Mais sans doute aussi veut-il nous dire quelque chose du mystère de l’ange.

Ce que l’ange a surtout vocation à garder, en vérité, c’est l’enfance en chaque homme.

Ce petit garçon ou cette petite fille dont Bernanos disait que, le moment venu, au soir de notre vie, c’est lui ou elle qui se mettra en tête du chemin et nous prendra par la main pour, le premier, nous faire entrer dans la maison du Père. On peut parier que notre ange gardien nous tiendra l’autre main.

Oui, que les anges gardiens gardent bien vive l’enfance en chacun de nous !

Les saints Anges gardiens (Mt 18, 1-5.10); Ex 23, 20-23 ; Ps 90. 

Patrick Laudet (Diacre)

La Croix

___________________________________________________________________________________________

277163 234956736553388 1210667500 qSi vous souhaitez recevoir chaque jour un texte spirituel choisi par le diacre Marc abonnez-vous à son blogue

http://ann.over-blog.com/blog-newsletter.php?ref=120238

Partager cet article
Repost0