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22 juillet 2010 4 22 /07 /juillet /2010 22:04

marie_vierge.jpg

 

« Quiconque fait la volonté de mon Père qui est aux cieux est pour moi un frère, une sœur, une mère »

Marie, la Mère de Jésus, savait bien que ce serait par la mort de son fils que la rédemption devait s'accomplir ; et pourtant elle aussi a pleuré et souffert, et combien !

Si le Seigneur se manifeste à vous, rendez-lui grâce ; et s'il se cache, faites de même ; tout cela est un jeu d'amour.

 

Que la Vierge Marie, dans sa bonté, continue à vous obtenir du Seigneur la force de supporter sans fléchir les nombreuses preuves d'amour qu'il vous donne.

 

Je souhaite que vous en arriviez à mourir avec lui sur la croix, et qu'en lui vous puissiez vous écrier : « Tout est accompli ».

Que Marie transforme en joie toutes les souffrances de ta vie.

Saint [Padre] Pio de Pietrelcina (1887-1968), capucin
GC,21; AdFP,563;  GC,24 (trad. Une Pensée, Médiaspaul 1991, p.50)

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21 juillet 2010 3 21 /07 /juillet /2010 22:35

Lecture_et_amitie.jpg



Dans un premier temps, il nous faut transpirer en faisant de bonnes œuvres, pour nous reposer ensuite dans la paix de notre conscience... C'est la célébration joyeuse d'un premier sabbat où l'on se repose des œuvres serviles du monde...et où l'on ne transporte plus les fardeaux des passions.

Mais on peut quitter la chambre intime où on a célébré ce premier sabbat et on peut rejoindre l'auberge de son cœur, là où on a coutume de « se réjouir avec ceux qui sont dans la joie, de pleurer avec ceux qui pleurent » (Rm 12,15), « d'être faible avec ceux qui sont faibles, de brûler avec ceux qui sont scandalisés » (2Co 11,29).


Là on sentira son âme unie à celle de tous ses frères par le ciment de la charité ; on n'y est plus troublé par les aiguillons de la jalousie, brûlé par le feu de la colère, blessé par les flèches des soupçons ; on est libéré des morsures dévorantes de la tristesse.


Si on attire tous les hommes dans le giron pacifié de son esprit, où tous sont étreints, réchauffés par une douce affection et où l'on n'est plus avec eux « qu'un cœur et qu'une âme » (Ac 4,32), alors, en savourant cette merveilleuse douceur, le tumulte des convoitises fait aussitôt silence, le vacarme des passions s'apaise, et à l'intérieur s'opère un total détachement de toutes choses nuisibles, un repos joyeux et paisible dans la douceur de l'amour fraternel.


Dans la quiétude de ce deuxième sabbat la charité fraternelle ne laisse plus subsister aucun vice...


Imprégné de la douceur paisible de ce sabbat, David a éclaté en un chant de jubilation : « Voyez comme il est bon, comme il est doux d'habiter en frères tous ensemble » (Ps 132,1).

Aelred de Rielvaux (1110-1167), moine cistercien
Le Miroir de la charité, III, 3,4 (trad. cf. Brésard, 2000 ans B, p. 80 et Bellefontaine 1992, p. 186)

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19 juillet 2010 1 19 /07 /juillet /2010 22:44

Règles d'interprétation de la Bible selon une tradition Orthodoxe
 
Voici les neuf règles de l'interprétation biblique orthodoxe promulguées en 1786 par Platon, Métropolite de Moscou, recteur de l'Académie Ecclésiastique de Moscou :

1.) Prendre le sens littéral, et là où il est obscur à cause de la traduction, ou d'une ambiguïté dans la langue, l'expliquer de telle sorte qu'aucun passage ne soit laissé que les étudiants ne puissent pas comprendre, en dehors des textes très rares qui sont trop complexes à saisir.

2.) Interprétez les sens spirituels et mystérieux, en particulier dans l'Ancien Testament, dans les passages où ces significations sont dissimulées, de façon transparente. Ce faisant, il faut être prudent afin de ne pas le faire avec vigueur. Ainsi, on ne doit pas chercher un sens secret là où il n'en est point (ou lorsque l'un de ces sens est forcé, comme cela est sensible chez de nombreux interprètes), mais là où les liens et où les passages parallèles découlent directement des mots. [il faut] Interpréter les lectures spirituelles et mystérieuses, en accord avec les meilleurs interprètes.

3.) Pour une meilleure compréhension des passages obscurs, trouvez et reliez les passages parallèles, ce qui rendra plus facile la compréhension, car ce qui est dit en un seul lieu est souvent dit de façon ambiguë et brièvement dans un autre endroit, et en dépit de la similitude entre les deux textes, l'un diffère dans les termes employés de façon plus détaillée et plus claire.

4.) Dans l'interprétation de l'Écriture, n'oubliez pas de conclure avec les enseignements moraux découlant du texte. Formulez-les avec grand soin.

5.) Dans l'interprétation des livres des prophètes de l'Ancien Testament, indiquez clairement quand, et dans quelles circonstances leurs prophéties ont été accomplies dans l'Ancien Testament et le Nouveau Testament.

6.) Si des passages de la Sainte Écriture semblent se contredire les uns avec les autres, expliquez ces textes en accord avec les sources publiées qui contiennent un accord général sur ces questions.

7.) Partout où se trouvent des passages à partir desquels des conclusions erronées ont été tirées, qui ont abouti à des schismes ou des hérésies, on est obligé d'indiquer clairement le sens juste et vrai de ces passages, et d'invalider les opinions et les arguments des hérétiques et des apostats.

8.) Où l'on trouve des passages de l'Écriture pour lesquels la sagesse humaine pourrait avoir des objections, ces objections ne doivent pas être cachées. Au lieu de cela, leur permettre d'être vues sous une forme claire et satisfaisante.

9.) Pour l'enseignant, il est essentiel de consulter les Pères de l'Église, de lire scrupuleusement les meilleurs professeurs et interprètes de l'Église, de bien connaître l'histoire de l'Église, et, surtout, d'implorer souvent et avec diligence le Père des Lumières pour ouvrir les yeux à la compréhension des merveilles de Sa Loi.


Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
Alexandre Negrov,
Biblical Interpretation in the Russian Orthodox Church
Mohr Siebeck,
2008,
pp 61-62.

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