18 mars 2007
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Un homme trouva un oeuf d'aigle et le plaça dans un poulailler. L'aiglon vint au monde avec une couvée de poussins et poursuivit sa croissance avec eux.
Se prenant pour un poulet, l'aigle ne cessa d'imiter le comportement des gallinacés qui l'entouraient. Il grattait la terre afin d'y trouver des vers et des insectes. Il gloussait et caquetait. Il battait des ailes, ne s'élevant qu'à quelques centimètres du sol.
Les années passèrent et l'aigle devint très vieux. Un jour il aperçut, volant dans le ciel sans nuages, un magnifique oiseau. Avec une grâce majestueuse, ce dernier se laissait porter par les courants, agitant à peine ses puissantes ailes dorées.
Le vieil aigle le regardait, émerveillé.
- Quel est cet oiseau? demanda-t-il.
- C'est l'aigle, le roi des oiseaux, lui répondit un de ses compagnons. Il appartient au ciel. Nous, nous appartenons à la terre - nous sommes des poulets.
C'est ainsi que l'aigle, dans la certitude qu'il avait d'appartenir à la basse-cour, vécut et mourut en poulet.
Anthony de Mello
Quand la conscience s'éveille
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16 mars 2007
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Tu regardes le ciel semé d'étoiles sans nombre. Admire cette grandeur et cette beauté de la Création. Ne réfléchis pas trop sur les moyens. Un moment viendra où tu comprendras beaucoup de choses, lorsque tu arriveras à la cime de la prière. Il est impossible de comprendre tout cela avec notre seule raison discursive. Il faut ici une illumination.
Dans le monde, avec tous ses soucis, les hommes ne remarquent pas toute cette beauté et cette grandeur célestes ; mais, que Dieu me pardonne ma comparaison, comme les porcs cherchant des glands, ils regardent uniquement la terre et les choses périssables .
Le vrai bonheur et la beauté suprême s'ouvrent devant celui qui vit en Dieu. Oui, elle est pleine de grâce, la puissance de la prière. En comparaison tout le reste est poussière et vanité des vanités.
Père Euthémios
Rencontres avec la prière du coeur
Serge Bolshakoff
Ad Solem
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6 mars 2007
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De l'hébreu aux langues modernes:
Hébreu : hatta't , cawôn, peshac
Grec : hamartia, αμαρτία
Latin : peccatum
Arménien : mékhk
Allemand : sünde Il faut rappeler que péché vient du latin peccatum qui veut dire chute pendant une marche. En latin il y a la notion de faute, avec une connotation de culpapibilité. La marche est ici peut être compris comme notre progression durant la vie terrestre ; et le péché est comparé à une chute morale durant cette progression terrestre. Saint Jérôme a choisi originellement peccatum pour traduire le mot grec hamartia.
En grec (la langue des Evangiles) hamartia qui traduit l’hébreu hatta't, péché c'est l’objectif manqué, l’égarement, l’erreur. A comprendre par un manque de concentration.
En hébreu le nom usuel hatta' t provient d'un mot qui signifie « manquer le but ou la cible ». Le péché apparaît alors « comme un manquement objectif, contre les hommes ou contre Dieu ».
Il signifie aussi " ne pas atteindre son potentiel " qu’on pourrait interpréter comme un acte qui empêche celui qui le commet de parvenir à être l’image de Dieu. Il signifie aussi l’" erreur ".
Le mot cawôn, littéralement « ce qui est tordu, de travers », souligne éventuellement l'aspect moral du péché; mais il met lui aussi en relief sa réalité, son objectivité: ce n'est pas la conscience psychologique qui est en est la mesure ». Il désigne une transgression volontaire, consciente, de la loi de Dieu où l'on désire prendre le dessus.
Le mot peshac, "révolte", "rébellion", vise l'intention mauvaise elle-même et souligne l'initiative prise dans la rupture. C'est lui qui rend le mieux l'aspect religieux du péché: opposition de la volonté humaine à Dieu, refus d'écouter, infidélité et rejet ». Il s'applique à une transgression volontaire par laquelle on cherche à contrecarrer spécialement la volonté de Dieu.
En arménien, c'est mékhk qui vient de l'ancien arménien mél (de la même racine étymologique indo-européenne que mélancolique). Mel (le péché en kerapar) veut dire : la lumière lunaire reflétée de la lumière solaire.
C'est-à-dire qu’un péché en arménien est un état d'âme, une recherche ou un acte dans la pénombre.
En anglais, c'est sin qui vient de l'allemand sünde qui veut dire barrière ou frontière : c'est-à-dire qu'il y a une connotation de rupture et de mise à l’écart.
Extrait de:
http://www.vacarme.eu.org/article211.html
http://www.crda-france.org/fr/breligion/peche.htm
http://www.croire.com/article/index.jsp?docId=903058&rubId=13643
http://www.interbible.org/interBible/ecritures/mots/2002/mots_020215.htm
http://www.lamed.fr/SSI/articleToPrint.asp?PageURL=/judaisme/Judaisme123/231.xml&torahportion=notparshapage
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