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13 décembre 2006 3 13 /12 /décembre /2006 23:58

La légende du Père Noël nous paraît intemporelle. Pourtant la représentation que nous en faisons est récente puisqu’elle remonte au XIXème siècle. Que savons-nous de lui et des personnages légendaires qui l’entourent ?
 
Saint-Nicolas
Saint-Nicolas est à l'origine un saint ayant réellement existé. Inspiré de Nicolas de Myre, un évêque d'Asie Mineure du IVème siècle, il est né à Patara, une cité de Lycie, entre 250 et 270 après Jésus-Christ. Ses convictions chrétiennes le pousse à effectuer des pèlerinages en Egypte et en Palestine, mais l'Empereur Dioclétien le fait emprisonner par mépris pour cette religion. Il meurt le 6 décembre 343 ou 345 à Myre, victime des persécutions sous l'Empire romain. Depuis sa mort, le personnage alimente les légendes en souvenir de sa bonté. Saint patron des enfants, sa fête est célébrée dans les pays nordiques le 6 décembre. Il distribue des cadeaux aux enfants méritant. Cette légende a été importée aux Etats-Unis par les Hollandais et les Allemands au XVIIème siècle.

Le Père Noël
Dès le début du culte de Saint-Nicolas, un personnage ressemblant au Père Noël est présent comme valet dans les pays de tradition germanique. Il prend de nombreux noms, tels que Knecht Ruprecht en Allemagne, Krampus en Bavière orientale et en Autriche ou Hans Trapp au Palatinat et en Alsace, avant de devenir la célébrité que l'on connaît aujourd'hui. La première évocation du Père Noël date de 1823 dans un poème américain de Clement Clarke Moore. Cette fable permit d'uniformiser les différentes traditions en coexistence. Ce conte décrit un vieil homme à la barbe blanche, à l'allure joviale et débonnaire, conduit par un traîneau tiré par huit rennes. La mitre de Saint-Nicolas est remplacée par un bonnet et la crosse par un sucre d'orge. En 1866, l'écrivain américain George P. Webster décrit les longs mois de l'été polaire, l'atelier et la maison du Père Noël enfouie sous les neiges du Pôle Nord. La représentation moderne du personnage apparaît pour la première fois en 1868 sur la couverture du "Harper's Magazine" dessinée par Thomas Nast, originaire du Palatinat. Le Père Noël est ainsi vêtu d'un costume rouge garni de fourrure. Il faut cependant attendre 1931 pour que son image devienne populaire. Haddon Sundblom propose sa version sur la célèbre affiche publicitaire de la compagnie Coca-Cola afin d'inciter les consommateurs à acheter cette boisson fraîche en plein hiver. L'illustration montre l'image du Père Noël que nous connaissons aujourd'hui et fut largement relayée par la presse écrite puis par la télévision ensuite.

Des lutins légendaires
Une croyance païenne fait référence au lutin de Noël. Il serait un défricheur dont la tâche essentielle consiste à maintenir l'ordre à la ferme et aux champs. Il se montre particulièrement coopératif si un bon repas lui est servi la veille de Noël. Dans de nombreuses fermes, un lit douillet lui était préparé pour la circonstance et la place d'honneur lui était réservée à table. Il est reconnaissable par son bonnet rouge et sa grande barbe blanche. Il est aussi équipé d'une épaisse fourrure de voyage pour se protéger des rigueurs hivernales. Cette histoire est en fait une allégorie du Père Noël. Clement Clarke Moore est le premier auteur à faire référence aux lutins dans un texte intitulé "A Visit From St Nicholas" (la visite de Saint-Nicolas) paru dans le journal "Sentinel" de New York en 1823. Il évoque des petites créatures qui secondent Saint-Nicolas dans la distribution des cadeaux aux enfants. Le récit est traduit en plusieurs langues et diffusé dans le monde entier.


La survivance du Père Fouettard
Le Père Fouettard est le sinistre personnage qui accompagne Saint-Nicolas dans ses déplacements le soir du 5 décembre afin de punir les enfants qui n'ont pas été sages pendant l'année. Son histoire perdure dans l'Est de la France. Le mythe du Père Fouettard prend son origine dans différentes fables. On croit souvent qu'il serait une invention des pédagogues du XVIIIème siècle pour effrayer les garnements et les paresseux. En fait, le personnage naquît lors du siège de Metz par les troupes de Charles Quint au XVIème siècle. Les habitants de la ville assiégée décidèrent de tourner en dérision l'image de l'empereur en brûlant un mannequin à son effigie et en le surnommant le Père Fouettard. L'influence de la presse américaine fit perdre progressivement les attributs moralisateurs de Saint-Nicolas avec l'abandon du Père Fouettard, mais les parents usent encore de cette légende pour menacer les petits garnements de ne pas recevoir de cadeaux le soir de Noël. 
 

Saint Nicolas 1
Saint Nicolas 2
Saint Nicolas 3
Père Noël
Lutin de noël

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10 décembre 2006 7 10 /12 /décembre /2006 19:05

Désolé, je vous dois une révélation sur le Père Noël. Vous tremblez ? Cela vous rappelle un mauvais souvenir? Ce jour, lorsque vous aviez sept ans, où des camara­des moqueurs vous révélèrent que le Père Noël n'existait pas. Tremblez, effectivement. Je viens vous apprendre que le Père Noël est un tueur.

Il ne tue pas les enfants. Il ne tue pas les hommes. Il tue les Dieux. Vous vous étonnez qu'un écrivain comme moi, qui par ailleurs aime tellement raconter des histoires, s'en prenne à une gentille légende inoffensive.
Légende, je n'en doute pas. Inoffen­sive, je suis sûr du contraire.

Dans ma famille athée, comme on ne célébrait en Noël que l'enfance et les valeurs familiales, on me fit croire très tôt à ce personnage retiré du monde qui, de ce lieu inaccessi­ble où il se trouvait, me regardait et m'entendait penser, pesait mes mérites et mes fautes, m'estimait digne ou non de ses cadeaux. J'avoue qu'aux premières tenta­tives qu'opérèrent mes parents pour me faire gober cette fiction je résistai fort; cela répugnait à mon rationalisme naturel mais, bon, puisque tout le monde le disait... J'arrivais donc à cet état inconfor­table des enfants qui savent que les Pères Noël rencontrés dans les rues ou les grands magasins ne sont pas des vrais Pères Noël mais que ces figurants payés par les commer­çants n'empêchent pas le vrai Père Noël d'exister quelque part. Ouf, quelle gymnastique... Dès novembre, inquiet d'obtenir mes cadeaux, je m'obligeai à un examen de conscience : avais-je été sage, poli, bon fils, studieux élève ?

Par intérêt, je me forçais de donner un peu de fond à tout ça. J'étais d'ailleurs régulièrement paniqué à l'idée que ce Père Noël, s'il existait, m'entendit, au fond de mon cerveau, émettre autant de doutes et de réticences sur lui. En vérité, je le craignais plus que je ne l'aimais. Ou, plus exactement, je craignais juste qu'il existe. Aussi, lorsqu'un groupe d'enfants plus âgés me fit découvrir la supercherie, je demeurai furieux davantage que triste : comment les adultes avaient-ils pu se moquer autant de moi ? Je leur retirai toute confiance. Fini ! Je ne me fierai désormais qu'à mon bon sens !

Et sans jamais le violenter... Si mes parents avaient sottement perdu leur cré­dit, il y avait encore plus grave. Ce dont aucun de nous ne se rendait alors compte, c'est que la légende du Père Noël avait tué pour des années toute possibilité de croire en Dieu. Jusqu'à presque trente ans, je confondis le divin et le surnaturel, ou plutôt je rangeai le divin dans le sac à malice du surnaturel, une boîte de farces et attrapes. Toute révélation était ravalée au rang de fable. Je refusai même d'examiner la question. Car la place que j'avais tenté de faire au père Noël me semblait la place où ces pauvres croyants mettaient Dieu. Tant pis pour eux ! Moi, j'avais été abusé une fois, je ne le serai pas deux. Je subissais une sorte de traumatisme métaphysique. J'étais condamné à l'incroyance, au scepticisme, au déni, au refus d'envisager...

Spiri­tualisme et théologie étaient rangés sur le même rayon que « Fluide glacial » et poil à gratter. N'avez-vous pas remarqué que le culte du Père Noël s'est développé à mesure que le christianisme périssait ? Moins le 25 décembre était fêté comme l'anniversaire du Christ, plus le 24 décembre devint le jour où le Père Noël décollait avec son char de rennes volants pour distribuer ses millions de cadeaux dans les cheminées fumantes.

Aussi suis-je toujours effondré, au moment de Noël, lorsque je vois la même violence répétée sur les enfants : on les abuse et ils l'apprendront bientôt. Lors des émissions télévisées, des trauma­tisés mettent sur le même plan croyance et superstitions, spiri­tualité et occultisme, foi en une religion et foi en l'irrationnel. Hier soir, par exemple, je subis le spectacle d'un débat où des méde­cins et des physiciens opposaient leur scientisme à des choses aussi différentes que la voyance, l'astrologie, le magnétisme et la foi. L'un d'eux alla même jusqu'à dire que le christianisme n'avait aucune valeur puisque le suaire de Turin n'était qu'une peinture ! Je reconnus là un vieux gosse trahi, un vieux gosse blessé par les men­songes, un vieux gosse fermé et sourd. Encore un coup du Père Noël !

ÉRIC-EMMANUEL SCHMITT
Panorama N° 427

La TV du père noël http://www.santatelevision.com/

La chanson qui illustre le propos d'Eric-Emmanuel Schmitt

"I Thought Santa Claus Was Christ" Parody by Paul Robinson

 
[Instrumental intro]
[During intro - to bass guitar notes]]
{Ho-ho-ho-ho, ho-ho-ho-ho, ho-ho-ho-ho}
{Ho-ho-ho-ho, Ho...Ho, I thought this so...I was a dope}

I thought Santa Claus was Christ
I was young; it was unclear
He brought gifts; Went "Ho-Ho-Ho"
and then later on he saved your soul
OK, that was really dumb
It made sense to me

I was real mixed up
think most likely it was because
each December both appeared
sure seemed like one guy to me
Man, that sure seems dumb today
It made sense then

In my silly, young child's mind
I had got it all mixed up
Might seem ridiculous today
I was only five years old
There was no reason to deny
Both he could be


{Went, "Ho-Ho-Ho"}

Made
sense
to me
{Then saved your soul}

{I was a dope}

Later on I realized
Just how big a dope I'd been
Must have been 'bout ten years old
Boy, did I feel like an asshole
I'd believed that crap at "nine"
What a dumb-sh*t
{dumb-sh*t kid, a real half-wit, that was me}

~ ~ ~ the end ~ ~ ~
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8 décembre 2006 5 08 /12 /décembre /2006 23:36

Nous sommes émerveillés de pouvoir dire : Dieu me connaît !
[...]

Contrairement à la façon d'agir du monde, Dieu, par son Esprit, commence à faire son oeuvre au centre de notre être. Le monde considère que si l'on fournit à l'homme un environnement idéal : maison, hygiène, santé, l'homme s'améliorera. L'histoire a montré à maintes reprises la fausseté de cette opinion.

Dieu agit différemment. Son Esprit touche et vivifie l'âme. Si on Le laisse faire, Il illuminera toute la vie intérieure. Il s'introduira dans la personnalité tout entière, transformant le caractère, les sentiments, l'esprit. Le résultat sera que l'homme recréé changera tout son environnement.

Un bon environnement ne crée pas des hommes bons. Mais des hommes au caractère noble sont à l'origine d'un bon environnement. Ainsi, l'Esprit de Dieu commence en nous son oeuvre de recréation en touchant notre esprit. Il nous rend conscients de ce qui est bien et de ce qui est mal. Il nous fait comprendre ce que nous devrions faire et ce que nous ne devrions pas faire. Nous devenons vraiment conscients de Dieu. Nous savons ce qu'Il veut. [...]

Cela nous assagit de nous dire que Dieu connaît toutes nos pensées et de nous rappeler que nous connaissons Dieu maintenant. C'est une discipline purificatrice. Dans sa présence, elle m'humilie, me purifie et me transforme. Elle me détourne de ma voie mauvaise et me fait marcher sous son regard.
[...]

Devant les hommes, la rancune, la haine, l'amertume, l'envie, les vieilles animosités et la jalousie peuvent être masquées par un haussement d'épaules indifférent ou un demi-sourire forcé. Mais nous ne pouvons pas tromper le Dieu qui voit tout.

Quand notre Seigneur vivait sur la terre, Il a sans cesse insisté sur l'importance à ses yeux de nos attitudes intérieures. Elles sont le critère ultime du caractère d'un homme. Jésus ne pouvait pas supporter les simulateurs qui avaient l'air de briller au soleil, mais qui étaient des sépulcres remplis d'ossements.

Mon âme doit être purifiée par le Dieu qui voit tout. Les débris et déchets de mille pensées et imaginations mauvaises doivent être balayés de ma vie. [...]

Si je Le laisse entrer dans les pièces et les galeries de ma vie intérieure, celles-ci pourront être purifiées des mauvaises pensées, des imaginations perverses, des sentiments de colère et des prises de décisions néfastes qui font partie de mon caractère.

Si je m'ouvre au Christ avec une franche honnêteté et un sérieux véritable, Il entrera. Il pénétrera chaque partie de ma personne et me purifiera. Il me remplira de sa présence. Sa paix pénétrera en moi. Sa puissance deviendra mienne. Cette puissance me rendra capable de prendre de bonnes décisions. Sa présence en moi me donnera la force de vouloir et de faire le bien qui Lui est agréable.

Ces changements prodigieux que Dieu peut effectuer dans mon esprit et dans mon âme, Il peut aussi les accomplir dans mon corps. C'est Lui qui a conçu et façonné l'homme et la femme dans toute leur complexité. Il connaît et comprend pleinement tous les instincts, les désirs et les appétits de notre être physique.

Si nous nous laissons de plus en plus diriger par Lui, cela finira par modifier notre façon de traiter notre corps. Il sera nourri et traité avec respect. Nous n'en ferons ni abus ni mauvais usage ; nous découvrirons que nous sommes en mesure de nous discipliner. Ce sera un bienfait, non seulement pour nous, mais aussi pour les autres.

Il est possible, pour le peuple de Dieu, de vivre dans la modération, la sagesse et la joie. Nous ferons honneur à notre Maître au sein d'une société corrompue et d'une culture malsaine.

Nous pouvons pratiquer la modération dans nos habitudes quotidiennes. Pour mon bien, Dieu aimerait me voir aller à l'Église, mais Il veut tout autant que je mange de la nourriture saine, que je boive des boissons pures, que je bénéficie d'un repos régulier, que je prenne de l'exercice et que j'apprécie la beauté de sa création. Toutes choses sont bonnes et sacrées quand nous les accomplissons en sa présence et sous son regard.

Je ne Le connais pas seulement à l'intérieur d'une cathédrale. Je ne Le rencontre pas seulement dans les pages de la Bible ou dans des moments de méditation. Je peux rencontrer le Christ, mon Berger, et communier avec Lui n'importe où, tout au long des pistes sinueuses de la vie que nous parcourons ensemble.

Dieu veut que je marche avec Lui humblement, paisiblement et dans l'obéissance.

La communion entre le Berger et sa brebis est douce et sûre parce qu'Il me connaît et que je Le connais !

Phillip Keller
Un berger contemple Le Bon Berger et ses brebis

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