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25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 23:04

feu_devorant.jpg

 

Tu viens
Comme un feu dévorant,
Si beau de l'extérieur,
Dont les flammes s'achèvent
Dans la nuit étoilée...
Mais ta présence brûle tout
Sur son passage,
Et nos demeures provisoires se consument
Jusqu'à ce que tout superflu
Disparaisse de nos coeurs disparates
Pour laisser place à la joie

Que nous aurons ensemble
À vivre sans fin
De ta propre vie...

 

Frère Bernard

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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 23:45

mer_pluie.jpg 

 

A mon avis, l'union des fiançailles spirituelles peut se comparer à celle de deux flambeaux tellement rapprochés qu'ils ne donnent qu'une seule lumière, mais qui peuvent être séparés l'un de l'autre; je dirai encore qu'elle est comme la flamme, la cire et la mèche qui ne forment qu'un seul flambeau, mais qui peuvent également se diviser et subsister séparément.

 

L'union du mariage spirituel est plus intime c'est comme l'eau qui, tombant du ciel dans une rivière ou une fontaine, s'y confond tellement, qu'on ne peut plus séparer une eau de l'autre ; ou bien comme un petit ruisseau qui, entrant dans la mer, mêle tellement ses ondes aux siennes, qu'il est impossible de les séparer.

 

C'est encore comme une grande lumière qui se divise en entrant dans un appartement par deux fenêtres, mais qui ensuite ne forme qu'une seule lumière.

 

Peut-être saint Paul, par ces paroles : celui qui s'attache à Dieu est un même esprit avec lui, entendait-il parler de cet admirable mariage qui unit inséparablement l'âme à son Dieu. Peut-être l'indiquait-il encore par celles-ci : Jésus Christ est ma vie, et il m'est avantageux de mourir. L'âme peut alors, ce me semble, se servir de ces paroles, parce que c'est là que le mystique papillon dont j'ai parlé meurt avec un indicible plaisir, et que Jésus Christ devient sa vie.

Thérèse d'Avila

Belle et brillante jeune femme, Thérèse entra au monastère de l'Incarnation d Avila à 20 ans. Elle découvrit dans la prière silencieuse le lieu de l'amitié et de l'intimité avec le Christ. La réforme du Carmel et les écrits de sainteThérèse d'Avi• la sont une invitation à entrer sur le chemin de la prière personnelle silencieuse appelée communément « oraison ». Cette dernière est une prière silencieuse par laquelle l'orant se tient en relation, dans la foi, avec Dieu, grâce à un travail de sa volonté, de son intelligence ou de son imagination, dans une attitude d'atten. tion simple et aimante à sa présence. Entre 1567 et 1577,Thérèse a eu la grâce de recevoir de nombreuses faveurs mystiques, en particulier celle du « mariage spi. rituel » de l'âme et de Dieu, qu'elle décrit en des termes parfois très sensuels.

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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 22:38

course_char.jpeg

 

A propos d'une homélie de Saint Jean Chrysostome sur la nature incompréhensibles de Dieu.

 

Cette parabole nous représente deux chars et deux conducteurs dans une arène, l’un porte la justice unie à l’orgueil, l’autre le péché avec l’humilité ; et vous voyez le char du péché dépasser celui de la justice, non par ses propres forces, mais par la vertu de l’humilité qui lui est unie, tandis que le char de la justice reste en arrière, retardé non par la faiblesse de la justice, mais par la masse pesante de l’orgueil. En effet, de même que l’humilité par son élévation et son excellence triomphe du poids du péché, et s’élance pour atteindre Dieu ; ainsi l’orgueil par sa masse pesante entrave facilement la marche de la justice.

 

Ainsi quand vous auriez fait un grand nombre d’actions vertueuses, si elles sont pour vous un sujet de vaine présomption, vous avez perdu tout le fruit de votre prière, elle est tout à fait stérile pour vous.

 

Au contraire, votre conscience fût-elle chargée d’une multitude innombrable de fautes, si vous vous estimez le dernier de tous, vous pourrez vous présenter devant Dieu avec une grande confiance. Notre-Seigneur donne la raison de la sentence qu’il vient de prononcer " Car quiconque s’exalte sera humilié, et quiconque s’humilie sera exalté. " Le nom d’humilité s’applique à plusieurs choses toutes différentes.

 

Il y a la vertu d’humilité que nous voyons dans ces paroles : " Mon Dieu, vous ne rejetterez pas un coeur contrit et humilié " (Ps 50) ; il y a l’humilité produite par les tribulations : " Il a humilié mon âme jusqu’à terre. " (Ps 142.)

 

Il y a l’humilité ou l’humiliation qui est la suite du péché, de l’orgueil, du désir insatiable des richesses, car quelle humiliation plus profonde que celle de ces hommes qui se rendent esclaves, qui s’abaissent et s’avilissent dans la recherche des honneurs et des richesses, et qui les regardent comme le comble de la grandeur ?
 


Compilation, réalisée par saint Thomas d'Aquin, de commentaires des Pères de l'église sur l'évangile (Traduction édition Vivès, 1856, Paris).

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