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22 février 2008 5 22 /02 /février /2008 21:37

La cathédrale d'Oviedo en Espagne, conserve depuis le XIe siècle, un linge de lin de 84 cm sur 53 cm, vénéré comme étant une composante du Suaire du Christ
( Sudario del Señor : Actas del 1 Congreso Internacional sobre El Sudario de Oviedo. Publié par le Centre Espagnol de Sindonologie, Valence, 1996, 494pp. ).

Ce linge ne comporte aucune image mais de nombreuses taches de sang et de liquides physiologiques.  Une étude scientifique aussi rigoureuse que celle qui a été menée sur le Linceul, en 1978, par l'équipe américaine du STURP, a été menée par des scientifiques espagnols, assistés par des membres du STURP.

Le Soudarion de la cathédrale d'Oviedo.

La composition des taches indique que l'homme dont le visage a été recouvert par le linge, est mort crucifié.
Ces liquides se sont en grande partie écoulés du nez et de la bouche lorsque le corps fut descendu de la croix.
La disposition des taches montre que le Soudarion a été enlevé puis replacé sur le visage à cinq reprises, comme l'indiquent les cinq groupes de taches, en dégradé, retraçant les différentes stations de la mise au tombeau.
Des expériences menées sur un modèle vivant ont montré que l'homme, au moment de la mort, était en position verticale, la tête penchée avec un angle de 70 degrés vers l'avant et de 20 degrés vers la droite, ce qui indique qu'il a été crucifié.
On distingue sur le linge, de petits trous provoqués, soit par des agrafes, soit par des épines et des altérations superficielles de la surface du linge pourraient être dues à la présence de vinaigre ( n'a-t-on pas donné au Christ du vinaigre en guise de boisson lors de la passion ? ).

 


Superposition d'un groupe de taches présent sur le Soudarion au schéma du visage du Linceul
(in "Sudario del Señor" édité par le Centro español de Sindonologia)

L'étude du Soudarion procure suffisamment d'indications pour suggérer qu'il a été en contact avec l'homme du Linceul pendant son supplice.
La première coïncidence est la présence de sang du groupe AB sur les deux linges ( voir chapitre 1 - Le Saint Suaire ).

La longueur du nez calculée d'après les taches du soudarion est la même que celle du nez de l'homme du Linceul.
En superposant les taches du soudarion au visage du Linceul, on est frappé par la concordance qui se dégage de cette superposition.
Par projection superposée d'images polarisées des deux reliques, le Docteur Alan Wangher, a relevé 70 points de coïncidence entre elles.
Il faut savoir qu'une quinzaine de points de coïncidence suffisent pour authentifier des empreintes digitales.
Ces points indiquent que le soudarion d'Oviedo a recouvert le même visage que le Linceul de Turin et que les deux linges ont, dès lors, la même antiquité.

Il a été ôté avant que le crucifié ne soit mis dans le Linceul et mis à part, à une autre place, car sinon, il aurait fait obstacle à la formation de l'image. Le soudarion présente de nombreux plis, clairement identifiés à la lumière rasante, qui correspondent à ceux que l'on obtient en plaçant une serviette autour d'une tête.
En l'ôtant ensuite par le sommet, la serviette, une fois déposée, demeure enroulée sur elle-même... .
Ceci évoque, avec une troublante précision, le "suaire qui avait couvert la tête de Jésus, roulé, non pas avec les linges mais à part, à une autre place" (Jean 20, 7)

extrait de http://anagogie.online.fr/1-reliques.htm

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21 février 2008 4 21 /02 /février /2008 21:45

Quatre groupes d'anges du service escortent et acclament le Saint, béni soit-Il.

le premier camp est celui de Michaël qui est à Sa droite;

le second est celui de Gabriel qui se tient à Sa gauche;

le troisième est celui d'Uriel qui se trouve devant Lui;

le quatrième est celui de Raphaël qui se tient derrière Lui;

la Chéquina du Saint, bénit soit-Il est au centre;

et Lui est assis sur un trône élevé et suprême,

lequel est haussé et suspendu en haut, dans les airs.

 

Pirqé de Rabbi Eliézer cité par Alix de Saint-André
in Archives des anges

 

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19 février 2008 2 19 /02 /février /2008 00:22

(Un abbé interpelle sa communauté qui ne se met à écouter son sermon que quand il se met à leur raconter une histoire chevaleresque des temps légendaires du roi Arthur)

Et pourtant, la parole de Dieu vous est indigeste. Vous êtes incapables de l'écouter. Vous dormez plutôt que d'être attentifs à l'amour du Seigneur. Mais que l'on vous raconte je ne sais quelles sornettes au sujet d'un roi Arthur qui n'a jamais existé que dans l'imagination brumeuse et fiévreuse des Bretons, et soudain vous vous réveillez et vous êtes tout ouïe. Vous voulez connaître l'his­toire de ces chevaliers impitoyables dans leurs combats, impudiques dans leurs amours, réprouvés de Dieu dans toute leur conduite, ignorants de sa paix et de son véritable amour. Ne voyez-vous pas de combien les exploits de Dieu, qui a créé le ciel et la terre, l'emportent sur ceux des cheva­liers de la Table ronde, et d'abord par leur vérité? Est-il une seule de leurs aventures qui se puisse comparer à celle du Christ, né de la Vierge Marie, crucifié et ressuscité d'entre les morts ? L'histoire du peuple de Dieu, qui est notre histoire et dont dépendent notre vie ou notre mort éternelles, ne vous touche-t-elle pas plus que celle du roi Arthur ? Les merveilles de Bretagne ne semblent-elles pas peu de chose au regard de celles que fit pour nous le Seigneur ?

Direz-vous alors que vous les connaissez, ces mer­veilles du Seigneur, que vous en entendez tous les jours la lecture, le récit, le commentaire, alors que les contes de Bre­tagne sont nouveaux ? Ne voyez-vous pas que c'est toujours la même histoire que racontent leurs mille histoires ? Qui ne peut deviner par avance, dans tous ces romans, le mot de chaque mystère, l'issue de chaque aventure, les péripéties de chaque amour ? Mais qui peut pénétrer les mystères de la foi ? Qui peut percer les desseins de Dieu ? Qui peut savoir ce qu'il réserve à chacun de nous, comme à l'ensemble des hommes ? Qui prend la mesure des grâces dont il nous comble et de l'amour dont il nous aime ?

Pourtant, conclut l'abbé, ne vous étonnez pas et vous effrayez pas que des contes inventés et des fantôme lointains vous attirent parfois plus que le Seigneur. C'est qu'il est si réel et si proche ! Comment nous ferait-il éprouver le frisson de l'inconnu, alors qu'il vit en nous et qu'il nous est aussi familier que nous-mêmes ?

Michel Zink
Le jongleur de Notre Dâme
Contes chrétiens du Moyen Âge

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