23 janvier 2008
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Published by Marc-Elie
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Vidéo
20 janvier 2008
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Sur quelles règles communes pourrait commencer notre dialogue des civilisations ?
Il existe une règle qui, si elle n'est pas au centre de tous les enseignements religieux, s'y retrouve pourtant C'est la règle d'or que Kant a placée au cœur de son éthique quand il a écrit : « Fais que la maxime de ton acte soit universalisable » et : « En chacun de tes actes considère autrui comme une fin et jamais comme un moyen. »
Cette règle d'or pourrait devenir la base de notre dialogue de frères enfin humains.
Ainsi, l'hindouisme brahmanique dit :
On ne doit pas se comporter envers les autres d'une manière qui nous répugne nous-même. Ceci est le cœur de toute morale. Tout le reste résulte d'une avidité intéressée.
Épopée du Mahâbharata, 114, 8, vers 400 avant J.-C.
Le confucianisme dit :
Voici certainement la maxime d'amour : ne pas faire aux autres ce que l'on ne veut pas qu'ils nous fassent.
Confucius, Analectes, 15,23.
Le bouddhisme dit :
Ne blesse pas les autres avec ce qui te fait souffrir toi-même.
Bouddha, SuttaPitaka, Udanavagga, 5,18.
Le judaïsme dit :
Ce que tu tiens pour haïssable, ne le fais pas à ton prochain. C'est là toute la Loi, le reste n'est que commentaire.
Hillel, Talmud, shabbat, 31-A.
Le christianisme dit :
Ainsi, tout ce que vous désirez que les autres fassent pour vous, faites-le de même pour eux : voilà la Loi et les Prophètes.
Jésus, Évangile selon saint Matthieu, VII, 12.
L'islam dit :
Nul de vous n'est un croyant s'il ne désire pour son frère ce qu'il désire pour lui-même.
Muhammad, 13e des 40 Hadiths de Nawawi.
Pourquoi nous sommes chrétiens
Didier Long
Le cherche midi
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Textes
19 janvier 2008
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Film russe réalisé par Pavel Lounguine

Avec Piotr Mamonov, Viktor Soukhoroukov, Dimitri Dioujev...
Un monastère orthodoxe sur une île du nord de la Russie. Un moine perturbe la vie de sa congrégation par son comportement étrange. En effet, selon la rumeur, l'homme posséderait le pouvoir de guérir les malades, d'exorciser les démons et de prédire l'avenir...
C'est en tout cas ce que croient les étrangers qui se rendent sur l'île. Mais le moine, qui souffre d'avoir commis une terrible faute dans sa jeunesse, se considère indigne de l'intérêt qu'il suscite...
Analyse de Carol Saba document pdf http://christophe.levalois.free.fr/fichier/ILE-Recension.pdf
Première image : un moine, seul, ramant dans sa barque perdue au milieu d’une mer glaciale et comme immense du Nord de la Russie. Dernière image : ce même moine en son cercueil transporté dans une barque pourvue d’une petite veilleuse, où ont prit place quelques moines dont un porte debout une grande croix en bois. L’Île raconte une histoire de Salut.
Celui d’un jeune marin qui pendant la guerre, en 1942, tire sur un de ses compatriotes par lâcheté, et qui recueilli par des moines se transforme en starets et fol en Christ, taraudé par le remords mais animé de dons qui attirent des êtres en détresse.
Face au malheur du monde et de son cortège de maux, maladies, mort et misères, l’Homme tente d’entrer dans le Temps de Dieu instillé à travers sa nature y compris la plus désolée. Oui, face à la cruauté hallucinée des hommes, du climat et de la vie, comment ne pas répondre par une autre folie, parfois illuminée, dans tous les sens du terme. Celle de Dieu. Comment au gong de la pénitence ne pourrait répondre le son des cloches qui délivrent...
Jamais dans ce film le sentiment que le réalisateur «trahit». Après le si prodigieux et méditatif Grand Silence des Chartreux français, la spiritualité monastique montre qu’elle peut passer par le cinéma sans être dénaturée ou simplement documentarisée. Pour cela, sans doute la foi, la profondeur, le génie du réalisateur. De la lenteur, tant la prière s’y loge. De la nature, tant la voix des hommes est aussi l’écho du ciel, des pierres et des forêts. On y retrouvera pareillement la parole souveraine de la neige et de sa blancheur.
Pavel Lounguine, auteur de plusieurs films à succès sur la société russe récente a voulu faire œuvre de Foi «pour contrer le matérialisme ambiant». Et en tout cas, à sa sortie, L’Île a connu un grand retentissement en Russie.
On louera dans ce film sa puissance et sa prégnance. Le lyrisme épuré des images rappellera Tarkovski, Bresson, Dreyer... Le jeu inspiré de l’acteur, Piotr Mamonov, ex-chanteur rock converti, fera date. On se dira que L’Île évoque les tourments des Possédés de Dostoïevski, que les Fous de Dieu appartiennent à une longue tradition russe bien que présente sous diverses formes dans toutes les religions.
L’Île laisse en nous une trace profonde. De neige et charbon, de feu et glace, d’eaux gelée et incendies, mais au-delà, de possession et de grâce, de martyre et de pardon.
Ce film nous interroge sur le jeu terrible de la perte et du gain spirituel, sur la qualité de notre foi et de l’amour que nous disons porter aux autres ou à nous-même. Dans le donjon de l’âme, qu’est-ce qui se joue-là ? Face au péché qui nous oppresse y a-il une rédemption ? La vie demeure une interrogation !
Published by Marc-Elie
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