Overblog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Traduire le blog - Translate into your language

1 janvier 2008 2 01 /01 /janvier /2008 18:35

Les 13 desserts de Provence sont au nombre de 13 comme les convives de la Cène:

- raisins séchés
- figues sèches
- amandes et noix
- prunes de Brignoles
- poires d'hiver et pommes
- cédrats confits
- confiture de coings et confiture de fruits au moût de raisin
- nougat blanc (noisettes, pignons et pistaches) et nougat noir (miel)
- cachat piquant (fromage blanc)
- fougasses
- bugnes frites
- galettes au lait parfumées au fenouil et au cumin
- pompe à huile pour saucer le vin cuit

Après le gros souper qui se termine par un verre de ratafia, la maisonnée prend la route de l'église pour la messe de minuit. La porte n'était pas fermée à clef. On laissait sur la table la 3e nappe et les reliefs du repas afin que les anges et les défunts puissent se restaurer. 

Les 3 nappes représentent les 3 personnes de la Trinité, le décor est éclairé de 3 bougies. A partir du plus agé, chaque personne agée les allument.

On dit qu'il faut 7 plats au souper de Noël en souvenir des 7 plaies du Christ crucifié.

La pompe à huile est un pain de fête préparé à la maison mais cuit chez le boulanger. Il s'agit de l'huile d'olive qu'on ajoute à la pâte confectionnée de farine, de levain, de sucre, de cassonnade et aromatisée de zeste d'orange et de citron. On la déguste trempée dans du vin cuit.

Les 4 mendiants sont composés de 4 fruits secs. Leur couleur rappelle celle des robes des ordres des mendiants : L'amande pour les Dominicains en blanc, la noisette pour les Carmes en brun, la figue pour les Franciscains en gris, les raisins pour les Augustins en violet foncé.

Les 13 desserts sont souvent accompagnés de ratafia de cerises et de carthagène.

Recette :
Mendiants provençaux

Pour 12 mendiants
Attente : 1 h

Ingrédients :
230g de chocolat noir à 70% de cacao
50g d’amandes émondées
50g de figues sèches
50g de noisettes entières
2 Cs de raisins secs
Quelques zestes d’oranges confits

Faites fondre le chocolat dans une petite casserole au bain-marie ou au micro-ondes.
Sur une feuille de papier sulfurisé ou d’aluminium, déposez des petits tas de chocolat fondu et aplatissez légèrement pour faire des galettes.
Répartissez harmonieusement les fruits secs, des dés de figues et les zestes d’oranges confits sur les galettes en chocolat. Pressez-les légèrement pour s’assurer qu’ils adhèrent au chocolat.
Placez ces mendiants au frigo au moins 1h avant de servir.

Partager cet article
Repost0
30 décembre 2007 7 30 /12 /décembre /2007 21:33

Je ne sais rien de deux mondes,
Tout ce que je connais est l'Un.
Je cherche l'Un, seul,
Je ne connais que l'Un
Et je ne chante que l'Un

Jalaluddin Rumi
mystique soufi du 13ème siècle

poèmes

Partager cet article
Repost0
28 décembre 2007 5 28 /12 /décembre /2007 21:20

Avez-vous vu la dernière campagne de publicité de la Société nationale des chemins de fer français ? Son slogan m' a tout bonnement laissé pantois, éberlué, ébahi, stupéfait, carrément « scotché » ! Je vous le livre, sans détour, sans ambages ni circonlocutions : « Qui ne gare pas assez vite sa voiture, rate son TGV, rate sa réunion, rate son augmentation, rate sa carrière, rate... sa VIE! » Fallait oser! Avec la SNCF, décidément, tout est possible ! « Humour », « clin d'oeil », se défendront les « fils de pub » qui ont concocté cette campagne à l'intention des travailleurs « speedés », stressés et débordés qui rament pour attraper la rame... du nouveau « TGV pro » !

La pub est souvent un bon miroir de l'air du temps et les publicitaires ne font, généralement, que révéler, en les mettant malicieusement en boîte, nos manières de vivre. Dans notre société « performante », le tempo obligé semble désormais être la course. Voici l'essoufflement élevé au rang de sainte vertu laïque ! Depuis le nlus haut sommet de l'Etat, tout le monde court, doit courir, devrait courir. Il nous faut des agendas qui débordent, des boîtes « mail » qui croulent, des répondeurs qui frisent l'indigestion, du « haut-débit » bientôt directement greffé sur le cœur pour nous sentir « performants ». Voici que l'hyperactivité compulsive est devenue un gage d'efficacité et de compétence.

Alors, en cette traditionnelle période de vœux, je voudrais vous faire, amie lectrice, ami lecteur, l'éloge... de la lenteur! Puis-je - « vite fait sur le gaz » entre mon jogging et une réunion hyper-importante (!) - vous faire, en guise de Très Grands Vœux 2008, l'apologie, le panégyrique, le dithyrambe, la réclame du... « lent », du « tortillard », de l'omnibus, de la route secondaire, du chemin vicinal ?

Lorsqu'elle raconte l'épisode du buisson ardent, la Bible dit qu'Abraham fit un « détour » pour essayer de comprendre le mystère de ce feu qui ne se consumait pas. Eh bien, c'est ce que je vous propose : le « détour » comme art de vivre, le chemin de traverse comme itinéraire de sagesse...

L'Evangile ne nous dit pas si le Samaritain n'avait pas trouvé, ce matin-là, de place au parking. Une chose est sûre : s'il était monté, en courant comme d'habitude, dans le train-train « surbooké » de son quotidien, il n'aurait sans doute pas vu, et donc pas secouru, le blessé dans le fossé.

Or, ce blessé, aujourd'hui, c'est aussi notre âme qui, sur le bord du ballast, crève de voir si souvent passer, à grande vitesse, le train de notre propre existence !  La « course » de nos vies « modernes » nous contraint souvent à vivre à la surface de nous-mêmes, toujours entre deux gares, deux »    trains, deux réunions, deux engagements...

Il nous faut d'urgence cultiver l'art de l'arrêt, de l'escale, de la mise à quai, de la marche à pas lents, du recueillement qui laissera enfin à l'Eternité le temps d'attraper la rame de notre humanité essoufflée.

Peut-être qu'en ratant ce fichu train, le « héros » de notre pub s'est tout bonnement donné le moyen de réussir - à défaut de « carrière » - sa vie ? Allez savoir !

Bertrand Révillon
Panorama, janvier 2008

Partager cet article
Repost0