9 mars 2007
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Mais si l'homme s'y prend bien, Dieu est vraiment avec lui et en lui partout, dans la rue, parmi la foule, aussi bien que dans une église, un lieu désert ou une cellule. S'il a vraiment et uniquement Dieu en lui, rien ne peut le déranger. Pourquoi? Parce qu'il n'a que Dieu, qu'il ne pense qu'à Lui et que toute chose n'est autre que Dieu à ses yeux. Il L'expose dans toutes ses actions, partout où il va. Tout ce que fait cette personne ajoute à la gloire de Dieu. Ses actes ne sont dus qu'à Celui qui en est l'auteur et non à lui-même, qui n'en est que l'agent.
... Si quelqu'un accueille la divinité en lui, Dieu dispense la lumière sur tout ce qu'il touche. Tout prend le goût de Dieu et en est le reflet. Dieu rayonnera tout le temps en lui.
MAÎTRE ECKHART
wikipedia
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Pensées
6 mars 2007
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23:22
De l'hébreu aux langues modernes:
Hébreu : hatta't , cawôn, peshac
Grec : hamartia, αμαρτία
Latin : peccatum
Arménien : mékhk
Allemand : sünde Il faut rappeler que péché vient du latin peccatum qui veut dire chute pendant une marche. En latin il y a la notion de faute, avec une connotation de culpapibilité. La marche est ici peut être compris comme notre progression durant la vie terrestre ; et le péché est comparé à une chute morale durant cette progression terrestre. Saint Jérôme a choisi originellement peccatum pour traduire le mot grec hamartia.
En grec (la langue des Evangiles) hamartia qui traduit l’hébreu hatta't, péché c'est l’objectif manqué, l’égarement, l’erreur. A comprendre par un manque de concentration.
En hébreu le nom usuel hatta' t provient d'un mot qui signifie « manquer le but ou la cible ». Le péché apparaît alors « comme un manquement objectif, contre les hommes ou contre Dieu ».
Il signifie aussi " ne pas atteindre son potentiel " qu’on pourrait interpréter comme un acte qui empêche celui qui le commet de parvenir à être l’image de Dieu. Il signifie aussi l’" erreur ".
Le mot cawôn, littéralement « ce qui est tordu, de travers », souligne éventuellement l'aspect moral du péché; mais il met lui aussi en relief sa réalité, son objectivité: ce n'est pas la conscience psychologique qui est en est la mesure ». Il désigne une transgression volontaire, consciente, de la loi de Dieu où l'on désire prendre le dessus.
Le mot peshac, "révolte", "rébellion", vise l'intention mauvaise elle-même et souligne l'initiative prise dans la rupture. C'est lui qui rend le mieux l'aspect religieux du péché: opposition de la volonté humaine à Dieu, refus d'écouter, infidélité et rejet ». Il s'applique à une transgression volontaire par laquelle on cherche à contrecarrer spécialement la volonté de Dieu.
En arménien, c'est mékhk qui vient de l'ancien arménien mél (de la même racine étymologique indo-européenne que mélancolique). Mel (le péché en kerapar) veut dire : la lumière lunaire reflétée de la lumière solaire.
C'est-à-dire qu’un péché en arménien est un état d'âme, une recherche ou un acte dans la pénombre.
En anglais, c'est sin qui vient de l'allemand sünde qui veut dire barrière ou frontière : c'est-à-dire qu'il y a une connotation de rupture et de mise à l’écart.
Extrait de:
http://www.vacarme.eu.org/article211.html
http://www.crda-france.org/fr/breligion/peche.htm
http://www.croire.com/article/index.jsp?docId=903058&rubId=13643
http://www.interbible.org/interBible/ecritures/mots/2002/mots_020215.htm
http://www.lamed.fr/SSI/articleToPrint.asp?PageURL=/judaisme/Judaisme123/231.xml&torahportion=notparshapage
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4 mars 2007
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21:15
La parole est la qualité divine de l’être humain créé à l’Image et comme à la ressemblance de Dieu. Il n’est pas étonnant alors que la pédagogie catéchétique traditionnelle donne à la parole humaine une place royale.
Un abbé du XII° siècle, Hugues de Saint-Victor , rappelait à ses moines la pratique traditionnelle de la « lectio » et de la « meditatio » telle que la tradition judéo-chrétienne les concevait. Il dit : « La langue capte et l’oreille émet », ce que nous ne comprenons plus aujourd’hui puisque nous lisons la Bible seulement avec nos yeux, et que nous la méditons en silence. Nous dirions plutôt l’inverse : l’oreille capte et la langue émet. L’ancienne tradition biblique s’est perdue peut-être parce que le monde rationaliste ne donne plus à l’éducation de la parole biblique la place qui lui convient.
La langue capte et l’oreille émet ! En lisant la Bible à haute voix, les signes morts couchés depuis des siècles sur le papier, reprennent vie dans l’oralité de la communauté ecclésiale. Ils commencent à se réveiller dans le lecteur qui, le premier, capte la Parole en la parlant. C’est ainsi que la langue capte la vie qui dormait. Comme le remarque saint Augustin quelque part, nous nous entendons chanter. Ce que la langue exprime de vive voix, l’oreille le transmet à l’âme. C’est ainsi que l’oreille « émet » à l’intérieur des cœurs.
La « meditatio » est indissociable de la « lectio », elle se fait toujours à mi-voix, prolongeant les sonorités bibliques dans la mémoire. Comme pour la « lectio », l’acte de parole est essentiel, c’est lui qui engage le corps dans le processus du salut.
Voilà pourquoi les cloîtres du XII° siècle ressemblaient à une ruche bourdonnante, dont les « abeilles » butinaient le miel des saintes Ecritures.
La catéchèse biblique n’est pas un enseignement de savoirs, de savoirs-faire ni de savoirs-être. La catéchèse biblique est l’initiation à un écho intérieur de la Parole. Le mot latin « in-itiatio » laisse entendre un mouvement vers l’intérieur. La catéchèse ne doit-elle pas précisément faire apprendre ce mouvement de la parole biblique qui permet l’écoute intérieure de la Parole de Dieu ? Cette manière de faire rappelle ce mot que Dieu adresse à Abraham : « Lekh- lekha ! », tel que le Zohar l’interprète : « Va vers toi ! »
Claude LAGARDE
http://catechese.free.fr/
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