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27 mai 2016 5 27 /05 /mai /2016 22:24
Il nous a libérés !

Lorsque Laurence fut convoquée chez son patron et que celui-ci lui annonça sans ménagement qu'il allait la licencier pour compression de personnel, elle resta sans voix, stupéfaite ! Elle qui s'était toujours donnée à son travail et avait gagné la confiance du PDG...

Celui-ci lui parla longtemps, expliquant les difficultés de l'entreprise. Mais voici que, assise en face de lui, Laurence l'écoutait de moins en moins, car quelque chose d'inattendu naissait en elle.

Et soudain une joie énorme la saisit : elle qui se croyait tenue de plaire à tout le monde et surtout aux personnes qui détenaient une autorité n'avait plus besoin de montrer un visage qui n'était pas réelle-ment le sien ! Fini le temps de la bonne élève : plus besoin de paraître, de faire plaisir, comme elle l'avait toujours fait depuis son enfance. C'est ainsi qu'elle sentit l'appel profond à être elle-même, enfin !

Une nouvelle Laurence naissait, qui accomplissait un pas décisif dans son humanité. Ce pas avait certes été préparé par un travail thérapeutique. Mais elle ressentit la soudaineté de la mutation comme un éveil venu des profondeurs abyssales, où se tient le Maître de la Vie.

C'est donc sans récriminer qu'elle quitta son interlocuteur surpris. Elle retourna provisoirement à son ordinateur et offrit à ses collègues intriguées un visage dilaté par un grand rire intérieur.

Tout le sens de la Pâque tient en 15 mots écrits par l'apôtre Paul dans sa lettre aux Romains (6,8) : « Si nous sommes morts avec le Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec Lui »

Bien avant que son cœur cesse de battre, tout homme affronte mille morts : un échec grave, un deuil cruel, une maladie invalidante, un licenciement sans préavis, un vieillissement solitaire, mais aussi une addiction à l'alcool ou aux messageries roses, une incapacité à vivre des relations humaines justes et suivies...

Le risque, tapi à la porte de l'âme, est de se laisser aller, de s'habiller de découragement, d'entrer dans l'enfer de la colère ou de l'amertume.

Se pose alors avec insistance la question : et maintenant ? Vais-je me laisser enfermer dans la prison du malheur ? Question universelle que la Bible exprime avec force : « C'est la vie et la mort que j'ai mises devant vous ! »

Et certes, ces deux-là, nous les avons tous les jours en face de nous, dans toutes les petites décisions quotidiennes. Mais le livre sacré d'ajouter avec confiance : « Tu choisiras la vie ! » (Deutéronome 30,19).

Les chemins qui mènent à la vie prennent des noms multiples. On parle alors de « capacité à rebondir », de « résilience » (Boris Cyrulnik), ou de « courage d'être » (Paul Tillich)... Dans la tradition chrétienne, ce dynamisme se nomme « résurrection », c'est-à-dire jaillissement nouveau, relèvement.

Toute résurrection est accompagnée et vivifiée par celle du Christ.

De lui rayonne cette puissante énergie de régénération offerte à tout homme. Nous la nommons Souffle divin. Celui-ci, sans trêve, accompagne l'entrée dans un amour renouvelé de la vie. Car le divin Pédagogue ne cesse d'oeuvrer, chez les personnes comme dans nos sociétés.

Jésus le disait tranquillement : « Mon Père, jusqu'à présent, est à l'œuvre, et moi aussi je suis à l'œuvre » (Jean 5,17). Son ouvrage est de révéler aux hommes leur dimension divine et de leur permettre de croître en humanité et en foi.

Tel est le mystère de Pâque : la manifestation dans une vie humaine du Maître intérieur, le Ressuscité, qui, à travers les aléas de l'existence, ouvre un chemin d'accomplissement humain. 

BENOÎT BILLOT
Le grand œuvre de Pâque

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24 mai 2016 2 24 /05 /mai /2016 22:12
Divine douceur

Un soir du monde, un ami est mort. Lazare est mort, et Jésus est bouleversé. Lazare est mort, et ses sœurs sont effondrées. Alors Jésus vient, réconforte et se rend au tombeau. Après avoir fait rouler la pierre, il dit d'une voix forte : « Lazare, sors dehors ! » Et il sortit du monde des ombres.

Jésus de poursuivre : « Déliez-le et laissez-le aller » (Jn 11). Un mort est revenu chez les vivants. De la vie a été arrachée à la mort qui la tenait captive. Force inouïe et unique de l'amitié de Jésus. Divine douceur.

Un soir sur le monde, l'Ami par excellence, l'Ami de tous les délaissés, l'Ami des plus fragiles est mort, lui aussi. Assassiné. Exécuté afin de ne pas déranger l'ordre établi qui prétend garder maîtrise sur Dieu.

Quelque temps avant son arrestation, il disait à son Père : « Ceux que tu m'as donnés, je veux que là où je suis, ils soient eux aussi avec moi » (Jn 17,25-26). Cet homme-là, ce passeur, a été séparé des siens par la Croix et par la mort. Tout semble alors fini. Pour les ennemis comme pour les amis. Pour les puissants comme pour les humbles. Nuit obscure du monde, d'hier comme d'aujourd'hui. Mais voilà, une femme veille.

Une femme aura suffi pour que s'inaugure le matin du monde. Marie de Magdala se lève, alors que « la ténèbre était sur les eaux » (Genèse 1,2), au creux de la nuit encore, de la peur, de la fatigue et de l'incompréhension. Elle part seule vers le tombeau de Jésus. Pourquoi ? Nul ne sait. Sinon que son amour fait aller ses pas.

Marie de Magdala, elle, témoin de la Croix, témoin de la mort. Présente jusqu'à la fin. Témoin alors de l'eau et du sang jaillis du côté du crucifié : la vie ne saurait être retenue par les clous et déjà se transmet pour tous. Inouï de l'amitié de Jésus pour son peuple. Pour tous. Partager non la mort, mais la vie encore et encore. L'offrir, gratis.

La Madeleine, sœur de tous les perdus du monde, de tous les aimants du monde aussi, s'élance, seule réponse possible à tous les pourquoi, du sein même de la perte de l'Aimé. Elle vient pour se tenir là. Simplement. Encore au plus près, comme durant la vie de Jésus.

Opiniâtreté des femmes, dans la nuit. Mais la ténèbre a été fracturée : de la mort, auprès de laquelle elle vient se recueillir et qu'elle ne trouve pas, elle repart aussitôt vers la vie. Courir, dire, revenir avec d'autres.

Elle ne cherche ni explication ni preuves. Elle ne fait pas d'enquête. Juste une divine douceur : un tombeau scellé a été ouvert. Un tombeau extérieur : celui du Jésus le Nazaréen. Un tombeau intérieur : en elle.

Pierre et le disciple que Jésus aimait arrivent. Ils entrent, ils voient. Quoi donc ? Le plein d'une présence. Mais pas celle de la mort. Des signes attestent pourtant qu'elle est bien passée par ici : les bandelettes et le linge qui enveloppaient le visage sont là. Oui, il était bien mort. Mais la mort a disparu.

Quelle présence alors ?

Celle d'une vie qu'on ne peut saisir, du souffle du Vivant qui poursuit sa course. Pour ouvrir les tombeaux des vivants. Divine douceur du matin du nouveau monde. L'amitié de Dieu fait toutes choses nouvelles.

Un peuple nouveau va naître. Non du sang, non de la terre ni des pouvoirs ou des savoirs, mais de l'amitié incomparable du Père pour le Fils. De l'amitié du Fils pour toute femme, tout homme dont le cœur est ouvert. Un peuple nouveau va naître. De l'amitié de Dieu pour ce monde renaissant. 

 

VÉRONIQUE MARGRON

LA VIE

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21 mai 2016 6 21 /05 /mai /2016 22:55
Miracle eucharistique

L’évêque de Legnica, Mgr Zbigniew Kiernikowski, a annoncé par un communiqué daté du 10 avril 2016 la reconnaissance d’un miracle eucharistique dans l’église Saint-Hyacinthe de la ville.

Le jour de Noël 2013, une hostie était tombée par terre au moment de la communion. Elle fut mise dans de l’eau, comme on le fait de plus en plus, afin qu’elle se dissolve. Mais au lieu de se dissoudre il apparut des taches rouges.

Mgr Stefan Cichy, qui était alors l’évêque de Legnica, nomma une commission pour étudier le phénomène.

Un fragment de l’hostie fut prélevé et envoyé au laboratoire de médecine légale. Lequel a conclu qu’il s’agissait d’un fragment de muscle strié « très similaire au myocarde avec des altérations qui apparaissent souvent pendant l’agonie ». L’analyse ADN a conclu qu’il s’agit de myocarde humain.

En janvier dernier, le nouvel évêque, Mgr Kiernikowski, a envoyé ces conclusions à la congrégation pour la doctrine de la foi. Le miracle a été reconnu, et, conformément aux recommandations reçues de Rome, il a demandé au curé de la paroisse que soit aménagé un endroit approprié pour l’adoration de la « Relique ».

Il conclut : « J’espère que cela servira à approfondir le culte de l’Eucharistie et aura un effet en profondeur sur la vie des gens qui se trouveront en face de la Relique. Nous voyons le Signe mystérieux comme un acte extraordinaire d’amour et de bonté de Dieu, qui vient vers hommes dans une suprême humiliation. »

Un autre miracle eucharistique a eu lieu aussi en Pologne le 12 octobre 2008 en l'église St Antoine de Padoue à SOKOLKA en présence de 200 personnes pendant la messe célébrée par le Père Stanislaw Gniedzieko curé de la paroisse pendant le distribution de la Communion , une hostie tombe à terre .

Le Père Jacek la ramasse et la met dans un petit vase liturgique en argent qu'il remplit d'eau pour que l'hostie se dissolve puis il place le tout dans un coffre-fort à la sacristie.

En effet , après qu'une hostie s'est complètement dissoute, le corps du Christ n'est plus présent. Après 2 semaines , le Père Staznislaw Gniedziejko constate que non seulement l'hostie n'est pas dissoute dans l'eau mais, mais qu'une forme évoquant une tache de sang est apparue.

Le 5 janvier 2009 l'évêque métropolitain de Bialystok Mgr Edward Ozorowski demande à 2 professeurs de médecine à l'Université de Bialystok d'effectuer une analyse d'une parcelle de l'hostie : les 2 professeurs arrivent à la même conclusion ce qu'on, leur a remis provient du tissu d'un muscle cardiaque humain encore en vie mais à l'agonie.

Vous pouvez lire le détail complet sur ce miracle dans le bulletin de L'Abbaye St Joseph de Clairval ( lettre du 28 octobre 2015 ) .
Le sang de l'hostie a les mêmes caractéristiques que celui du Saint Suaire de Turin et du miracle de Lanciano.

 

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