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2 octobre 2017 1 02 /10 /octobre /2017 23:55
Les deux saintes Nathalie martyres (✝ 306) et (✝ 852)
Les deux saintes Nathalie martyres (✝ 306) et (✝ 852)
Les deux saintes Nathalie martyres (✝ 306) et (✝ 852)
Les deux saintes Nathalie martyres (✝ 306) et (✝ 852)
Les deux saintes Nathalie martyres (✝ 306) et (✝ 852)

Le prénom Nathalie vient du latin natalis, « natal » (dans natalis dies, « le jour de la naissance » (du Seigneur) Sainte Nathalie (IVe siècle) a popularisé son prénom dans le monde orthodoxe russe, et Nathalie a progressivement conquis l’Europe. 

Lorsque nous commémorons sainte Nathalie , n'oublions pas qu'il y a dans l'histoire deux, et peut-être plus de saintes portant ce nom. 

L'histoire d'Adrianus (Saint Adrien) et de sa jeune épouse Natalie (Sainte Nathalie, Natacha) est contée dans la Légende Dorée. 

Adrianus était officier dans l'armée de l'empereur Romain Galère qui faisait appliquer avec zèle les quatre édits de persécution des chrétiens de Dioclétien. 

Vers 306, alors qu'Adrianus avait vingt-huit ans, il se convertit devant le courage de trente-trois chrétiens de Nicomédie que Galère avait ordonné de supplicier en les faisant fouetter à coups de nerfs, en leur broyant la bouche avec des pierres, puis en les emprisonnant après leur avoir mis le garrot. 

Apprenant cette conversion, l'empereur fit emprisonner Adrianus avec les autres chrétiens puis, quelque temps après, le fit comparaître devant lui en présence de ses compagnons pour le faire fouetter ; les coups furent si violents qu'à la fin les entrailles d'Adrianus sortaient de son corps. Puis Adrianus et ses compagnons furent de nouveau jetés en prison. 

Comme des matrones, dont Nathalie, soignaient en cachette les martyrs dans leur prison, l'empereur Galère ordonna qu'on tranche les pieds puis les jambes des prisonniers puis qu'on fasse brûler leur corps. Adrianus fut le premier supplicié et on lui coupa également une main...

Aurèle et sa femme Nathalie, Felix et sa femme Liliose (Liliane) et le diacre palestinien Georges moururent martyrs sous le calife Abderrahman II. 

L'Eglise se souvient en ce jour du beau témoignage de Foi que sainte Nathalie et ses compagnons, offrirent au Seigneur: en pleine persécution déclenchée par les Maures, sous le calife Abderrahman II, Nathalie et son époux Aurèle, Felix et son épouse Liliose (ou Liliane) ainsi qu' un diacre prénommé Georges, furent arrêtés et condamnés à mort pour avoir refusé de renier leur Foi chrétienne et d'embrasser la religion musulmane. Du fond de leur prison ils ne cessèrent pas de louer leur Seigneur et Maître avant d'être décapités le 27 juillet 852. 

À Cordoue en Andalousie, l’an 852, les saints martyrs Georges, diacre et moine syrien, Aurèle et sa femme Sabigothe, Félix et sa femme Liliose. Dans la persécution des Maures, pris par le désir de témoigner de la foi dans le Christ, ils ne cessaient de louer le Christ dans leur prison et à la fin furent décapités. 

Célébrités du prénom Nathalie 

la Natacha de Guerre et Paix (1886), de Tolstoï ; celle du Prince de Hambourg (1821), de Kleist ; l’écrivain Nathalie Sarraute ; les actrices Natalie Wood, Nathalie Delon et Nathalie Baye ; la chanson de Gilbert Bécaud, Nathalie. 

Dérivés du prénom Nathalie : 

Nacha, Natacha, Natal, Natala, Natalene, Natalia, Natalicio, Natalie, Nataline, Natalio, Natalis, Natoulia, Nattie, Nelig, Noel, Noela, Noelle, Noellie, Nouel, Novela, Tacha    

Histoire et caractère du prénom Nathalie 

Avec le prénom Noël, Nathalie renvoie donc directement au jour où Jésus est né.

Les Évangiles restant muets sur cette question, l’Église s’est donc efforcée, dès le IIe siècle, de déterminer ce jour, et ces prénoms-là s’ensuivirent.

Au Moyen Âge, il était même de coutume de ne les attribuer qu’aux enfants nés le 25 décembre.

Sainte Nathalie (IVe siècle) a popularisé son prénom dans le monde orthodoxe russe, et Nathalie a progressivement conquis l’Europe.

Au caractère, Nathalie est l’équilibre même ; l’esprit très vif et clair, une excellente mémoire, volontaire, active, sensible et subtile, elle apprend sans cesse, et elle enchante plus qu’elle ne séduit. Il est vrai qu’elle témoigne d’une bonne étoile, sur laquelle se guidèrent les Rois mages. 

Publication originale dans http://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/

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12 septembre 2017 2 12 /09 /septembre /2017 23:50
Sainte Gianna Beretta Molla

SAINTE GIANNA BERETTA MOLLA
(1922-1962)

PROTECTRICE DE LA FAMILLE ET DE LA VIE

Son intercession se révèle particulièrement efficace dans les cas de mariages stériles, de grossesses difficiles, de problèmes de mariage, de famille et de fiançailles. D’ innombrables témoignages de son intercession arrivent du monde entier au Sanctuaire de Mesero (Milan, Italie).

Gianna BERETTA (Jeanne, en français) est née à Magenta (Milan, Italie) le 4 octobre 1922. Dès son enfance, elle reçoit de ses parents très pieux le don de la foi et une éducation fortement chrétienne.

Durant les années de lycée et d'université, elle s'engage dans l'Action Catholique et fait du bénévolat pour les personnes âgées et les pauvres avec la Conférence St-Vincent-de-Paul. Les difficultés et les souffrances ne lui manquent pas: santé délicate, déménagements de la famille, maladie et mort de ses parents. Mais tout cela ne la trouble pas, étant donné la profondeur de sa vie spirituelle et sa confiance en Dieu.

Docteur en médecine et en chirurgie de l'Université de Pavie en 1949, elle ouvre en 1950 un dispensaire à Mesero, près de Milan, et se spécialise en pédiatrie à l'Université de Milan en 1952.

Elle préfère assister les mamans, les enfants, les personnes âgées et les pauvres et exerce son travail de médecin comme une mission.

En même temps, elle est très active et aime faire du ski et de l'alpinisme.

Elle s'interroge, prie et fait prier pour sa vocation qu'elle considère comme un don de Dieu.

Elle songe à devenir missionnaire laïque pour partir au Brésil aider son frère Alberto, prêtre capucin, missionnaire, qui travaille dans un hôpital construit avec l’aide d’un autre frère.

Alberto était considéré comme le «saint de famille» et vénéré comme un saint au Brésil dès son vivant.

A cause de sa santé délicate, son Père spirituel l’empêche de partir et elle comprend que le Seigneur a d’autres projets sur sa vie.

Elle rencontre l'Ingénieur Pietro MOLLA et répond ainsi à l’appel au mariage.

Dans une lettre à son fiancé Pietro, Gianna lui écrivait : «Je veux former avec toi une famille vraiment chrétienne, un petit Cénacle où le Seigneur se sent chez Lui, nous guide et nous aide à réaliser nos projets…

En vivant ainsi, Pietro, jour après jour, nous atteignons cette sainteté conjugale que Dieu attend de nous…

Je veux former avec toi une famille riche d’enfants comme l’ont été les belles familles dans lesquelles nous sommes nés et où nous avons grandi».

Leur mariage a eu lieu le 24 septembre 1955 et, en 1956, Gianna est devenue maman pour la première fois: Pierre Louis naît; puis, en 1957, c'est Mariolina; en 1959, c'est Laure la troisième.

Gianna sait harmoniser avec simplicité et équilibre ses devoirs de mère, d'épouse, de médecin ainsi que sa grande joie de vivre et son amour pour la nature et les sports.

En septembre 1961, vers le deuxième mois de la quatrième grossesse, un fibrome à l'utérus apparaît.

Tout en sachant les risques de poursuivre la grossesse, elle refuse de recourir à l'avortement car elle veut sauver la vie de son enfant et se confie complètement à la prière et à la Providence.

En qualité de médecin, Gianna connaît parfaitement les risques de son accouchement mais elle est prête à donner sa vie pour sauver celle du bébé: «Si vous devez décider entre moi et l'enfant, n'hésitez pas: choisissez, et je l'exige, l'enfant. Sauvez-le», répète-elle aux médecins et à son mari.

Jeanne Emmanuelle est née, saine et sauve, au matin du samedi de Pâques, le 21 avril 1962 mais le 28 avril, malgré tous les efforts pour sauver aussi la vie de la mère, Gianna meurt saintement au milieu de douleurs indicibles, après avoir répété: «Jésus je t'aime, Jésus je t'aime».

Elle avait 39 ans. Son enterrement fut une grande manifestation de profonde émotion, de foi et de prière.

Elle repose aujourd'hui au cimetière de Mesero dans la chapelle de famille. Aujourd’hui, Gianna Emanuela est devenue médecin, comme sa mère. Gianna BERETTA MOLLA a été béatifiée par Jean Paul II le 24 avril 1994, lors de l'Année Internationale de la Famille, et canonisée le 16 mai 2004.

Pour sa béatification, l’Église a reconnu un miracle qui a permis à une jeune maman brésilienne de Grajau de porter à terme sa grossesse en 1977.

Grajau est le village où Père Alberto, le frère missionnaire de Gianna, avait fondé un hôpital et travaillé longtemps avant de rentrer en Italie à cause d’une grave maladie.

Une autre jeune maman brésilienne, Elisabetta Arcolino, de la ville de Franca, a également demandé l’intercession de Gianna car sa grossesse était sérieusement compromise.

Elle a miraculeusement mis au monde son bébé Gianna Maria, à la stupéfaction des médecins, puisque la rupture des membranes, à la 16ème semaine, a fait que l’enfant s’est développée sans liquide amniotique!

L’enfant est né le 31 mai 2000, à la 32e semaine, par césarienne: elle pesait 1820g mais aucune complication n’a suivi, pas même respiratoire.

Ce deuxième miracle a permis la canonisation de Gianna et de la vénérer comme «Sainte» dans le monde entier.

Gianna BERETTA MOLLA, dès son vivant, songeait à devenir missionnaire laïque au Brésil et elle est devenue missionnaire au Brésil et dans le monde entier après sa mort héroïque.

Son intercession se révèle particulièrement efficace dans les cas de mariages stériles, de grossesses difficiles, de problèmes de mariage, de famille et de fiançailles.

Les témoignages de son intercession arrivent quotidiennement au Sanctuaire de Mesero du monde entier.

Surtout, plusieurs personnes témoignent de nombreuses grâces reçues après avoir prié devant son tombeau.

Celui-ci se trouve au cimetière de Mesero (Milan, Italie), dans la chapelle de famille, à côté du Sanctuaire de la Famille, dédié à elle.

Le Recteur du Sanctuaire, don Tiziano Sangalli, reçoit les intentions de prières et de messes et il les célèbre (quand c’est possible), dans la chapelle du cimetière, devant le tombeau de GIANNA.

Pour les intentions de prières et pour contacter don Tiziano, le Recteur du Sanctuaire de Sainte Gianna il suffit d’écrire une email à don.tiziano@yahoo.it

Patrizia Gattaneo

Prière

 

Dieu, toi qui es Père, nous te louons et nous te bénissons parce qu'en Sainte Gianna Beretta Molla, tu nous as donné et fait connaître une femme témoin de l'Evangile comme «jeune», épouse, mère et médecin. Nous te remercions parce que, même à travers le don de sa vie, tu nous apprends à accueillir et à honorer chaque créature humaine.

Toi, Seigneur Jésus, tu as été pour elle un référent privilégié : elle a su te reconnaître dans la beauté de la nature; pendant qu'elle se posait des questions par rapport à son choix de vie, elle te recherchait ainsi que la meilleure façon de te servir; à travers l'amour conjugal, elle s'est faite signe de ton amour pour l'Eglise et pour l'humanité; comme toi, bon samaritain, elle s'est arrêtée près de chaque personne malade, petit et faible; sur ton exemple et par amour, elle s’est offerte elle-même, en engendrant une nouvelle vie.

Esprit-Saint, source de toute perfection, donne-nous la sagesse, l'intelligence et le courage pour que nous puissions, nous aussi, à l'exemple de sainte Gianna et par son intercession, nous mettre au service de chaque homme et femme dans notre vie personnelle, familiale, professionnelle et grandir ainsi dans l'amour et dans la sainteté. Amen

Vie de SAINTE GIANNA BERETTA MOLLA (PDF)

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11 août 2017 5 11 /08 /août /2017 23:59
Irénée de Lyon

Par Bernard Berthod
Historien et écrivain lyonnais

Saint Irénée (entre 120 et 140- vers 202), deuxième évêque de Lyon, est l’un des Pères de l’Église.

Héritier de saint Polycarpe, lui-même disciple de l’apôtre Jean, il passa sa vie à défendre la Tradition de l’Église contre les hérésies, en se fondant notamment sur la succession apostolique.
  
Repères biographiques.

La vie d’Irénée est principalement connue par les témoignages rapportés par Eusèbe de Césarée dans son Histoire ecclésiastique, histoire reprise et embellie par saint Grégoire de Tours trois siècles plus tard, ainsi que par ce qu’il dit de lui-même dans ses œuvres.

Irénée naît en Asie Mineure (Turquie actuelle), sans doute à Smyrne entre 120 et 140, dans une communauté chrétienne déjà affermie et conduite par l’évêque Polycarpe de Smyrne (martyrisé en 155) qu’il côtoie et dont il devient le disciple.

Un fragment d’une lettre cité par Eusèbe atteste la présence d’Irénée à Rome en 177 ; il est alors prêtre, missionné par l’Église de Lyon auprès du pontife Eleuthère.

La communauté lyonnaise le charge de porter son avis sur le Montanisme (voir Compléments) en conseillant la conciliation.

Ce séjour à Rome a sans doute permis à Irénée d’échapper à la persécution qui se déroule à Lyon la même année.

À son retour, il est désigné pour succéder à Pothin, mort en prison.

Son activité pastorale demeure inconnue mais sa voix est écoutée dans l’Église.

Lorsque le pape Victor menace d’excommunier ceux qui célèbrent la Pâque selon le comput juif et non le dimanche suivant, Irénée intervient et tout en indiquant que la Pâque doit être célébrée un dimanche, il encourage l’évêque de Rome à ne pas procéder par voie disciplinaire.

Il se révèle ainsi être un artisan de paix et d’unité en honneur à son nom dérivé de « Eirènè » : « la paix ».

On parle d’ailleurs d’irénisme pour désigner un comportement qui recherche à tout prix la concorde entre plusieurs partis très différents (le mot a cependant pris un sens péjoratif).

Sa mort, vers l’an 202, demeure mystérieuse.

La tradition et la liturgie lyonnaise lui décernent la palme du martyre mais ce n’est pas sûr.

Ni Eusèbe, ni Tertullien n’en parlent ; le premier à le désigner comme martyr est saint Jérôme, dans son Commentaire sur Isaïe, vers 397.

Grégoire de Tours reprend cette tradition.

Un théologien pastoral.

Si son activité pastorale demeure méconnue, l’aspect littéraire de son activité a en revanche traversé les siècles.

Irénée a écrit des traités théologiques parce qu’il était avant tout pasteur.

On lui doit plusieurs écrits sur la Science, la prédication apostolique, mais son œuvre majeure est un traité réfutant la gnose et de nombreuses hérésies : l’Adversus hæreses (Contre les hérésies) dont le titre complet est Dénonciation et réfutation de la gnose au nom menteur.

Ce long texte divisé en cinq livres représente la première synthèse théologique de grande ampleur où se trouve récapitulée la foi de l’Église et présente de nombreuses intuitions reprises dans les siècles suivants.

L’ouvrage est destiné à lutter contre l’hérésie gnostique de ceux qui pensent obtenir le salut par l’acquisition d’un savoir tenu secret au plus grand nombre et non pas par le sacrifice du Christ.

Il montre que le Christ par sa mort et sa résurrection « récapitule » toute l’œuvre créatrice de Dieu.

Cette vision de l’économie du Salut montre que : « Celui qui apporte la nouveauté, c’est Celui qui a été annoncé.

La nouveauté de l’Évangile n’est pas soudaine, elle a été désirée et entrevue et elle est réalisée en nous par une sorte d’anticipation pour nous accoutumer à ce qui sera notre bonheur » (Maurice Jourjon).   

La mise en valeur de la tradition apostolique.

Tout vient des Apôtres et tout converge vers eux : « La Tradition des Apôtres, qui a été manifestée dans le monde entier, c’est en toute Église qu’elle peut être perçue par tous ceux qui veulent voir la vérité. »

Afin d’asseoir avec autorité sa défense de la Tradition, Irénée recourt à la généalogie de « l’Église très grande, très ancienne et connue de tous », fondée par les Apôtres Pierre et Paul dans la capitale de l’empire romain.

Dans la succession des évêques se lit la vérité de l’Évangile conservée avec une fidélité absolue par ceux qui en sont les dépositaires.

Il assoit ainsi la catholicité de son Église sur l’Eucharistie, la Tradition, le siège apostolique de Rome et son importance dans la chrétienté primitive.  

Un des premiers théologiens marials.

Irénée est l’un des premiers à évoquer la Vierge et son rôle, faisant un parallèle entre Ève et Marie : « De même que celle-là avait été séduite de manière à désobéir à Dieu, de même celle-ci se laissa persuader d’obéir à Dieu, afin que, de la vierge Ève, la Vierge Marie devînt l’avocate ; et, de même que le genre humain avait été assujetti à la mort par une vierge, il en fut libéré par une Vierge, la désobéissance d’une vierge ayant été contrebalancée par l’obéissance d’une Vierge. »   

Culte.

La tradition lyonnaise veut que le corps du pontife ait été conservé dans une basilique funéraire dédiée à saint Jean, qui a plusieurs fois changé de nom avant de prendre celui de Saint-Irénée.

Lors de la prise de Lyon par les Huguenots du baron des Adrets en 1560, le cimetière est profané et les restes mortels du saint sont jetés dans la Saône.

Après la reconstruction de l’église, les fidèles continuent à y vénérer le saint et son tombeau, désormais vide.

Vers 1850, le cardinal de Bonald, archevêque de Lyon, obtient de Rome quelques reliques d’Irénée et les fait déposer dans un reliquaire dessiné par Pierre Bossan, futur architecte de Notre-Dame de Fourvière et réalisé par l’orfèvre lyonnais André Favier. Ce reliquaire, toujours en place, permet aux Lyonnais de perpétuer la dévotion à leur deuxième évêque.   

Saint Irénée est fêté dans l'Église romaine le 28 juin jusqu’en 1960, puis le 3 juillet, et le 23 août dans l'Église byzantine.

Après Augustin, il est le Père le plus cité par le Concile Vatican II.

L’héritage d’Irénée à travers Polycarpe de Smyrne qui a connu l’apôtre Jean a entraîné l’Église de Lyon à se dire d’origine apostolique.

Sources documntaires

-  Irénée de Lyon, Contre les hérésies, Éditions du Cerf, Collection Sources chrétiennes, 2001. 
- Irénée de Lyon, Démonstration de la prédication apostolique, Éditions du Cerf, Collection Sources chrétiennes - N° 406, 1995. 
- Jullian Camille, La Gaule dans l'Empire romain, Éditions du Trident, 2013. 
- Jourjon, Maurice, cours de Patrologie et de Théologie patristique, Université catholique, Lyon, 1976. 
- Sesboüé Bernard, Tout récapituler dans le Christ, Collection Jésus et Jésus Christ, n° 80, Éditions Desclée, 2000.

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