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29 novembre 2020 7 29 /11 /novembre /2020 20:20
Saint Grégoire Palamas et l'Islam

Le dialogue avec l'islam

Fait accidentellement prisonnier par les Turcs en 1354, saint Grégoire Palamas séjourna plus d'un an parmi eux.

Nous possédons deux lettres qu'il écrivit alors dont une « à son Église », celle de Thessalonique, et le compte rendu détaillé d'une discussion théologique qu'il eut avec des docteurs de l'islam. Grégoire, tout en considérant les Turcs comme des « barbares », les remercie de leur tolérance, encourage dans la foi les chrétiens qui restent nombreux en Asie Mineure, mais que tente la conversion soit à l'islam soit à une sorte de judaïsme proche de l'islam, préconise enfin un témoignage irénique de l'Évangile par un véritable dialogue avec les musulmans.

Il multiplie les entretiens avec leurs docteurs : « L'un d'eux déclara : "Le temps viendra où nous nous entendrons entre nous" ; et moi je l'approuvai et j'exprimai le vœu que ce temps vienne rapidement. » (Lettre à son Église, p. 19). Cette attitude qui tranche sur la polémique byzantine habituelle se fonde sur une philosophie de l'histoire où l'islam a sa place.

Pour Palamas, il apporte en effet à d'innombrables païens la révélation du Dieu unique, du Dieu personnel : « Même si tous les hommes ne sont pas soumis à l'évangile du Christ, tous, transformés inconsciemment, confessent ensemble un Dieu unique, créateur de l'univers. Et si tu interroges [les peuples orientaux, c'est-à-dire musulmans], entendras te répondre immédiatement ces paroles dignes d'Abraham : "Nous vénérons le Dieu du ciel." » (Défense des saints hésychastes, p. 392-394).

Ce que n'auraient fait ajoute Palamas, ni les savants, ni les poètes, ni les philosophes de la Grèce antique.

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28 novembre 2020 6 28 /11 /novembre /2020 20:30

Un événement miraculeux s'est produit en 2012 dans un monastère crétois.

Lors d'une visite du patriarche œcuménique Bartholomée au monastère sacré de Saint-Jean-Baptiste sur l'île de Crète, une colombe blanche est apparue lors de la procession vers l'église.

La colombe s'est d'abord perchée sur le livre de l'Évangile porté par le prêtre. Il y est resté pendant que le patriarche œcuménique vénéra le Saint Évangile.

Alors que le prêtre se dirigeait vers l’église principale du monastère, la colombe est passée du Saint Evangile à l’épaule du prêtre.

Puis elle a volé et s'est reposé sur le kalimavki du père (un chapeau noir porté par les moines et les archimandrites). Tandis que la procession continuait de se diriger vers l’église, la colombe est restée perchée sur le chapeau du prêtre.

Près de l'entrée de l'église, le bel oiseau déploie ses ailes ressemblant à la représentation emblématique du Saint-Esprit familière à tous les chrétiens orthodoxes.

La colombe est restée fermement perchée sur le chapeau du pasteur et a gardé ses ailes déployées pendant que la procession entrait dans l'église.

Un autre prêtre a ensuite pris l'oiseau et l'a relâché à l'extérieur, où il s'est envolé dans le ciel bleu de Crète.

Ce signe miraculeux rappelait les récits scripturaires, documentés dans les quatre évangiles, des événements entourant le baptême de Jésus-Christ par Jean-Baptiste.

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23 novembre 2020 1 23 /11 /novembre /2020 20:33
La Lettre de Béthanie N° 175

Chers amis,

Inquiétude, peur, angoisse, lassitude, dépression, confusion, colère ! voilà quelques-uns des états d’âme qui sont les nôtres en ce temps de notre deuxième confinement.

En verra-t-on un jour la fin ? Y-a-t-il des responsables à tout cela ? Est-ce que ce sont les chinois, le pangolin, les chauves-souris, les inconscients, les labos, les banques, les gafa, le gouvernement, l’Europe, l’état profond… ?

Oui ! bien sûr il y a des responsables, mais il y a surtout « un » responsable ! L’homme ! L’homme, tel qu’il est en ce monde, l'homme qui s’est éloigné de Dieu depuis si longtemps. Je ne vous apprends rien, c’est notre expérience à tous ! Expérience collective mais aussi et surtout expérience personnelle ! Oui, moi, je suis responsable ! C’est peut-être banal à dire à des gens qui ont un chemin spirituel, pourtant il est bon de se le rappeler de temps en temps car c’est la réalité, la seule réalité, et le reste n’est que de l’écume !

Tant que cela ne nous touchait pas chacun et collectivement tout à la fois, ça nous laissait assez indifférent, soyons honnête ! Quelques indignations de temps en temps et puis on se rendormait sous la couette… en se sentant impuissant et surtout pas vraiment responsable. Essayant de passer entre les gouttes, nous cherchions à nous divertir, à « profiter », finalement, pour nous, ce n’était pas si mal que ça !

Mais c’était la fable de la grenouille, que tout le monde connaît, selon laquelle si on place une grenouille dans une casserole d'eau bouillante elle en sortira au plus vite, tandis que si on la met dans une casserole d'eau froide qu'on chauffe ensuite lentement, le batracien ne réagira pas et finira ses jours ébouillantés. 

Il paraît que d'un point de vue scientifique ça ne tient pas ! N'empêche, l'allégorie illustre merveilleusement notre incapacité à discerner et à réagir dans notre vie spirituelle !

Et puis voilà que ça nous a éclaté à la figure, à la conscience : « Elle (Babylone, notre monde, notre vie) est devenue une habitation de démons, un repaire de tout esprit impur, un repaire de tout oiseau impur et odieux, parce que toutes les nations ont bu du vin de la fureur de son impudicité, et que les rois de la terre se sont livrés avec elle à l’impudicité, et que les marchands de la terre se sont enrichis par la puissance de son luxe. 

Et j’entendis du ciel une autre voix qui disait : Sortez du milieu d’elle, mon peuple, afin que vous ne participiez point à ses péchés, et que vous n’ayez point de part à ses fléaux. » (Apocalypse 18. 2-4)

Effectivement si nous sommes généralement inconscients d’une grande partie de ces combats et de la « vraie » réalité de ce monde, nous sommes particulièrement inconscients du monde invisible et des combats qui s’y livrent et dont notre monde est à la fois le reflet et l’enjeu. Ce que nous vivons aujourd’hui est une mise en lumière de ces combats visibles et invisibles, et répétons-le, ce sont les mêmes !

Ecouterons-nous enfin cette autre voix ? Est-ce que moi, sans attendre ce que vont faire les autres, redressant la tête au milieu de ces combats, n’accordant plus tant d’importance à l’inquiétude, la peur, l’angoisse, la lassitude, la dépression, la confusion, la colère qui m’habite, je vais enfin écouter cette autre voix qui me dit : « Sors du milieu d’elle, ne participe point à ses péchés. » ? Serons-nous à la hauteur de l’enjeu ?

Pour cela il va me falloir un esprit critique, un discernement sur moi-même, pour mener enfin sérieusement et avec persévérance le combat spirituel auquel je suis appelé depuis mon baptême, et que le Seigneur me rappelle à chaque liturgie par son Evangile, par son sacrifice et le don de son corps et de son sang !

C’est pour mener ce terrible combat que tout cela m’a été donné, que l’Eglise m’a été donnée ! N’oublions jamais que nous ne sommes pas seuls pour mener cette lutte titanesque ! 

Il y a avec nous, et qui mène avec nous ce combat, la cordée des saints et des saintes, des hommes et des femmes de bonne volonté. Ils mènent ce combat spirituel depuis que le Christ a vaincu la mort et ouvert les portes de la Jérusalem céleste.

Avec eux nous sommes l’Eglise dont l’Apocalypse dit : « Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes ! Il habitera avec eux, et ils seront son peuple, et Dieu lui-même sera avec eux. 

Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n'y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu. Et celui qui était assis sur le trône dit : Voici, je fais toutes choses nouvelles. 

Et il dit : Écris ; car ces paroles sont certaines et véritables. Et il me dit : C'est fait ! Je suis l'alpha et l'oméga, le commencement et la fin. A celui qui a soif je donnerai de la source de l'eau de la vie, gratuitement. Celui qui vaincra héritera ces choses ; je serai son Dieu, et il sera mon fils. » (Apocalypse 21. 3-7)

Ce temps de l’avent est le temps des trois avènements : « Il est venu, Il vient, Il reviendra ! ». C’est à la fois un temps d’attente de l’incarnation du Verbe dans l’histoire, de l’incarnation du Verbe en nous et de son avènement dans la gloire à la fin des temps. 

C’est donc à la fois un temps de combat mais aussi d’héritage ! Soyons dans les deux énergies et disons avec l’Eglise primitive et avec son enthousiasme : Maranatha, viens Seigneur Jésus ! Viens !

 

                            Je vous dis toute mon amitié en Christ !

 

Père Pascal

 

Prière

 

Écoutez, une voix s’élève, qui résonne à travers la nuit.

Rejetez loin de vous les songes : la lumière du Christ paraît.

Relevez-vous, cœurs endormis, masqués de honte et de blessures,

Puisque le nouveau Soleil luit pour dissiper tous nos péchés ;

L’Agneau vers nous est envoyé ; Il vient acquitter notre dette.

Ensemble confessons nos torts ; implorons le pardon de Dieu,

Force, louange, honneur et gloire, à Dieu le Père, à Dieu le Fils, 

à Dieu l’Esprit Consolateur, dans tous les siècles à venir. 

 

Hymne de Prudence (348-407)

 

Texte à méditer

 

Comment faire d’une période de confinement, une occasion de ressourcement et de retournement ? (kairos-métanoïa) Nous sommes déjà descendus par milliers dans la rue pour exprimer notre insatisfaction, nos peurs et notre colère…

Avec le coronavirus et autres « maladies de la mort » nous sommes maintenant obligés de descendre en nous-même pour intégrer et peut-être transformer nos peurs, nos colères et notre amertume, c’est ce qu’on appelle un retournement (métanoïa). Le face à face avec soi-même et la pratique de la méditation peut nous aider, avec une lucidité qui ne cède pas au désespoir, à cette transformation (personnelle, sociale, cosmique, économique).

« Tout le malheur de l’homme est de ne pas pouvoir rester tranquille dans sa chambre » disait Pascal, il faudrait ajouter : rester dans sa chambre sans se laisser divertir ou distraire par « les passions tristes ». Il faudrait jeûner de toutes ces nourritures inutiles (matérielles, psychiques et même spirituelles) qui nous alourdissent au lieu de nous soutenir et de nous éveiller, cela ne peut être que bénéfique et salutaire pour notre immunité.

Jean-Yves Leloup

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