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17 octobre 2017 2 17 /10 /octobre /2017 23:59
Apparitions mariales peu connues

Voici cinq apparitions de Marie parmi les moins connues :

Notre Dame de Pontmain, le 17 janvier 1871, à Pontmain, France

Connue sous le nom de Notre-Dame de l’Espérance, cette apparition a été reconnue par le pape Pie IX, en 1872. Dans l’après-midi du 17 janvier 1871, au moment où la guerre franco-prussienne fait rage, deux jeunes villageois assistent leur père dans les ouvrages au grenier, lorsqu’ils virent une belle dame qui leur souriait. Les enfants appelèrent leur père, mais lui ne vit rien. De même, une sœur religieuse de l’école du village accourut, mais elle non plus ne vit rien. Néanmoins, deux autres filles furent amenées sur les lieux, sans rien leur dire sur ce qui se passait ; à l’instant même, elles virent et décrivirent parfaitement la belle dame, avec sa robe bleu, parsemée d’étoiles dorées et portant un voile noir sous une couronne d’or.

Au fur et à mesure que la nouvelle s’étendait, de nombreux habitants se réunirent pour prier. Les enfants pouvaient lire une inscription qui se déployait aux pieds de la dame, et qui disait : « Mais priez, mes enfants, Dieu vous exaucera en peu de temps. Mon Fils se laisse toucher. » Après avoir écouté ces paroles à voix haute, la multitude entonna des hymnes spontanés. Tandis qu’ils chantaient, Notre Dame se mit à rire et se joignit aux chants. Cette même nuit, de manière inexplicable, les forces prussiennes arrêtèrent net leur avancée.

Notre Dame de Knock, 21 août 1879, à Knock, Irlande

Aux environs de 20h00, le 21 août 1879, un groupe de personnes entre 5 et 75 ans fut témoin d’une apparition de la Sainte Vierge, de saint Joseph et de saint Jean l’Évangéliste, à l’extérieur sud de l’église de sa paroisse. Derrière les figures, se trouvait un autel simple, avec une croix et un agneau. Bridget Trench, une des quinze témoins de l’apparition, déclara : « Je me rendis immédiatement – tel que je le croyais – aux pieds de la Sainte Vierge pour l’embrasser ; mais je ne sentis rien dans mon étreinte, que le mur. Je me demandais pourquoi je ne pouvais sentir avec mes mains ces figures que je pouvais voir clairement et en toute netteté. »

Le groupe resta dans ce lieu, priant le rosaire sous une pluie intense, pour découvrir plus tard, que l’endroit sous les apparitions était complètement sec. L’apparition à Knock a reçu de nombreuses bénédictions papales, notamment celles de Pie XII, Jean XXIII, Paul VI et de Jean-Paul II.

Notre Dame d’Akita, 1973-1979, à Yuzawadai, Japon

En 1973, sœur Agnès Katsuko Sasagawa, qui s’était remise de multiples problèmes de santé après avoir bu l’eau de Lourdes, s’en alla vivre avec un groupe de sœurs religieuses dans la zone reculée de Yuzawadai, au Japon. Sasagawa, à présent entièrement sourde, indiqua des apparitions, des stigmates et des larmes qui jaillissaient du visage d’une statue en bois de la Très Sainte Vierge Marie. Les sœurs de la communauté confirmèrent ses déclarations.

Sœur Agnès affirma qu’elle avait entendu la Vierge Marie l’appeler et lui remettre des messages tels que : « Prie beaucoup le Rosaire. Moi seule peut encore vous sauver des calamités qui approchent », et aussi « De nombreux hommes de ce monde affligent le Seigneur. Je désire des âmes qui Le consoleront pour adoucir la colère du Père Céleste. Avec mon Fils, je désire des âmes qui répareront avec leurs souffrances et leurs pauvreté pour les pécheurs et les ingrats. »

En plus de ces messages, la statue pleureuse fut retransmise sur la chaîne 12 de la télévision de Tokyo. En juin 1982, Sasagawa, à qui l’on avait diagnostiqué une surdité incurable, récupéra entièrement son audition. De plus, une femme coréenne, Thérèse Chun Sun Ho, qui s’était adressée à Notre Dame d’Akita par la prière, pour lui demander la guérison d’une tumeur cérébrale, reçut des visions de Notre Dame ainsi qu’une récupération pleine de sa santé. L’ordinaire local, l’évêque John Shojiro, donna son autorisation pour « vénérer la Sainte Mère d’Akita » en 1984, en attendant un jugement définitif du Saint-Siège.

Notre Dame de Banneux, 15 janvier – 2 mars, 1933, à Banneux, Belgique

Également connue sous le nom de « Vierge des Pauvres », le témoin de son apparition fut la petite Mariette Beco, qui raconta au curé de sa paroisse comment elle avait vu une dame en blanc, et que celle-ci lui avait assuré qu’elle était « la Vierge des Pauvres ». Elle lui avait dit : « Je suis venue soulager la souffrance » et « Croyez en moi et je croirai en vous ».

Lorsque Mariette n’avait que douze ans, elle eut la vision d’une magnifique femme à travers la fenêtre de sa cuisine. La dame lui demanda de plonger les mains dans une petite fontaine et lui expliqua que cette source était là pour guérir et « pour toutes les nations ». Au fil du temps, ce lieu attira beaucoup de pèlerins. Aujourd’hui, cette source produit plus de 7 000 litres d’eau par jour, de nombreuses guérisons miraculeuses lui sont attribuées. Après ces apparitions, Mariette mena une vie réservée. En 2008, elle émit une déclaration finale sur ses apparitions : « Je n’étais que le simple facteur qui distribue le courrier. Une fois que le courrier est parvenu, le facteur n’a plus aucune importance ». Mariette est décédée en 2011, à l’âge de 90 ans.

En 1942, l’évêque Louis-Joseph Kerkhofs, de Liège, Belgique, annonça l’approbation de la vénération à Marie, sous le titre de Notre Dame des Pauvres. En 1947, le Saint-Siège approuva et reconnu les apparitions.

Notre Dame de Laus, 1664 – 1718, à Saint-Etienne-le-Laus, France

En mai 1664, une jeune fille de 17 ans, Benoîte Rencurel eu une apparition de saint Maurice, un martyr du IIIe siècle, localement vénéré. Au cours de cette apparition, saint Maurice dit à la bergère qu’elle devait se rendre à la vallée de Kilns, au-dessus de Saint-Etienne, où elle verrait la Mère de Dieu. Le 16 mai, Benoîte emmena son troupeau jusqu’à la petite grotte que lui avait décrit saint Maurice, et elle vit là, la Très Sainte Vierge portant Jésus dans ses bras. Pendant quatre mois, Notre Dame est apparue en ce lieu, tous les jours.

Marie conduisit Benoîte jusqu’à une chapelle environnante, la guidant par la senteur enivrante d’un parfum. Elle lui exprima que cette chapelle allait devenir un lieu de conversion pour les pécheurs et un lieu fréquent d’apparitions. Elle expliqua également à Benoîte, que l’huile de la lampe du sanctuaire œuvrerait des miracles pour les malades, si ces derniers recevaient l’onction dans la foi profonde de son intercession. Au cœur du message que reçut Benoîte se trouve la conversion des âmes, qui aspire à apporter une réconciliation complète avec soi-même, avec les autres et avec Dieu.

Le 5 mai 2008, l’évêque Jean-Michel di Falco Leandri annonça la reconnaissance des apparitions de Notre Dame de Laus, Refuge des Pécheurs, par le Saint-Siège.

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16 octobre 2017 1 16 /10 /octobre /2017 23:58

 

Si vous ne pouvez pas aimer, aimez quand-même !

Matthieu 22, 37 à 39

37 Jésus lui répondit: Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme, et de toute ta pensée.

38 C'est le premier et le plus grand commandement.

39 Et voici le second, qui lui est semblable: Tu aimeras ton prochain comme toi-même.

Commentaire du diacre Marc-Elie

Un seul mot résume toute la Bible, un seul mot résume l’ensemble des textes sacrés des juifs et des chrétiens et la totalité de l’expérience mystique des saints ; un seul mot sur lequel est fondé notre foi et notre relation à Dieu, aux autres et à nous-même et ce mot, vous l’avez compris, c’est : l’AMOUR

« L’amour est tout qui est Dieu même » révèle St François à nos frères et sœurs de l’Eglise Orthodoxe Celtique.

L’amour est tout et ce qui n’est pas amour est néant. « Si je n'ai pas l'amour, je ne suis rien »[1]  dit Saint Paul. Et rien de ce qui existe n’a de réalité si l’amour n’y a pas part.

L’univers existe, les êtres vivants existent, l’homme existe, j’existe parce que cela a été voulu par amour et parce que continuellement l’amour qui est Dieu même insuffle la Vie et l’harmonie en toute chose et tout être. L’amour est le sang de la vie divine qui s’écoule dans la création.

Rien de ce que je fais n’a de réalité si je ne le fais avec amour. « Vous gardez le silence, dit Saint Augustin, faites-le par amour; vous ouvrez la bouche, parlez par un motif de charité; vous reprenez votre frère, reprenez-le par amour; vous croyez devoir l'épargner, faites-le également par amour. Ayez au fond du cœur la racine de l'amour »[2]

Nous sommes des sépulcres blanchis, des morts- vivants, des marionnettes esclaves des fils des passions qu’agite le prince du Néant  si nous ne participons pas à l’amour, si nous n’avons pas l’amour en nous. Et participer à « l’amour qui est tout, qui est Dieu même », c’est « aimer Dieu, de tout notre cœur, de toute notre âme et de toute notre intelligence »[3] et c’est « aimer son prochain comme soi-même »[4] comme nous le rappelle Jésus.

L’amour humain n’est bien sûr que le pâle reflet de l’amour divin, de cet amour incréé qui unit les trois personnes de la Trinité dans une extase que nous ne connaîtrons jamais.

Mais cet amour affectif, sensible que produisent le corps et le psychisme est lié mystérieusement à l’amour divin qui anime notre esprit immortel. Le désir d’amour humain pour Dieu est la clé qui ouvre les portes du cœur à l’amour divin.

Le commandement d’aimer Dieu et d’aimer son prochain n’est pas un ordre mais une parole, la Parole, le Verbe lui-même en action, le Verbe qui est semence et vie.

Jésus nous parle, il nous indique le chemin. A nous alors de faire l’effort de l’entendre et l’ayant entendu de nous mettre en mouvement vers lui. Laisser sa parole pénétrer en nous c’est faire de l’agir humain un agir divin, c’est s’unir au Verbe, c’est laisser Dieu agir en nous et par nous, c’est enfanter le Christ en nous.

Nous pouvons aimer Dieu « parce qu’il nous a aimé le premier »[5] dit Jean. Dieu en moi est plus intime à moi-même que moi-même, Dieu m’aime plus encore que je ne m’aime et il attend patiemment que je réponde à cet amour inconditionnel.

Et cette réponse amoureuse ne peut venir d’un cœur tiède, raisonneur, timoré mais d’un cœur fou de passion et de désir. Jésus nous dit d’aimer Dieu de tout notre être, c’est-à-dire de toute notre affectivité, de tous nos sentiments, de toute notre intelligence. Aimer vraiment c’est se donner totalement à celui ou celle qu’on aime, c’est lui donner sa foi et sa confiance jusqu’à lui remettre dans les mains la direction de notre vie.

Un tel amour n’est pas donné spontanément à tout un chacun et être chrétien c’est faire de la petite étincelle d’amour que nous avons tous en nous un feu dévorant ; c’est s’exercer à cet amour simplement et quotidiennement. Car l’amour à ses débuts est affaire d’exercice et ensuite d’entretien.

L’exercice c’est bien sûr la prière, la méditation, les temps de silence où je me mets en présence du Seigneur mais aussi la conscience de la beauté d’une fleur, du sourire d’un enfant comme autant de traces de l’amour de Dieu sur cette terre et à qui je dis intérieurement sans me lasser « je t’aime, je t’aime ». C’est aussi mon cœur qui se brise de compassion devant la souffrance et la tragédie humaine et où les seuls mots qui montent à mes lèvres sont : « Seigneur aie pitié ».

Oui Seigneur je t’aime  dans la joie et dans la peine, je te le dis et je te le répète même si mon cœur est sec et même si je ne sais pas si tu es bien là à mes côtés. Oui je veux t’aimer de toutes mes forces et de toute mon âme même si je ne suis pas digne de toi, même si je ne comprends pas pourquoi le mal traverse ta création.

Seigneur hâte toi au secours de mon incrédulité !

Mais peut-on vraiment aimer sur commande ? Peut-on se forcer à aimer ? N’est-ce pas antinomique avec la notion même de l’amour comme la révélation d’une attirance réciproque singulière ?

« Que faire quand on n’aime pas ? » en paraphrasant une question similaire posée à Marthe Robin et de s’entendre répondre par elle : « On aime quand même ! »[6]

Faire « comme si j’aimais», c’est ce qu’ont expérimenté les saints qui sont tous passés par des nuits de l’âme avec Dieu ou qui ont surmonté le dégoût ou l’irritation envers certaines personnes de leur entourage.

Ainsi Saint François se forçant à embrasser un lépreux ou Sainte Thérèse de l’enfant Jésus montrant de la joie et de l’affection au nom de l’amour à des sœurs qui pourtant l’indisposaient.

Je peux témoigner de cet enseignement. Un jour j’explique à mon père spirituel que je n’avais étonnamment aucun sentiment d’affection ou d’amour particulier pour Marie. Il me dit de la prier et de ne pas m’inquiéter plus. Et sans que je ne m’en aperçoive l’amour de Marie a grandi en moi et il m’a révélé que depuis mon baptême elle veillait sur moi et me couvrait de son tendre amour.

J’ajouterai que nous devons demander constamment à Dieu de nous donner l’amour pour lui et pour notre prochain, le vrai amour, celui dont Dieu nous aime, celui dont Jésus a aimé ses disciples. Et il nous sera donné car Dieu ne peut refuser cet appel à l’amour qu’il nous commande si nous le désirons vraiment. Dieu nous l’a promis : « Demandez et vous recevrez »[7].

L’injonction de Jésus d’« Aimer Dieu et son prochain »  est donc impérative et nous devons tout faire pour la faire notre en en comprenant l’enjeu vital tel que nous le reformule Jean  «  aimons nous les uns les autres; car l’amour est de Dieu, et quiconque aime est né de Dieu et connaît Dieu. Celui qui n’aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu est amour. »[8]

A Lui le Seigneur Dieu qui nous aime d’un amour infini soit l’Honneur, la Puissance et la Gloire aux siècles des siècles. Amen !

 

[1] 1 Corinthiens 13,2

[2]  VIIe Traité de S. Augustin sur l'Epître de Saint Jean aux Parthes (§. 8)

[3] Matthieu 22, 37

[4] Matthieu 22, 39

[5] 1 Jean 4, 19

[6] « Que faire quand on ne peut pas s’abandonner? » « On s’abandonne quand même ! »

[7] Matthieu 7, 7

[8] 1 Jean 4, 7 et 8

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14 octobre 2017 6 14 /10 /octobre /2017 23:57
Le sens du mot simplicité

Pour saisir le sens de cette grâce cistercienne qu’est la simplicité, il convient tout d’abord de définir le mot simplicité. Il vient du latin simplex, dérivé de semel « une fois » et de plecto « plier ». Au sens étymologique, « est simple » ce qui n’est plié qu’une fois. Les auteurs du Moyen Âge ont dû trouver que ce « pli unique » était encore de trop… car ils ont fait dériver la première syllabe de simplex non de semel mais de sine « sans ». Ainsi, être simple, c’était, pour eux, « être sans pli ».

[...]  Père Charles Dumont paraphrase en ce sens les propos du philosophe allemand Heidegger pour désigner cette grâce bienfaisante et transformante de la simplicité cistercienne héritée de nos Pères : « La simplicité enveloppe et relie en un plis unique l’explicite et l’implicite, le dehors et le dedans ». Le moine est donc simple dans son cœur et dans son âme, et il est simple dans sa façon d’être. La simplicité est donc à la fois un état d’esprit et un état de vie.

[...] La grâce spirituelle de la simplicité cistercienne, à la fois discipline et sagesse, chemin de paix, d’unité et de bonheur, est proprement évangélique. Une vie simple, en vérité, annonce le Royaume. Elle est également mystique, car la vertu de simplicité fait expérimenter l’union à Dieu. Elle est signe d’authenticité, de l‘unique nécessaire. La simplicité est une manière de nous unir à la divinité de Dieu, car celui qui est simple est comme Dieu, il le rejoint.
 

« C’est ce silence et cette simplicité qui nous fournissent l’occasion de nous transformer, allant de clarté en clarté, en l’image même du Seigneur que nous contemplons comme à visage découvert sous l’influence de l’Esprit même de Dieu… Consacré à un tel usage, notre silence vous paraît-il silence et inertie ? C’est en lui qu’on apprend et qu’on pratique le grand art d’aller en ligne droite vers Dieu. » Gilbert de Hoyland.

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