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4 octobre 2011 2 04 /10 /octobre /2011 22:05

manuscrits_mer_morte.jpg

 

Du désert à la Toile : les manuscrits de la Mer Morte désormais accessibles en ligne

Il aura fallu attendre presque un quart de millénaire... Des travaux des archéologues, des érudits et des historiens à l’avènement d’Internet ; 24 siècles pour que les manuscrits de la Mer Morte puissent être accessibles à tous à travers le monde. A la veille de l’ouverture du centre culturel Google en France, nous sommes heureux d’annoncer la mise en ligne des rouleaux de la Mer Morte, un projet à l’initiative du Musée d’Israël de Jérusalem et rendu possible grâce à la technologie de Google.

Écrits entre le troisième et le premier siècle avant Jésus Christ, les manuscrits de la Mer Morte contiennent les plus anciens manuscrits bibliques connus à ce jour. En 68 av. J-C, ils furent cachés et mis à l'abri au sein des 11 grottes du désert de Judée, sur les rives de la Mer Morte, afin de les protéger des armées romaines qui s’approchaient.

Ces textes n’ont été découverts qu’en 1947 par un berger Bedouin qui, en lançant une pierre dans une des grottes, s’est rendu compte que quelque chose se trouvait à l’intérieur. Depuis 1965, ces manuscrits sont exposés au Sanctuaire du Livre au Musée d’Israël, à Jérusalem.

Ces parchemins offrent des informations essentielles sur la vie et la religion au temps de l’ancien Jérusalem, notamment sur la naissance du christianisme.

Désormais, n’importe qui à travers le monde peut voir, lire et interagir avec les cinq manuscrits numérisés de la Mer Morte. Les photographies, prises par Ardon Bar-Hamar offrent une résolution de 1200 mégapixels, une qualité 200 fois plus élevée qu’un appareil photo basique. Cela permet aux utilisateurs de percevoir les détails les plus infimes contenus dans ces textes. Par exemple, si vous zoomez sur le parchemin du Temple, vous aurez presque l’impression de toucher ce document écrit sur une peau d’animal dont l’épaisseur ne dépasse pas un dixième de millimètre. Vous pouvez parcourir les rouleaux par chapitre et verset, et cliquer directement sur le texte en hébreu pour lire la traduction anglaise. Partez à la découverte du Livre d'Isaïe, le plus connu des parchemins, qui se trouve dans la plupart des bibles, et laisser un commentaire ou contribuer à la traduction des ces textes dans votre langue.

Ces textes sont également disponibles directement depuis le moteur de recherche. Si vous cherchez des phrases célèbres issues de ces parchemins, un lien vers ce texte vous sera proposé dans vos résultats de recherche. Par exemple, si vous cherchez la phrase suivante [“Le loup habitera avec l’agneau“], vous verrez apparaître le lien vers le verset 6 du Chapitre 11 du passage du Livre d’Isaië.

Cette collaboration avec le Musée d’Israël de Jérusalem s’inscrit dans le cadre de notre engagement pour rendre accessible le patrimoine culturel et historique en ligne. Nous sommes ravis d’avoir pu contribuer à ce projet en offrant un hébergement sur Google Storage et App Engine : cela permet d’améliorer l’expérience des utilisateurs qui peuvent désormais consulter ces parchemins quel que soit l’endroit où ils se trouvent dans le monde. Nous nous sommes d’ailleurs déjà engagés dans des projets similaires par le passé. Par exemple, nous avons un partenariat avec Yad Vashem, le mémorial des victimes et survivants de l’Holocauste basé à Jérusalem, qui a permis de rendre accessible sur Internet la collection de photographies et de documents du musée. En février dernier, nous avons également lancé Google Art Project qui permet aux internautes du monde entier de découvrir plus d’un millier d’oeuvres d’art dans leurs moindres détails, grâce à un partenariat avec 17 musées du monde entier, dont le Château de Versailles pour la France.

Nous encourageons les organisations qui souhaitent s’associer à notre effort d’archivage à remplir ce formulaire. Nous espérons que vous apprécierez la lecture des manuscrits de la Mer Morte en ligne, ainsi que ces autres projets, qui permettent aux internautes d’intéragir avec l’Histoire.

Eyal Miller, New Business Development, Israel R&D Center

 

 

Vidéo sur le sujet malheureusement en anglais

 

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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 22:29

 « Que ta volonté soit faite ! » (Mt 6,10) C'était bien là toute la vie du Sauveur. Il est venu dans le monde pour accomplir la volonté du Père, non seulement afin d'expier le péché de désobéissance par son obéissance (Rm 5,19), mais encore pour ramener les hommes vers leur vocation sur le chemin de l'obéissance.

Il n'est pas donné à la volonté des êtres créés d'être libre en étant sa propre maître ; elle est appelée à s'accorder à la volonté de Dieu. Si elle s'y accorde par sa libre soumission, il lui est alors offert de participer librement à l'achèvement de la création. Si elle s'y refuse, la créature libre perd aussi sa liberté. La volonté de l'homme conserve encore le libre arbitre, mais il est séduit par les choses de ce monde ; elles le tirent et le poussent en des directions qui l'éloignent de l'épanouissement de sa nature tel que Dieu l'a voulu et elles l'écartent du but qu'il s'est fixé lui-même dans sa liberté originelle. En plus de cette liberté originelle, il perd la sûreté de sa résolution. Il devient changeant et indécis, tiraillé par des doutes et des scrupules ou endurci dans son égarement.

Contre cela, il n'y a pas d'autre remède que le chemin à la suite du Christ, le Fils de l'homme qui non seulement obéissait directement au Père des cieux mais se soumettait aussi aux hommes qui lui signifiaient la volonté du Père. L'obéissance telle que Dieu l'a voulue libère notre volonté esclave de tous les liens des choses créées et la ramène vers la liberté. C'est donc aussi le chemin vers la pureté du cœur.

 


Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix [Édith Stein] (1891-1942), carmélite, martyre, copatronne de l'Europe
Méditation pour la fête de l'Exaltation de la croix (trad. Source cachée, Cerf 1991, p. 278 rev.)

 

C'est pourquoi Jésus affirme dans son Sermon sur la montagne que l'homme ne peut être libre par lui-même et qu'il doit choisir entre deux maîtres : Mamon ou Dieu. Celui qui ne choisit pas Dieu croit être libre mais "la chair est faible, hélas" et il est de toutes façons esclave de ses passions.

Si cela vous intéresse vous pouver écouter une récente homélie que j'ai faite sur le sujet

http://www.centre-bethanie.org/homelie_lys_des_champs_2011.htm

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2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 22:20

chinese_water_carrier.gif

 


Il était une fois une vieille femme qui habitait une petite maison, située à plusieurs lieues de la rivière. Pour aller y puiser de l’eau, elle devait suspendre chaque jour deux pots à un morceau de bois qui épousait la forme de ses maigres épaules voûtées, et faire lentement le chemin aller, puis retour, chargée de son lourd fardeau.

L’un des pots était en parfait état, mais l’autre était fêlé, et, alors que le premier ne perdait pas une seule goutte d’eau, le second n’arrivait pas à conserver plus de la moitié de son précieux contenu.

Le premier pot était très fier de lui, et le second était très triste. Malgré tous ses efforts, l’eau ne cessait de lui échapper, doucement, inexorablement. Chaque trajet était pour lui un intolérable tourment, qui l’accablait toujours d’un peu plus de peine et d’impuissance.

Un jour, alors que la vieille femme le plongeait une nouvelle fois dans la rivière pour le remplir, il ne se sentit pas la force de continuer, et lui dit :

« Je n’en peux plus, abandonne-moi ici. »

La vieille femme, étonnée et émue, lui demanda :

« Pourquoi me dis-tu cela mon ami ? Que t’arrive-t-il ? T’aurais-je trop fait travailler ? T’aurais-je heurté sans m’en rendre compte ?

Le pot lui répondit :

« Oh non, rien de tout cela ! Vois-tu, si j’ai tant de chagrin, c’est que je pleure mon inutilité. Alors que tu me remplis à ras bord à la rivière, je ne peux même pas te rendre la moitié de l’eau que tu m’as donnée lorsque nous arrivons à la maison. »

La vieille femme sourit, hissa doucement son fardeau sur ses épaules, et lui dit en prenant le chemin du retour :

« N’as-tu jamais remarqué la splendeur de ce chemin ? Chaque année, je plante des graines sur ses côtés. Avec l’eau que tu as laissé s’écouler tous les jours, elles sont devenues ces fleurs si gracieuses et si hautes, qui semblent danser avec la brise. Au lieu de contempler mes vieux pas alourdis fouler la terre poussiéreuse, mon cœur danse aussi désormais chaque jour, grâce à toi, dans leur délicate beauté parfumée.

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