Quand, quand est-ce que tu te montreras à moi, afin que je te voie et que je puise avec délices à cette source vive que tu es, mon Dieu ? (Is 12,3)
Alors je boirai, je m'enivrerai dans l'abondance de la douceur de cette source vive, qui sourd des délices de la face de celui que mon âme désire (Ps 41,3).
Ô douce face, quand me combleras-tu de toi ? Alors j'entrerai dans le sanctuaire admirable, jusqu'à la vue de Dieu (Ps 41,5) ; je ne suis qu'à l'entrée, et mon cœur gémit de la longueur de mon exil.
Quand me combleras-tu de joie par ta douce face ? (Ps 15,11) Alors je contemplerai et embrasserai le véritable Époux de mon âme, mon Jésus...
Là je connaîtrai comme je suis connue (1Co 13,12), j'aimerai comme je suis aimée ; ainsi je te verrai, mon Dieu, tel que tu es (1Jn 3,2), en ta vision, ta jouissance et ta possession bienheureuse à jamais.
Sainte Gertrude d'Helfta (1256-1301), moniale bénédictine
Les Exercices, n°5 ; SC 127 (trad. SC p. 175 rev.)



L'évêque qui est à votre tête est votre serviteur... Que le Seigneur nous donne donc, à l'aide de vos prières, d'être et de rester jusqu'à la fin ce que vous voulez que nous soyons...; qu'il nous aide à accomplir ce qu'il a commandé. Mais qui que nous soyons, ne placez pas en nous votre espoir.
Ne nourris pas de haine pour le pécheur, car nous sommes tous coupables. Si, pour l'amour de Dieu, tu le blâmes, pleure sur lui. Pourquoi le haïrais-tu ?