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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 22:39

Livret de l'exposition temporaire "Le Livre Rouge de C.G. Jung - Récits d’un voyage intérieur" au musée national des arts asiatiques Guimet à Paris.

Cet ouvrage, relié en cuir rouge, offre un regard sur le travail personnel du psychanalyste durant la période la plus importante de sa vie. Un texte calligraphié à la manière médiévale accompagné d'un ensemble de pièces réalisées par Jung lui-même.


Tenu secret dans un coffre de banque durant cinquante ans, le majestueux Livre rouge ou Liber Novus du psychanalyste suisse C. G. Jung est présenté au musée Guimet dans son exemplaire original, pour la première fois en France. Il s’agit d’un ouvrage calligraphié, enluminé et illustré de sa main, dont l’édition française coïncide avec le 50ème anniversaire de la mort du fondateur de la psychologie analytique. L’ouvrage sera complété par un ensemble de pièces réalisées par Jung lui-même, ainsi que par des œuvres du musée Guimet, illustrant l’intérêt de Jung pour l’Asie, ou évoquant certaines des expériences qu’il vécut, lors de son voyage dans les profondeurs de la psyché humaine.


Best-seller international, le Livre rouge fut élaboré entre 1914 et 1930 par C.G.Jung (1875-1961) qui, vers l’âge de quarante ans, alors qu’il traversait une période d’incertitude intérieure, consigna ses rêves et visions dans ce qui allait devenir l’une des œuvres les plus importantes de l’histoire de la psychologie. Ouvrage imposant de sept kilos, relié en cuir rouge, ce texte calligraphié à la manière médiévale, offre un regard étonnant sur le travail personnel du psychanalyste, durant cette période qui fut la plus importante de sa vie.

(JPG)
Kâlî Népal, XIXè siècle Aquarelle sur papier Don M-T de Mallmann, 1971 Musée national des Arts asiatiques-Guimet, (C) RMN (musée Guimet, Paris)/Benjamin Soligny / Raphaël Chipault

« Il n’y a pas un grand nombre de vérités, seulement quelques-unes. Leur signification est trop profonde pour qu’on les saisisse autrement que sous forme de symboles » écrira C.G.Jung dans le Liber Novus.

L’ouvrage, présenté aux Etats-Unis en 2009, puis en Suisse en 2010, sera accompagné de cahiers préparatoires, croquis, peintures et sculptures, réalisés par Jung, provenant de collections privées, de la Fondation des œuvres de C.G.Jung, à Zürich, et de la Fondation C.G.Jung pour la psychologie analytique, à New York.

C.G.Jung qui manifesta un grand intérêt pour les mondes indien, tibétain, chinois et japonais, pour l’hindouisme, le bouddhisme et le taoïsme – cite la beauté des mandalas du musée Guimet, dans une lettre rédigée en 1950.
Outre des mandalas, seront exposés une dizaine d’illustrations exceptionnelles, provenant du manuscrit des Visions secrètes du ve Dalaï-Lama – présentées en totalité lors de l’exposition « Rituels tibétains » au musée Guimet en 2002 –, diverses peintures tibétaines, des œuvres indiennes, chinoises et japonaises, certaines de ces pièces constituant des illustrations de textes commentés par Jung, dans plusieurs de ses écrits.

Par son intérêt plus général pour les différentes cultures et mythologies du monde, Jung rejoignait l’esprit d’Emile Guimet qui avait fondé à l’origine un musée des religions.

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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 22:00

faouzi_skali.jpg


On dit qu’un saint était en méditation lorsque,
Débordant d’amour et de compassion, il dit :

« Mon Dieu, sauvez tous les disciples de ma communauté ! »

 Une voix céleste alors lui répondit :

 « Et les autres donc, ne les ai-je pas crées ? »     

               

Faouzi Skali  (XXe siècle)

Ce Docteur en anthropologie, ethnologie et sciences de religions, écrivain francophone, maître soufi  est un homme de dialogue qui œuvre pour des échanges sereins entre les hommes, les cultures d’Orient et d’Occident.
En qualité de membre, du Groupe des Sages nommé par le Président de la Commission Européenne, il a  contribué à la réflexion sur le « Dialogue entre les peuples et les cultures dans l’espace euro méditerranéen »

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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 22:29

femme_courbe.jpg

 

« Jésus enseignait dans une synagogue un jour de sabbat. Il y avait là une femme possédée depuis dix-huit ans d'un esprit qui la rendait infirme » ... « Elle était courbée, et ne pouvait absolument pas regarder vers le haut.»

Luc 13, 10 à12

 

Le pécheur, préoccupé des choses de la terre et ne recherchant pas celles du Ciel, est incapable de regarder vers le haut : comme il suit des désirs qui le portent vers le bas, son âme, perdant sa rectitude, s'incurve, et il ne voit plus que ce à quoi il pense sans cesse.

 

Faites retour sur vos cœurs, frères très chers, et examinez continuellement les pensées que vous ne cessez de rouler en votre esprit. L'un pense aux honneurs, un autre à l'argent, un autre encore à augmenter ses propriétés. Toutes ces choses sont basses, et quand l'esprit s'y investit, il s'infléchit, perdant sa rectitude. Et parce qu'il ne se relève pas pour désirer les biens d'en haut, il est comme cette femme courbée, qui ne peut absolument pas regarder vers le haut...

 

Saint Grégoire le Grand (v. 540-604), pape et docteur de l'Église
Homélies sur l'Évangile, n°31 (trad. Le Barroux)

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