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5 avril 2006 3 05 /04 /avril /2006 23:34

" Le troisième jour, il y eut des noces à Cana de Galilée. La mère de Jésus y était. Jésus fut aussi invité à ces noces, ainsi que ses disciples. Or il n'y avait plus de vin, car le vin des noces était épuisé. La mère de Jésus lui dit: "Ils n'ont plus de vin". Jésus lui répondit :"Que me veux-tu, femme, mon heure n'est pas encore venue". Sa mère dit aux servants : "Tout ce qu'il vous dira, faites-le". Il y avait là six jarres de pierres, destinées aux rites de purification des Juifs; elles contenaient chacune deux ou trois mesures. Jésus dit aux servants: " Remplissez d'eau ces jarres". Ils les remplirent jusqu'au bord; Puisez maintenant, leur dit-il, et portez-en au "maître du repas". Ils lui en portèrent. Le maître du repas goûta l'eau changée en vin ; comme il en ignorait la provenance, tandis que les servants la connaissaient, eux qui avaient puisé l'eau, le maître du repas appelle le marié et lui dit: "Tout le monde sert d'abord le bon vin, et quand les gens sont gais le moins bon. Toi tu as gardé le bon vin jusqu'à maintenant !" Tel fut le premier des signes de Jésus. Il l'accomplit à Cana en Galilée. Il manifesta sa gloire et ses disciples crurent en lui."

Evangile selon Saint Jean, 2, 1-11

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5 avril 2006 3 05 /04 /avril /2006 00:34

À Guib‘ôn, IHVH-Adonaï est vu par Shelomo dans un rêve, la nuit.
Elohîms dit: « Questionne. Que te donnerai-je ? » (...)

« Donne à ton serviteur un coeur qui entende ... »

Bible 1er livre des Rois chap 3, 5 à 9 traduction Chouraqui

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4 avril 2006 2 04 /04 /avril /2006 22:59

Le temps de Carême que nous traversons est comme un pèlerinage vers notre « Compostelle intérieur ». Nous voici un peu plus qu'à mi-route : déjà se dessinent à l'horizon les premières lueurs du grand brasier de Pâques qui fera bientôt se consumer tous nos bois morts; déjà s'annonce le grand matin du monde, l'aube vive où l'arbre foudroyé de la croix fleurira soudain comme un majestueux flamboyant...

Avec nos doutes, nos épreuves, nos joies fugaces, nos bonheurs sans cesse à conquérir, nos combats, nous sommes en marche, pèlerins engagés sur le rude chemin de l'existence où nous accompagne « Celui que nous ne connaissons pas », ou si peu...

Nous marchons sans toujours savoir que la rencontre avec celui ou celle que nous sommes en vérité passe par un Autre, un Tout-Autre, Lui, l'Eternel, le « Tout-Aimant » qui, seul, peut nous donner un nom et nous mettre debout. « Va, quitte ton pays, et va vers toi-même » dit Dieu à Abraham...

Oui, nous sommes toutes et tous des pèlerins de Compostelle, des aventuriers de l'âme, des guetteurs de Dieu... Notre marche est une quête incessante de lumière : nous errons si souvent dans le dédale obscur de nos vies hésitantes. Ce n'est sans doute pas un hasard si, au MoyenAge, les bâtisseurs de cathédrales inscrivaient dans la pierre les arabesques d'un labyrinthe. Sans doute une manière de livrer aux pèlerins une secrète vérité...

À Chartres, le visiteur est accueilli par l'un de ces labyrinthes moyenâgeux. Pour le découvrir, il faut - est-ce un message? - baisser les yeux vers le dallage, détacher le regard de la nef de pierre et du fabuleux trésor des vitraux. Comme si le secret ne pouvait se murmurer qu'à ras de terre, à hauteur d'homme... Roulé sur lui-même dans un cercle de 13 mètres, l'étrange labyrinthe offre un parcours de plus de 261 mètres. Voilà le mythe de Thésée luttant contre le Minotaure appliqué à la vie spirituelle au cours de notre longue et sinueuse existence, nous avons à lutter contre le mal et la désespérance. Dans ce combat spirituel, nous avons, pour fil d'Ariane, la Bible et toute la sagesse chrétienne. Ce long dédale en cercles concentriques ressemble à l'image que le Moyen-Age se faisait des « entrailles » : notre chemin humain est une lente gestation vers notre « naissance » en Dieu. À Chartres, le nombre de pierres qui composent le labyrinthe est égal au nombre de jours qu'un enfant passe dans le ventre de sa mère...

Tous les pèlerins entrent dans ce labyrinthe par le même point; différentes routes - contradictoires - s'offrent alors à eux : il y a, fort heureusement, plusieurs chemins vers l'unique vérité... Impossible de sortir sur les côtés : les piliers de la cathédrale empêchent toute échappée latérale... Impossible de revenir en arrière : le chemin est volontairement trop étroit... Seule solution : sortir vers le haut, vers le chœur de la cathédrale, là où, autrefois, se tenait le maîtreautel, là où le Ressuscité dresse, pour chacune et chacun d'entre nous, la table du désir... Bienheureuse marche vers la montagne de notre propre transfiguration...

Bertrand Révillon
Panorama Avril 2006

 Le labyrinthe de Chartres

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