Vous trouverez ici des textes extraits de mes écoutes et lectures "spirituelles". Si un mot, une phrase, une
pensée, touche votre coeur c'est que Dieu vous a fait signe par les mots de ceux qu'Il inspire.
0 Amour, de qui tout amour, même le charnel, même le dégénéré tient son nom ; Amour saint et sanctifiant, pur et purifiant, vivifiante vie, ouvre-nous donc ton saint Cantique, dévoile le mystère de ton baiser, le sens profond de ton murmure léger. Apprends-nous comment pénétrer dans le lieu du tabernacle admirable, jusqu'à la maison de Dieu, parmi les chants d'allégresse et de louange dans cet état d'âme d'où procède ce cri du convive "Qu'il me baise d'un baiser de sa bouche!"
Guillaume de Saint-Thierry Exposé sur le Cantique des cantiques, n° 25, Sources Chrétiennes n° 82, p. 103
Les Ecritures Saintes renferment un grand nombre de textes liant organiquement la parole à la semence. La liturgie, cette théologienne priante, se sert de plusieurs d'entre eux, significatifs. En voici quelques-uns, pris au Propre de la Sexagésime de l'ancien rit des Gaules:
"Le diable laboure notre âme par les épreuves / Le Christ sème la parole de vie dans nοs coeurs, alleluϊa!
Ceux qui gardent la parole de Dieu dans leur coeur / Produisent du fruit avec patience.
Marie garde en son coeur les paroles célestes / Elle qui engendre sans semence le corps du Verbe.
Τu sèmes dans mon âme, ô Verbe divin, le Verbe éternel.Τu Te sèmes Toi-même dans mon âme, Toi, né sans semence de la Vierge, né pour Te semer dans la terre par Ton corps, et dans l'abîme de la mort par Τοn âmeafin de ressusciter le monde.O Semeur, ô Semence, ô Verbe; donne-nous de porter le fruit de pénitence dans l'espoir de la résurrection.
Beatus de Liebana Commentarius in Apocalypsin, avant 1072. BNF
La Femme et la Bête (17 :1)
Alors l’un des sept Anges aux sept coupes s’en vint me dire : « Viens, que je te montre le jugement de la Prostituée fameuse, assise au bord des grandes eaux ;c’est avec elle qu’ont forniqué les rois de la terre, et les habitants de la terre se sont saoulés du vin de sa prostitution. » Il me transporta au désert, en esprit. Et je vis une femme, assise sur une Bête écarlate couverte de titres blasphématoires et portant sept têtes et dix cornes. La femme, vêtue de pourpre et d’écarlate, étincelait d’or, de pierres précieuses et de perles ; elle tenait à la main une coupe en or, remplie d’abominations et des souillures de sa prostitution. Sur son front, un nom était inscrit - un mystère ! - « Babylone la Grande, la mère des prostituées et des abominations de la terre. » Et sous mes yeux, la femme se saoulait du sang des saints et du sang des martyrs de Jésus.