Overblog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Traduire le blog - Translate into your language

31 août 2022 3 31 /08 /août /2022 19:30

Au fil du temps, les anciennes fêtes “païennes” ont été reprises et renommées par les religions populaires. Pour renouer avec le rythme et le pouls de la Terre nourricière et prendre conscience de ses entités, ces fêtes sont célébrées avec des rituels chamaniques et la magie de la nature à la lueur du feu. Visite guidée à la découverte de ces fêtes celtiques

2 février:  Imbolc  
Imbolc est également célébré comme le jour de St. Brigid, le jour entre la renaissance de la lumière et la manifestation de la vie elle-même. Il est temps de célébrer le réveil du soleil et la promesse d’une nouvelle vie. Imbolc est le début du printemps. La première lumière du printemps est saluée et amplifiée avec des torches et des bougies. Imbolc est la déesse de la nouvelle lumière, des sources et de la poésie, ainsi que de la déesse celtique Brigid.

21 mars: Ostara
Le retour de la vie et du premier fête du soleil, dédié par les germaniques à la déesse de la jeune lumière et de la vie, Ostara. Le nom celtique est Alban Eilir. Selon le décompte traditionnel, ce n’est pas le début, mais le milieu du printemps. Nous célébrons la renaissance de la nature après le sommeil meurtrier de l’hiver et le nouveau pouvoir que la nature et les dieux nous donnent maintenant.

1er mai: Beltane/ Beltaine
Beltane est un festival de printemps et de fertilité qui représente toutes les transitions (terre / eau, terre / air, saisons) de la mythologie irlandaise. Beltaine est la transition du printemps à l’été et signifie «feu ardent».. C’est un festival de purification et de fertilité, temps de force et de maturité. Le principal aspect de ce haut festival celtique est la reconnexion de notre propre pouvoir créateur intérieur à nos étincelles divines intérieures.

21 juin: Litha
Le solstice d’été, qui marque astronomiquement le début de l’été,est traditionnellement le milieu de l’été. Nous célébrons dans la conscience que dans le cycle de l’être, la descente doit inévitablement suivre, le pic du soleil avec un grand feu. Dans la tradition celtique, le milieu de l’été, Alban Hefin, est dédié aux divinités mères, et en langue germanique en conséquence, la mère de Baldur, Frigg, était une voyante très douée et connaissait parfaitement le destin.

1er août: Lughnasa/ Lugnasath
Le mot allemand Herbst (automne) et le mot nordique haust (prononcé”höist”) signifient en fait “récolte”, de sorte que le Lughnasa est avant tout un festival de la récolte ou une offre de paix pour “bonne récolte et paix”. L’automne commence avec Lughnasa, le premier des trois festivals de la récolte celtique (avec Litha et Samhain). Le nom celtique vient de Lugh, un fils de Dagda avec la géante Ethlinn.

21 septembre : Mabon
Le festival d’automne, après le gros de la récolte, commence la période sombre et calme de l’année, lorsque les nuits sont plus longues que les jours. 
C’est un moment de rassemblement et d’internalisation où nous pouvons jeter les bases d’une croissance au printemps (matérielle et figurative). Dans la tradition celtique, Alban Elfed est dédié à l’enfant divin Mabon (le “fils”), qui, comme le grec Dionysos, descend dans le monde souterrain et renaît. Les mystères de Dionysos ont également été célébrés à l’automne.

31 octobre: Samhain
Samhain est une célébration de la mort et un espoir de vie nouvelle. Samhain marque également le début de “l’Année noire”, la partie introspective de la roue de l’année, au cours de laquelle on lève les yeux et surtout en soi. C’est un temps calme et mort. La nature se prépare à se reposer jusqu’à Imbolc, les oiseaux migrateurs ont volé dans le sud chaud et la terre est froide et grise. Quand les énergies naturelles se calment et que l’obscurité de l’hiver règne, il est temps d’observer, de se reposer et de se préparer pour l’année à venir. Il est temps de revenir sur ce qui a été fait au cours de la dernière année et sur ce que l’année et vos propres actions ont apporté. C’est une occasion d’apprendre à se connaître. Samhain est le festin auquel la Terre-Mère se retire.

21 décembre: Jul/Yule 
La nuit de juillet est la nuit la plus longue de l’année. Julfest est un tournant, un début. En ce jour, nous célébrons le retour de la lumière et de la vie. Jul est l’anniversaire du dieu soleil, le jour du triomphe de la lumière sur l’obscurité. Le vieux nom germanique Jul (yule en anglais) est un mot pluriel, car il désigne à la fois le festival de l’hiver et les jours qui lui sont associés, c’est-à-dire le début de l’année. Le nom de Noël est aussi païen. Jul est la nuit solennelle où Baldur se réincarne. La branche qui a tué Baldur, le gui, devient un symbole du salut. La lumière et la chaleur, qui vont venir maintenant, nous célébrons par un feu ou par beaucoup de bougies. L’arbre de lumière est l’arbre du monde à feuilles persistantes qui brille maintenant. Jul est l’un des festivals païens les plus importants. À la fin de l’année, c’est même la fête la plus importante, quand tout se termine et recommence. Par conséquent, toutes les lumières et les lumières sont éteintes et rallumées à la fête de Noël. La maison et la cour sont nettoyées avec de l’encens.

S'abonner au Blog Seraphim

Cliquer ICI

Partager cet article
Repost0
28 août 2022 7 28 /08 /août /2022 19:36

D’Augustin à Bernanos, le thème du repos et de la confiance en Dieu est omniprésent dans la littérature spirituelle chrétienne.

Il n’y a pas de repos, l’expérience commune le montre, sans quelque chose ou quelqu’un sur lequel s’appuyer.

Pour se reposer, il faut pouvoir compter sur un autre, déposer ses inquiétudes, ses peurs, relâcher une vigilance devenue tension, dans la confiance. Dans les Évangiles, le Christ se présente comme celui qui offre le repos.

« Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos » (Mt 11, 28), promet-il à ceux qui désespèrent sous le joug de la loi et de son observance impossible.

Dans le christianisme naissant, le thème du repos résonne avec aisance.

Le monde chrétien a hérité de la sagesse stoïcienne antique qui déjà valorisait la paix du cœur, la sérénité et la quiétude.

Dès ses débuts, le discours chrétien énonce le caractère central du repos en Dieu. « Tu nous as faits pour toi Seigneur et notre cœur est sans repos tant qu’il ne repose en toi », proclame saint Augustin dans ses Confessions, dans une phrase qui sera pour longtemps un phare spirituel de l’Occident chrétien.

« Augustin perçoit que l’homme est habité par un désir infini, un “toujours plus”, un “toujours autre chose”, un “jamais assez”, dont Michel de Certeau fera la marque du mystique, souligne le père Dominique Salin, enseignant émérite au Centre Sèvres. Au regard de cette dynamique, le repos est donné par l’union avec Dieu. »

Au XVIe siècle, la mystique espagnole reprendra avec une fécondité toute particulière ce thème du repos. Jean de la Croix évoque « ce calme, ce repos de la quiétude intérieure où (l’âme) se remplit de paix et se nourrit de Dieu », dans La Montée du Carmel (Livre 2, 12, 7) (1).

De son côté, Thérèse d’Avila témoigne des délices de « l’oraison de quiétude », stade ultime de la prière.

Dans son autobiographie (2), elle invite à considérer l’âme comme un jardin où Dieu vient se promener.

Dans le premier degré de la prière, l’âme arrose son jardin avec beaucoup d’efforts, après avoir creusé un puits.

Dans le deuxième, elle utilise une roue, ce qui lui facilite le travail d’arrosage.

Dans le troisième, Dieu vient à son aide en se faisant « quasiment jardinier » et des canaux irriguent le jardin, ce qui dispense d’avoir à manipuler l’eau.

Dans le quatrième degré, enfin, Dieu pourvoit aux besoins de l’âme.

« L’oraison de quiétude, l’oraison de repos en Dieu, c’est quand il pleut dans le jardin de l’âme et que celle-ci n’a rien à faire qu’à laisser pleuvoir.

C’est un repos venu du ciel, un don, comme la rosée, comme la manne », commente le père Dominique Salin.

Au XVIIe siècle, saint François de Sales trouvera des mots très humains, merveilleusement simples et charnels, pour parler du « repos sacré » qu’il compare à celui des nourrissons tétant, béats, le sein de leur mère.

Par les bienfaits de Dieu, comparés au lait chaud maternel, « nous sommes rendus comme petits enfants aux mamelles de notre Seigneur », écrit-il dans son Traité de l’amour de Dieu (3).

François de Sales donne en exemple Marie, la sœur de Marthe, celle qui dans l’Évangile choisit « de demeurer en paix, en repos, en quiétude auprès de son doux Jésus », et saint Jean, représenté par les peintres au cours de la Cène « non seulement reposant mais dormant sur la poitrine de son maître ».

Durant les siècles suivants, les thèmes du repos et de l’abandon seront centraux chez Fénelon, Thérèse de Lisieux, Charles de Foucauld, ou dans L’Abandon à la providence divine qui fut attribué au père Jean-Pierre de Caussade.

Au XXe siècle, on le retrouve chez Péguy et Bernanos, associé à l’esprit d’enfance.

« Cette simplicité de l’âme, ce tendre abandon à la Majesté divine (…) nous consacrons notre vie à l’acquérir, ou à la retrouver si nous l’avons connu, car c’est un don de l’enfance qui le plus souvent ne survit pas à l’enfance », écrit ce dernier dans Dialogues des Carmélites (4).

Malgré les conseils abondants de tous ces spirituels, le repos en Dieu demeure pourtant un don qui ne peut se maîtriser.

« La paix et le repos nous sont donnés, mais toujours comme par surcroît.

On ne peut jamais acquérir le repos par l’ascèse, relève le père Dominique Salin.

C’est dans la marche à la suite du Christ qu’il est normalement donné au chrétien de goûter une forme de paix intérieure, de respiration retrouvée. »

Élodie Maurot

(1) Œuvres complètes, Cerf, 2001.  (2) Œuvres, Pléiade, 2012.  (3) Livre V, chap. II, Œuvres complètes, Pléiade, Gallimard, 1969.  (4) Œuvres complètes, Pléiade, Gallimard, 1961.

S'abonner au Blog Seraphim

Cliquer ICI

Partager cet article
Repost0
26 août 2022 5 26 /08 /août /2022 19:30

Unique icône représentant la Théotokos berçant le Christ crucifié :
l'icône de la Panagia de Harou ( Vierge de la mort )

L'île de Lipsi (Leipsoi) célèbre une grande fête : le miracle annuel de la floraison inexpliquée de 6 lys blancs devant l'icône de la Panagia de Harou

En 1943, pendant l'occupation nazie, une famille dont la maison était adjacente à l'église a essayé fidèlement et respectueusement de conserver une partie de sa maigre réserve d'huile afin d'allumer la veilleuse de la Vierge.

Le 25 mars 1943, jour de la fête de l'Annonciation, la plus jeune fille de la famille déposa six lys blancs devant l'icône de la Panagia, accompagnés d'une prière pour une libération rapide du pays.

Les lys se sont fanés, puis au mois d'août, les fleurs ont commencé à renaître et le 23 août, 12 bourgeons avaient poussé et dégageaient un beau parfum.

Depuis lors, ce miracle se répète chaque année, sauf l'année de la mort de la jeune femme pieuse qui a apporté les fleurs à l'église.

L'icône célébrée tous les 23 août : les tiges fanées refleurissent chaque année. 

Au printemps, les fidèles déposent des lys sur l'icône et les fleurs sont déposées et se fanent.

La Panagia tou harou est le temps fort religieux et festif de la petite île du Dodécanèse.

Et pour cause : cette icône miraculeuse de la Vierge est un phénomène qu'aucune recherche scientifique n'a pu élucider à ce jour.

Les branches séchées des fleurs de lys blancs qui décorent la représentation de la Vierge tenant dans ses bras le Christ crucifié sont l'objet d'un curieux phénomène.

Offertes à l'icône il y a 80 ans par une jeune fille de l'île, les tiges fanées recommencent inlassablement à bourgeonner tous les ans à partir du 25 mars, au point que les fleurs atteignent leur épanouissement total le 23 août.

Le jour de la célébration, elles fleurissent et dégagent un agréable parfum.

Après les grandes vêpres, les pèlerins et les habitants de l'île se retrouvent autour d'une fête où l'on mange, boit et danse au son de la musique traditionnelle.

La fête populaire que ce miracle occasionne chaque année attire dans l'île des fidèles venus des îles voisines qui s'ajoutent aux 700 habitants de Lipsi.

Procession, musique, danses populaires et produits du terroir, cette étrange floraison donne lieu à 3 jours de festivités émouvantes.

Panagia tou Harou est le nom de l’icône unique qui représente la Vierge Marie berçant le Christ crucifié, plutôt que l’enfant Christ, d’où son nom (haros en grec signifie « mort »). Cette icône se trouve dans l’église Saint-Jean-le-Théologien, Leipsoi (Grèce). La commémoration annuelle de l’icône a lieu le 23 août 

S'abonner au Blog Seraphim

Cliquer ICI

Partager cet article
Repost0