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23 août 2019 5 23 /08 /août /2019 22:55

 Il est difficile de définir ce qu’est un «miracle».  Les miracles peuvent être considérés comme une manifestation surnaturelle; ou encore, comme un phénomène par lequel les lois de la nature subissent l’action d’une force supérieure, c’est-à-dire de la volonté de Dieu.  Il demeure que de nombreux miracles se sont produits au cours de la vie de Padre Pio de Pietrelcina.  Conscient que les miracles étaient de source divine, chaque fois où une personne venait le trouver pour le remercier d’une faveur spéciale, par exemple d’un miracle, il lui recommandait d’en remercier le Seigneur, seul capable d’opérer des miracles.

Un matin, le sacristain avait oublié de faire consacrer les saintes espèces pour la communion. 

Il n’en restait que quelques-unes dans le ciboire. 

Après avoir terminé les confessions, Padre Pio commença de donner la communion aux fidèles, très nombreux.

Non seulement ne manqua-t-il jamais de saintes espèces, mais après qu’il eut terminé, il en restait encore.

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22 août 2019 4 22 /08 /août /2019 22:55

Chaque jour tu peux être témoin du Christ.

Tu étais tenté par l'esprit d'impureté, mais (...) tu as jugé qu'il ne fallait pas souiller la chasteté de l'esprit et du corps : tu es martyr, c'est-à-dire témoin, du Christ.

(...) Tu étais tenté par l'esprit d'orgueil, mais en voyant le pauvre et l'indigent, tu as été saisi d'une tendre compassion, tu as préféré l'humilité à l'arrogance : tu es témoin du Christ.

Mieux que cela : tu n'as pas donné ton témoignage en parole seulement mais aussi en action.

Quel est le témoin le plus sûr ? « Celui qui confesse que le Seigneur Jésus est venu parmi nous dans la chair » (1Jn 4,2) et qui observe les préceptes de l'Évangile.

(...) Combien y en a-t-il chaque jour, de ces martyrs cachés du Christ, qui confessent le Seigneur Jésus !

L'apôtre Paul a connu ce martyre-là et le témoignage de foi rendu au Christ, lui qui a dit : « Notre sujet de fierté, c'est le témoignage de notre conscience » (2Co 1,12).

Car combien ont confessé la foi extérieurement mais l'ont niée intérieurement !

(...) Sois donc fidèle et courageux dans les persécutions intérieures pour triompher aussi dans les persécutions extérieures.

Dans les persécutions du dedans également, il y a « des rois et des gouverneurs », des juges au pouvoir redoutable.

Tu en as un exemple dans les tentations subies par le Seigneur (Mt 4,1s).

Saint Ambroise (v. 340-397)
évêque de Milan et docteur de l'Église
Homélie 20 sur le psaume 118 ; CSEL 62, 467s (trad. bréviaire, 9 octobre, rev.)

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20 août 2019 2 20 /08 /août /2019 22:55

Édouard Montier Fondateur du Réseau des entrepreneurs solidaires Marié et père de trois enfants, Édouard Montier, président du Réseau des entrepreneurs solidaires (1), a radicalement changé de vie pour se mettre au service des missionnaires partout dans le monde.

Vous avez eu une brillante carrière chez Microsoft Corporation, jusqu’à en devenir directeur général des ventes aux entreprises.

Un jour, vous décidez d’y renoncer pour soutenir les missionnaires et fondez le Réseau des entrepreneurs solidaires (RES). Pourquoi ce changement radical ?

Edouard Montier : C’est la conséquence d’un appel. Un appel à arrêter de consacrer ma vie à édifier ma tour de Babel, en suivant la logique du monde de l’entreprise, sécularisé. Un appel à construire un autre monde, en tournant mon regard vers ceux que les principes du monde entrepreneurial américain m’empêchaient de voir.

Le tournant a été un voyage en Mauritanie en 2005. J’étais dans un bidonville avec les sœurs missionnaires de Notre-Dame d’Afrique et j’y ai contracté le choléra. J’ai failli mourir.

Très malade, je me suis confié à la Vierge Marie : « Si vous me donnez encore du temps pour vivre, je n’oublierai jamais ces religieuses et ces pauvres, je leur vouerai ma vie. » J’ai survécu.

Alors, progressivement, je me suis retiré de la vie professionnelle pour me consacrer entièrement au Réseau des entrepreneurs solidaires.

Quelle place le don avait-il dans votre vie lorsque vous étiez encore chez Microsoft ?

Edouard Montier : Il était surtout présent dans ma vie personnelle. Avec mon épouse, nous n’étions pas plus engagés que le catholique lambda, mais nous avions conscience du don de soi dans le mariage, du don de la vie avec nos trois enfants.

Professionnellement, plus j’avais de responsabilités, moins le don avait de place dans ma vie.

J’en souffrais beaucoup. Je me souviens qu’en voyage d’affaires, en Asie par exemple, j’allais dans les bidonvilles alentour, tôt le matin, avant les réunions.

J’avais besoin d’être en contact avec la vie, cette vie des religieuses, entièrement donnée, sans condition ni contrepartie.

Votre exemple de changement de vie est assez radical. Est-ce nécessaire d’être aussi extrême pour vivre le don ?

Edouard Montier : La logique actuelle consiste à faire « le minimum pour ne pas aller en enfer ». Alors qu’en vérité on doit se dire : « Je dois faire le maximum pour vivre le Ciel sur la Terre, aujourd’hui. »

Il n’est pas nécessaire de changer radicalement de vie. Il suffit que chacun se demande, matin et soir, ce qu’il peut faire pour ces 800 millions de personnes qui vivent dans l’extrême pauvreté à travers le monde.

Prier, tendre un sourire, faire connaître leurs besoins, donner de notre superflu, etc.

Nous avons tous, quelles que soient notre culture, notre religion, la capacité de nous tourner vers les autres. Saint Ambroise disait : « Nourris celui qui meurt de faim. Si tu ne le fais pas, tu es cause de sa mort. »

En quoi le don a-t-il changé votre vie ?

Edouard Montier : Ce qui a changé ma vie, c’est d’avoir réorienté mes priorités en faveur du don. Je voulais des diplômes et des responsabilités mondiales, je les ai eues.

La question qui a bouleversé mon existence est simple : « Quelle est ma mission sur cette Terre ? » Je me suis dit : « Dieu t’a donné la santé et une intelligence. Comment les utiliser autrement que pour faire du profit ? »

Je suis toujours un chef d’entreprise car je gère le RES, mais je n’ai ni salariés, ni salaire.

Le moteur de mon activité n’est plus la jouissance intellectuelle et la gestion de milliards de dollars, mais la joie de voir le Christ dans toutes ces personnes du réseau que je contribue à faire travailler ensemble.

Vous allez jusqu’à dire que la gratuité est « la clé de la survie de l’économie mondiale ». En quoi ?

Edouard Montier : Benoît XVI a rappelé l’exigence de redonner à la logique du don sa place dans l’économie mondiale.

Car la contre-culture de l’Évangile de la gratuité, c’est celle de la croissance économique à tout prix.

D’après l’ONU, fournir des prestations sociales de base à tous les pauvres coûterait moins de 2 % du PIB mondial.

Chacun de nous, à notre niveau, si nous refusons de consacrer une part de notre quotidien à une action gratuite, alors nous engendrons de l’injustice.

La société occidentale post-chrétienne, dominée par le matérialisme éthique, est une société qui combat l’Évangile de la gratuité.

Donner, c’est un peu s’abandonner. N’est-ce pas difficile dans un monde où l’insécurité est omniprésente ?

Edouard Montier : Le pape François le dit, la gratuité de Dieu fait peur.

Quand on regarde Jésus sur la croix, le don de sa vie suscite malheureusement en nous plus de peur que d’amour.

C’est un problème. Dieu a besoin de nous, catholiques, pour faire découvrir à quel point le don, bien au contraire, rend heureux.

Recueilli par Marie Lechapelays

(1) Auteur de L’Évangile de la gratuité, Parole et Silence, 236 p., 20 €.

 

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