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22 avril 2017 6 22 /04 /avril /2017 22:52
Conte de notre temps : La greffe universelle

Etait-ce pour avoir été nourrie de contes de femmes-fleurs du elle était devenue jardinière? Elle préservait ces images, celles d un lieu rare où l'union des forces contraires est possible, malgré la grêle, les orages et les dormances du temps.

Au fil des ans, elle avait appris à aimer les fleurs sauvages, coquelicot, ancolie, cœur saignant, sceau de Salomon et rose trémière. Elles vivaient avec le liseron, le ciste et la scabieuse entre les lilas et le potager, d où elles pouvaient converser paisiblement avec les choux et les cardes.

A une époque où les jardineries regorgeaient de produits toxiques, désherbants, anti-limaces et répulsifs, confier la santé des choux à des sauvages relevait sinon du défi, du moins d'une grande clairvoyance.

Celles qu' on appelait couramment les mauvaises herbes rivalisaient de beauté, inventivité, énergie. Elles détenaient de grandes vertus médicinales qu'il convenait de manier sagement.

Certaines fleurs ou herbes se révélaient redoutables, d'autres se mangeaient ou protégeaient le sol ou leurs semblables. Ici, les mondes sauvages et cultivés s'appréciaient, tels les désirs farouches et raffinés du jardin secret de leur jardinière.

Ce jour-là, il y eut deux visiteurs: un asphodèle bleu apparu près des petits buis, et l' ingénieur départemental missionné pour le tracé de la future autoroute, entré pour faire relevés et repérages. La cohabitation des mondes sauvages et civilisés montrait ici toutes ses limites.

Elle l'invita à boire le thé, versa un philtre puissant de sa composition.

C'est délicieux, c'est quoi cette tisane ? fit 1 ingénieur qui n'était pas insensible aux charmes de la belle jardinière.

Est-ce que je peux vous parler franchement? dit-elle en attendant que la mixture produise son effet, car comme toute jardinière, elle était un peu sorcière.

- Euh, oui.

- Comment pourrez-vous prendre une décision, sans avoir d'abord demandé leur avis aux pierres, plantes, fleurs, bêtes et gens qui vivent ici ?

-??!!

- Avant de bavarder, je dois vous présenter au jardin.

- Me...

Elle ne plaisantait pas. Elle l'entraîna debors. Ce fut une singulière promenade, qu'elle entama par un petit discours au peuple rassemblé des cailloux, berbes, brindilles, fleurs, civilisations de coccinelles, de fourmis et d'oiseaux.

L'herbe à voir commençait à faire son effet. L'homme eut le sentiment cjue les papillons le suivaient, que les geais commentaient les échanges entre la femme et les occupants du jardin, que les branches des arbres et la lumière participaient à cet étrange et vibrant entretien.

L'air fut vivifié, le temps sembla se démultiplier. Alors, il défit sa cravate, éteignit son portable, ouvrit ses boutons de chemise, soupira d'aise. Il était ennobli par la dive mixture, mûr pour voir, réentendre la voix du plantain et de la berce, surprendre le petit peuple à l'oeuvre, goûter aux horizons quantiques.

Alors, il vit les mondes qui coexistent et interagissent, il sentit le lien entre les créatures. Il perçut le chant de l'asphodèle comme celui des astres.

L'ingénieur pensa joyeusement : « L'homme est une sorte d arbre. »

Bouche bée, il buvait à la régalade un enseignement que ni l'école ni ses parents n'avaient pu lui offrir. L'herbe à voir enfonçait les vieilles portes, faisait voler les verrous, entraînait l'enfant-sans-nature dans une danse.

Elle secouait vigoureusement ses croyances désuètes et ses élans domestiqués : elle laissait sa place au Grand Mystère.

Quelle salutaire greffe d'arbre! Le suc clarifié des éons offrit à l'ignorant qui s'était cru civilisé un nom, écrit en lettres d'homme: il était un gardien de la terre.

Cela dura des heures et, comme on ne peut sortir indemne d une telle expérience, lorsque l'effet psychotrope s'estompa, l'ingénieur demeura béat, fessier au frais sur le carrelage et magnifié.

Alors, la jardinière sortit un cahier. Elle lui montra des photos de cristallisation sensible. On pouvait admirer la rosace harmonieuse d une goutte de jus de pomme naturel et, à côté, le chaos d un jus terrassé par les traitements chimiques ou irradié.

Il vit ce qu'une goutte de lait d'une vache des alpages produisait de beauté et ce que l'ignorance, la folie des hommes générait, lorsque les cornes des bêtes étaient coupées ou qu'on leur donnait à manger des farines d'origine animale.

Il vit des images montrant des cristaux de glace ayant reçu de l'eau de bruit et d autres, somptueux, confiés à des sonates de Beethoven ou aux romances des merles.

La nature était vivante, sensible à l'environnement, aux intentions humaines, prête à répondre à la conscience qui observait.

Dans I'atelier, elle lui montra un liquide vert doré qu elle'avait préparé quatorze jours avant. Elle commença en son honneur la dynamisation des pétales d ombelles, brassa le tout dans de l'eau tiède, ajouta de la bouse et de la silice de corne, parla des soins qu elle prodiguait au jardin, posa sa main sur son épaule, lui fit cadeau d'un plein panier de fioles d'herbe à voir, cligna de l'œil, lui donna un baiser.

Le soleil avait triché, la journée dura un printemps.

Le temps qu'il fallait pour consulter la vie, avant de jouer inconsidérément avec elle. Le temps d'agir, avant que Terre ne secoue toutes ses puces à la lumière.

L'homme s'en fut léger, changé, illuminé dans la brise du soir et la jardinière sut que la greffe avait pris, que l'arbre humain portait en ville de bons fruits.

Il était venu en conquérant de l'asphalte, il repartait Merlin parmi les décoiffés, un plein panier de vie à déverser dans la tasse des têtes raides.

Elle, caressant la vie qui remuait dans son ventre, songea que la sagesse était contagieuse, quand elle était enseignée au jardin.

Sur le chemin, lui se mit à rire entre deux elfes et songea qu'il était devenu à son tour un jardinier, soucieux de l'avenir d'une graine qu'il avait semée dans sa femme jardin.

Il alla d'un pas joyeux pour verser le contenu des fioles dans le grand réservoir des villes.

Bientôt les robinets allaient cracher une nouvelle eau de vie et réveiller les fontaines des gardiens de la terre.

Il a ceint son front dune charmille,

Fait un noeud d'eau à sa ceinture,

Il a libéré une horde de frères

Entre ses doigts de buis.

 

Vers le sol il a baissé sa tête

Et laissé monter les écureuils

de l Amour.

 

Quand il s'est avancé vers la ville

Un edelweiss entre les dents,

La terre-mère a soufflé sur lui

Comme une jardinière.

__________________________________
 

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20 avril 2017 4 20 /04 /avril /2017 22:56

Ce texte est magnifique mais si vous n'avez pas le temps de le lire allez directement à la fin de l'article pour lire le conseil de Saint Charbel pour la prière.

Votre voyage dans ce monde est un cheminement vers la sainteté

Tous les humains sont dotés de deux oreilles pour entendre, mais peu nombreux sont ceux qui entendent. Parmi ceux qui entendent, peu nombreux sont ceux qui comprennent. Aussi, parmi ceux qui entendent et comprennent, très peu sont ceux qui vivent en conformité avec ce qu'ils ont compris. Peu nombreux sont ceux qui se dirigent vers le royaume et la porte est étroite.

Écoutez, comprenez et témoignez. Prêtez l'oreille à la voix du Seigneur. Comprenez la vérité et témoignez d'elle. Vivez-la. Gardez le silence pour entendre et pour comprendre la voix du Seigneur. Mais gardez-vous de prêter l'oreille à l'écho de vos propres pensées et de n'écouter que vous-mêmes. Affranchissez-vous de vos idées et laissez la parole de Dieu les purifier, en retranchant ce qui est à éliminer, et en réécrivant ce qu'il faut réécrire.

L'homme est une partie d'un Tout. Cette partie doit écouter ce Tout, comme une goutte d'eau dans le fleuve. La goutte ne peut pas être un fleuve, même si elle contient tout ce qui compose le fleuve. Ce dernier est formé de tant de gouttes d'eau qui toutes suivent le même mouvement. La goutte d'eau seule dans un ensemble est un fleuve mais si elle s'en retire, elle n'est qu'une goutte.

Prêtez l'oreille au processus de l'uni-vers dont vous faites partie, vous entendrez qu'il est en pèlerinage vers le cœur du Père, comme l'écoulement du fleuve vers la mer. N'acceptez pas d'être en dehors de ce mouvement. La goutte d'eau qui sort de son cours ne peut pas se verser dans la mer.

Écoutez et comprenez la vérité, laissez-la pénétrer jusqu'à votre âme.

Brisez toutes les couches de l'écorce et effritez tous les remparts dont le monde vous a entourés, au point qu'ils vous ont enveloppés et ont fait se dérober la face de Dieu.
Soyez humbles et rejetez toutes pensées qui vous empêchent d'entendre sa voix, même celles que vous aurez formées et chéries.

Écoutez modestement. Que votre cœur soit tendre et votre esprit libre. L'écoute sans modestie ressemble à un écho qui se perd dans les vallées: il a beau être fort, la montagne ne reste pas moins une montagne, la vallée, vallée et la pierre, pierre.
Ecoutez humblement, comprenez profondément la vérité et témoi-gnez modestement. Écoutez pour comprendre et pour connaître.

Vivez dans la lumière de la vérité que vous saisissez. Il ne suffit pas de connaître le chemin pour arriver, il faut le suivre. Dieu éclaire les pages, mais c'est à vous de les lire. Dieu vous illumine le chemin, mais c'est à vous d'y marcher. Celui qui monte se sert de ses pieds, celui qui descend, c'est avec ses pieds qu'il descend; et là où vous arrivez, ce sont vos pieds qui vous y auront conduits.

Soyez toujours en état d'écoute et d'éveil. Refaites vos comptes quotidiennement, changez votre vie et renouvelez-la. Si vous écoutez humblement, vous comprendrez la vérité et elle vous libérera.

Affranchissez-vous des cordes qui vous ligotent. Vos pensées, vos croyances propres et vos penchants vous enchaînent comme les cordes qui immobilisent le navire au quai et le sécurisent, mais elles ne lui permettent pas de naviguer.

Laissez la parole de Dieu vous délier des vôtres en les rompant l'une après l'autre, même si vous en souffrez. Ne stagnez pas dans vos penchants et dans vos pensées même s'ils vous offrent repos et sécurité. Toute sécurité est une illusion sans la paix du Christ. Le repos loin du cœur est une duperie. Ne craignez pas de vous libérer du rivage et de quitter le port; livrez-vous à Dieu pour vous affranchir de vos chaînes.

C'est sa Parole qui vous oriente, et son Esprit qui souffle dans vos voiles; ainsi vous arriverez à la rive de lumière. Le navire est destiné à traverser la mer et non pas à rester au port. Il est fait pour naviguer très loin au large.

Il faut dénouer toutes ses cordes ; s'il en reste une seule, elle l'empêchera de quitter le port. Ne gardez que les cordes qui font dresser le mât, celles de l'amour et de la communion qui vous lient à vos frères les hommes. Votre voyage dans ce monde est un chemin vers la sainteté qui est une perpétuelle transformation de l'état matériel vers celui de la lumière.
Priez pour écouter, priez pour comprendre et priez pour vivre votre foi, la pratiquer et en témoigner. Priez pour vous transformer en lumière. Écoutez en priant, comprenez la vérité dans la prière, et vivez en prière.

Faites que toute votre vie soit prière et service.

Si vous priez sans service, vous réduisez la croix du Christ par votre vie à une pièce de bois.

Si vous servez sans prier, vous vous servez vous-mêmes.

Priez dans vos lits, priez en famille, priez en communauté, en l'Église.

Priez dans votre chambre en intimité avec le Seigneur, vous garderez votre esprit et vous ouvrirez votre raison au mystère de Dieu.

Priez en famille, vous garderez votre famille et la mettrez au cœur de la Trinité.

Priez en votre communauté, l'Église, vous garderez votre Église et vous rendrez proche le royaume de Dieu.

Votre prière personnelle en privé avec le Seigneur vous mettra dans le cœur de Dieu. Votre prière familiale au sein de la famille, vous mettra au sein de la Trinité. Votre prière communautaire au cœur de l'Église vous confirmera dans le corps du Christ.

Priez. L'homme qui prie, vit le mystère de l'existence et l'homme qui ne prie pas existe à peine.

Exercez-vous au silence, silence qui écoute, silence qui vit, silence qui est bien loin du calme du néant.

Pratiquez la charité, laissez-vous transformer par la sainteté. Ecoutez pour entendre.

Humiliez-vous   pour comprendre.

Croyez et ayez courage pour témoigner.

Aimez pour vous sanctifier.

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7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 22:53
La lettre de Béthanie N°141

Chers Amis,

Le carême se termine ! Nous avons sans doute travaillé sur nous-mêmes, un peu, beaucoup, passionnément, dès la première heure ou à la onzième heure c’est selon. Maintenant nous allons passer à autre chose. L’ascèse est utile, nécessaire même, c’est l’expression de notre volonté, de notre liberté, mais cela ne suffit pas. Il faut la synergie entre elle et l’action de Dieu, et c’est pourquoi il nous faut maintenant suivre Jésus pas à pas. Il ne faut plus s’occuper de nous, mais de Lui et de Lui seul qui prend le chemin de Jérusalem, c’est-à-dire de notre cœur, pour y faire lever la pâte de notre humanité. Pour cela il va traverser la mort, la vaincre et nous ressusciter du fond de notre tombeau.

Ce dimanche, montons avec Lui à Jérusalem. La liturgie nous propose de vivre cette entrée de Jésus, le rabbi de Galilée, dans Yeroushalaïm en liesse, dans Jérusalem en fête, dans la ville de la paix. Il entre en triomphateur ayant montré à la foule, en ressuscitant Lazare, qu’il a le pouvoir sur la mort et qu’il peut susciter la vie, même dans un cadavre de quatre jours. On savait qu’il pouvait faire des prodiges, guérir des malades, commander aux éléments et même ressusciter des morts, mais tout cela s’était généralement passé au loin, en Galilée.

Aussi quand on l’a vu ressusciter Lazare, à Béthanie, à deux pas de Jérusalem, en présence des Judéens, de gens sérieux, instruits, qui ne racontent pas n’importe quoi, le regard a changé. Lazare, un notable, un érudit de la Thora, un véritable israélite, au dessus de tout soupçon, que tout le monde connait, était mort. C’était de notoriété publique et voilà qu’il a été ressuscité par Jésus. Du coup, beaucoup de Judéens se sont mis à croire que c’était vraiment le Messie, qu’Il était vraiment l’Envoyé d’Adonaï pour sauver Israël des mains des Romains.

L’enthousiasme d’une foule, c’est extraordinaire, cela s’enflamme tout d’un coup, c’est comme un raz de marée, ça emporte tout… mais c’est versatile. Aujourd’hui c’est « vive Jésus » : Hosanna au plus haut des cieux, Hosanna c‘est-à-dire : Secours-nous ! Plus qu’une louange, hosanna c’est un appel au secours, mais demain ce sera : crucifie, crucifie-le ! C’est pourtant la même foule, une foule versatile, une foule déçue, parce qu‘elle n‘a rien compris. Et cette foule c’est mon âme, ma psyché ! Elle monte vite, elle descend encore plus vite. Elle change tout le temps, ne prend pas le temps de s’arrêter pour comprendre, c’est mon âme, c’est moi !

Jésus lui ne change pas, Il est le même hier, aujourd’hui, demain. Il sait ce que pense la foule, ma foule. Elle veut un roi pour chasser les romains. Mon âme aussi veut un roi qui la sécurise, qui opprime les autres, qui lui fait croire qu’elle a toujours raison, qu’elle est la meilleure. Mon âme est pleine d’orgueil, de besoins d’être reconnu, de désirs matériels. Tout ça c’est rassurant, réconfortant, et pourtant divise mon royaume, mon cœur, contre lui-même. Prendrai-je mon ego comme roi ou utiliserai-je mon esprit pour entendre comment et où Dieu veut me guider ?

Dieu essaye encore, une fois de plus, de suggérer autre chose à la foule, de suggérer autre chose à mon âme. Aussi n’arrive-t-Il pas à Jérusalem sur un char ou sur un cheval comme César rentrant à Rome pour son triomphe ! Il ne veut pas qu’il y ait confusion. En pédagogue, Il essaie encore une fois de m’emmener sur un autre chemin. Pour cela, Il va arriver à Jérusalem sur un ânon, le petit d’une ânesse, au milieu des enfants et de ceux qui sont à la mamelle, c’est-à-dire au milieu de ceux dont Il a dit lui-même qu‘il fallait les laisser venir à Lui, et plus encore, qu’il fallait redevenir comme eux pour entrer dans le royaume de Dieu, redevenir des êtres simples, au sens d’unifiés, par opposition à multiples, des êtres à la pensée une, unique, des êtres de l‘instant présent.

Le libérateur arrive sur un ânon et non sur un cheval. Son combat n’est pas celui d’un guerrier mais celui de l’écouteur. Son message est un message de douceur, de paix, d’humilité, de confiance, d‘écoute. Combien de fois n’a-t-il-pas essayé avec mon âme ? Combien de fois ne lui a-t-il pas suggéré de ne pas prendre pour roi mon ego, mais mon esprit, celui qui est porteur du divin, porteur du Verbe divin, de Jésus.

C’est Lui, s’il est sur l’ânon qu’est mon esprit, qui va me libérer des romains que sont toutes ces passions qui m’encombrent, de ce multiple effroyable, de ce brouhaha qui obscurcit mon cœur. C’est Lui qui va me permettre de traverser la mort car Il l’a vaincu sur le Golgotha en l‘embrassant de tout son être. C’est Lui qui va me ressusciter car Il est sorti du tombeau victorieux ! Suivons-Le ! Donnons-Lui toute la place cette semaine, oublions-nous et pas à pas suivons l’ânon qui porte le Verbe. Suivons-Le de Jérusalem jusqu’au Golgotha, du tombeau aux lieux des apparitions où Il nous surprendra.

 

Je vous dis toute mon amitié en Christ, à bientôt !


Père Pascal

 

Télécharger la Lettre au format PDF Cliquer ICI

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