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30 août 2017 3 30 /08 /août /2017 22:52
Jésus mangeait-il assis ou couché ?
Jésus mangeait-il assis ou couché ?
Jésus mangeait-il assis ou couché ?
Jésus mangeait-il assis ou couché ?
Jésus mangeait-il assis ou couché ?

 A l’origine, les Hébreux mangeaient assis ou plutôt accroupis à terre, sur une natte ou une peau de bête, autour d’un plat commun où chacun puisait avec les doigts. 

Puis, à l’époque sédentaire, on connut la table et l’on se servit de sièges.  

Puis apparut la coutume, qui se généralisa peu à peu, de s’étendre sur des sofas disposés autour de trois des côtés de la table, le quatrième restant libre pour permettre le service: on s’y allongeait sur le côté gauche, le coude appuyé sur la table, et l’on se servait uniquement de la main droite. 

Les sofas, que partageaient le plus souvent deux ou trois convives, faisaient avec la table un angle tel que chacun avait la tête à la hauteur de la poitrine ou de la taille comme on disait alors, dans le sein - du voisin de gauche, auquel il était ainsi facile de parler en particulier.  

A l’époque de Jésus, avant de se mettre à table, on se lavait les mains en les arrosant d’eau jusqu’au poignet: de grandes jarres d’eau réservées à cet usage se trouvaient dans toutes les maisons.  
Une fois les plats déposés sur la table par une des femmes ou par les domestiques, un des convives rendait grâces à haute voix en récitant une formule de bénédiction tirée du Deutéronome, et tous les assistants ensemble prononçaient l’amen final. 

Dans les familles pieuses, on ne se bornait pas à bénir la table en général; on bénissait chaque aliment particulier: le pain, le vin, la viande, le fruit des arbres et de la terre. 

Jésus s’est conformé à l’usage général. 

La viande, découpée à l’avance en morceaux, était apportée avec les autres mets dans de la vaisselle de terre et de cuivre chez les riches. 

Le maître de maison distribuait les portions, que chaque convive recevait sur le pain placé devant lui et mangeait ensuite avec les doigts ; la sauce était servie dans un plat spécial où l’on trempait à tour de rôle un morceau de pain. Le repas se terminait par une dernière bénédiction.  

Lors d’une fête religieuse, il était du devoir de chacun de distribuer de la nourriture, matérielle comme spirituelle, aux âmes affamées.  

Aux premiers jours de l’Eglise, les chrétiens se réunissaient pour une agapè ou « repas d’amour » distinct de la cène. Ils partageaient ainsi un vrai repas dans une authentique communion d’esprit et d’amour. 

Après ce repas, il leur arrivait souvent de célébrer la cène avec le pain et le vin.  
D'après un article de Josette Risnes-Peuch
 

En savoir plus

Manger couché est une habitude qui a duré plus de 1000 ans au Proche-Orient, en Grèce et à Rome. À la fin de l’Empire romain d’Occident, le lit est abandonné au profit de la chaise. Les dignitaires chrétiens ont contribué à cet abandon : la position assise conférait davantage d’autorité et de dignité.

Jésus et les apôtres ont-ils mangé assis ou couchés lors du dernier repas, la sainte Cène ?

Les tableaux de la Renaissance les montrent toujours assis. Selon les traductions de la Bible, on peut lire qu’ils « se mirent à table » ou qu’ils « se couchèrent à table », ou encore « le disciple que Jésus aimait était couché à table ».

Manger couché était, au temps du Jésus, une tradition déjà ancienne.

Cette position était adoptée par les princes phéniciens et araméens (populations de l’actuelle Syrie). Les Grecs l’adoptent au 6e siècle avant JC.

Le privilège de manger couché est alors accordé à tous les hommes libres.

Les femmes, les enfants et les esclaves mangent par contre assis.

À leur tour, les Romains vont se coucher à table, et les femmes feront progressivement de même.

Cette manière de manger reste toutefois plutôt liée aux réjouissances familiales, aux banquets et aux réunions entre amis, car elle favorise la détente et la discussion.

Les Hébreux ont eux aussi adopté cette coutume, qui était considérée comme un privilège des gens libres.

Elle était observée lors des fêtes, en particulier lors de la Pâque.

On peut donc raisonnablement imaginer Jésus et les apôtres couchés.

À la fin de l’Empire romain d’Occident, au 5e siècle, le lit est abandonné pour la chaise.

Après 1000 ans de festins consommés couché, pourquoi commence-t-on à s’asseoir en Occident ?

Durant tout ce temps, l’usage de la chaise n’avait pas disparu.

Dans la fonction publique, la chaise conférait plus d’autorité.

Le magistrat ou le professeur étaient assis dans l’exercice de leur fonction.

Il semble que, progressivement, la chaise a représenté l’image de la dignité et de la retenue.

Saint-Martin (connu pour avoir partagé son manteau) est, dit-on, invité avec un prêtre par l’empereur Maxime (mort en 388).

Saint-Martin s’assied sur une chaise, alors que le curé mange couché.

Des mosaïques à Rome représentent trois Envoyés du Seigneur assis sur un banc, devant une table rectangulaire.

Le pouvoir ecclésiastique semble s’être approprié la chaise, qui va devenir un modèle.

La cathédrale vient d’ailleurs du latin cathedra, ‘siège’, puis ‘siège d’évêque’.

La nourriture au temps de Jésus en Galilée:

Ils mangeaient surtout du pain, fait par la maman, des fruits et des légumes.

Parfois ils mangeaient des épis grillés et des gâteaux.

Ils mangeaient beaucoup de raisins, de figues et de dattes, ainsi que des olives, des amandes, des grenades, des pistaches, des haricots, des lentilles et des pois, des oignons, des poireaux, des melons et des concombres.

Ils faisaient des soupes et des sauces dans lesquelles ils trempaient leur pain.

Ils mangeaient aussi les œufs de leurs poules et des poissons qu'ils pêchaient.

Ils n'avaient pas de sucre, mais du miel ou un sirop de dattes.

Comme l'eau était rarement potable, ils buvaient surtout du lait, du vin et du jus de raisin lors des vendanges.

Il n'y avait pas de petit déjeuner.

Le midi, il y avait du pain et des olives et des fruits et le soir un ragoût de légumes et du pain en guise de cuillère pour puiser dans le plat familial.

On pouvait acheter tout ce dont on manquait sur le marché.

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26 août 2017 6 26 /08 /août /2017 22:24
La science, la technologie et le salut

Pourrait-on dire que l'Esprit agit dans sa transformation de l'être et du monde via notre action donc, pourquoi pas, au travers de la technologie ?

« Dieu s’est fait homme pour que l’homme se fasse Dieu. Ces mots puissants, qui sont prononcés pour la première fois par saint Irénée le sont à nouveau dans les écrits de saint Athanase, saint Grégoire de Naziance et saint Grégoire de Nysse.

Les Pères et les théologiens orthodoxes l’ont répété à chaque siècle avec autant d’emphase, résumant dans cette sentence : la véritable essence du christianisme : une descente ineffable de Dieu jusqu’aux limites ultimes de notre condition déchue, même jusqu’à la mort… une descente de Dieu qui ouvre aux hommes un chemin d’ascension vers la vision illimitée ou l’union des êtres créés avec la Divinité. » 1

Le théologien Olivier Clément auteur de plusieurs discours du pape Jean Paul II surenchérit :

« (En tant que croyant), je crois à la résurrection de la chair. C’est le credo des apôtres.

Qu’est-ce qu’une personne, sinon un visage donné à la matière du monde ?

Je pense que viendra un moment où l’Esprit soufflera si fort que toutes les haines, les bêtises, les séparations, les cruautés seront balayées et le monde apparaîtra transfiguré.

Chacun de nous s’inscrira dans cette matière du monde transfiguré, et ce sera la résurrection de la chair — chaque personne, dans ce qu’elle a d’unique, assumant le monde transfiguré.

Nous avons un pressentiment de cela dans ce que disent les Évangiles, d’une manière balbutiante, sur la condition du Christ entre sa résurrection et son ascension.

il échappe aux modalités du temps et de l’espace déchus, qui séparent et isolent.

Il est, par exemple, présent dans plusieurs endroits à la fois.

corps de gloire et le corps de résurrection sont une seule et même chose.

La “personne” puise dans le monde glorifié un corps de gloire.

L’âme, le corps, l’esprit sont tous les trois appelés à l’éternité par la médiation de la personne en Dieu et à travers le cosmos transfiguré.

Tout sera transfiguré, notre corps et notre intelligence. Évidemment, on ne peut exprimer cela qu’au travers de petits récits ayant l’air naïf, sinon idiot.

Je pense par exemple à un très beau passage de Mereskovski dans un de ses livres.

Il parle d’un vieil homme qui dit : “Pour moi, le royaume de Dieu, c’est très simple. J’aimais beaucoup ma femme, alors je pense qu’elle sera là et tout sera comme c’était dans les moments les plus beaux. Et il n’y aura pas de mort, pas de séparation. Voilà”.

C’est ce que nous pressentons tous dans certains moments de joie et de plénitude. Mais ils s’effacent et finalement vient la mort. Imaginez que ces instants ne s’effacent pas, qu’il n’y ait plus de mort ! » 2

Est-il pertinent de faire un parallèle entre la déification de l’être, qui est indéniablement une évolution ontologique radicale, et le transhumanisme ?

Pourrait-on dire que l’Esprit agit dans sa transformation de l’être et du monde via notre action donc, pourquoi pas, au travers de la technologie ?

Le théologien Ronald Cole-Turner explique que dans la théologie des Pères de l’Église, Adam et Ève représentent toute l’humanité.

Ils sont créés à l’image et à la ressemblance de Dieu.

Irénée de Lyon précise toutefois que ce premier couple d’humain est au début de son existence fort immature, le processus créatif n’est pas encore pleinement réalisé.

Pour ce faire, il doit s’unir au Christ, seul véritable et complète image de Dieu qui doit amener l’espèce humaine à sa destinée ultime.

La Chute ne met pas fin au plan de déification de l’être humain : «L’humanité dans son ensemble est sur le chemin de la transformation de son incomplétude présente jusqu’à un mode d’existence unifié, glorieux, éternel et transcendant participant à une Nature nouvelle, transformée et déifiée » 3.

L’humanité glorifiée en Dieu participera par Grâce à la Nature du Père, guérie des maux qui jettent la division, péché, ignorance et mortalité, mais restera une créature.

On se souvient qu’à la Chute de l’humanité, Dieu vêtit l’homme d’une tunique de peau.

Pour Grégoire de Nysse, ce verset biblique indique un changement de nature de l’être humain.

De créature immortelle ouverte à la Présence, à l’Inspiration de Dieu et des anges, l’homme devient mortel, sujet à l’immoralité, à la maladie et à la mort.

Mais cette tunique de peau ne signifie pas uniquement notre assujettissement aux contingences du monde, elle contient aussi le remède et tout ce par quoi l’homme s’implique dans le monde : politique, science, médecine, art…

L’homme peut donc légitimement œuvrer à son bien-être sans, qu’à priori, une limite doive être mise à cette action méliorative.

Toute réalisation positive étant, d’un point de vue chrétien, inspirée par Dieu.

La technique n’est donc pas mauvaise en elle-même d’un point de vue théologique.

Néanmoins, les moyens mis en œuvre dans la recherche, les applications des nouvelles technologies et la philosophie qui les sous-tendent doivent être discutées et considérées avec discernement.

1 Vladimir Lossky, À l’image et à la ressemblance de Dieu, Paris, éd. Aubier-Montaigne, coll. « Le Buisson Ardent », 1967, p. 97.

2 Olivier Clément, « Orthodoxie : le mystère de la personne » in Clé Magazine, sd.

3 Ronald Cole-Turner, « Technology and Eschatology » in Metanexus, 1/19/2011.

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25 août 2017 5 25 /08 /août /2017 22:54
Vie de soeur
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"L 'Oeuvre  de  Dieu » est  une  œuvre émi­nemment  apostolique."
"C'est  dans  l'obscurité  de la  foi que,  du­rant l'Office divin nous  travaillons pour les âmes."  
Dom  Marmion.

Par la célébration  de l'Eucharistie et de l'Office divin qui la prolonge, la commu­nauté, rassemblée au nom  du Christ  loue sans cesse  le Seigneur, accueille sa Parole et intercède  pour le salut du monde entier.

Certains moments privilégiés durant les­quels la moniale se consacre à la lecture de l'Ecriture Sainte (appelée encore lectio divina) lui permettent de rencontrer Dieu dans le silence et de s'unir à Lui dans la prière.

"Nous vous invitons et engageons dans le Seigneur  Jésus-Christ à tra­ vailler dans le calme  et à manger  le pain que vous aurez vous-mêmes gagné."   Cf. 2 Th 3, 12.

Les  tâches  obscures, monotones, parfois  même  dures, nous  rendent solidaires du monde des travailleurs.

"Quoi que vous fassiez,  faites tout pour la gloire de Dieu." 1 Co 10, 31.

La moniale  vit cette recherche de Dieu dans une vie fraternel­le intense  faite d'en traide, d'amour et de partage.

"Découvre le cœur  de Dieu dans la Parole de  Dieu. "   Saint Grégoire.
 
" ... avec la joie de l'espérance, constants dans la tribulation... "    Rm  12, 12.

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