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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 22:48

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Jean-Marie Pelt, biologiste-écrivain, raconte comment Jésus est entré dans sa vie dans un moment de grande solitude et de dépression. Il décrit comment Jésus, Dieu fait homme, l'a inondé de bonheur.

Le Christ est entré dans mon existence à un moment très difficile. J'ai perdu ma mère dans des conditions pénibles. Mon père est mort. Tout mon environnement familial a disparu. J'étais célibataire, sans enfant et cet état m'a soudain pesé. Se sont greffées de grandes difficultés dans mon travail et je suis rentré dans un état dépressif qui n'a fait que s'aggraver.

À ce moment-là, j'ai rencontré Jésus avec un corps d'homme, un Dieu fait homme. J'étais seul un soir dans une chambre d'hôtel et j'ai été inondé d'un état de bonheur d'une grande intensité, inconnu pour moi jusqu'alors. C'était une rencontre avec quelqu'un de plus grand que moi. J'ai été pris et immergé dans un océan de bonheur... Trois sentiments m'ont enveloppé : amour, paix et joie.

J'avais déjà connu cette impression d'être au ciel mais je n'avais jamais connu une telle intensité et une telle durée. Moi, qui priais de toutes mes forces pour sortir du trou, le Seigneur m'a dit un jour : "Allez, cela suffit, j'en fais mon affaire !".

Ce n'était pas une conversion car j'ai toujours eu la foi. Mais ce fut un retournement complet et une libération par rapport à tout ce que j'avais reçu, petit, de culpabilité. Celle-ci a complètement disparu, remplacée par une sorte d'exigence morale d'un rang supérieur. Ma relation avec les autres a complètement changé. Je ne peux pas vivre si j'ai un problème avec quelqu'un. Il faut absolument que je le règle. Avant, je ne voyais rien, je volais comme le Concorde à haute altitude.

On m'a demandé quelle était la passion de ma vie, si c'était par exemple la botanique. Non ! la passion de ma vie, c'est Dieu. Tout ce que je vis est sous sa lumière et j'ai le sentiment qu'il m'a fait naître à la liberté.

Le conflit entre science et foi est aujourd'hui dépassé.

Nous avons la chance que, dans le christianisme, on accepte que des historiens, des spécialistes, des archéologues travaillent sur les textes sacrés, en aient une approche scientifique, ce qui nous donne un regard nouveau sur la manière de les recevoir. Elle éclaire la question du sens, de la destinée humaine, des fins dernières.

La science apporte beaucoup d'explications, mais ne supprime pas le caractère sacré des textes. Les physiciens qui font de la physique quantique disent qu'on ne peut pas percevoir le réel au moyen de la science. Il y a un autre réel, au-delà de nos sens et de nos instruments, qu'on ne peut pas percevoir. On peut mettre dans ce réel tout ce qu'on voudra.

http://www.croire.com/

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9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 22:21

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Le plus grand obstacle à la méditation réside dans l’importance donnée, en Occident, à la personne, dans la mesure où elle est confondue avec le moi.

Pourquoi avoir peur de la dimension impersonnelle, pourquoi la redouter et la considérer comme une erreur ? Comment ne pas comprendre qu’il convient de tout perdre pour tout retrouver « au centuple », à un autre niveau ? Ici tout est paradoxal. Ce sont tout particulièrement les chrétiens qui partagent une telle crainte. En lisant l’Évangile, ils pourraient cependant compendre la réalité du paradoxe… : « Celui qui sauvera sa vie, la perdra » (Mt, 10, 39 ; 16, 25)… Et ce petit texte assez extraordinaire : « Qui perd son âme la trouve ».

Marie-Madeleine Davy, extrait de « Un itinéraire », in L’homme intérieur et ses métamorphoses, Albin Michel, 2005, p. 346.

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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 22:36

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Christiane Singer fut lectrice à l'université de Bâle, puis chargée de cours à l'université de Fribourg avant de se consacrer à ses activités littéraires.

Elle a suivi l'enseignement de Graf Karlfried Dürckheim, (disciple de C. G. Jung). Écrivain prolifique, de sensibilité chrétienne imprégnée de sagesse orientale, elle s'est abstenue de donner des leçons de morale et excluait tout dogmatisme.

Son oeuvre et sa réflexion personnelles sont toutes entières centrées sur la prise en compte nécessaire du risque spirituel qui couve dans le coeur de chacun. Elle a écrit de nombreux romans et essais d'une grande qualité littéraire, dont « Histoire d'âme » qui lui a valu le prix Albert Camus en 1989, « La mort viennoise », Prix des libraires en 1979 et plus récemment « Éloge du mariage, de l'engagement et autres folies ». et son dernier ouvrage : « N'oublie pas les chevaux écumants du passé ».

Sensible à la situation des minorités spirituelles en France, elle a souhaité contribuer à l'action du CICNS en nous offrant cette interview.
 

Christiane Singer est décédée le 4 avril 2007 des suites d'un cancer. Elle venait juste de terminer un ouvrage relatant son expérience au travers de la maladie :"Derniers fragments d'un long voyage". 

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