26 février 2012
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Peut-être devons-nous dire adieu à l’idée d’une Eglise rassemblant tous les peuples. Il est possible que nous soyons au seuil d’une nouvelle ère constituée tout autrement, de l’histoire de l’Eglise où le christianisme existera plutôt sous le signe du grain de sénevé, en petits groupes apparemment sans importance, mais qui vivent intensément pour lutter contre le mal et implantent le bien dans le monde, qui ouvrent la porte à Dieu…
C’est sûr, il n’y a pas de retour massif au christianisme, pas de tournant historique de paradigmes ni de volte-face. Pourtant il y a une présence de la foi qui se manifeste avec force, qui anime de nouveau les hommes et leur donne dynamisme et joie, une présence de la foi, donc, qui a un sens pour le monde …
L’Eglise prendra d’autres formes. Elle ressemblera moins aux grandes sociétés, elle sera davantage l’Eglise des minorités, elle se perpétuera dans de petits cercles vivants, où des gens convaincus et croyants agiront selon leur foi. Mais c’est précisément ainsi qu’elle deviendra, comme le dit la Bible, « le sel de la terre »…
Pour cela l’Eglise a besoin d’une part de flexibilité, afin de pouvoir accepter les changements d’idées et de règles qui surviennent dans la société, et pour se détacher des interdépendances où elle existait jusqu’alors. D’autre part, elle a d’autant plus besoin de fidélité pour préserver ce qui fait de l’homme un être humain, ce qui le fait survivre, ce qui préserve sa dignité.
Cardinal RATZINGER
Cité dans « Le sel de la terre- le christianisme et l’Eglise catholique au seuil du 3è millénaire. Entretiens avec Peter Seewald. » CERF 1997.
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Published by Marc-Elie
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dans
Pensées
25 février 2012
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23:33
Le réel est la conjonction de trois évènements : une action (l'acte de faire la vaisselle) l'espace-vécu (la cuisine dans laquelle je suis) et le temps-vécu (qui coule comme l'eau coule sur l'assiette que j'ai dans la main).
Le zen nous invite à voir et à vivre la coïncidence de ces trois évènements afin de connaître une vie intérieure plus calme et plus sereine.
Il nous faut avouer que nous préférons penser ou rêver notre vie plutôt que la vivre ; nous laissant emporter, en pensée, dans le passé qui n'est plus ou dans le futur qui est à venir. D'où une agitation intérieure animée par le souci, l'inquiétude, l'espérance, l'attente.
"Vivre dans la pleine attention de l'action engagée dans l'espace-vécu et le temps-vécu..."
...Longtemps j'ai pensé que ma vie commencerait véritablement lorsque j'aurai terminé cette activité banale et insignifiante qu'est la vaisselle. C'est curieux cette idée que la vie ne sera intéressante que… après !
J'ai souvenir d'une sesshin guidée par le maître zen Yuho Seki Roshi. Un matin, dans toutes les toilettes, une affiche avec cette inscription : Rien que uriner !
Une mention qui, au cours de la journée pose question … que faire du reste ?
La plupart des participants déploraient ce qui avait sans doute pour cause de sérieux problèmes de tuyauteries. Lorsque le Roshi a compris pourquoi nous étions perturbés il a éclaté de rire. Parce que, étant à l'origine de cette inscription, il voulait tout simplement nous rappeler que chaque moment de notre vie, aussi ce moment au cours duquel nous répondons à une exigence de notre être de nature, est le moment le plus important de notre vie ; parce que l'acte de vivre ne commence pas après avoir tiré la chasse d'eau.
Voici un dialogue intéressant entre un homme en quête de la vérité de la vie et un maître zen :
« Maître, faites-vous quelque effort pour vous discipliner dans la vérité ? »
« Oui, j'en fais »
« Lequel ? Et comment ? »
« Quand j'ai faim, je mange »
« Mais … c'est ce que chacun fait. Tous les humains s'exercent donc comme vous ? »
« Non »
« Pourquoi ? »
« Parce que lorsqu'ils mangent, ils ne mangent pas. Ils pensent à mille choses et par cela se laissent troubler. Voilà pourquoi ils ne font pas comme moi ! »
Afin d'apprendre et de se familiariser avec une manière d'être qui rassemble l' action (en train d'écrire le mot -action-), l'espace-vécu (le bureau dans lequel je suis) et le temps-vécu (qui coule comme les lettres, les mots, coulent) il n'est rien de plus simple que la pratique méditative quotidienne.
A quoi bon pratiquer zazen chaque matin ? Afin de dé-couvrir ces qualités d'être qui sont la visée de toutes les écoles de sagesse : la paix intérieure, le calme intérieur.
Jacques Castermane
Extrait de la lettre d'information du Centre Durckheïm à Mirmande http://www.centre-durckheim.com/
En kiosque jusqu'au 15 février: longue interview de J. Castermane dans la revue "Reflets"
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Textes
24 février 2012
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23:33
Ô Amitâbha, lumière sans pareille
si pure et si calme, si douce et si consolante,
combien nous désirons renaître chez toi !
Toi dont le pouvoir est sans bornes,
Toi vers qui se tournent les êtres de tous les mondes,
qu'il est beau, ton royaume,
où tous les êtres sont saints
De tout coeur et en toute confiance
nous nous prosternons devant toi.
L'hymne au Bouddha, nommé Amitâbha
Chine
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Prières