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27 janvier 2012 5 27 /01 /janvier /2012 23:52

saint_macaire.gif

 

Il ne faut pour prier ni gestes, ni cris, ni silence, ni agenouillements. Notre prière, à la fois sage et fervente, doit être attente de Dieu, jusqu'à ce que Dieu vienne et visite notre âme par toutes ses voies d'accès, tous ses sentiers, tous ses sens.

 

Trêve de nos silences, de nos gémissements et de nos sanglots : ne cherchons dans la prière que l'étreinte de Dieu.

Dans le travail, n'employons-nous pas tout notre corps à l'effort ? Tous nos membres n'y collaborent-ils pas ? Que notre âme elle aussi se consacre tout entière à sa prière et à l'amour du Seigneur ; qu'elle ne se laisse pas distraire ni tirailler par ses pensées ; qu'elle se fasse pleine attente du Christ. Alors le Christ l'illuminera, il lui enseignera la prière véritable, il lui donnera la supplique pure et spirituelle qui est selon Dieu, l'adoration « en esprit et en vérité » (Jn 4,24).

Celui qui exerce un commerce ne cherche pas simplement à réaliser un gain. Il s'efforce aussi par tous les moyens de le grossir et de l'accroître. Il entreprend de nouveaux voyages et renonce à ceux qui lui semblent sans profit ; il ne part qu'avec l'espérance d'une affaire. Comme lui, sachons conduire notre âme sur les voies les plus diverses et les plus opportunes, et nous acquerrons, ô gain suprême et véritable, ce Dieu qui nous apprend à prier dans la vérité.

Le Seigneur se pose dans une âme fervente, il en fait son trône de gloire, il s'y assied et y demeure.

Saint Macaire (?-405), moine en Égypte
Homélies spirituelles, n° 33 (trad. Quéré-Jaulmes, coll. Icthus, vol. 11, p. 155 rev)

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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 23:47

 

 


Nazareth est l'école où l'on commence à comprendre la vie de Jésus, l'école de l'Évangile. Ici on apprend à regarder, à écouter, à méditer et à pénétrer la signification, si profonde et si mystérieuse, de cette très simple, très humble et très belle manifestation du Fils de Dieu. Peut-être apprend-on même insensiblement à l'imiter...

 

Comme nous voudrions redevenir enfant et nous remettre à cette école humble et sublime de Nazareth ; comme nous voudrions près de Marie recommencer à acquérir la vraie science de la vie et la sagesse supérieure des vérités divines !...

Une leçon de silence d'abord.
Que renaisse en nous l'estime du silence, cette admirable et indispensable condition de l'esprit, en nous qui sommes assaillis par tant de clameurs, de fracas et de cris dans notre vie moderne, bruyante et hypersensibilisée. Ô silence de Nazareth, enseigne-nous le recueillement, l'intériorité, la disposition à écouter les bonnes inspirations et les paroles des vrais maîtres ; enseigne-nous le besoin et la valeur des préparations, de l'étude, de la méditation, de la vie personnelle et intérieure, de la prière que Dieu seul voit dans le secret (Mt 6,6).

Une leçon de vie familiale.
Que Nazareth nous enseigne ce qu'est la famille, sa communion d'amour, son austère et simple beauté, son caractère sacré et inviolable ; apprenons de Nazareth comment la formation qu'on y reçoit est douce et irremplaçable ; apprenons quel est son rôle primordial sur le plan social.

Une leçon de travail.
Nazareth, maison du « fils du charpentier » (Mt 13,55) : c'est ici que nous voudrions comprendre et célébrer la loi sévère et rédemptrice du labeur humain ; ici, rétablir la conscience de la noblesse du travail ; ici, rappeler que le travail ne peut pas avoir une fin en lui-même, mais que sa liberté et sa noblesse lui viennent, en plus de sa valeur économique, des valeurs qui le finalisent. Comme nous voudrions saluer ici tous les travailleurs du monde entier et leur montrer leur grand modèle, leur frère divin, le prophète de toutes leurs justes causes, le Christ notre Seigneur.

Paul VI, pape de 1963-1978
Homélie à Nazareth du 05/01/64 (bréviaire Sainte Famille)

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 23:30

serguei_boulgakov.jpg

 

(Le Père ) Boulgakov se dresse violemment contre toute théologie «pénitentiaire», « terroriste », que présente le plus souvent l’eschatologie des manuels dogmatiques.

 

Après la mort, pendant des éons, l’homme passe par une purification.

 

L’enfer n’est pas éternel, il est un état de purification progressive où l’on séjourne temporairement.

 

Les non-chrétiens peuvent recevoir la lumière du Christ même après leur mort et c’est la signification de la « Descente aux enfers », l’Evangile éternel y était prêché et il y résonne toujours.

 

L’éternité de l’enfer signifierait l’échec de Dieu ; or l’omniscience de sa Sagesse est une preuve du salut à venir. Le jugement dernier, la séparation entre la lumière et la ténèbre ne passera pas à travers les hommes mais à travers tout homme, en séparant le péché condamné du pécheur pardonné.

 

Paul Evdokimov, Le Christ dans la pensée russe, Paris, Editions du Cerf, coll. « Orthodoxie », 2011 (1ère édition 1970), pages 191-192.

 

Sergueï Boulgakov
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sergue%C3%AF_Boulgakov

 

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