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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 23:05

biblemain.jpg

 

Mon bien-aimé Rédempteur, voici mon cœur, je te le donne tout entier ; il n'est plus à moi, il est à toi.

 

En entrant dans le monde, tu as offert au Père Éternel, offert et donné toute ta volonté, comme tu nous l'apprends par la bouche de David : « Il est écrit de moi dans le rouleau du livre de la Loi, que je ferai ta volonté.

 

C'est ce que j'ai toujours voulu, ô mon Dieu » (Ps 39,8-9).

 

De même, mon bien-aimé Sauveur, je t'offre aujourd'hui toute ma volonté. Autrefois elle t'a été rebelle, c'est par elle que je t'offensais. Maintenant je regrette de tout mon cœur l'usage que j'en ai fait, toutes les fautes qui m'ont misérablement privé de ton amitié.

 

Je m'en repends profondément, et cette volonté je te la consacre sans réserve.

Saint Alphonse-Marie de Liguori (1696-1787), évêque et docteur de l'Église
6e Discours pour la neuvaine de Noël (trad. Éds Saint-Paul 1993, p. 94 rev.)

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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 23:01

pardon_jp_2.jpg

 

« Voyant leur foi, Jésus dit au paralytique : ' Tes péchés sont pardonnés '. » Le Seigneur est grand : à cause des uns, il pardonne aux autres ; il agrée la prière des premiers et il pardonne aux seconds leurs péchés.

 

Hommes, pourquoi donc aujourd'hui votre compagnon d'existence ne pourrait-il rien pour vous, quand auprès du Seigneur son serviteur a le droit d'intervenir et d'obtenir ?

Vous qui jugez, apprenez donc à pardonner ; et vous qui êtes malades, apprenez donc à supplier.

 

Si vous n'espérez pas le pardon direct des fautes graves, recourez alors à des intercesseurs, recourez à l'Église qui priera pour vous. Alors, par égard pour elle, le Seigneur vous accordera le pardon qu'il aurait pu vous refuser.

 

Nous ne négligeons pas  la réalité historique de la guérison du paralytique ; mais nous reconnaissons avant tout la guérison en lui de l'homme intérieur, à qui ses péchés sont pardonnés...


Saint Ambroise (v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église
Commentaire sur l'évangile de Luc, V, 11-13 ;SC 45 (trad. SC, p. 186 rev.)

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19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 23:49

marcher_desert.jpg

 

Notre vie est une unité parce qu’elle a son centre dans le mystère de Dieu. Mais pour connaître cette unité, notre vision doit dépasser notre ego et élargir la perception qui est habituellement la nôtre lorsque nous poursuivons avant tout notre intérêt personnel. Ce n’est que lorsque nous avons commencé à nous détourner de l’intérêt et de la conscience égocentriques que cette perspective plus vaste commence à s’ouvrir.

 

Pour dire la même chose autrement, nous arrivons alors à pénétrer au-delà des apparences et à voir la signification profonde des choses... non par rapport à nous-mêmes, mais... par rapport au tout auquel nous appartenons. Telle est la voie de la connaissance de soi, et c’est la raison pour laquelle la connaissance de soi véritable est identique à l’humilité véritable.

 

La méditation nous ouvre l’accès à cette précieuse forme de connaissance, [et] cette connaissance devient sagesse... lorsque nous ne connaissons plus par analyse et définition mais par participation à la vie et à l’esprit du Christ...

Le plus difficile, c’est de commencer, de faire le premier pas, de se jeter dans la réalité profonde de Dieu telle qu’elle se révèle en Christ. Une fois quittée la rive du moi, nous sommes bientôt entraînés par les courants de la réalité qui nous donnent élan et direction.

 

Plus nous sommes immobiles et attentifs, plus nous réagissons avec sensibilité à ces courants ; et plus notre foi devient absolue et véritablement spirituelle. Par l’immobilité de l’esprit, nous nous mouvons dans l’océan de Dieu. Si nous avons le courage de quitter la rive, nous ne pouvons pas ne pas trouver cette direction et cette énergie.

 

Plus nous nous éloignons, plus le courant devient fort, et plus notre foi s’approfondit. Pendant un temps, la profondeur de la foi est mise à l’épreuve par le paradoxe d’un horizon de destination qui recule sans cesse. Où nous mène cette foi plus profonde ? Quand arriverons-nous ? Puis, peu à peu, nous percevons la signification de ce courant qui nous guide et nous voyons que l’océan est infini.

Quitter la rive est le premier grand défi, mais il suffit de commencer pour y être confronté. Même si les défis peuvent s’intensifier par la suite, nous sommes assurés que nous recevrons tout ce qu’il nous faut pour y faire face. Nous commençons en disant le mot de prière. Dire le mot, c’est toujours être en train de commencer, en train de revenir au premier pas.

 

Avec le temps, nous apprenons qu’il n’y a qu’un seul pas entre nous et Dieu... Christ se l’est assimilé. Il est lui-même le pas... La seule façon de connaître le Christ est d’entrer dans son mystère personnel, en laissant les idées et les mots derrière soi. Nous les abandonnons afin d’entrer dans le silence de la pleine connaissance et du plein amour auxquels la méditation conduit chacun d’entre nous. 

Extrait de John Main o.s.b., The Present Christ, « The Oceans of Love » (Les océans de l’amour) (décembre 1982), New York, Crossroad, 1991, p. 111-112, 116-117.
http://meditationchretienne.org/site/index.php

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