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3 juillet 2009 5 03 /07 /juillet /2009 08:41

N'oublie pas que c'est dans ton coeur d'enfant de Dieu
que la terre et le ciel se rejoignent vraiment


Saint Josemaria
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29 juin 2009 1 29 /06 /juin /2009 21:48
Pourquoi la prière de Jésus
Le principe de toute activité agréable à Dieu, c'est l'invocation, pleine de foi, du Nom sauveur de Notre Seigneur Jésus-Christ. C'est lui qui nous le dit : « Sans moi, vous ne pouvez, rien faire » (Jean, xv, 5).

Ensuite la paix, car « il faut prier, dit-il, sans colère, ni contention » (I Tim., u, 8) ; et la charité, parce que Dieu est amour et que celui qui demeure dans l'amour demeure en Dieu et Dieu en lui (I Jean, iv, 16).

La paix et la charité ne rendent pas seulement la prière agréable à Dieu mais, à leur tour, elles naissent de la prière, tels des rayons divins jumeaux et, par elle, croissent et se consomment...

Il nous semble bon et particulièrement utile d'exposer d'abord une méthode naturelle du bienheureux Nicéphore touchant l'entrée dans le cœur au moyen de l'inspiration, et qui contribue dans une certaine mesure au recueillement de l'esprit...

Mais avant cela, plus justement avant toute autre chose, c'est par le secours de la grâce divine que l'esprit vient à bout de ce combat. C'est la grâce divine qui couronne l'invocation monologique (1) adressée à Jésus-Christ avec une foi vive, en toute pureté, sans distraction, par le cœur.

Ce n'est pas l'effet pur et simple de la méthode naturelle de la respiration pratiquée dans un lieu tranquille et obscur. Que non ! Les saints Pères, en inventant cette méthode, n'ont eu en vue qu'un auxiliaire, si je puis dire, pour recueillir l'esprit, pour le ramener de son habituelle distraction à lui-même et procurer l'attention...

Sache, mon frère, que toutes les méthodes, règles et exercices  n'ont d'autre  origine  et  raison  que  notre impuissance à prier dans notre cœur avec pureté et sans distraction. Lorsque, par la bienveillance et la grâce de Notre Seigneur Jésus-Christ, nous y sommes parvenus, nous abandonnons la pluralité, la diversité et la division et nous nous unissons immédiatement, au-dessus de tous discours, à l'Un, au Simple, à Celui qui unifie.


Extrait de La Centurie de Calliste et d'Ignace Xanthopoulos (XIVe siècle)
(Trad. J. Gouillard, Petite Philocalie, p. 288-292.)
cité par Jean Meyendorff in Saint Grégoire Palamas et la mystique orthodoxe

(1) La prière de Jésus répétée inlassablement : Seigneur Jésus-Christ, fils de Dieu, aie pitié de moi, pécheur

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25 juin 2009 4 25 /06 /juin /2009 09:47
Et si on s'arrêtait un peu, quelques minutes par jour, pour goûter le silence, s'asseoir " simplement et sans affaire " comme disent les maîtres zen, pour se retrouver, goûter le " non-agir ", apprécier le moment présent… ? Attention, ce n'est pas un rituel spiritualiste ou une invitation à rejoindre une association bizarre. C'est de médecine qu'on parle. De santé.

Le professeur Jon Kabat-Zinn traite le stress, notamment celui des patients des hôpitaux, depuis trente ans avec des techniques de méditation fondées sur la prise de conscience du souffle et des sens. Quand on lui fait remarquer que cette méthode pourrait aussi aider les personnes souffrant de déficit d'attention, il sourit et remarque doucement : " Mais mon Dieu, c'est la société tout entière qui souffre d'un déficit d'attention ces temps-ci. "

Ce professeur de médecine à l'université du Massachusetts enseigne la méditation mais il est tout sauf un gourou à la mode. De passage à Paris, où il présente la traduction d'un de ses livres majeurs (L'Eveil des sens, Ed. des Arènes, 450 p., 27 €), il reconnaît même détester les recettes new age. Diplômé du MIT en biologie moléculaire, il a étudié à fond, scientifiquement, les effets des diverses voies de méditation (yoga, tibétaine, zen…) avant de lancer sa fameuse Clinique de réduction du stress en 1979.

" Quand je me revois alors, je me dis : “Mais c'était quoi, le stress, dans ces années-là ?” En comparaison avec ce que nous vivons actuellement, plongés dans le monde numérique qui nous sollicite en permanence et nous oblige à être multitâche, ce n'était rien ! Aujourd'hui, face au progrès digital, nous ne voyons plus les fondamentaux de la vie, nous faisons des listes, nous répondons à nos courriels, nous avons peur de ne pas pouvoir tout faire, nous avons du mal à fixer notre attention plus de cinq minutes… Drogués du numérique nous agissons, faisons, défaisons… Nous ne sommes plus des “êtres” humains mais des “faires” humains ! "

Jon Kabat-Zinn enseigne cela sans relâche depuis trente ans. Il intervient aussi bien dans les séminaires d'entreprise que devant les congrès médicaux, il aide les équipes olympiques ou les soldats de retour d'Irak ; et, sans se lasser, il répète ce " presque rien " (selon son expression) : nous pourrions aller mieux si chaque jour nous méditions un moment, pour nous accorder, nous mettre dans le ton. Il répète qu'il est urgent d'apprendre à nous servir d'autre chose que de notre capacité à penser, pour découvrir la conscience, la pleine conscience. Il apprend même " l'ici et maintenant " à des managers qui sont partout à la fois et sans cesse en avance d'un coup (à voir sur Internet la vidéo surprenante de sa conférence devant les salariés de Google). On découvre avec lui qu'au-delà de nos cinq sens, l'esprit est un sens. Et qu'il est bon de vivre chaque instant à fond. Bref, des choses simples mais essentielles que la vie moderne efface un peu plus chaque jour.

Médecin avant tout, le professeur Kabat-Zinn a une vision assez médicale des problèmes de nos sociétés, de leurs maladies ; il tient des propos durs sur son pays dans les années Bush. Mais c'est surtout aux individus malades qu'il s'adresse ; ainsi qu'à nous tous stressés de la vie. Le genre de traitement qu'il préconise est simple et peu coûteux ; pourtant, dans ce domaine, la France, enfermée dans ses certitudes et son déficit de la Sécu, est loin derrière l'Allemagne et la Scandinavie. Elle a au moins vingt ans de retard dans l'étude et l'application de ces techniques de réhabilitation. Voilà une autre information à méditer. Au calme.


Didier Pourquery
Et si nous prenions le temps de méditer
Article paru dans l'édition du 20.06.09 LE MONDE 2
http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/06/19/et-si-nous-prenions-le-temps-de-mediter-par-didier-pourquery_1209129_3232.html

Jon Kabat-Zinn, né le 5 juin 1944, est un professeur émérite de médecine. Il a fondé et il dirige la Clinique de Réduction du Stress (Stress Reduction Clinic) et le centre pour la pleine conscience en médecine (Center for Mindfulness in Medicine, Health Care, and Society) de l'université médicale du Massachusetts. Il enseigne la « méditation de la pleine conscience » (mindfulness meditation) comme une technique destinée à aider les gens à surmonter leur stress, leur anxiété, leur douleur et leur maladie. Il est membre du conseil d'administration du Mind and Life Institute, qui a pour but de promouvoir un dialogue entre la science et le bouddhisme.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jon_Kabat-Zinn

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