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24 décembre 2008 3 24 /12 /décembre /2008 23:50


calligraphie Sophie

Bethléem a ouvert l'Eden
Venez, contemplons le
nous y avons trouvé la joie
dans le secret
Venez jouissons du Paradis
dans cette grotte

 

Kondakion de Noël
Romanos le Mélode

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24 décembre 2008 3 24 /12 /décembre /2008 00:00

Entretien avec Olivier Roy, directeur de recherche au CNRS, spécialiste de l'islam et du fait religieux, "L'Islam mondialisé". Internet et les télévisions satellitaires ont peu à peu distendu les liens traditionnels  entre les religions et leurs territoires d'origine. Le catholicisme et l'orthodoxie en souffrent. Le protestantisme et le salafisme en profitent. Quant au retour du religieux, il est à relativiser.

 
En dépit de leur ancrage traditionnel dans des cultures et des territoires, les religions semblent ne pas échapper aux effets de la mondialisation. Dans votre dernier ouvrage, La Sainte Ignorance, le temps de la religion sans culture (Seuil, 276 p., 19 euros), vous expliquez que la globalisation s'est emparée du religieux, provoquant ou accompagnant des mutations inédites dans ce domaine. De quelles transformations s'agit-il ?

La mondialisation a créé un marché du religieux. Aujourd'hui, les produits religieux circulent et les religions ne s'arrêtent plus aux frontières. Résultat : alors que traditionnellement les religions se sont connectées aux cultures, voire ont créé du culturel, elles se détachent de leurs territoires et de leur culture d'origine.
 

On pourrait penser que ce phénomène est lié aux déplacements de population, mais seuls 3 % de la population mondiale bougent. Cette mobilité des marqueurs religieux n'est donc pas une conséquence de l'immigration. Elle se produit aussi sur place, grâce à des contacts directs par Internet. De manière inédite, on a donc des conversions massives et individuelles dans toutes les religions ; une nouveauté par rapport aux conversions collectives traditionnelles, qu'elles aient été libres ou contraintes

Mais, pour qu'un produit soit accessible partout et au plus grand nombre, il faut qu'il soit standardisé. S'il est trop identifié à une culture donnée, il ne se vendra pas en dehors de cette culture. D'où le phénomène de déculturation. La connexion entre marqueur culturel et marqueur religieux devient flottante, instable. Le lien traditionnel entre une religion et une culture s'efface : un Algérien n'est plus forcément musulman, un Russe orthodoxe, un Polonais catholique. Un musulman du Maghreb peut avoir accès à une prédication évangélique protestante sans contact physique avec un pasteur au coin de sa rue. Une étude réalisée au Maroc a d'ailleurs montré que 30 % des gens qui se sont convertis au protestantisme l'ont fait grâce aux prédications d'une chaîne de télévision évangélique diffusant en arabe. Autre exemple : le marqueur islamique "hallal" (licite) se pose aujourd'hui sur des marqueurs culturels qui ne sont pas connectés à sa culture d'origine ; d'où l'apparition des hamburgers ou des sushis hallal.

 

Dans ce contexte, certaines religions s'en tirent-elles mieux que d'autres ?

 

Les religions très territorialisées n'arrivent pas à se globaliser, à s'exporter ; c'est le cas de l'orthodoxie russe, par exemple, qui est connectée à une culture, à une nation. Dans une certaine mesure, c'est aussi le cas de l'Eglise catholique, qui a eu le souci de se territorialiser (culte de saints locaux) et de s'inscrire au coeur des cultures concrètes. Les chrétiens d'Orient sont en crise car leurs Eglises reposent sur un communautarisme de type ethnique, alors qu'on a, sur ces mêmes terres musulmanes, le développement d'un protestantisme évangélique et donc l'apparition de nouveaux chrétiens d'Orient.

Dans le christianisme, ce sont toutes les formes d'évangélisme qui s'adaptent le mieux à cette nouvelle réalité ; le pentecôtisme en étant le produit le plus pur. Dans l'islam, c'est le cas du salafisme. Les protestants et les salafistes sont très à l'aise dans la déterritorialisation car le lieu de culte n'y a pas d'importance. Pour les protestants, ce qui prime, c'est "l'esprit saint" qui, par définition, souffle où il veut.

De son côté, l'Eglise catholique, qui prend la crise de plein fouet, tente de la contrer : le pape parle de plus en plus de culture et de moins en moins d'avortement. Il rappelle régulièrement que le christianisme s'est formaté dans l'hellénisme, que les racines de l'Europe sont chrétiennes... Mais il est confronté à une contradiction : comment dire à la fois que la culture européenne a perdu Dieu et qu'elle est chrétienne ? Et comment défendre au niveau universel un catholicisme associé à la culture occidentale, à l'heure où le catholicisme bascule au Sud ?

Par ailleurs, faute de territoire, la notion de communauté de foi prend une grande importance : aujourd'hui, on est dans la communauté ou on est en dehors. Il y a de moins en moins de valeurs communes entre croyants et incroyants, comme le montrent les débats sur la bioéthique. Tout l'espace de l'entre-deux disparaît : le religieux doit être explicite et l'adhésion complète. D'où le développement dans les fondamentalismes contemporains des procédures "d'excommunication".

 

Est-ce un "retour du religieux" ?

 

Je ne pense pas qu'il s'agisse d'un retour ; les religions qui marchent sont des formes récentes. Dans l'islam, le salafisme vient du wahhabisme de la fin du XVIIIe siècle, dans les christianismes, l'évangélisme vient des mouvements de réveil du XVIIIe, et dans le judaïsme, hassidisme et harédisme sont issus du mouvement de revivalisme du XVIIIe. Les fondamentalismes prétendent souvent revenir aux premiers temps de la révélation, mais en fait leurs origines sont récentes ! A mon sens, on assiste à une mutation. Il s'agit davantage d'une reformulation du religieux qu'à un retour à des pratiques ancestrales délaissées pendant la parenthèse de la sécularisation.

Retour voudrait aussi dire que des gens qui ont cessé d'être croyants redeviennent croyants. C'est vrai pour les born again ; mais d'une manière générale, y a-t-il une augmentation de la pratique ? Ce n'est pas sûr. On a sans aucun doute une visibilité, voire une plus grande exhibition, du religieux. Mais on constate aussi que plus les jeunes catholiques vont aux Journées mondiales de la jeunesse, moins ils s'inscrivent dans les séminaires. Là, on est face au déclin du religieux institutionnel. Je ne vois pas dans l'exhibition des signes religieux une force montante. Vouloir se montrer est plutôt une conséquence de l'intériorisation du fait minoritaire. Une nouvelle perception qui explique aussi en partie la multiplication des procès pour "blasphème" ou diffamation.

 

Déculturation, déterritorialisation : ces nouvelles réalités s'accommodent-elles du clash des civilisations ?

 

Elles discréditent la théorie du choc des civilisations, que l'on appelle aussi choc des cultures ou choc des religions, ce qui suppose d'ailleurs une égalité entre les trois notions. Cette théorie part de l'idée que toute culture est fondée sur une religion et que toute religion est incarnée dans une culture. Or le contexte actuel va à l'encontre de ceux qui pensent que l'on ne peut pas dissocier culture occidentale et christianisme, et que donc les autres religions ne rentrent pas dans le moule. La mondialisation est bien le moule commun.

Pour les partisans de cette théorie, le fondamentalisme serait une réaction identitaire culturelle ; le salafisme serait l'expression d'un islam dépassé par l'occidentalisation. Pour moi, c'est le contraire : les fondamentalismes sont la conséquence d'une crise de la culture et non pas l'expression d'une culture.

 

Justement, quels rapports les fondamentalistes, qui dans toutes les religions ont le vent en poupe, entretiennent-ils avec la culture ?

 

Les fondamentalismes sont ceux qui se sont débarrassés de la culture. Ils définissent le religieux comme en opposition à la culture et rejettent tout ce qui s'est passé entre les "fondements", les origines, et maintenant, c'est-à-dire la culture. Par exemple, les salafistes veulent s'en tenir aux hadiths (les "récits" du Prophète) et, à leurs yeux, la culture est au mieux inutile, au pire, elle éloigne de la religion. Une oeuvre d'art détourne de Dieu. Ignorer une culture perçue comme païenne est donc un moyen de sauver la pureté de sa foi. C'est la sainte ignorance.

C'est d'autant plus vrai que les croyants se vivent désormais comme des minoritaires environnés par une culture profane, athée, pornographique, matérialiste, qui a choisi de faux dieux : l'argent, le sexe ou l'homme lui-même. Porté à son extrême, ce refus de la culture profane se transforme en une méfiance envers le savoir religieux lui-même, et les nouveaux croyants privilégient souvent le témoignage, l'extase, l'émotion... Ainsi, d'une certaine manière, les saints ignorants contribuent à l'épuisement du religieux.

Plus largement, la déconnexion entre culturel et religieux, qui intervient dans un contexte de sécularisation, fait apparaître le religieux comme du pur religieux. C'est-à-dire que le religieux lui-même voit la culture comme profane ou païenne, notamment depuis les années 1960. Jusque-là, même s'ils ne les justifiaient pas de la même manière, croyants et non-croyants partageaient les mêmes valeurs. Désormais, la société profane va se mettre à produire des valeurs perçues comme contraires aux religions : la libération sexuelle, le refus de la différence des sexes... Le religieux va être amené à se définir comme du pur religieux : cela l'amène à dire par exemple que l'avortement ou le mariage homosexuel "c'est mal, parce que c'est contre la loi de Dieu". Le pur religieux, c'est quand la norme religieuse est découplée de la morale sociale. Régulièrement, le pape déplore que la morale profane ne soit plus habitée par l'esprit de Dieu ou la morale religieuse ; c'est pour cela qu'il définit la culture contemporaine comme une culture de mort.

Parallèlement, et cela est tout à fait nouveau, la culture profane occidentale n'a plus de savoir religieux. Les gens qui ne vont pas à l'église ne connaissent rien du religieux, alors que les anticléricaux du début du XXe siècle ne connaissaient que trop la culture catholique !

L'enjeu est de taille car, faute de comprendre les croyants, l'ignorance profane a tendance à voir dans le religieux une folie ; elle l'envisage comme un phénomène à réduire et, ce faisant, elle contribue à réduire l'espace de la démocratie.

Propos recueillis par Stéphanie Le Bars
Article paru dans l'édition LE MONDE | 20.12.08 | 21.12.08

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22 décembre 2008 1 22 /12 /décembre /2008 23:31



L'Image négative de Jésus sur le Linceul de Turin est le contraire de celle de Marie, imprimée devant témoins à Mexico sur la tunique de l'Indien aztèque Juan Diego, le 12 décembre 1531 -juste un an avant que le Linceul ne manque disparaître dans l'incendie de Chambéry, qui lui laissera des brûlures indélébiles. Cette Vierge de Guadalupe, […] je la considère comme le positif du Linceul : tout ce qui les oppose est le fruit d'une parfaite symétrie.


La Tilma, cette tunique que portait Juan Diego, est un vêtement de pauvre en fibres d'agave, qui n'aurait pas dû se conserver plus d'une vingtaine d'années. Elle est toujours là, dans un état de fraîcheur proportionnel à la dégradation du Linceul.

L'Image du Christ semble s'être formée dans la nuit du tombeau, sans témoins. Celle de Marie, sur la Tilma, est apparue en plein jour devant une douzaine de personnes, dont l'évêque de Mexico, événement attesté par divers documents d'époque, de source aztèque aussi bien qu'espagnole, parvenus jusqu'à nous et authentifiés.
[…]
L'histoire de la Tilma, elle, est parfaitement lisse. On ne l'a jamais perdue de vue, elle n'a jamais voyagé, restant exposée depuis 1531 à la vénération des foules, dans son sanctuaire de Mexico où se pressent chaque année vingt millions de personnes.
[…]
Le message qu'exprime la Tilma a empêché un génocide. Les Aztèques étaient en effet au bord de la révolte, face aux exactions des colons espagnols, révolte que ceux-ci auraient réprimée dans un bain de sang. Le fait que la Vierge ait choisi un Indien pour être son porte-parole, son porte-image auprès du clergé catholique, a modifié radicalement l'attitude de l'Eglise à l'égard des Aztèques, amenant le pape Paul III à reconnaître dans une bulle en 1537 que les Indiens du Mexique avaient une âme. Ils quittèrent ainsi leur statut de bétail abattable : tuer un Aztèque devenait désormais un péché.

De par la personnalité de Jésus, sa condition de Fils de Dieu contestée par le judaïsme et l'islam, le Linceul a toujours attisé les querelles religieuses. Là où il divise les croyants, la Tilma, elle, réconcilie les cultures. Le manteau de cette Vierge, apparemment semblable à celui d'une jeune juive du Ier siècle, est en effet orné de broderies représentant des symboles aztèques, qui traduisent, dans un langage accessible aux seuls Indiens, le message d'amour et d'intercession pacifique associé pour les chrétiens à l'image de Marie. D'ailleurs, si l'Eglise a marqué tant de distance, à l'origine, face au culte voué à la Tilma, c'est que cette Vierge biculturelle ressemblait un peu trop à Tonantzin, divinité majeure du panthéon aztèque, que l'autorité catholique espagnole avait eu beaucoup de mal à éradiquer. D'autant que ladite Vierge demandait à l'évêque de Mexico, par la bouche de Juan Diego, qu'on lui construise une chapelle sur la colline jadis consacrée à la déesse-mère des Indiens.

Les scientifiques du monde entier ont étudié les deux étoffes. On a vu toutes les contestations soulevées quant à l'origine du Linceul, et les difficultés opposées jusqu'à présent par l'Eglise à de nouveaux examens. L'authenticité de la Tilma, elle, n'a jamais été remise en question par la science, et les recherches pluridisciplinaires toujours encouragées par le clergé mexicain - particulièrement du temps de Mgr Schulembourg, l'ancien recteur de la basilique de Guadalupe qui, lui, ne croyait pas du tout au caractère surnaturel de cette œuvre d'art. Experts en peinture, astronomes et ophtalmologues, qu'il convoquait frénétiquement pour qu'ils mettent en évidence le travail d'un faussaire, le détrompèrent à chaque fois.

On a vu que la formation de l'Image de Jésus sur le Linceul était toujours inexpliquée. Celle de Marie sur la Tilma aussi, mais elle n'a rien à voir. On dirait une peinture en couleurs, seulement ces couleurs proviennent de pigments inconnus sur Terre, et l'image imprime recto verso, sans le moindre apprêt, un tissu à la trame aussi lâche qu'irrégulière - autant de facteurs dont la réunion est à la fois impossible et vérifiée à chaque examen.

Mais il y a mieux : on a découvert que les étoiles, sur le manteau de la Vierge, reproduisent exactement l'emplacement des constellations au-dessus de Mexico, au jour et à l'heure de l'apparition devant témoins, ce qui dénote des connaissances en astronomie et une technique de reproduction inimaginables au XVIe siècle. En fait, on se trouve devant une sorte de projection directe du ciel sur l'étoffe, où la position des étoiles est inversée gauche/droite - inversion rappelant l'Image du Linceul, mais le parallèle s'arrête là. En outre, la voûte céleste étant une surface courbe, elle s'inscrit sur l'étoffe plane selon les principes de l'anamorphose, qui ne seront définis qu'au XVIIIe siècle.


Quant aux yeux de cette Vierge imprimée, ils présentent, quand on les examine à l'ophtalmoscope, les caractéristiques de pupilles vivantes, notamment l'effet de relief en creux, impossible à obtenir sur une surface plane et, qui plus est, opaque. En outre, au début du XXe siècle, on découvrit dans ces yeux le reflet des témoins de l'apparition : l'évêque de Mexico et d'autres personnages - observation confirmée depuis par les plus grands ophtalmologues et les spécialistes en traitement photo de la Nasa. Comme dans un œil « normal », la scène que le sujet est en train de voir se reflète trois fois : sur la cornée, puis sur la surface antérieure du cristallin, à l'envers, puis de nouveau à l'endroit sur la surface postérieure du même cristallin. Ce phénomène est en parfait accord avec la loi optique de Purkinje-Samson, définie en 1832. Dernière découverte en date : le Dr Jorge Escalante, à la tête d'une équipe d'ophtalmologues, constata en 1991, au bord des paupières, les signes très nets d'une microcirculation artérielle.



[…] Nous avons donc le choix, une fois de plus, entre l'inconcevable et l'impossible. […]
On a vu que tous les accidents subis par le Linceul au cours de son histoire - inondations, incendies, contaminations bactériennes... - lui avaient causé des dommages irréparables.
[…]. La Tilma, elle, va très bien.

Tout d'abord, ce fragile tissu d'agave est indestructible, personne ne comprend comment. On fit des copies de la Vierge sur des étoffes identiques, qui tombèrent en poussière au bout de quelques années. Exposé durant plus d'un siècle sans même une vitre de protection, l'original résista aux insectes, à la ferveur des fidèles qui le touchaient et l'embrassaient sans relâche, et surtout à la chaleur des cierges brûlant en permanence tout autour. En 1791, tandis qu'on nettoyait son cadre d'argent, on fit couler sur le tissu de l'acide, qui logiquement aurait dû crever la surface. Les taches jaunâtres qui en furent les seules conséquences disparaissent peu à peu au fil des ans, d'après les spécialistes qui suivent cette étrange régénération textile. Enfin, le 14 novembre 1921, une bombe fut placée sous la Tilma. Les vitres de la basilique se brisèrent comme celles des habitations alentour, le marbre de l'autel vola en éclats, son crucifix de bronze se tordit sous la violence de l'explosion. Qu'advint-il de la relique suspendue juste au-dessus ? Ni le cadre, ni le tissu, ni l'Image ne subirent le moindre dommage.

On ne s'étonnera donc pas que ce vêtement illustré fasse des miracles. […]

Juan Diego fut canonisé par Jean-Paul II en juillet 2002. Deux miracles au moins sont obligatoires pour un futur saint, avant de pouvoir instruire le dossier. L'un de ceux qui furent retenus, parmi des centaines d'autres, est celui du 3 mai 1990. Un jeune homme se jette dans le vide, sous les yeux de sa mère, s'écrase la tête la première sur le bitume. On le transporte à l'hôpital, où le diagnostic ne laisse aucun espoir. Fracture à la base du crâne, rupture de la colonne vertébrale : c'est la paralysie totale et la mort imminente. Sa mère se précipite à la basilique de Guadalupe pour invoquer la Vierge et Juan Diego, réputés très efficaces dans les cas désespérés. Sept jours plus tard, le jeune homme se retrouve en parfaite santé physique et mentale, sans aucune séquelle.

J'ai rencontré à Mexico le Pr Hernandez Illescas, chargé de réunir et transmettre au Vatican les pièces à conviction. Il m'a montré les deux énormes tomes reliés en veau qui rassemblent le dossier médical, les dépositions des témoins et les compléments d'enquête. Après examen, le comité de médecins indépendants saisi par la Congrégation pour la cause des saints conclut, à l'unanimité, qu'il ne s'agissait pas d'un miracle, mais de deux miracles distincts, chacun des traumatismes constatés étant incurable et mortel.

Extrait du livre Cloner le Christ
Didier van Cauwelaert

Plus sur la Vierge de Guadalupe http://fr.wikipedia.org/wiki/Notre-Dame_de_Guadalupe
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