14 mars 2009
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Le Christ Lépreux
Toute souffrance
Je suis homme encor quelques instants
Pour chercher mon dernier souffle de la terre
Ma tête couronnée de tes ronces
à peine se soulève
Et Je pose sur toi mes yeux
Toi l’autre enfant
de ma mère
Vinaigre salive et sang
sur mes lèvres entrouvertes ont séché
Seuls mes yeux sont parole où la douleur
ne saurait soupirer de reproche
Sourire presque ma mort
et de même sera la tienne
si tu as de ton Frère Dieu
pitié
En ta place jusqu’au cri de l’abandon
Tout mon Etre assume ta misère
Espère
georges meckler
13 mars 2009
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De cette dimension que nous saurons un jour
Dépassées les nuées grises d’inespérance
Qu’il brille
Père des univers
le diamant de Ton Nom
Et qu’il verse en notre exil
ton harmonie
Pour que chante la vie
Accorde à chacun le pain de son corps
et les mots de son âme
Par Ta Lumière
Efface
nos noirceurs et nos griffures
De Paix inonde-nous
Et donne-nous d’aimer autant que Tu nous aimes
Amen
Georges Meckler
12 mars 2009
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écouter
Claude Vigée dans Maison d'Etudes parler de sa foi en Dieu
La divine poésiede celui qui peut parler de Dieu puisqu'il l'a rencontré.
"Il existe en nous un bon et un mauvais silence. Le bon silence, c'est celui de l'écoute, celui de l'ouverture de l'âme à l'art, à la lumière et à la nuit, à la parole initale dont toutes les autres ont pu sortir dans la durée d'une vie. Le roi David, dans un psaume, remercie Dieu de lui avoir profondément "creusé l'oreille". Retrait en nous, caché derrière le voile des formes, des images, des événements fugitifs, s'abrite le lieu de toute confiance et de plénitude dans le repos -parfois je l'appelle le lac de la rosée-, d'où jaillit, hors du silence, la possibilité de la perception des choses, et de la parole en même temps." Dans le silence de l'Aleph, p.9, Ed. Albin Michel, 1992
"Si mes poèmes, mes récits, mes témoignages vont servir à quelque chose, n'est-ce pas à nous frayer un sentier vers le lieu de la confiance première ? Et puis à forer, par un rebondissement inouï, l'autre chemin, contraire mais parallèle ; un chemin qui serait le frère jumeau du premier. Celui de l'ouverture au temps et à l'espace habités de ce monde, au sein duquel nous nous enfonçons comme un fleuve s'écoule vers l'océan, en y répandant au passage la semence de ses grandes eaux qui étincellent dans le soir montant, et fécondent librement le ventre de la terre. Dans le silence de l'Aleph, p.13, Ed. Albin Michel, 1992