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1 mars 2009 7 01 /03 /mars /2009 23:48

Filles et fils bien-aimés,


Le carême est là. Une fois encore nous allons revivre le mystère de la Pâque « en commençant par la sainte quarantaine », comme le dit saint Cyrille d'Alexandrie.


Mystère de la Pâques ! Le mot mystère, sonne d'une manière particulière à l'oreille de la plupart de nos contemporains, il faut donc tenter en quelques mots, de lui rendre son sens exact et primitif.


Maxime Kovalevsky aimait à dire : « Le mystère chrétien ce n'est pas une énigme, ce n'est pas un secret réservé à quelques initiés…» Non, le mystère chrétien c'est plutôt un chemin, un chemin à parcourir, une découverte à faire… au prix d'un effort de compréhension et de réflexion… un pèlerinage au terme duquel nous rencontrerons quelqu'un…


Où ce chemin nous mènera-t-il ? « Voici que nous montons à Jérusalem… » (Mt 20:18) Et que faire ? L’apôtre Thomas nous invite : « Allons et mourons avec Lui » (Jn 11:16) car « Si nous mourons avec Lui, avec Lui nous vivrons ! » (2Tm 2:11)


Au-delà du jeûne et des pratiques ascétiques qui sont d’usage pendant cette période de carême, il y a nécessité de parcourir un chemin intérieur de transformation, un retournement, une véritable « conversion » selon le terme employé par les pères ; cette conversion il nous faut l’accomplir en vérité et en profondeur pour nous libérer des tyrans maléfiques qui enchaînent notre âme et notre esprit.


Les premiers chrétiens pratiquaient cette conversion en accompagnant d’une manière active les catéchumènes qui se préparaient au baptême, qui allaient vivre cette mort et cette résurrection mystique, et ils la vivaient avec eux.


Nous aussi, faisons revivre en nous l’esprit de notre propre baptême en accompagnant nos catéchumènes, – s’il y en a dans nos paroisses, et s’il n’y en a pas, accompagnons par la prière tous ceux, connus ou inconnus, qui se préparent à la sainte illumination.


Seigneur,
Pendant ces quarante jours, éloigne de tes serviteurs l’esprit d’oisiveté, de découragement, de domination et de parole facile, et donne-leur un esprit d’intégrité, d’humilité, de patience et de charité, afin qu’annonçant ta mort et chantant ta glorieuse résurrection ils participent aussi à ton royaume, car à Toi appartiennent le règne, la puissance et la gloire aux siècles des siècles.


+ Grégoire
Par la miséricorde de Dieu,
évêque d’Arles et de l’Eglise Orthodoxe des Gaules

Certains m'ayant posé la question des usages alimentaires pendant cette période de carême - dans notre Eglise des Gaules, vous trouverez ci-dessous des "directives" (non impératives) sur ce sujet, en vous demandant de les observer dans la mesure du possible, sans pour autant vous faire des scrupules si vos usages sont un peu différents...

Pendant le carême on observe le jeûne et l'abstinence, cela signifie :

 1) tous les jours de semaine  - abstinence de produits d'origine animale (viande, oeufs, fromage, etc...) dans la mesure du possible selon les santés et les besoins de chacun.
 2) le dimanche  - idem- on peut cependant consommer : du poisson, des oeufs et des produits lactés, ainsi qu'un verre de vin (seulement ce jour-là et si l'on veut faire "un peu la fête" en l'honneur de la Sainte Eucharistie).

Dans les monastères on ne fait qu'un seul repas par jour en semaine (c'est cela le "jeûne", l'abstinence c'est le fait de ne consommer que des produits végétaux.)

Le jeûne strict (c'est-à-dire : aucune nourriture) n'est jamais prescrit.
Mais l'ascèse du carême est d'abord spirituelle et dépasse les prescriptions alimentaires ...

http://www.eglise-orthodoxe.eu/
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28 février 2009 6 28 /02 /février /2009 23:32

Plus loin tu vas moins tu connais.

Le sage connaît sans bouger,
comprend sans voir,
oeuvre sans agir.

Lao Tzeu
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27 février 2009 5 27 /02 /février /2009 23:46

Les historiens donnent plusieurs origines étymologiques au mot carnaval. Le mot « Carnaval » est-il formé à partir du vieux français « carn a val », signifiant « le corne s’en va » ? Le temps de Carnaval dans le calendrier chrétien correspond ainsi à la chute des bois ou des cornes du cerf. Autre hypothèse, la plus couramment formulée : « carnaval » vient-il d’une expression italienne « carne vale ! » signifiant : « ce qui est carné s’en va » ? La période de carnaval marque ainsi le temps qui précède celle où l’on dit adieu à l’alimentation carnée et à la viande. Le carnaval est né avec la mise en place de la société chrétienne. Il précède le temps des quarante jours du Carême.

Le temps du Carême, appelé en latin « quadragesima », est un temps de quarante jours, temps symbolique qui reprend symboliquement le séjour du Christ au désert au début de sa mission, et en des temps plus anciens, la traversée du Sinaï par le peuple hébreu en direction de la terre promise. Le carême est une période de privations alimentaires et sexuelles. C’est un temps de recueillement, d’ascèse et de pénitence. Le Carême culmine avec le Vendredi saint, jour anniversaire de la mort de Jésus, juste avant la solennité du dimanche pascal.

Le carnaval disant adieu à la viande se place avant le premier jour du Carême, le mercredi des Cendres. Le Carnaval s’affirme ainsi en opposition avec le Carême. En effet, c’est le jour où tout est permis, jour de débordement en nourritures et en licences de toutes sortes, jour de « gras » s’opposant aux jours de « maigre » du carême à venir. A carnaval, le monde marche ainsi à l’envers pour qu’il marche à l’endroit les autres jours de l’année ! Le jour du mardi gras, on brûlait le personnage de carnaval, mannequin de paille, symbolisant la vieille année qui va mourir avant de renaître. On faisait aussi « ripailles »… Chahuts et « charivaris » étaient de la partie ! Ils consistaient à faire du bruit ! Souvent les maris trompés étaient ainsi désignés… Mais surtout, mardi gras rimait avec « joie », On dégustait les ancêtres de nos beignets aux beaux noms de « oublies, nieules, bugnets, craquelins, et autres gimblettes et poupelins » tout droit venus des carnavals du Moyen Age.

 

Extrait de http://www.canalacademie.com/Les-mots-des-religions-Mardi-gras.html

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