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12 janvier 2008 6 12 /01 /janvier /2008 14:09

Extrait de l'Hymne Acathiste à la Mère de Dieu réalisé par soliste, quatuor et choeur de Jean-Claude Reichert pour le Foyer de Charité Ottrott en Alsace (http://www.foyer-ottrott.com)

L’hymne acathiste passe pour être la plus ample et la plus belle hymne à la Mère de Dieu. Elle exprime la louange et la prière des Eglises d’Orient depuis plus de 1400 ans. Elle est dite «acathiste» car il y a une louange que l’on peut seulement dire debout et en chantant.

Début des paroles:

Un ange, parmi ceux qui se tiennent devant la Gloire du Seigneur, fut envoyé dire à la Mère de Dieu : "Réjouis-toi ! Il incline les cieux et descend, Celui qui vient demeurer en toi dans toute sa plénitude. Je le vois dans ton sein prendre chair à ma salutation". Avec allégresse, l'ange l'acclame :

Réjouis-toi en qui resplendit la joie du Salut
Réjouis-toi en qui s'éteint la sombre malédiction
Réjouis-toi en qui Adam est relevé de sa chute
Réjouis-toi en qui Eve est libérée de ses larmes

Réjouis-toi Montagne dont la hauteur dépasse la pensée des hommes
Réjouis-toi Abîme à la profondeur insondable même aux anges
Réjouis-toi lu deviens le Trône du Roi
Réjouis-toi tu portes en ton sein Celui qui porte tout

Réjouis-toi Étoile qui annonce le Lever du Soleil
Réjouis-toi tu accueilles en ta chair ton enfant et ton Dieu
Réjouis-toi tu es la première de la Création Nouvelle
Réjouis-toi en toi nous adorons l'Artisan de l'Univers

Réjouis-toi Épouse inépousée

La Toute-Sainte répondit à l'ange Gabriel avec confiance :
"Voilà une parole inattendue, qui paraît incompréhensible à mon âme, car tu m'annonces que je vais enfanter, moi qui suis vierge !"

Alléluia, alléluia, alléluia !

...

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9 janvier 2008 3 09 /01 /janvier /2008 21:13

Avant sa naissance, dit le Tamud, l'homme est un pur esprit et sait tout ; mais au moment où il voit le jour, un ange lui met un doigt sur le bouche et il oublie la Torah.

La petite rigole que nous avons entre le nez et la bouche est la trace du doigt que l'ange posa sur notre lèvre de nourrisson pour que nous taisions les secrets divins - et qui nous les fit oublier ...

Alix de Saint-André
Archives des anges

Talmud : Nida (16 a, par. 30 b)
Traité nida du Talmud de Babylone: traite des règles de pureté, en particulier féminines mais aussi de la filiation.

Le Talmud traité de Nida nous dit que le fœtus dans le ventre de sa mère a une lumière sur la tête. Grâce à cette lumière, il peut voir du début jusqu'à la fin du monde, et toute la Torah lui est enseignée. Au moment de la naissance, vient un ange qui fait oublier au bébé toute la Torah. Plusieurs questions se posent sur cette approche du texte talmudique :
- Pourquoi le fœtus a-t-il ce privilège d'avoir cette lumière qu'un adulte n'a pas en général ?
- Comment un fœtus peut-il apprendre toute la Torah ?
- Pourquoi fait-on oublier la Torah au bébé lors de sa naissance ?

Pour répondre à ces questions, il faut tout d'abord savoir que dans la tradition des cabalistes juifs, l'âme d'un juif est une parcelle de lumière divine, et que la Torah est également la lumière divine. Donc, l'âme de chaque juif est assimilée à la connaissance de la Torah. Le seul problème est qu'il n'y a pas de communication entre l'âme et le corps car autour de l'âme il y a une enveloppe appelée «ange du mal» ou encore « l'autre côté » qui se trouve dans chaque individu. Mais le Talmud traité Bera'hot nous enseigne que l'ange du mal ne pénètre l'individu qu'à la naissance et non pas au moment de la conception. Par ailleurs, les cabalistes nous enseignent que chez le fœtus, l'âme est essentiellement au-dessus de sa tête et non pas dans le corps. Grâce à cela, on comprend le Talmud traité Nida : que chez le fœtus l'âme peut communiquer avec le corps puisque « l'ange du mal » n'est pas présent autour de l'âme, et que la lumière qui permet de voir du début jusqu'à la fin du monde c'est l'âme du fœtus qui est une partie de la lumière divine. Cette même lumière est la connaissance de la Torah. Dès qu'il reçoit son âme (au moment de la conception), il aurait accès à la Torah, et au moment de la naissance, « l'ange du mal » rentre dans l'enfant, et c'est pour cela qu'il oublie la Torah.

Alors, voilà donc notre travail : Si pendant sa vie, un homme arrive à changer l'ange du mal en ange du bien, son âme lui permettra de voir du début du monde jusqu'à la fin, et également de connaître toute la Torah. Comme le signale le Midrash, de façon symbolique, ce fut le cas d'Abraham, qui connaissait la Torah sans que personne ne lui ait enseigné. Ce fut aussi le cas du peuple d'Israël lorsqu'il arriva devant le Mont Sinaï, et s'il n'avait pas fait la faute du veau d'or il serait resté ainsi. Ce fut le cas de Rabbi Meir, à propos duquel le Talmud traité Erouvine nous dit que le nom Meir n'est pas son nom original, mais le nom qui lui a été donné pas les rabbis de sa génération car il a éclairé le peuple d'Israël par sa Torah.

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7 janvier 2008 1 07 /01 /janvier /2008 21:51

« Je suis le pain vivant qui vient du ciel. Si quelqu’un mange de ce pain, il vivra. Et le pain que je donnerai pour que vive le monde, c’est ma chair ».

L'idée que le Christ nous donne sa « chair » à manger me gêne. Qu'est-ce que cela signifie ?
Micheline

Vous n'êtes pas la seule, chère Micheline, à vous poser cette question. Je connais des jeunes qui viennent pour la première fois à une messe et s'interrogent sur le sens de ce rite bizarre.

C'est un enfant du catéchisme qui m'a éclairé. J'étais jeune prêtre, des enfants se préparaient à la communion. Comment faire comprendre que le pain devient le corps du Christ ? À bout d'arguments, une animatrice interroge les enfants : « Que dit le prêtre à la messe ? » Au lieu de répondre : « Jésus a pris du pain et a dit "prenez et mangez, ceci est mon corps donné pour vous"» , un enfant se trompe et dit « Jésus a pris son corps et a dit "prenez et mangez, ceci est mon pain donné pour vous" ».

Cet enfant avait raison : il faut renverser la phrase de Jésus pour la comprendre ! Il faut avoir compris que Jésus a fait de sa vie du pain pour pouvoir dire que le pain devient le corps du Christ. Jésus n'avait pas arrêté de donner sa vie. Le même soir, il avait dit : « Ma vie, nul ne la prend, c'est moi qui la donne. » Il prend dans ses mains toute sa vie, sa vie de chair et de sang, toute sa personne, sa façon unique d'entrer en relation avec les gens, son énergie de vie et de communion avec celui qu'il appelait son Père.

En disant « ceci est mon corps », c'est tout cela qu'il « met sur la table ». Et il le donne à ses disciples. Et il nous le donne. Le pain qu'il nous donne, qu'il nous partage pour que nous puissions nous en nourrir et être en communion, c'est toute sa vie. Nous pouvons alors comprendre cette parole mystérieuse : « De même que moi, je vis par le Père, de même celui qui me mangera vivra par moi » (Jn 6, 57).

Micheline, je me permets un conseil : à la communion, avant de dire « Seigneur, je ne suis pas digne... », dites dans votre cœur : « Le Christ Jésus a fait de sa vie du pain pour nos vies. » Cela changera votre façon de vivre l'eucharistie. Et vous découvrirez qu'ensemble, grâce à lui, nous pouvons devenir du « bon pain » pour les autres.

Père Dominique Fontaine
Panorama janvier 2008

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