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5 janvier 2008 6 05 /01 /janvier /2008 15:56

BERTRAND REVILLION : D'où vous est venu ce désir de bâtir un spectacle autour de Mère Teresa de Calcutta?

MAURICE BEJART : Cette femme me fascine. Ce qui me touche, c'est à la fois sa profonde chrétienté et son ouverture à toutes les religions. Le premier texte d'elle, que l'on entend en début de spectacle, affirme cette chose merveilleuse : « Il faut travailler à ce qu'un musulman soit un bon musulman, un hindou, un bon hindou, et un chrétien, un bon chrétien... » Je suis touché qu'une femme comme elle, totalement inscrite dans sa tradition chrétienne, totalement fidèle à l'enseignement de son Église, ait cette liberté de cœur et d'esprit vis-à-vis des autres religions, des autres voies culturelles, mystiques, religieuses, qui mènent, elles aussi,à Dieu...

Ce questionnement spirituel, l'avez-vous toujours eu?

J'ai été élevé dans un pensionnat catholique, le Sacré-Cœur, à Marseille. J'y suis entré à quatre ans et j'en suis sorti après mon bac ! J'ai donc effectivement baigné fortement dans une culture chrétienne qui a nourri premiers regards sur l'existence. Mon père, le philosophe Gaston Berger, se passionnait pour les questions spirituelles. J'ai donc bénéficié d'une double influence : le catholicisme classique transmis à l'école (j’allais à la messe presque tous les matins et j'étais même enfant de chœur!) et cette fenêtre ouverte par mon père sur les autres religions et les spiritualités orientales. J'ai su, très tôt, qu'il y a plusieurs chemins qui mènent à Dieu...

Qu'avez-vous trouvé dans le soufisme ?

Le soufisme, nourri de la tradition de l'islam, est aussi ouvert à toutes les religions. C'est tout le contraire d'une religion fermée, sectaire, violente... C'est une tradition mystique. Lorsque je l'ai rencontré, je me suis retrouvé comme chez moi car, depuis l'adolescence, j'étais un fervent lecteur de Jean de la Croix, le grand mystique chrétien espagnol.

Avez-vous des temps de prière quotidiens ?

Oui. Il y a, bien sûr, des moments dans la journée réservés à la prière et à la méditation. J'ai absolument besoin de silence et de solitude. Mais attention à ne pas voir, dans cette attitude, une sorte de dichotomie entre ces moments de prière et le reste de la journée. La Présence est constante...

L'unité, c'est pour vous le maître mot ?

S'unifier, c'est se donner les moyens de se trouver... Le chemin spirituel authentique est, je crois, celui qui nous fait passer de la dispersion à l'unité. Il nous faut sortir de Babel et des eaux du Déluge pour retrouver le Paradis, c'est-à-dire l'unité perdue avec Dieu..

S'il faut un mot pour essayer d'approcher Dieu...

Ce mot, c'est évidemment le mot « amour ». C'est le seul, je crois, qui ne travestit pas l'image de Dieu. Mère Teresa savait, elle, ce que ce mot veut dire ! «Si tu veux être libre, soit captif de l'amour», dit une sentence soufie...

Panorama
Janvier 2008

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1 janvier 2008 2 01 /01 /janvier /2008 18:35

Les 13 desserts de Provence sont au nombre de 13 comme les convives de la Cène:

- raisins séchés
- figues sèches
- amandes et noix
- prunes de Brignoles
- poires d'hiver et pommes
- cédrats confits
- confiture de coings et confiture de fruits au moût de raisin
- nougat blanc (noisettes, pignons et pistaches) et nougat noir (miel)
- cachat piquant (fromage blanc)
- fougasses
- bugnes frites
- galettes au lait parfumées au fenouil et au cumin
- pompe à huile pour saucer le vin cuit

Après le gros souper qui se termine par un verre de ratafia, la maisonnée prend la route de l'église pour la messe de minuit. La porte n'était pas fermée à clef. On laissait sur la table la 3e nappe et les reliefs du repas afin que les anges et les défunts puissent se restaurer. 

Les 3 nappes représentent les 3 personnes de la Trinité, le décor est éclairé de 3 bougies. A partir du plus agé, chaque personne agée les allument.

On dit qu'il faut 7 plats au souper de Noël en souvenir des 7 plaies du Christ crucifié.

La pompe à huile est un pain de fête préparé à la maison mais cuit chez le boulanger. Il s'agit de l'huile d'olive qu'on ajoute à la pâte confectionnée de farine, de levain, de sucre, de cassonnade et aromatisée de zeste d'orange et de citron. On la déguste trempée dans du vin cuit.

Les 4 mendiants sont composés de 4 fruits secs. Leur couleur rappelle celle des robes des ordres des mendiants : L'amande pour les Dominicains en blanc, la noisette pour les Carmes en brun, la figue pour les Franciscains en gris, les raisins pour les Augustins en violet foncé.

Les 13 desserts sont souvent accompagnés de ratafia de cerises et de carthagène.

Recette :
Mendiants provençaux

Pour 12 mendiants
Attente : 1 h

Ingrédients :
230g de chocolat noir à 70% de cacao
50g d’amandes émondées
50g de figues sèches
50g de noisettes entières
2 Cs de raisins secs
Quelques zestes d’oranges confits

Faites fondre le chocolat dans une petite casserole au bain-marie ou au micro-ondes.
Sur une feuille de papier sulfurisé ou d’aluminium, déposez des petits tas de chocolat fondu et aplatissez légèrement pour faire des galettes.
Répartissez harmonieusement les fruits secs, des dés de figues et les zestes d’oranges confits sur les galettes en chocolat. Pressez-les légèrement pour s’assurer qu’ils adhèrent au chocolat.
Placez ces mendiants au frigo au moins 1h avant de servir.

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30 décembre 2007 7 30 /12 /décembre /2007 21:33

Je ne sais rien de deux mondes,
Tout ce que je connais est l'Un.
Je cherche l'Un, seul,
Je ne connais que l'Un
Et je ne chante que l'Un

Jalaluddin Rumi
mystique soufi du 13ème siècle

poèmes

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