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1 avril 2020 3 01 /04 /avril /2020 22:55

Fermez les yeux et écoutez. Une plongée de 36' dans la prière orthodoxe avec les moniales du monastère Notre Dame de toute protection à Bussy-en-Othe.

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31 mars 2020 2 31 /03 /mars /2020 22:55

Mon Dieu, prenez-moi par la main !

Je vous suivrai bravement, sans beaucoup de résistance.

Je ne me déroberai à aucun des orages qui fondront sur moi dans cette vie.

Je soutiendrai le choix avec le meilleur de mes forces.

Mais donnez-moi de temps à autre un court instant de paix.

Et je n’irai pas croire, dans mon innocence, que la paix qui descendra sur moi est éternelle.

J’accepterai l’inquiétude et le combat qui suivront.

J’aime à m’attarder dans la chaleur et la sécurité, mais je ne me révolterai pas quand il me faudra affronter le froid, pourvu que vous me guidiez par la main.

Je vous suivrai partout et tâcherai de ne pas avoir peur.

Où que je sois, j’essaierai d’irradier un peu d’amour, ce véritable amour du prochain qui est en moi. 

Extrait d’« Une vie bouleversée » d’Etty Hillesum Lettre du 25 novembre 1941, cité dans Etty Hillesum, un itinéraire spirituel, (Albin Michel, 2001), de Paul Lebau.

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30 mars 2020 1 30 /03 /mars /2020 22:55
Station-service (1940), MoMA (New York). 66,7 cm x 102,2 cm, huile sur toile.

Station-service (1940), MoMA (New York). 66,7 cm x 102,2 cm, huile sur toile.

Rien de plus banal, de plus insignifiant qu’une station-service. À quoi pense-t-on quand on fait le plein ? À rien, en général. Ce temps est un temps vide. Que dire alors du métier de pompiste, à peu près abandonné chez nous, encore en usage chez quelques-uns de nos voisins ?

Un homme à notre service, comme la station dont il est le gérant ou l’employé : un homme qui attend, donc, vous, ceux qui vous ont précédés et ceux qui vous suivront. Un homme éternellement en attente. Pas si différent de nous, tout compte fait.

Hopper a peint la profonde banalité d’un paysage suburbain avec les égards dignes d’une scène sacrée. C’est que l’on attend quelque chose ici : la prochaine voiture, le prochain client. Mais rien ne vient, et c’est bien l’absence de voiture qui fait la force de la composition.

Penché sur une pompe, l’homme semble songeur. Imagine-t-il, dans son ennui, un véhicule en train de se métamorphoser comme par magie en cheval ailé, comme le Pégase que l’on aperçoit sur le panneau éclairé devant le poste à essence et sur chacune des trois pompes alignées ?

Ce qui saute aux yeux, surtout, c’est le contraste pour le moins mystérieux entre le jour et la nuit, mais aussi entre la présence humaine et la nature. Où est-on au juste ? Nulle part. Tout aussi énigmatique, la lumière qui vient éclairer la scène donne à l’homme aux pompes à essence un air surnaturel.

Mais que fait-il ici, à cette heure silencieuse, au bord du crépuscule, absorbé en lui-même ? Rien, il attend, il ne sait ni qui, ni quoi, ni quand, ni, peut-être, pourquoi. Une interrogation faite homme. Impénétrable.

Et aussi indéchiffrable que notre temps. C’est que ce temps, le siècle dernier et le nôtre, est profondément un temps de l’attente. Les plus grands livres ne nous parlent que d’elle, comme le fait le tableau de Hopper.

Le Désert des Tartares de Buzzati, Le Rivage des Syrtes de Gracq, En attendant Godot de Beckett et jusqu’au très contemporain En attendant les barbares de Coetzee, tous sont des figurations de notre condition d’êtres qui attendent.

Et quoi donc ? Rien : la mort, la guerre, quelqu’un, une réponse. Une réponse… À nous qui attendons, de chercher laquelle. Et pas seulement pour faire le plein d’une voiture. Pour faire le plein de l’existence.

 

 
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