Overblog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Traduire le blog - Translate into your language

28 janvier 2022 5 28 /01 /janvier /2022 20:17

Au coeur des Cévennes, des moines atypiques réconcilient la religion et les plaisirs de la gourmandise.

Dans les Cévennes, à Saint-Julien-des-Points, deux moines passent leur temps entre la prière, la cuisine et le jardin. Dans leur monastère orthodoxe de Skite Sainte Foy, ils accueillent des hôtes et pèlerins. La comédienne et réalisatrice Anne Le Ny, leur rend visite le temps d’un week-end.

Au skite ("monastère" en russe) Sainte Foy, monastère orthodoxe au cœur des Cévennes, les hôtes des frères Jean et Joseph, pas nécessairement croyants, viennent rechercher le silence, le calme et la paix de l'esprit, le temps de quelques jours. 

"Réveiller les gens à l’esprit et la spiritualité transcendante", telle est la devise du frère Jean, comme il l’explique lui-même à la comédienne et réalisatrice Anne le Ny en visite au monastère.
 

Extrait du documentaire

Le frère jean, est un moine gastronome, artiste et poète.

Natif d’Alès dans le Gard, il consacre sa première vie à la photographie de presse. Une vie heureuse et bien remplie.  

Un jour, un des célèbres magazines pour lequel il travaille, le missionne pour un reportage au Mont Athos en Grèce, au cœur de l’orthodoxie. Et là, c’est la révélation. Frappé par la foi, notre photographe solde sa vie parisienne pour s’engager dans une nouvelle voie : celle de la prière. Il repart au Mont Athos et poursuit sa conversion à Mar Saba dans le désert de Judée, où il rencontre son maître, avant de revenir quelques années plus tard, à ses racines cévenoles.  

En 1996, il restaure avec le frère Joseph, un ancien prieuré bénédictin du Moyen-Âge construit dans la roche et fortifié en pierre de schiste. Le lieu, surplombant la Vallée Longue au cœur de la Lozère, devient un endroit de prière, de silence et de spiritualité. Mais aussi un lieu de goût, de beauté et de créativité : paysages et nature cévenole, art et gastronomie, tant d’ingrédients qui ramènent au sacré. Un émerveillement perpétuel pour les hôtes et habitants de ces lieux.   

Ici, tous les fruits et légumes de l’assiette, proviennent du jardin du prieuré. Le frère Joseph, ancien informaticien dans un grand groupe pétrolier, s’y consacre avec attention et à la manière des anciens cévenols. "La nature est un livre écrit par la main de Dieu. Elle a beaucoup de choses à nous apprendre. Mais il faut l’écouter. Et avec un regard de poète" précise le frère Jean à la comédienne et réalisatrice.  

De retour au réfectoire, le moine Joseph met le couvert sur la grande table de bois installée sous une fresque colorée de la Cène.

Tandis qu'en cuisine, tout en épluchant les légumes, le frère Jean raconte : "C’est une cuisine modeste, de saison et du lieu (…) Et la recette est en fonction des produits et des personnes (…) Tous les jours, j’invente". Poisson aux épices et pommes de terre, soupe de fanes de radis, épinards d’orties, ici, chaque plat est une fête.  

La table du moine est prisée. Pour lui, la cuisine est aussi essentielle que la prière.  Ami des cuisiniers, artisans, paysans et artistes, le chef étoilé Gérald Passedat s’y rend chaque année, mais aussi la vigneronne Dominique Hauvette, le chef d’orchestre William Christie et tant d’autres encore. 

"Ces petits plaisirs rendent heureux. Car ce qui rend heureux, c’est le partage. Et c’est une nourriture qui fait du bien jusqu’à l’âme, pas simplement au palais" précise le frère Jean.  

Un discours de spiritualité qui ne laisse pas insensible notre comédienne Anne le Ny : "même si je ne suis ni catholique, ni croyante, ce discours est très fort (…) et ce rapport à la nature nous parle très fort dans les temps que l’on vit".  

Suivons la caméra du réalisateur Léo Brézin et partons à la découverte de ces religieux atypiques, artistes, poètes, jardiniers et fins gastronomes…

Voir le documentaire complet

Télécharger l'article

S'abonner au Blog Seraphim

Cliquer ICI

Partager cet article
Repost0
21 janvier 2022 5 21 /01 /janvier /2022 20:25

Depuis le début du mois de janvier, La France prie ! invite à réciter publiquement le chapelet tous les mercredis jusqu'à la résolution pacifique de la crise actuelle. Nous vous présentons ci-dessous cette initiative qui est en résonance avec les nombreux projets que nous préparons en 2022 afin de faire briller Marie, Reine de nos cœurs et Reine de France !

La Sainte Vierge, patronne de la France, nous a appelés maintes fois au jeûne et à la prière. Cet appel a été entendu par près de 8500 personnes déjà (le nombre augmente de jour en jour) qui ont rejoint l'initiative lancée par Louis-Pierre : La France prie !

Tous les mercredis, si possible à 18h afin d'être unis, nous sommes invités à prier le chapelet près de chez nous devant une croix, une statue, un calvaire ou une chapelle. 

Pour voir la carte qui recense tous les chapelets qui ont été annoncés cliquez ici. Si vous ne trouvez pas de chapelet public sur la carte à côté de chez vous, c'est à vous de l'organiser pour mercredi prochain !

Comment faire ? Pour créer un chapelet, rejoignez l'application Telegram. Recherchez ensuite le groupe Initiative La France prie (dans l'onglet "Echanges"), puis envoyez un message dans le groupe avec le code-postal, la ville, le jour, l'heure et le lieu précis dans l'espace public où vous souhaitez prier. Inscrivez aussi votre chapelet en utilisant ce formulaire.

Lors du chapelet, il est possible de prendre une photographie (de dos) afin de la poster sur le groupe. Debout ou à genoux, à voix haute mais sans haut-parleur, pendant environ 30 minutes, nous sommes invités à prier pour la résolution de la crise actuelle de manière pacifique afin que la paix et la liberté triomphent. 

Prions tous ensemble, dans tous les coins de la France, afin de poser un acte public de témoignage de notre foi sous la protection de la Sainte Vierge. Que l'on soit seul, en groupe, en famille, avec ou sans prêtre, prions le chapelet ! N'oublions pas d'invitez toutes nos connaissances à rejoindre le groupe Initiative La France prie !

« Faisons ressusciter nos calvaires et nos statues à travers toute la France que nous aïeux ont bâti pour que l'on prie ! », peut-on lire sur le document de présentation de cette initiative.

Je m'inscris

Pour voir la vidéo de présentation, cliquez ici. Vous pouvez retrouver la fiche de présentation ici et la charte ici.

Depuis plusieurs semaines, en Autriche, en Allemagne, en Suisse, en Italie, en Slovaquie, en République Tchèque, en Australie et au Canada, des milliers de catholiques se rassemblent déjà pour prier le chapelet chaque mercredi à 18h sur la place publique. Rejoignons-les !

S'abonner au Blog Seraphim

Cliquer ICI

Partager cet article
Repost0
20 janvier 2022 4 20 /01 /janvier /2022 20:13

La parcelle où doit voir le jour le Clos Saint-Gabriel est située au lieu-dit Le Meslier, dans le quartier Saint-Maurice de L'Île-Bouchard. Dix-sept pavillons avec vue sur le clocher de l'église Saint-Maurice.
© (Photo NR, Julien Pruvost)

Fraîchement créée, l’agence immobilière Monasphère se lance dans la construction de quartiers destinés à la communauté catholique. Une initiative nationale dont la première pierre devrait être posée cet été, à L'Île-Bouchard.

"Au cœur de la Touraine, sous le voile de la Vierge et à l’ombre de l’Ange." C’est en ces termes qu’est présenté sur Internet un projet pas comme les autres qui va prochainement voir le jour à L’Île-Bouchard : le Clos Saint-Gabriel. Un hameau de dix-sept maisons de 84 à 180 m2, avec son parvis, sa halle et un jardin partagé.

"Allier vie spirituelle et vie à la campagne"

Derrière ce projet se cache Monasphère, une agence immobilière créée fin 2020 par Damien Thomas – ancien directeur du Sanctuaire Louis et Zélie Martin, à Alençon – et Charles Wattebled, ancien musicien professionnel formé à la maîtrise de Notre-Dame de Paris.

Leur but : créer des lotissements à proximité de lieux de culte. De véritables oasis pour familles chrétiennes pour "allier vie spirituelle et vie à la campagne".

Les deux jeunes entrepreneurs ont alors jeté leur dévolu sur L’Île-Bouchard et une parcelle du Meslier, dans le quartier Saint-Maurice – à un kilomètre de l’église Saint-Gilles, lieu des apparitions de la Vierge Marie en 1947 –, pour voir leur vœu s’exaucer. Pour ce faire, pas moins de cinq millions d’euros seront nécessaires.

"Plusieurs investisseurs nous soutiennent et nous permettent d’avoir les fonds propres", assure Damien Thomas. Notamment Pierre-Édouard Stérin, créateur de l’entreprise Smartbox et ses célèbres coffrets cadeaux. De quoi observer l’avancée du projet avec confiance.

Vue aérienne de ce à quoi va ressembler le Clos Saint-Gabriel une fois celui-ci construit. Un village dans le village du Meslier

2.500 dossiers téléchargés et les premiers résidents attendus pour 2024

Après avoir acheté le bout de terrain en juin 2021, présenté le projet en mairie et se l’être fait valider par l’architecte des Bâtiments de France, Monasphère n’attend plus que le permis de construire. Elle espère ainsi voir la pose de la première pierre au début de l’été prochain, et l’accueil des premières familles, au plus tard dans le courant du premier trimestre 2024.

Alors que le projet ne sera officiellement lancé que lundi 17 janvier, avec la possibilité de pré-réserver en ligne, Damien Thomas fait état d’un "intérêt assez fort" pour intégrer le Clos Saint-Gabriel. "Pas moins de 150 personnes nous ont déjà contactées, on compte pas moins de 13.000 visites en trois semaines sur la page de notre site internet et 2.500 dossiers téléchargés."
 

Cent "sphères" chrétiennes d'ici dix ans
Premier grand projet immobilier de l’entreprise Monasphère, le hameau du Clos Saint-Gabriel à L’Île-Bouchard doit être le premier d’une longue série. Six ou sept autres projets de cette nature sont dans les cartons de l’agence immobilière, dont un dans l’Indre. "Mais c’est encore trop tôt pour en parler car le sanctuaire n’est pas encore engagé", coupe Damien Thomas. L’objectif serait alors d’ouvrir cent "sphères" chrétiennes d’ici dix ans.

Un dossier resté confidentiel qui pose question
Pourquoi L’Île-Bouchard s’est imposée comme le site pilote d’un projet sans précédent ? La question a été posée à Damien Thomas. "Ce n’est pas la première commune à laquelle on avait pensé, reconnaît l’intéressé. Ce sont des Bouchardais qui nous ont sollicités." Pas la communauté de l’Emmanuel – gestionnaire de l’église Saint-Gilles et jusque-là propriétaire de la parcelle où va voir le jour le Clos Saint-Gabriel –, assure-t-il. "Mais une personne un peu publique."

Les regards se tournent alors vers François de Laforcade, paroissien dédié au Sanctuaire de L’Île-Bouchard – auparavant en charge de l’immobilier pour la communauté de l’Emmanuel – et, depuis 2020, premier adjoint au maire, chargé de l’urbanisme. "Je n’y suis strictement pour rien dans ce projet", lâche l’intéressé, rejetant ainsi tout conflit d’intérêt (2).

Conseiller municipal d’opposition, Guy Jouteux ne se dit, lui, pas dupe : "Certaines personnes le perçoivent comme étant une mainmise de plus en plus importante de la communauté de l’Emmanuel sur le village de L’Île-Bouchard." La maire de la commune, Nathalie Vigneau, se garde bien de prendre partie dans cette affaire sur laquelle elle n’est pas décisionnaire.

Gérée par la communauté de l'Emmanuel et lieu d'apparition de la Vierge Marie en 1947, l'église Saint-Gilles a motivé la création du projet de Monasphère à L'Île-Bouchard.
© (Photo NR, Julien Pruvost)

Un pansement pour une commune qui perd des habitants

D’autant qu’avec une perte continue de sa population (1) qui lui a récemment coûté une classe, l’élue aurait tort de s’opposer à un tel projet. "Je ne vais pas renier dix-sept familles supplémentaires sur la commune, au contraire, confirme-t-elle. Si ça peut faire augmenter la population et accueillir des enfants dans nos écoles, ce n’est que bénéfique pour nous."

Depuis sa présentation à l’issue du conseil municipal, en novembre dernier, ce projet du Clos Saint-Gabriel marque autant par son aspect religieux que par sa confidentialité.

"Dans la commune, personne n’en parle parce que personne ne le sait", reconnaît Nathalie Vigneau.

"Il n’y a pas de mauvais échos, mais le "catho" dérange, souffle une fidèle de la paroisse, qui voit ce projet comme la providence. Outre les écoles qui vont se développer, on peut imaginer de nouveaux commerces, de la restauration ou des gîtes dans le quartier Saint-Maurice. Ici, on n’attend que ça !"

"On a la volonté ferme et farouche de respecter l’architecture régionale et de s’inscrire dans le paysage local", explique-t-on chez Monasphère. L'agence immobilière assume l'aspect communautariste du projet mais le dit "ouvert à tous".
© (Crédit photo, Monasphère)

"Ça pourrait permettre de refaire les voiries, d’améliorer l’accès Internet"

Si chez Monasphère, on assure avoir rencontré les futurs voisins des résidents du Clos Saint-Gabriel, Sabrina – locataire du pavillon n°14 au Meslier – confie, elle, ne pas avoir eu vent du projet qui va sortir de terre sur la parcelle juste à côté de chez elle. "J’étais dans l’optique d’acheter…

Ce projet pourrait remettre beaucoup de choses en question, lâche-t-elle dans un premier temps, avant de relativiser. Ça pourrait aussi permettre de refaire les voiries, d’améliorer l’accès à Internet, etc. Et puis, tant que l’on s’entend bien avec nos voisins…"

Interrogé sur l’aspect communautariste du projet, François de Laforcade l’admet : "Ça peut être perçu comme tel, mais une mixité va se faire."

Même son de cloche chez Monasphère, où l’on assume la communication faite auprès des hebdomadaires et quotidiens chrétiens.

"On a une base où il y a beaucoup de chrétiens, mais pas que, tempère Damien Thomas. On fonctionne comme un promoteur normal. Le premier qui pose une réservation sur une des maisons, signe le contrat de réservation et pose l’acompte de 2 % aura la maison. On est ouvert à tous. On ne va pas demander aux gens s’ils se signent à la messe le dimanche pour acheter une maison !"

(1) Selon l’Insee, L’Île-Bouchard comptait 1.527 habitants en 2019, soit une baisse d’1,2 % par rapport 
à 2013.

(2) Monasphère confirme les propos de François de Laforcade, assurant que celui-ci n'est pas à l'origine du projet à L'Île-Bouchard.

S'abonner au Blog Seraphim

Cliquer ICI

Partager cet article
Repost0