Overblog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Traduire le blog - Translate into your language

11 juin 2015 4 11 /06 /juin /2015 22:55
A Jérusalem: de l'église du Saint Sépulcre au Mur des lamentations

J'ignore les explications de la météorologie nationale, mais les intempéries sévissent en Israël en ce mois d'avril 2015. Il fait froid, il pleut, le ciel est couvert alors que la semaine dernière, il faisait, me dit on, près de 35° à Tel Aviv et à Natanya.

Arrivé à Jérusalem sous une pluie battante, chose éminemment inhabituelle en cette saison, nous nous dirigeons immédiatement vers l'église du Saint Sépulcre, avant même d'aller vers le mur occidental du Temple, communément appelé Mur des Lamentations.

Nous découvrons sur le parvis une foule immense et il fallut se frayer un chemin vers l'intérieur du bâtiment. Nous sommes dimanche, jour ouvrable en Israël, la semaine pascale vient de s'achever, la fête de Pessah a pris fin hier et les pèlerins orthodoxes sont très nombreux.

Mais une attention est attirée par des femmes accroupies sur une pierre en dessous de laquelle coule une eau claire. Les femmes et leurs enfants trempent des étoffes ou des mouchoirs dans cette eau translucide et s'en tamponnent le visage avec une étonnante ferveur.

Danielle me rappelle que cette pierre, objet de toutes les dévotions, est celle sur laquelle eut lieu la toilette mortuaire de Jésus avant la mise au tombeau. Je contemple alors les visages qui m'entourent, tous les présents sont de religion orthodoxe et les popes ainsi que les religieuses orthodoxes, tous de noir vêtus, présentent des visages empreints de gravité. Mais quelle ferveur religieuse!

En quelques minutes, j'ai appris sur le christianisme et sur les différents cultes de cette grande religion bien plus de choses que je n'en avais glanées dans tous les livres lus sur la question. Et Dieu sait que j'en ai lu quelques uns. Alors que la messe à l'intérieur de l'église du Saint Sépulcre touche à sa fin, j'entends soudain une clameur en langue grecque: Le Christ est ressuscité! répété à maintes reprises. Je n'avais encore jamais vécu cela.

Soudain, les popes se frayent un chemin pour permettre à la procession de fendre les rangs des pèlerins; ils forment un cercle autour du plus vieux d'entre eux, un vieillard à la barbe blanche et dont le regard renvoie un tel éclat de ferveur...

Je pense alors à la tradition philosophique de l'idéalisme allemand qui réduisait le sentiment religieux à une simple étape de l'intellect humain sur la voie de l'élucidation du monde et de la destination de l'homme.

Ce vieux pope n'en croirait pas un seul mot. Plongé dans mes réflexions, je découvre un magnifique visage de femme, à la chevelure d'une blondeur de blé, avec de magnifiques yeux bleus, entourée de popes vêtus de leur surplis noir... J'ai l'impression d'être devant une œuvre d'un peintre du XVIIIe siècle: mais que vient faire cette superbe femme au visage si beau parmi ces popes à la mine grave et songeuse?

Je pense alors au statut que les religions monothéistes imposent aux femmes, incarnation de la tentation et du désir... Mais voila cette femme, en ce moment précis, oublie sa beauté sensuelle et vient chercher ici même, en cette église si importante pour le christianisme, un peu de sacré et un peu d'éternité.

Les femmes sont elles aussi capables de grande ferveur, toutes les religieuses orthodoxes autour de nous le prouvent.

Une autre femme me bouscule soudain, j'ai tout juste le temps de me retourner qu'elle s'est déjà précipitée pour baiser la main du vénérable pope qui est littéralement pris d'assaut par les fidèles. On s'incline devant lui, on pose respectueusement la main sur son couvre-chef, mais lui-même reste impassible. De marbre.

La procession a rejoint le parvis, l'église se vide, les fidèles sont dehors malgré une pluie battant: la foi transcende les caprices de la météorologie: que sont quelques gouttes de pluie en comparaison de cette jonction avec le sacré et l'éternité?

Nous nous dirigeons vers les échoppes de ce quartier chrétien de la vieille où tout le monde parle russe ou grec. Un pope sans âge dévore à belles dents un sandwich dans un coin, à l'abri de la pluie.

Laura B. qui est chrétienne s'arrête devant une échoppe intitule Native bazar. Son propriétaire nous parle en français, je lui réponds en arabe. Il a fait ses études chez les Pères ! Je trouve qu'on ne rend pas assez hommage à ces Frères blancs qui ont porté la civilisation et la langue française (sans omettre leur propre religion, tout de même) aux quatre coins du monde. L. lui achète quelques babioles, il me présente son petit-fils en arabe. Et dans le magasin voisin, il me présente son père, un homme au corps massif assis sur une sorte de fauteuil, au milieu du magasin.

Mais durant tout ce temps, la pluie ne s'est pas arrêtée, nous trouvons refuge sous les stores du magasin voisin, celui d'un Palestinien qui nous dit d'entrer pour nous abriter.

Tout à coup, la grêle se met à tomber et voici que l'homme monte sur une chaise, enlève sa casquette et hurle en arabe sa gratitude au Dieu du ciel qui nous envoie son eau bienfaisante et dispensatrice de vie.

Durant quelques secondes, je me demande: où je suis? Suis-je vraiment dans la ville où notre Dieu nous a installés depuis des millénaires? Suis-je dans la cité du roi David, conquise sur les Jébuséens d'après le livre de Samuel, il y a plus de trois mille ans? Mais où suis-je donc?

Nous entrons dans le café voisin pour boire un café turc. C.L. refuse de nous accompagner et L. se joint à elle. Da entre avec moi dans cette minuscule pièce où des touristes du monde entier commandent toutes sortes de chawarma. Une sorte de Mac Do du coin. Mais pas de viande de porc, au moins un point commun entre les Juifs et les Arabes...

Plongé dans mes pensées, je mets le cap sur le Mur des Lamentations, non loin d'ici. Nous passons les contrôles et je me dirige vers la partie où se trouvent les hommes en prières tandis que mes accompagnatrices vont dans la partie réservée aux dames.

J'éprouve un étrange sentiment car ce que j'ai vécu deux heures plus tôt dans le temple de l'orthodoxie grecque et russe m'a imprégné. J'ai vraiment été ébloui par cette ferveur religieuse d'une communauté autre que la mienne.

Il est encore temps de réciter la prière de l'après-midi, celle qui correspondait au sacrifice avant le crépuscule, du temps où le temple était encore debout. Je la connais par cœur et il pleut, donc pas le moindre livre de prière à portée de main.

Pendant que je priais, deux hommes d'âge moyen, kippa sur la tête, viennent d'arriver. Ils sont juifs mais ont le même type humain que les Russes de l'église du Saint Sépulcre. Ils ont vraiment des têtes de moujik, un type humain comparable, mais sur le mode masculin, à la beauté de la belle femme russe de tout à l'heure.

L'un des deux pose avec respect la main sur une pierre du mur. Ensuite, il s'en rapproche et pose ses lèvres sur la même pierre. Son voisin va plus loin, il glisse un billet entre les pierres, comme tous les pèlerins. Et moi, je m'aperçois soudain que je n'ai même pas posé la main sur le mur... Ai-je à ce point, spiritualisé mon sentiment religieux, alors que mes voisins et coreligionnaires l'ont conservé intact?

En allant rejoindre ma famille, une comparaison s'impose à moi: cette vénération de la pierre là-bas et ici: la pierre sur laquelle le Christ a reçu la toilette funéraire avant la mise au tombeau, d'une part, et cet immense mur, dernier vestige du temple du peuple juif?

Deux pierres mais une seule vénération. Deux pierres, comme si elles étaient les conservatrices de la mémoire d'événement inoubliés et inoubliables pour les deux croyances, issues d'un même giron mais devenues ennemis irréconciliables au fil des siècles.

Comment finir? Comment faire une synthèse? Comment se résumer? Les références se bousculent dans mon esprit: dois-je citer un passage de ma tradition religieuse qui met en garde les hommes si les pierres, témoins muettes de leurs innombrables méfaits, se mettaient à témoigner contre eux?

Dois-je citer le beau vers du poètes (objets inanimés, avez-vous donc une âme qui s'attache à notre âme et la force d'aimer? Ou bien le vers d'un contemporain du précédent, mais plus sombres, Charles Baudelaire: Le cœur des villes change plus vite que le cœur des hommes...

Non, au fond, devant ces insurmontables différences entre les cultes que je viens de vivre, je préfère deux citations, celle du vieux prophète hébreu qui parle de substituer à notre cœur de pierre un cœur de chair, et surtout Franz Rosenzweig, le représentant d'une théologie philosophante, qui disait dans son Nouveau Penser que la Vérité est entre les mains de Dieu.
Et de lui seul.

Maurice-Ruben Hayoun Devenez
Spécialiste de la philosophie médiévale

http://www.seraphim-marc-elie.fr/
 
_________________________________________________________________________
 

277163 234956736553388 1210667500 qSi vous souhaitez recevoir chaque jour un texte spirituel choisi par le diacre Marc abonnez-vous à son blog :

 

Partager cet article
Repost0
9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 22:49
Cliquer l'image pour l'agrandir
Cliquer l'image pour l'agrandir

Comprendre la situation des coptes

Discriminés depuis des décennies, cible d’attentats, comme vingt et un d’entre eux égorgés par Daech en février en Libye, les coptes constituent la plus importante population chrétienne du Proche-Orient

Qu’est-ce qu’être copte ?

Plus importante communauté chrétienne du Proche-Orient, composée de 6 à 8 millions de fidèles, soit 10 % de la population égyptienne, les coptes ne se définissent pas seulement par leur appartenance ecclésiale. L’appellation « copte » – contraction arabe du mot grec aïguptios, « égyptien » – recouvre également une langue dont l’usage s’est perdu au profit de l’arabe, mais aussi une culture et une histoire collective qui se confondent avec celle de l’Égypte. Autrement dit, être copte, c’est avant tout être égyptien.

« La question des origines et de l’identité n’a jamais été aussi centrale, relève l’historien Bernard Heyberger, spécialiste des chrétiens d’Orient à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS). Si les coptes se perçoivent comme les descendants des pharaons, cela n’a cependant pas toujours été le cas : c’est pour eux une manière d’affirmer leur antécédence par rapport aux Arabes musulmans arrivés en Égypte au VIIe siècle. »

Si les coptes descendent bel et bien des premiers Égyptiens qui ont embrassé le christianisme au 1er siècle, à la faveur de la prédication de saint Marc, c’est aussi le cas de nombreux musulmans, dont les ancêtres se sont par la suite convertis à l’islam. Des études génétiques récentes ont toutefois mis en évidence un lien privilégié entre les coptes d’aujourd’hui et la population égyptienne de l’Antiquité, les musulmans relevant plus souvent d’un apport arabe venu de l’extérieur.

« Quoi qu’il en soit, il est culturellement préférable de s’en tenir à un seul peuple égyptien partageant une même identité », souligne Christian Cannuyer, spécialiste des coptes à l’Institut catholique de Lille. L’insistance récente sur leurs origines pharaoniques a d’ailleurs conduit les coptes à minimiser l’influence culturelle grecque – alphabet, concepts philosophiques – et arabe : diffusion des textes, liturgie, fonctionnement de l’Église inspiré du droit musulman, etc.

Le renouveau copte au cours des dernières décennies doit également beaucoup au modèle des missions protestantes et catholiques. Ainsi la Vierge apparaît-elle au Caire, en 1968, sous les traits de Notre-Dame de Lourdes…

Quelles sont les particularités de l’Église copte ?

La foi copte s’est nourrie aux meilleures sources des premiers siècles : écrits apostoliques et patristiques, textes conciliaires, documents monastiques… C’est aussi dans l’Égypte de cette époque que naît le monachisme, autour des expériences cénobitique de saint Pacôme et érémitique de saint Antoine.

Dans sa somme consacrée aux chrétiens d’Orient (1), Jean-Pierre Valognes définit l’identité religieuse copte selon trois critères. Au plan liturgique, les coptes pratiquent le rite alexandrin – qui s’est développé dans le ressort de l’antique Patriarcat d’Alexandrie – et utilisent essentiellement l’arabe au cours de messes longues et complexes, rythmées par les chants des fidèles avec de riches ornements, cymbales et triangles. L’année liturgique est marquée par quatre temps de jeûne : avant Pâques, Noël (fêté le 7 janvier), la fête des saints Pierre et Paul et l’Assomption.

Au plan doctrinal, l’Église copte fait partie des Églises dites « pré-chalcédoniennes ». À ce titre, elle reconnaît les trois premiers conciles œcuméniques (Nicée, Constantinople, Éphèse) mais pas celui de Chalcédoine (451) où a été proclamée la double nature du Christ. C’est cette particularité à la fois rituelle et doctrinale qui a conduit les coptes à se constituer en Église autonome dans le ressort du Patriarcat d’Alexandrie, dont l’actuel patriarche Tawadros II réside au Caire. Même si elle est qualifiée d’orthodoxe pour souligner sa séparation d’avec Rome, l’Église copte n’appartient donc ni au catholicisme ni à l’orthodoxie gréco-slave.

« Cette destinée très autonome confère à l’Église copte un profil conservateur, explique Christian Cannuyer. Très critique à l’égard de la théologie occidentale, elle est profondément attachée à la stabilité des dogmes et développe une approche assez fondamentaliste de l’Écriture qui n’est pas sans rappeler la sensibilité religieuse musulmane. »

Si elle cultive volontiers la foi du charbonnier, mise en scène avec humour et tendresse dans le film La Vierge, les coptes et moi… de ­Namir Abdel Messeeh (2011), l’Église copte a connu un grand renouveau spirituel et vocationnel depuis les années 1950. En dépit de son conservatisme théologique, elle a signé en 1973 un accord théologique avec Rome au terme duquel les deux Églises se reconnaissent mutuellement une même foi dans le même Christ. À côté de la grande Église copte orthodoxe s’est aussi développée, sous l’action des missions catholiques aux XVIIIe et XIXe siècles, une Église catholique dont le petit nombre de fidèles (autour de 250 000) est inversement proportionnel à l’action éducative et sanitaire dans le pays.

Quelle place les coptes occupent-ils dans la société égyptienne ?

Entre le XIVe et le XIXe siècle, le poids de l’Église copte dans la société égyptienne décline de manière continue. Sous la période ottomane, les coptes deviennent des dhimmis (statut juridique inférieur) assujettis au calife en échange de sa protection. Ce n’est qu’au XXe siècle, dans l’entre-deux-guerres, sous le règne de Fouad Ier, qu’ils retrouvent une place non négligeable avec un nombre de députés (parti Wafd) proportionnellement supérieur à leur ­démographie.

À partir des années 1950, le nationalisme nassérien et les gages concédés à l’islamisme conduisent au retrait progressif des coptes de la vie civile. Un processus qui s’accentue sous les présidences de Sadate et de Moubarak. « L’Église récupère alors le monopole de l’expression communautaire copte », résume Christian Cannuyer.

Avec l’éclatement des printemps arabes en 2011, les coptes ont été au cœur des convulsions de la société égyptienne. Après avoir réclamé un statut de citoyen à part entière dans la nouvelle Constitution, ils prennent massivement part au mouvement conduisant à la chute du Frère musulman Mohamed Morsi en 2013. Ils en paient aujourd’hui le prix fort, en étant régulièrement la cible d’attentats commis par des islamistes radicaux. « La protection qu’ils trouvent aujourd’hui auprès du général Sissi s’apparente à un retour à la case départ », résume Bernard Heyberger, comme du temps de Moubarak dont l’autoritarisme rassurait les milieux coptes les plus conservateurs.

La participation du général Sissi à la messe de Noël n’empêche pas les coptes de continuer à faire l’objet de discriminations dans l’administration, dans l’armée ou à l’université. Avec près de 10 % de chrétiens, la question de la liberté religieuse et de la citoyenneté prend en Égypte un relief tout particulier au Proche-Orient.

Samuel Lieven

La Croix

http://www.seraphim-marc-elie.fr/
 
_________________________________________________________________________
 

277163 234956736553388 1210667500 qSi vous souhaitez recevoir chaque jour un texte spirituel choisi par le diacre Marc abonnez-vous à son blog :

 

Partager cet article
Repost0
7 juin 2015 7 07 /06 /juin /2015 22:57
Ce qu'est la liturgie dans l'orthodoxie

Avant le Nouveau Testament, il y avait la Divine Liturgie!

Nous autres Chrétiens Orthodoxes, nous vivons le Christ au coeur de la Divine Liturgie, ou plutôt, le Christ vit en nous durant la Divine Liturgie.

La Divine Liturgie est une oeuvre de Dieu. Nous disons "Le temps est une création du Seigneur." Entre autres choses, cela signifie que c'est maintenant le temps pour Dieu d'agir. Le Christ "liturgise", nous vivons avec le Christ.

La Divine Liturgie est la manière dont nous pouvons connaître Dieu, et la manière dont Dieu nous devient connu.

Le Christ a célébré la Divine Liturgie, et de là c'est passé dans l'éternité.

Sa nature humaine divinisée est venue à la Divine Liturgie.

Nous connaissons le Christ particulièrement dans la Divine Liturgie.

La Divine Liturgie que nous célébrons est la même Divine Liturgie que celle que le Christ a célébrée le Jeudi Saint, lors de la Cène Mystique.

Les chapitres 14 à 16 de l'Évangile selon saint Jean, c'est une Divine Liturgie.

Ainsi dans la Divine Liturgie, nous comprenons les saintes Écritures.

L'antique Église a vécu sans Nouveau Testament, mais pas sans Divine Liturgie. Les premières hymnes conservées, écrites, existent dans la Divine Liturgie.

Dans la Divine Liturgie, nous vivons le Christ et comprenons Sa parole.

De même que le Christ purifia Ses disciples par Sa parole et leur dit "vous êtes déjà purs à cause de la parole que Je vous ai dite" (Jn 15,3) et Il lava les pieds de Ses disciples avec de l'eau, durant le Lavement des pieds, ainsi dans les premières parties de la Divine Liturgie, Il nous purifie afin que nous puissions par la suite participer à Sa Table d'amour.

Le but de la Divine Liturgie est de nous amener le Christ.

La Divine Liturgie nous enseigne une manière d'être, un ethos d'humilité. De même que le Christ S'est sacrifié, ainsi nous devrions nous sacrifier nous-mêmes.

Le type de la Divine Liturgie, c'est l'exemple d'amoindrissement pour nous.

Dans la Divine Liturgie, nous essayons de devenir humbles, parce que nous avons la sensation que là est le Dieu humble.

Chaque Divine Liturgie est une Théophanie. Le Corps du Christ apparaît. Chaque membre de l'Église est une Icône du Royaume de Dieu.

Après la Divine Liturgie, nous devons continuer à "iconifier" le Royaume de Dieu, gardant Ses Commandements. La gloire du Christ doit porter du fruit en chaque membre. Ceci explique Sa parole "C'est la gloire de Mon Père que vous portiez beaucoup de fruit" (Jn 15,8).

Extrait de la biographie du p. Sophrony "J'ai connu un homme en Christ : vie et temps de l'ancien Sophrony, hésychaste et théologien" (Βίος και πολιτεία του Γέροντος Σωφρονίου του ησυχαστού και θεολόγου), par le métropolite Hierotheos de Nafpaktos et Agiou Vlasiou
Source : http://stmaterne.blogspot.fr/

http://www.seraphim-marc-elie.fr/
 
_________________________________________________________________________
 

277163 234956736553388 1210667500 qSi vous souhaitez recevoir chaque jour un texte spirituel choisi par le diacre Marc abonnez-vous à son blog :

 

Partager cet article
Repost0