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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 23:29

Est-il permis ou expédient de faire et de dire librement ce que l'on croit bien sans tenir compte des saintes Écritures ?

 

Réponse : Notre Seigneur Jésus Christ a déclaré au sujet du saint Esprit : "Il ne dira rien qui vienne de Lui, mais Il répétera ce qu'il aura entendu" (Jn 16,13), et à son propre sujet : "Le Fils ne peut rien faire de lui-même" (Jn 5,19). Il ajoute ailleurs : "Je n'ai point parlé de mon propre chef, mais mon Père en m'envoyant m'a prescrit lui-même ce que je devais dire et ce dont je devais parler, et je sais que son commandement est vie éternelle; Quand je parle, je parle donc comme mon Père me l'a ordonné" (Jn 12,49-50).

Qui, par suite, serait assez fou pour oser de lui-même ne fut-ce que concevoir une pensée ? Car l'homme a besoin d'être conduit avec bonté par l'Esprit-Saint pour se diriger sur le chemin de la vérité, qu'il s'agisse de pensées, de paroles ou d'actes. Il est un aveugle plongé dans l'obscurité s'il ne possède le soleil de justice, Notre Seigneur Jésus Christ, pour l'éclairer par ses commandements comme par des rayons lumineux : "Le précepte du Seigneur, est-il dit, éclaire et illumine nos yeux" (Ps 18,9).

Cependant, parmi les actions ou les paroles qui s'offrent à nous, les unes sont mentionnées dans les saintes Écritures, comme objet d'un ordre du Seigneur, les autres passées sous silence.

Pour ce qui s'y trouve, il n'est absolument permis à personne de le faire si c'est défendu, ni de s'en abstenir si c'est commandé, car le Seigneur l'a voulu une fois pour toutes et il a dit : "Tu observeras le commandement que je t'ai donné; tu n'y ajouteras rien et tu n'en retrancheras rien" (Deut 4,2). Celui qui aurait une telle audace, un jugement redoutable l'attend et un feu violent le dévorera" (Heb 10,27).

Pour ce qui ne s'y trouve pas expressément déterminé, l'Apôtre Paul nous donne une règle en disant : "Tout m'est permis, mais tout ne convient pas; tout m'est permis, mais tout n'édifie pas. Personne ne doit donc rechercher ce qui lui plaît, mais ce qui est expédient aux autres" (1 Cor 10,22-24).

Ainsi, il est de toute façon nécessaire de nous soumettre soit à Dieu suivant son commandement, soit aux autres à cause de son commandement. Il est écrit en effet : "...soumis les uns aux autres dans la crainte du Christ" (Eph 5,21); et le Seigneur a dit : "Celui qui veut être grand parmi vous doit être le dernier et le serviteur de tous" (Mc 9,34). Cela signifie évidemment : renoncer à ses volontés propres et imiter le Christ : "Je suis descendu du ciel, a-t-il dit, non pour faire ma volonté mais la volonté de mon Père qui m'a envoyé" (Jn 6,38).

 

Saint Basile le Grand

extrait de http://www.religion-orthodoxe.com/

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18 décembre 2010 6 18 /12 /décembre /2010 23:51

LA DIVINE DOUCEUR est paix, profonde paix, paix miséricordieuse, apaisement.


C'est une main douce et maternelle, qui sait, qui conforte, qui répare sans heurt, qui remet dans la juste place.

C'est un regard comme celui de la mère sur l'enfant naissant.

C'est une oreille attentive et discrète, que rien n'effraie, qui ne juge pas, qui prend toujours le parti du bon chemin d'homme, où l'on pourra vivre même l'invivable.

Elle est ferme comme la bonne terre sur qui tout repose.

On peut s'appuyer sur elle, peser sans crainte.

Elle est assez solide pour supporter la détresse, l'angoisse, l'agression, pour tout supporter : sans faiblir ni dévier.

Elle est constante comme la parole du père qui ne plie pas.

Ainsi est-elle le lieu sûr, où je cesse d'être à moi-même frayeur.

 

C'est pourquoi c'est sottise de la croire faiblesse. Elle est la force même, la vraie, celle qui fait venir au monde et fait croître. L'autre, celle qui détruit et tue, n'est que l'orgie de la faiblesse.

 

Mais la divine douceur est une douce fermeté, car pas un instant elle ne blesse le cœur, elle ne meurtrit ce qui est au cœur de l'homme, où il trouve vie.

 

La divine douceur sauve tout, elle veut tout sauver.

Elle ne désespère jamais de personne.

Elle croit qu'il y a toujours un chemin.

Elle est inlassablement inlassable à enfanter, soigner, nourrir, réjouir et conforter.

 

La divine douceur est charnelle, elle est du corps.

Elle ne se passe pas en idées et discours, en décisions, en états d'âme.

Elle ne se soucie pas d'exhorter ou d'expliquer.

 

Elle est dans les mains, le regard, les lèvres, l'oreille attentive, le visage, le corps entier.

Elle est dans les gestes du corps.

Elle est l'âme aimante du corps agissant.

Elle est la beauté aimante du corps humain.

 

La divine douceur est sans preuve.

Elle ne se donne pas par des arguments, des explications, des justifications.

Elle paraît naïve et désarmée devant le soupçon; en fait, elle y est indifférente.

 

Car elle se goûte.

 

Pourquoi divine ? Parce qu'elle ne serait pas humaine ?

 

C'est tout l'inverse: elle est divine d'être humaine, entièrement humaine en vérité.

 

Elle est l'amour d'amitié.

Elle est l'amour par-delà l'amour, parce qu'elle ne cherche ni preuve, ni satisfaction, ni possession, ni rien de semblable. Elle ne se donne pas par devoir, mais par goût.

Elle ne sait même pas qu'elle se donne.

Elle est d'un naturel exquis.


Elle peut se faire service, et de mille façons. Mais elle est d'abord elle-même, ô douceur divine, et ce don-là précède tous les autres.


Elle est présence, elle est hospitalité, elle est parole échangée.

Elle est compassion.

Elle est la discrétion même.

Oh, qu'elle est désirable !


Elle est le sel de la vie.


Le moment où on le sait, c'est celui de la douleur.


Maurice bellet, l’épreuve ou la divine douceur, DDB

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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 22:28

Chers Amis,


Nous nous revoyons près de la grotte de la Nativité à Bethléem lors de notre dernier pèlerinage en Terre Sainte. Un petit enfant sur les bras de sa mère nous regardait avec ses grands yeux noirs. Une émotion nous submergea: Celui par qui les multiples splendeurs de l’univers ont été créées était devenu, en ce lieu même, un enfant tout semblable à celui-là. Nous étions comme pétrifiés, ahuris, stupéfaits…Nous n’en croyions pas notre cœur!


On peut savoir avec sa tête le mystère de l’Incarnation, c’est autre chose d’en découvrir d’un coup le réalisme. En ce lieu de la terre, en un jour de l’histoire l’Absolu a pris visage d’homme. L’image de Dieu invisible s’est fait l’un de nous. Aujourd’hui vous est né un Sauveur. Le Fils de Dieu, né du Père avant tous les siècles, se fait homme.

Dieu est entré dans notre peau pour nous aimer avec un cœur, pour pouvoir nous serrer dans ses bras, pour s’émerveiller de nous avec un regard et un sourire d’homme, pour pleurer nos détresses avec des larmes d’homme, pour panser nos blessures avec des mains d’homme.


Sommes-nous assez conscients? Derrière et à l’intérieur de ces bras, ces yeux, ce sourire, ces larmes, ces mains c’est Dieu lui-même! Jusque-là nul ne pouvait voir Dieu sans mourir, maintenant un homme osera dire: Qui m’a vu, a vu le Père des Cieux. Et en venant dans l’homme c’est Dieu qui meurt, Il meurt d’amour, Il meurt de t’aimer, toi…Toute distance est abolie.


J’ai Dieu sous ma peau!!


Cet événement est au cœur de l’aventure de l’univers. L’expansion des galaxies, la naissance et la réussite de la vie sur notre planète, l’apparition et l’histoire de l’homme, tout converge vers cet instant: c’est en Lui, le Verbe de Dieu que Tout a été créée. L’Univers a mis 200 milliards d’années à composer son plus beau chef-d’œuvre: JESUS.


Le plus antireligieux des hommes comptera désormais les jours et les siècles à partir de cette date unique qui partage l’histoire en deux: « Avant Jésus Christ » et « Après Jésus Christ »! Nous imaginons l’Apôtre Jean pleurant de Joie en écrivant la 1ère page de son Evangile: Le Verbe s’est fait chair. L’Absolu s’est fait visage, l’ultime Réalité a dévoilé son nom: « Dieu est Amour » Et voilà pourquoi les langes de la crèche sont aussi le linceul du tombeau, l’amour annoncé à la naissance contient déjà celui qui s’accomplira sur la croix, car la mesure de l’amour c’est d’être sans mesure.


C’est dans cette étoffe-là que nous sommes tissés. En se révélant Dieu nous révèle à nous-mêmes. Dieu ne vit que d’amour et l’homme, créée à sa ressemblance ne peut vivre que d’amour lui aussi, ou alors il ne vit pas du tout, peut-être survit-il un peu par compensation…

Le Dieu qui se dévoile aujourd’hui est un Dieu qui s’ouvre, un Dieu qui se donne, un Dieu qui communie. Le Verbe, le Vivant, le Prince de la Vie, est tout entier tendu vers le Père. Et c’est la raison pour laquelle ce qu’il y a d’essentiel en nous, c’est ce mouvement vers l’autre, cette joie de se retrouver et d’être ensemble.


L’amour est expansif. Dieu s’est fait homme pour que l’homme partage éternellement l’intimité des personnes divines et leur bonheur d’aimer, pour qu’il boive tous les jours à la coupe de leur infinie tendresse.


Désormais tout homme est devenu sacré. Désormais tout visage humain reflète le visage de Dieu. Mais nous sommes responsables de notre opacité ou de notre transparence…

Que Dieu nous donne des yeux pour voir et des oreilles pour entendre!


Avec toute notre affection, à bientôt !

Père Alphonse et Rachel

http://www.centre-bethanie.org

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